Ils dansaient comme si le monde retenait son souffle
Le baiser qu'Alden dépose dans le creux de son poignet arrache encore un battement à son cœur et Christopher se laisse faire, amoureux de ces sensations depuis qu'il a l'âge de flirter et d'aimer ça à sa juste valeur. Il goûte au frisson qui remonte le long de son dos, il apprécie la chaleur dans le creux de son cœur, il dévore des yeux ce visage qui s'offre à lui. Alden le regarde et c'est comme s'il disait : je vois que tu apprécies, ce qui force ses lèvres à se retrousser en un sourire si léger, si éphémère, si doux qu'il pourrait n'être que l'un de ces nuages peu consistant qui flotte dans le ciel au printemps et qui s'effiloche au moindre coup de vent. Ce baiser sur la peau tendre de son poignet l'empêche de montrer avec une trop grande évidence la confiance qui s'est affichée sur ses traits pendant un instant. Il a failli rétorquer à Alden : je te donnerai la chance de les découvrir, ces notes de fond. Tu pourras les sentir sur ma peau lorsque le monde se sera effacé autour de nous et que ne resterons que nos désirs. Mais c'est un homme rencontré lors d'une fête de fin d'année, c'est un homme qu'il ne reverra peut-être jamais et c'est un homme dont il finira par s'éloigner ce soir pour retrouver ses deux têtes à la chevelure si pâle, qui flottent à l'orée de son esprit, loin, très loin, mais pas suffisamment pour qu'il les oublie totalement. Alors il ne dit rien, car Christopher ne fait pas de promesse qu'il sait ne pas pouvoir tenir, il n'en voit pas l'intérêt.
Christopher affirme son contact sur la peau chaude de la nuque d'Alden lorsque celui-ci lui propose de deviner ce qu'il sent. Il s'éloigne très légèrement, rien que pour marquer la surprise, les sourcils arqués sur le front, avant de se rapprocher de nouveau. Son air est taquin lorsqu'il lève le visage vers l'homme qui le surplombe. C'est audacieux de demander à un quelqu'un qui vient de lui décrire les fragrances de son parfum de trouver celles du sien. Audacieux ou légèrement arrogant, joueur. Dans tous les cas, ce sont des choses qu'apprécie Christopher. Un petit rire lui échappe lorsque le nom du parfum, pas celui qu'Alden porte mais celui du quotidien, est donné.
« Je pense qu'elle voulait se moquer, confirme-t-il sans savoir que la meilleure amie en question est une femme qu'il a connue et qu'il ne supporte plus de voir. Father figure... Pardon, mais ça ne te va pas. »
Un sourire moqueur dévoile ses dents et accompagne son ton insolent. Ses yeux se plissent sous l'amusement et il lance à Alden ce regard qui signifie : je m'amuse de toi car je t'apprécie. Concernant le parfum... Le monde de la parfumerie est déjà restreint, alors le monde de la parfumerie sorcier ? Bien qu'il ait quitté le giron et donc les enseignements de sa famille depuis longtemps, Christopher a assez de connaissance — bien malgré lui — pour savoir instantanément que Phlur est un parfumeur moldu. Il ne connait ni le nom ni le parfum et sera donc incapable ce soir d'en dire davantage à ce propos ou de faire des hypothèses sur Alden à partir de son parfum. Mais il se sait capable d'en dire davantage sur celui qu'il porte actuellement et qui n'est qu'une invitation à...
Les doigts de Christopher glissent le long de la mâchoire d'Alden. Avec un sourire joueur au coin des lèvres, il se dresse sur la pointe des pieds pour se rapprocher de lui. D'un geste tendre, il encourage Alden à pencher la tête. Et il niche son nez dans le creux de son cou.
...le respirer.
Le bout de son nez frôle à peine la peau d'Alden, mais il fait durer la proximité. Il lui faut se faire violence pour se concentrer sur l'odeur du parfum et non pas celle de sa peau. Pour réfléchir et respirer, plus que d'apprécier la chaleur du contact.
« Je dirais..., commence-t-il doucement en cherchant l'endroit de la peau d'Alden où l'odeur du parfum est la plus forte. Mmh, tu sens bon. »
Un petit rire lui échappe et brise le moment. C'est exactement ce que lui a dit Alden un peu plus tôt. Déstabilisé, Christopher se retient à l'épaule de l'homme pour garder l'équilibre ; déjà qu'il est maladroit en temps normal, mais avec de l'alcool dans le sang...
« Oups, fait-il avec un sourire idiot pour mieux replonger le nez dans le cou d'Alden. Attends, je recommence. »
Il ferme les yeux pour garder sa concentration, ne pas être tenté de basculer la tête pour poser ses lèvres sur la peau tendre juste sous l'oreille qui s'offre à lui. Il essaie de distinguer les différentes odeurs, même si à ce point là de la soirée, tout se mélange ; dans sa tête et sur la peau d'Alden. Il reconnaît instantanément plusieurs odeurs. Il se rappelle des exercices de sa mère, quand il était petit garçon. Elle les emmenait à l'usine pour leur apprendre à respirer. Étonnement, Christopher était plutôt bon à ça. C'est peut-être pour cela qu'il a mis un point d'honneur à gâcher toutes les leçons de sa mère dès qu'il a compris ce qu'elle espérait pour lui.
« Jasmin, marmonne-t-il en fronçant les sourcils, et un accord sucré... Sans doute du m... »
Il s'interrompt brusquement en reconnaissant dans sa propre voix le vocabulaire précis, réminiscence des leçons maternelles. Il éloigne son visage du cou d'Alden en sentant les tentacules familières de sa famille serpenter dans son esprit. Si une ombre passe sur son visage, elle disparaît bien vite quand il croise le regard de l'homme.
« Miel, termine-t-il avec un pauvre sourire. Et clairement de l'amande mais... »
Un léger rire sur ses lèvres. Il détourne les yeux vers le reste de la salle avant d'en revenir à Alden.
« Je ne peux pas trouver le reste, dit-il avec une modestie toute feinte ; il sait très bien qu'avoir pu trouver déjà ces quelques notes est un talent que peu de personne ont. Peut-être que j'aurais plus de chance avec Father Figure ? » s'amuse-t-il en retrouvant son ton taquin.
Pour ça, encore faudrait-il qu'ils se retrouvent un jour. Mais ce soir, ils n'en sont pas aux « et demain ? » ou aux « un jour peut-être ? ». Ils en sont au « profitons de l'instant présent tant que nous l'avons entre nos mains ». Le moment présent entre les mains de Christopher est Alden et il compte bien en profiter autant que possible. C'est pour cela que sa main glisse le long de son bras, lentement, avant de remonter pour se nicher dans son cou.
Christopher affirme son contact sur la peau chaude de la nuque d'Alden lorsque celui-ci lui propose de deviner ce qu'il sent. Il s'éloigne très légèrement, rien que pour marquer la surprise, les sourcils arqués sur le front, avant de se rapprocher de nouveau. Son air est taquin lorsqu'il lève le visage vers l'homme qui le surplombe. C'est audacieux de demander à un quelqu'un qui vient de lui décrire les fragrances de son parfum de trouver celles du sien. Audacieux ou légèrement arrogant, joueur. Dans tous les cas, ce sont des choses qu'apprécie Christopher. Un petit rire lui échappe lorsque le nom du parfum, pas celui qu'Alden porte mais celui du quotidien, est donné.
« Je pense qu'elle voulait se moquer, confirme-t-il sans savoir que la meilleure amie en question est une femme qu'il a connue et qu'il ne supporte plus de voir. Father figure... Pardon, mais ça ne te va pas. »
Un sourire moqueur dévoile ses dents et accompagne son ton insolent. Ses yeux se plissent sous l'amusement et il lance à Alden ce regard qui signifie : je m'amuse de toi car je t'apprécie. Concernant le parfum... Le monde de la parfumerie est déjà restreint, alors le monde de la parfumerie sorcier ? Bien qu'il ait quitté le giron et donc les enseignements de sa famille depuis longtemps, Christopher a assez de connaissance — bien malgré lui — pour savoir instantanément que Phlur est un parfumeur moldu. Il ne connait ni le nom ni le parfum et sera donc incapable ce soir d'en dire davantage à ce propos ou de faire des hypothèses sur Alden à partir de son parfum. Mais il se sait capable d'en dire davantage sur celui qu'il porte actuellement et qui n'est qu'une invitation à...
Les doigts de Christopher glissent le long de la mâchoire d'Alden. Avec un sourire joueur au coin des lèvres, il se dresse sur la pointe des pieds pour se rapprocher de lui. D'un geste tendre, il encourage Alden à pencher la tête. Et il niche son nez dans le creux de son cou.
...le respirer.
Le bout de son nez frôle à peine la peau d'Alden, mais il fait durer la proximité. Il lui faut se faire violence pour se concentrer sur l'odeur du parfum et non pas celle de sa peau. Pour réfléchir et respirer, plus que d'apprécier la chaleur du contact.
« Je dirais..., commence-t-il doucement en cherchant l'endroit de la peau d'Alden où l'odeur du parfum est la plus forte. Mmh, tu sens bon. »
Un petit rire lui échappe et brise le moment. C'est exactement ce que lui a dit Alden un peu plus tôt. Déstabilisé, Christopher se retient à l'épaule de l'homme pour garder l'équilibre ; déjà qu'il est maladroit en temps normal, mais avec de l'alcool dans le sang...
« Oups, fait-il avec un sourire idiot pour mieux replonger le nez dans le cou d'Alden. Attends, je recommence. »
Il ferme les yeux pour garder sa concentration, ne pas être tenté de basculer la tête pour poser ses lèvres sur la peau tendre juste sous l'oreille qui s'offre à lui. Il essaie de distinguer les différentes odeurs, même si à ce point là de la soirée, tout se mélange ; dans sa tête et sur la peau d'Alden. Il reconnaît instantanément plusieurs odeurs. Il se rappelle des exercices de sa mère, quand il était petit garçon. Elle les emmenait à l'usine pour leur apprendre à respirer. Étonnement, Christopher était plutôt bon à ça. C'est peut-être pour cela qu'il a mis un point d'honneur à gâcher toutes les leçons de sa mère dès qu'il a compris ce qu'elle espérait pour lui.
« Jasmin, marmonne-t-il en fronçant les sourcils, et un accord sucré... Sans doute du m... »
Il s'interrompt brusquement en reconnaissant dans sa propre voix le vocabulaire précis, réminiscence des leçons maternelles. Il éloigne son visage du cou d'Alden en sentant les tentacules familières de sa famille serpenter dans son esprit. Si une ombre passe sur son visage, elle disparaît bien vite quand il croise le regard de l'homme.
« Miel, termine-t-il avec un pauvre sourire. Et clairement de l'amande mais... »
Un léger rire sur ses lèvres. Il détourne les yeux vers le reste de la salle avant d'en revenir à Alden.
« Je ne peux pas trouver le reste, dit-il avec une modestie toute feinte ; il sait très bien qu'avoir pu trouver déjà ces quelques notes est un talent que peu de personne ont. Peut-être que j'aurais plus de chance avec Father Figure ? » s'amuse-t-il en retrouvant son ton taquin.
Pour ça, encore faudrait-il qu'ils se retrouvent un jour. Mais ce soir, ils n'en sont pas aux « et demain ? » ou aux « un jour peut-être ? ». Ils en sont au « profitons de l'instant présent tant que nous l'avons entre nos mains ». Le moment présent entre les mains de Christopher est Alden et il compte bien en profiter autant que possible. C'est pour cela que sa main glisse le long de son bras, lentement, avant de remonter pour se nicher dans son cou.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Ils dansaient comme si le monde retenait son souffle
Je ne sais pas si je partage son avis. Non, malgré le nom du parfum légèrement insolent, j'imagine qu'il y niche une certaine vérité, mais celle-ci danse au fond de mon esprit, éloignée par la brume qui m'envahit de plus en plus, et par ce buzz si doux qui danse dans mon torse. Que c'est agréable de ne penser à rien. De creuser dans le moment présent tout ce dont j'ai besoin, et de pousser loin de mon cœur tous mes tracas qui me suivent depuis bien des années. C'est si simple, ce soir, pour une raison qui m'échappe complètement. Est-ce que j'évolue ? Est-ce que j'atteins une forme de maturité qui m'évadait jusqu'à maintenant ? Est-ce que j'ai simplement trop but ? Oui, sûrement. Non, certainement.
Christopher me distrait à nouveau du bout des doigts, ceux-ci glissant sur ma mâchoire pour guider ma tête là où il la souhaite. Il n'y a aucune résistance à son toucher, consciente ou inconsciente, et je m'abandonne à lui quelques instants. C'est intime. Peut-être trop pour le contexte, mais il m'a aussi échappé il y a un petit moment, et tout ce qui m'intéresse là tout de suite, c'est cet homme sur la pointe des pieds qui essaye de déceler les notes de mon parfum.
Un rire rauque quitte ma gorge à ses mots. « Tu trouves ? » je taquine, mains sur ses hanches, tentant de le stabiliser pour ne pas qu'il tombe. « Prends ton temps, » j'ajoute, voix feutrée pour qu'elle ne soit entendue que par lui. J'ai maladivement envie de le tirer à moi, de pousser sa tête dans mon cou et de le sentir contre mon corps, chaud et malléable, mais par la grâce des astres qui brillent au-dessus de nos têtes, je suis capable de garder le bout de conscience qui me dit que ce serait une mauvaise idée. Ce même bout qui semble faire surface à ce moment, mais qui refusait de le faire avec Sulien—ma propre conscience me joue des tours en cette soirée.
Christopher me cite des notes, des noms de fleurs et autres qui me sont peu familiers, et je ne peux pas le contredire. Je ne connais pas la composition du parfum que ma sœur m'a prêté. Il s'éloigne de moi. Je n'apprécie pas qu'il quitte mes bras ainsi, même si mes mains restent posées sur son corps, mais je n'en dis rien—il n'est pas mien, ne le sera jamais. Je n'ai aucun droit sur lui. Son regard se détourne de moi—est-ce qu'il perd son intérêt pour moi, petit à petit ? Cherche-t-il quelqu'un ? Est-ce qu'au final, il est comme moi, cet homme ? Est-ce que son cœur est déjà pris, d'une certaine manière si frustrante qui lui donne envie de changer de vie chaque instant passé ? J'ai envie de lui poser toutes ces questions, mais je n'ose pas.
Alors, je souris. « Sûrement, » je lui réponds. C'est hypothétique, comme réponse. Parce que oui, sûrement, il aurait autant de chance avec ma cologne de prédilection, mais non, nous ne nous reverrons pas. Sauf que ça ne se dit pas, ce genre de choses, ça se garde enfoui dans la gorge et dans le cœur, donc je glisse une main sur son épaule et mon pouce fait des vas-et-vient dans sa nuque. « Personnellement, je préfère Father Figure. C'est bien plus léger que ce que porte actuellement, » je raconte alors, pour que la conversation continue, pour ne pas perdre son attention, pour qu'il reste à mes côtés. « C'est l'un des seuls parfums qui tient lors du travail. Les dragons ne sentent pas forcément très bon, et je n'aime pas ramener ça chez moi, » j'avoue. J'aime ces bêtes d'une façon féroce, mais leurs odeurs sont multiples et toutes désagréables. L'habituation m'a permis de ne plus en tenir compte, jusqu'à ce que le week-end ne pointe le bout de son nez, et que je la sente, cette odeur, sur ma blouse, dans mes cheveux, alors que je ne souhaite qu'oublier que je travaille dans un contexte si particulier. Si douloureux.
« Je ne sais plus si tu avais parlé de ton travail, » je murmure alors, pour me distraire. Je ne veux pas penser à lui, et encore moins à la situation dans laquelle je me suis mis. Je refuse catégoriquement de penser à demain, quand mon cœur sera tordu et peiné de mes actions de la veille. Donc, mon regard se concentre sur Christopher, sur ses réactions, sur ses sourires et sur ses lèvres, et mon sourire se fait doux, parce qu'il me permet d'oublier tout ça et quelque part, je lui en suis tellement reconnaissant. Un moment de paix dans les tourments qui m'ont pris si jeune, et qui ne me quittent jamais vraiment.
Christopher me distrait à nouveau du bout des doigts, ceux-ci glissant sur ma mâchoire pour guider ma tête là où il la souhaite. Il n'y a aucune résistance à son toucher, consciente ou inconsciente, et je m'abandonne à lui quelques instants. C'est intime. Peut-être trop pour le contexte, mais il m'a aussi échappé il y a un petit moment, et tout ce qui m'intéresse là tout de suite, c'est cet homme sur la pointe des pieds qui essaye de déceler les notes de mon parfum.
Un rire rauque quitte ma gorge à ses mots. « Tu trouves ? » je taquine, mains sur ses hanches, tentant de le stabiliser pour ne pas qu'il tombe. « Prends ton temps, » j'ajoute, voix feutrée pour qu'elle ne soit entendue que par lui. J'ai maladivement envie de le tirer à moi, de pousser sa tête dans mon cou et de le sentir contre mon corps, chaud et malléable, mais par la grâce des astres qui brillent au-dessus de nos têtes, je suis capable de garder le bout de conscience qui me dit que ce serait une mauvaise idée. Ce même bout qui semble faire surface à ce moment, mais qui refusait de le faire avec Sulien—ma propre conscience me joue des tours en cette soirée.
Christopher me cite des notes, des noms de fleurs et autres qui me sont peu familiers, et je ne peux pas le contredire. Je ne connais pas la composition du parfum que ma sœur m'a prêté. Il s'éloigne de moi. Je n'apprécie pas qu'il quitte mes bras ainsi, même si mes mains restent posées sur son corps, mais je n'en dis rien—il n'est pas mien, ne le sera jamais. Je n'ai aucun droit sur lui. Son regard se détourne de moi—est-ce qu'il perd son intérêt pour moi, petit à petit ? Cherche-t-il quelqu'un ? Est-ce qu'au final, il est comme moi, cet homme ? Est-ce que son cœur est déjà pris, d'une certaine manière si frustrante qui lui donne envie de changer de vie chaque instant passé ? J'ai envie de lui poser toutes ces questions, mais je n'ose pas.
Alors, je souris. « Sûrement, » je lui réponds. C'est hypothétique, comme réponse. Parce que oui, sûrement, il aurait autant de chance avec ma cologne de prédilection, mais non, nous ne nous reverrons pas. Sauf que ça ne se dit pas, ce genre de choses, ça se garde enfoui dans la gorge et dans le cœur, donc je glisse une main sur son épaule et mon pouce fait des vas-et-vient dans sa nuque. « Personnellement, je préfère Father Figure. C'est bien plus léger que ce que porte actuellement, » je raconte alors, pour que la conversation continue, pour ne pas perdre son attention, pour qu'il reste à mes côtés. « C'est l'un des seuls parfums qui tient lors du travail. Les dragons ne sentent pas forcément très bon, et je n'aime pas ramener ça chez moi, » j'avoue. J'aime ces bêtes d'une façon féroce, mais leurs odeurs sont multiples et toutes désagréables. L'habituation m'a permis de ne plus en tenir compte, jusqu'à ce que le week-end ne pointe le bout de son nez, et que je la sente, cette odeur, sur ma blouse, dans mes cheveux, alors que je ne souhaite qu'oublier que je travaille dans un contexte si particulier. Si douloureux.
« Je ne sais plus si tu avais parlé de ton travail, » je murmure alors, pour me distraire. Je ne veux pas penser à lui, et encore moins à la situation dans laquelle je me suis mis. Je refuse catégoriquement de penser à demain, quand mon cœur sera tordu et peiné de mes actions de la veille. Donc, mon regard se concentre sur Christopher, sur ses réactions, sur ses sourires et sur ses lèvres, et mon sourire se fait doux, parce qu'il me permet d'oublier tout ça et quelque part, je lui en suis tellement reconnaissant. Un moment de paix dans les tourments qui m'ont pris si jeune, et qui ne me quittent jamais vraiment.
Vétérinomage aux Hébrides (12.50) | #6b5884
Ils dansaient comme si le monde retenait son souffle
Sûrement pourrait-il analyser Father Figure, oui. Sûrement pourrait-il découvrir tout un tas d'odeurs sur la peau d'Alden, mais ni l'un ni l'autre ne promettent des choses qui n'arriveront peut-être pas. Christopher sourit doucement à cette réponse : il l'aime pour ce qu'elle est, un mot léger que l'on dit quand on ne veut rien promettre. Et ce mot dit bien plus qu'il n'y parait. Alden aurait pu sauter sur l'occasion pour l'inviter à le revoir demain, il aurait pu lui proposer de rentrer avec lui ce soir, il aurait même pu lui proposer de découvrir tout cela une fois prochaine, même si ce n'était ni demain ni ce soir. Il aurait pu, la perche était tendue mais il ne l'a pas fait. Un choix de sa part dont Christopher a conscience et qu'il accepte sans se soucier de l'étincelle de déception qui s'est allumée en lui. Il fréquente trop de gens, voit trop de personnes, partage trop de nuits avec trop de monde pour réellement se soucier que cette danse-là ne mène pas à autre chose. Ce n'est pas ce qu'il attendait d'elle. Il souhaite seulement profiter de ce qui est à portée de main, à savoir Alden entre des mains duquel il est — ce qu'il aime sentir sa poigne autour de ses hanches...
Comme tout à l'heure, Christopher noue de nouveau ses mains derrière la nuque d'Alden et reste ainsi, à quelques centimètres à peine de lui, la nuque penchée pour continuer de le regarder. Les caresses dans sa nuque lui tirent un soupir d'aise. Il pourrait rester ainsi des heures durant, à prêter une oreille à la musique mais surtout aux paroles d'Alden, leurs corps dansant doucement l'un contre l'autre sous la voûte faussement étoilée, à parler, à se charmer, à se sourire, se sentir, se caresser, se regarder.
La conversation se poursuit comme elle a commencé, avec la légèreté due à l'alcool et à ce petit quelque qui fait que ces deux-là s'entendent bien sans effort — l'attirance, peut-être. Christopher essaie d'imaginer l'odeur de Father Figure. Surtout, il pense à deux parfums proposés par la parfumerie de sa famille qui pourraient camoufler ces odeurs de dragon dont parle Alden. Suffisamment forts et enchantés avec talent pour contrebalancer ce genre de problème. Il ne les proposera cependant pas à Alden : il n'a pas la moindre envie que l'homme ait à faire à sa famille. Evidemment, il pourrait le mettre en relation avec sa sœur. Annabelle s'occuperait bien de lui et peut-être même pourraient-ils s'entendre. Mais il déteste parler du travaille avec Anna. C'est l'une des choses qui la mettent dans cet état et qui aspirent peu à peu la vie à même son âme. Il ne se fera pas acteur de la chute de sa sœur dans des abimes dont il ne sait rien.
D'un murmure, Alden dirige la conversation sur lui. Christopher sourit, dénoue ses mains et en glisse une sur la tête de l'homme, les doigts fouillant à travers ses cheveux. C'est un geste d'une grande intimité, mais il n'y a guère que dix centimètres qui les séparent depuis de longues minutes et les regards ne trompent pas, pas plus que les baisers déposés au creux d'un poignet, alors il se permet.
« Tu as bien fait de changer de parfum pour la soirée, commente-t-il. Si Father Figure t'aide à camoufler l'odeur des dragons, tu dois l'associer inconsciemment à ton travail. Au moins ce soir, tu n'as pas besoin d'y penser. »
Christopher ne pourrait avoir plus tort mais il ignore tout de la teneur des pensées d'Alden et c'est sans doute pour le mieux.
« Je ne sais plus non plus si j'ai parlé de mon travail, rit-il doucement. Peut-être tout à l'heure à table ? »
Les souvenirs de la soirée commencent à s'entremêler et finiront par se mélanger. Il se souvient de la morsure du froid lorsqu'il est sorti avec Alice et du bruit du verre qui s'est éclaté au sol quand elle l'a lancé, mais ne se rappelle plus quand ça a eu lieu exactement. Par contre, il n'a rien oublié de la douloureuse rencontre avec sa famille. Christopher ne préfère pas forcer sa mémoire à se souvenir, ce soir. Il apprécie la légèreté induite par l'alcool, même s'il la paiera demain.
« Peu importe, dit-il finalement en secouant la tête et en ramenant son regard dans celui, si agréable à regarder, d'Alden qui a le visage penché vers lui. Pas d'odeur à camoufler pour moi : un coup de baguette suffit à me nettoyer si on me renverse un verre dessus. Je travaille dans un pub, les seuls dragons que je rencontre sont les sorciers qui abusent de l'alcool. »
Un fin sourire ourle ses lèvres. À vrai dire, il y a d'autres dragons : les clients qui insultent les employés même sans avoir bu une goutte d'alcool, ceux qui réagissent à la moindre contrariété avec violence et qui forcent Christopher à intervenir, et d'autres pires encore qui sont malheureusement monnaie courante dans les pubs. Mais il a envie que la conversation reste légère.
« Dans un environnement qui ne s'arrête jamais, ajoute-t-il en glissant sa main baladeuse dans la nuque d'Alden avant de la quitter pour repartir se nouer à l'autre. Toujours de la musique, du bruit, des clients. Mais j'étais en vacances, cette semaine. »
Il dit cette dernière phrase sans y penser, parce qu'il était encore à Paris il y a quelques jours et qu'il n'aurait jamais cru que son retour en Grande-Bretagne lui inspire une si grande nostalgie, lui qui a toujours apprécié retrouver son quotidien même après de longues vacances. Et dire qu'avec Alice et Thomas ils ont parlé de ce bal en s'en plaignant, surtout pour la première, déjà fatigués de ces rencontres qu'ils allaient devoir faire. Christopher était moins récalcitrant, même s'il aurait été prêt à se passer de cet événement pour rester plus longtemps à Paris. Ce soir, entre les bras d'Alden, difficile de regretter leur retour et de souhaiter autre chose pour cette seconde semaine de vacances que ce qu'il la actuellement.
Comme tout à l'heure, Christopher noue de nouveau ses mains derrière la nuque d'Alden et reste ainsi, à quelques centimètres à peine de lui, la nuque penchée pour continuer de le regarder. Les caresses dans sa nuque lui tirent un soupir d'aise. Il pourrait rester ainsi des heures durant, à prêter une oreille à la musique mais surtout aux paroles d'Alden, leurs corps dansant doucement l'un contre l'autre sous la voûte faussement étoilée, à parler, à se charmer, à se sourire, se sentir, se caresser, se regarder.
La conversation se poursuit comme elle a commencé, avec la légèreté due à l'alcool et à ce petit quelque qui fait que ces deux-là s'entendent bien sans effort — l'attirance, peut-être. Christopher essaie d'imaginer l'odeur de Father Figure. Surtout, il pense à deux parfums proposés par la parfumerie de sa famille qui pourraient camoufler ces odeurs de dragon dont parle Alden. Suffisamment forts et enchantés avec talent pour contrebalancer ce genre de problème. Il ne les proposera cependant pas à Alden : il n'a pas la moindre envie que l'homme ait à faire à sa famille. Evidemment, il pourrait le mettre en relation avec sa sœur. Annabelle s'occuperait bien de lui et peut-être même pourraient-ils s'entendre. Mais il déteste parler du travaille avec Anna. C'est l'une des choses qui la mettent dans cet état et qui aspirent peu à peu la vie à même son âme. Il ne se fera pas acteur de la chute de sa sœur dans des abimes dont il ne sait rien.
D'un murmure, Alden dirige la conversation sur lui. Christopher sourit, dénoue ses mains et en glisse une sur la tête de l'homme, les doigts fouillant à travers ses cheveux. C'est un geste d'une grande intimité, mais il n'y a guère que dix centimètres qui les séparent depuis de longues minutes et les regards ne trompent pas, pas plus que les baisers déposés au creux d'un poignet, alors il se permet.
« Tu as bien fait de changer de parfum pour la soirée, commente-t-il. Si Father Figure t'aide à camoufler l'odeur des dragons, tu dois l'associer inconsciemment à ton travail. Au moins ce soir, tu n'as pas besoin d'y penser. »
Christopher ne pourrait avoir plus tort mais il ignore tout de la teneur des pensées d'Alden et c'est sans doute pour le mieux.
« Je ne sais plus non plus si j'ai parlé de mon travail, rit-il doucement. Peut-être tout à l'heure à table ? »
Les souvenirs de la soirée commencent à s'entremêler et finiront par se mélanger. Il se souvient de la morsure du froid lorsqu'il est sorti avec Alice et du bruit du verre qui s'est éclaté au sol quand elle l'a lancé, mais ne se rappelle plus quand ça a eu lieu exactement. Par contre, il n'a rien oublié de la douloureuse rencontre avec sa famille. Christopher ne préfère pas forcer sa mémoire à se souvenir, ce soir. Il apprécie la légèreté induite par l'alcool, même s'il la paiera demain.
« Peu importe, dit-il finalement en secouant la tête et en ramenant son regard dans celui, si agréable à regarder, d'Alden qui a le visage penché vers lui. Pas d'odeur à camoufler pour moi : un coup de baguette suffit à me nettoyer si on me renverse un verre dessus. Je travaille dans un pub, les seuls dragons que je rencontre sont les sorciers qui abusent de l'alcool. »
Un fin sourire ourle ses lèvres. À vrai dire, il y a d'autres dragons : les clients qui insultent les employés même sans avoir bu une goutte d'alcool, ceux qui réagissent à la moindre contrariété avec violence et qui forcent Christopher à intervenir, et d'autres pires encore qui sont malheureusement monnaie courante dans les pubs. Mais il a envie que la conversation reste légère.
« Dans un environnement qui ne s'arrête jamais, ajoute-t-il en glissant sa main baladeuse dans la nuque d'Alden avant de la quitter pour repartir se nouer à l'autre. Toujours de la musique, du bruit, des clients. Mais j'étais en vacances, cette semaine. »
Il dit cette dernière phrase sans y penser, parce qu'il était encore à Paris il y a quelques jours et qu'il n'aurait jamais cru que son retour en Grande-Bretagne lui inspire une si grande nostalgie, lui qui a toujours apprécié retrouver son quotidien même après de longues vacances. Et dire qu'avec Alice et Thomas ils ont parlé de ce bal en s'en plaignant, surtout pour la première, déjà fatigués de ces rencontres qu'ils allaient devoir faire. Christopher était moins récalcitrant, même s'il aurait été prêt à se passer de cet événement pour rester plus longtemps à Paris. Ce soir, entre les bras d'Alden, difficile de regretter leur retour et de souhaiter autre chose pour cette seconde semaine de vacances que ce qu'il la actuellement.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER