Une tête à cirer
S’il y avait une chose qu’il reprochait à sa seconde année c’était bien l’absence de cours d’astronomie et la seule heure qui était accordée aux cours de vol. Alors si ce n’était que ça, ça n’était pas très grave, mais en plus, depuis le début de l’année, les cours de vol étaient concentrés sur l’entretien du balai. Alors oui c’était important d’apprendre à prendre soin de son matériel, mais il n’avait plus aucun cours où il pouvait se défouler à proprement parler. Les cours de vol lui permettaient de travailler pour les courses de balais mais aussi de ressentir cette adrénaline si agréable.Mardi 26 septembre 2051
16h – Cours de vol, entretien du balai
@Artemis Fraser
Alors depuis un quart d’heure, il tirait la tronche devant le balai dont ils devaient s’occuper. Aujourd’hui c’était l’entretien du manche du balai. Retailler le manche, appliquer correctement de la cire… Franchement ? Il n’était pas plus passionné que ça par l’activité et prenait place pour la pratique avec au moins autant d’entrain qu’un sombral devant du foin.
Il avisa le manche abimé avant de lever les yeux vers la personne qui était en face de lui et avec qui il devrait faire les soins du balai aujourd’hui. Il arqua un sourcil quand son regard tomba sur le visage d’un certain Serdaigle qu’il… Est-ce qu’on peut dire qu’il le connaissait ? En tous cas il savait que les œufs n’étaient pas son truc, que la colle lui donnait des idées qui font rager Alaric et que le jus est une véritable arme pour lui. Oui on peut dire qu’il commençait à le connaitre.
Il réprima un sourire en le regardant. Un coin de ses lèvres s’éleva tout de même doucement alors qu’il attrapait un torchon avant de le faire passer de main en main en le faisant glisser entre ses doigts.
-Alors, il t’inspire quoi se balai ?
Peut-être qu’Artemis pourrait mettre fin à l’ennui certain que ressentait Gabriel face à ce cours. Après tout son chaos imprévisible ne pouvait que surprendre et surtout pimenter ce cours. C’était exactement ce dont Gabriel avait besoin. Une bonne dose de divertissement.
Et voilà pour nous! N'hésites pas si quoi que ce soit ne va pas.
Gabriel Yates -Deuxième année - PR - Corsaire des mers
Couleur: #d95030
Membre de la secte du Calamar
Une tête à cirer
Le mardi était une torture. Oh cela n'était pas un euphémisme, mais la conviction profonde que ceux qui avaient ajusté les horaires de son emploi du temps étaient soit des Trolls de première espèce, soit de profonds contestataires de l'engraissement des élèves. Il n'y voyait pas d'autre réponse. Encore aujourd'hui, en cette fin d'après-midi, il ne pouvait se dédaigner de jeter un œil noir à son emploi du temps, lequel, traînant sous forme de feuille froissée et ballante dans sa sacoche, semblait lui donner des mirages de ce dessert qu'il avait sauté faute de temps. Et comment... Une heure pour manger. Ils n'en revenaient toujours pas, lui et son ventre naturellement, de ce qu'on leur faisait subir. N'était-il donc pas plus judicieux, à l'instar du lundi et du jeudi, de déplacer le cours de botanique en fin de journée ? s'évertuait-il à se questionner alors qu'il brossait machinalement les poils de son balai dans cette pièce où transpiration et crème à polir se mélangeaient.
Aurait-il continué à se tarabuster les méninges et à agrémenter ses réflexions de deux-trois noms d'oiseaux jusqu'à la fin du cours si son compère à la tignasse blonde ne s'était pas avisé d'une question qui lui en fit lever un sourcil. Chassant ses pensées noires, l'aiglon releva la tête de son manche, plantant ses billes brunes dans celles du Poufsouffle.
- Il m'inspire quoi ? Strictement rien avant ta question, mais maintenant que tu me le demandes... comme une arme dont je me servirais pour fouetter tes fesses, le Pouffy. lâcha-t-il avec un sourire en coin.
Bien qu'ils eussent côtoyé la même classe pendant une année entière, leur relation ne semblait pas avoir évolué d'un pouce. Toujours ce mélange indistinct dans leurs échanges qu'ils ne savaient jauger, entre piques, boutades et moqueries. Tant de mots, tant de nuances, et pourtant l'aiglon se trouvait incapable de nommer ce qu'il éprouvait à la vue de la crinière blonde du Poufsouffle. Tantôt l'emportait un élan de camaraderie qui l'incitait à lui laisser la paix, comme il le faisait, étrangement, depuis la rentrée ; tantôt l'envie le prenait de le tourmenter sans relâche, quitte à le voir s'empourprer de rage, le visage enfariné (ah, les souvenirs...). Et puis, comme à l'accoutumée, comme encore aujourd'hui, c'était un peu des deux à la fois.
S'en levant il attrapa le bocal de crème à polir à moitié entamé d'un élève, lui jetant pour toute réponse à sa plainte un regard noir, et le brandit sous le nez du Poufsouffle.
- On s'en mange un bout ? J'ai faim.
Aurait-il continué à se tarabuster les méninges et à agrémenter ses réflexions de deux-trois noms d'oiseaux jusqu'à la fin du cours si son compère à la tignasse blonde ne s'était pas avisé d'une question qui lui en fit lever un sourcil. Chassant ses pensées noires, l'aiglon releva la tête de son manche, plantant ses billes brunes dans celles du Poufsouffle.
- Il m'inspire quoi ? Strictement rien avant ta question, mais maintenant que tu me le demandes... comme une arme dont je me servirais pour fouetter tes fesses, le Pouffy. lâcha-t-il avec un sourire en coin.
Bien qu'ils eussent côtoyé la même classe pendant une année entière, leur relation ne semblait pas avoir évolué d'un pouce. Toujours ce mélange indistinct dans leurs échanges qu'ils ne savaient jauger, entre piques, boutades et moqueries. Tant de mots, tant de nuances, et pourtant l'aiglon se trouvait incapable de nommer ce qu'il éprouvait à la vue de la crinière blonde du Poufsouffle. Tantôt l'emportait un élan de camaraderie qui l'incitait à lui laisser la paix, comme il le faisait, étrangement, depuis la rentrée ; tantôt l'envie le prenait de le tourmenter sans relâche, quitte à le voir s'empourprer de rage, le visage enfariné (ah, les souvenirs...). Et puis, comme à l'accoutumée, comme encore aujourd'hui, c'était un peu des deux à la fois.
S'en levant il attrapa le bocal de crème à polir à moitié entamé d'un élève, lui jetant pour toute réponse à sa plainte un regard noir, et le brandit sous le nez du Poufsouffle.
- On s'en mange un bout ? J'ai faim.
A table @Gabriel Yates !
Une tête à cirer
Il avait cette aura de nonchalance, comme si rien ne pouvait l’atteindre et parfois Gabriel se posait sincèrement la question. Est-ce qu’Artemis pouvait-être sensible à quelque chose ? Mais généralement ce genre de pensées s’évanouissait vite, il s’était promis de ne plus essayer de comprendre le garçon. Il le laissait faire, lui et son chaos ambiant, tentant de naviguer en s’amusant ce cette imprévisibilité.
Face à la réponse du Serdaigle, Gabriel ne put retenir un sourire. Il posa deux doigts sur ses lèvres, levant les yeux au ciel avant de se tordre comme une fille qui aurait envie de faire pipi. Un ridicule sans nom en somme.
-Oh Artemis… Ne me donne pas de telles idées. C’est moi qui ait un chiffon dans les mains.
Il replaça ses deux mains sur le tissu et l’étira doucement, le faisant glisser entre ses doits tout en observant le garçon, un sourire amusé sur les lèvres. C’était marrant et typique du garçon de Serdaigle. Cela faisait ressortir le côté sans gêne du Poufsouffle qui finalement ne se sentait absolument pas jugé par son camarade de promotion. Et en même temps, il serait bien mal placé pour juger qui que ce soit à voix haute le boug. Surtout après ce qu’il venait de dire.
-Ben tu sais quoi, je te laisse goûter et en attendant je m’occupe de la première étape, égalisation du manche.
Il pausa son chiffon et attrapa un couteau qui servait à égaliser le manche, éviter des trous trop importants ou justement lisser les entailles dues à une chute ou à des chocs en matchs de quidditch ou lors de courses. Finalement les balais étaient les premières victimes de leurs frasques.
-Si t’en mange assez tu réussiras peut-être à polir le manche avec ta langue.
S’amusa Gabriel en relevant un œil vers le Serdaigle. Etrange réponse, pour une étrange relation qui se tissait entre les deux. Tantôts frères de crimes, tantôt victimes des farces de l’autre… Qui savait quel serait le prochain coup des deux joueurs de cet étrange équilibre ? L'élève à qui il avait piqué le bol lançait un regard d'étonnement et d'interrogation aux deux garçons. Au moins, il aurait un truc àa racconter ce soir à ses potes. De rien de pimenter un peu ta vie.
Face à la réponse du Serdaigle, Gabriel ne put retenir un sourire. Il posa deux doigts sur ses lèvres, levant les yeux au ciel avant de se tordre comme une fille qui aurait envie de faire pipi. Un ridicule sans nom en somme.
-Oh Artemis… Ne me donne pas de telles idées. C’est moi qui ait un chiffon dans les mains.
Il replaça ses deux mains sur le tissu et l’étira doucement, le faisant glisser entre ses doits tout en observant le garçon, un sourire amusé sur les lèvres. C’était marrant et typique du garçon de Serdaigle. Cela faisait ressortir le côté sans gêne du Poufsouffle qui finalement ne se sentait absolument pas jugé par son camarade de promotion. Et en même temps, il serait bien mal placé pour juger qui que ce soit à voix haute le boug. Surtout après ce qu’il venait de dire.
-Ben tu sais quoi, je te laisse goûter et en attendant je m’occupe de la première étape, égalisation du manche.
Il pausa son chiffon et attrapa un couteau qui servait à égaliser le manche, éviter des trous trop importants ou justement lisser les entailles dues à une chute ou à des chocs en matchs de quidditch ou lors de courses. Finalement les balais étaient les premières victimes de leurs frasques.
-Si t’en mange assez tu réussiras peut-être à polir le manche avec ta langue.
S’amusa Gabriel en relevant un œil vers le Serdaigle. Etrange réponse, pour une étrange relation qui se tissait entre les deux. Tantôts frères de crimes, tantôt victimes des farces de l’autre… Qui savait quel serait le prochain coup des deux joueurs de cet étrange équilibre ? L'élève à qui il avait piqué le bol lançait un regard d'étonnement et d'interrogation aux deux garçons. Au moins, il aurait un truc àa racconter ce soir à ses potes. De rien de pimenter un peu ta vie.
Gabriel Yates -Deuxième année - PR - Corsaire des mers
Couleur: #d95030
Membre de la secte du Calamar