Vents de septembre
Alysée avait l'impression d'être dans un train infini. Ca faisait bien une heure désormais, dans son esprit impacté par l'ennui, qu'elle parcourait les wagons en quête d'une place où se poser. Mais rien. A chaque fois, le wagon était soit plein soit en attente de passager. Et vu la tête de leur occupant, Alysée n'aurait même pas oser tenter de s'incruster. Elle avait bien tenté de suivre Hyacinthe, mais il l'avait vite semée. Tant pis, ce train finirait bien par avoir un siège de libre pour la rouquine, nom d'un Scroutt à pétard!Vendredi 1er septembre 2051
@Winter Vanderbilt
La sorcière ralla un instant de plus, comme elle avait faim! Ses parents lui avaient donné un pauvre sandwich à la confiture de lila (une idée de sa mère qui, étonnemment, était plutôt bonne) aussi fouilla-t-elle un instant avant de sortir les deux tranches de pain barbouillées de violet.. Ni une, ni deux, sans une ombre d'hésitation, tel le choixpeau lors de la répartition d'un Malfoy, elle commença à le dévorer.
Alors qu'elle pestait interieurement après un énième wagon occupée, elle cru apercevoir une cabine vide. Ni une, ni deux, après avoir vérifié que les autres élèves en quête d'une place ne l'aie vue, la première année fit voler la porte de la cabine et la bloqua avec son sandwich. Malheur à qui entrerait; il se retrouverait arrosé de confiture au lila.
-J'ai une place!!!! Enfin: J'ai cru que ce train ne se terminerait jamais! Mille ans pour pouvoir m'asseoir.. Aye mon pauvre dos.. Mes pauvres jambes.. Voilà, voilà.. Tout va mieux mes chéries. Nous y est. s'écria-t-elle de joie sans même regarder l'interieur du wagon.
Un petit mouvement, cependant lui fit tourner la tête..
- Oh mince... Coucou.. Euh.. Je reste. Enfin si ça te dérange pas!
297 mots
dis moi si ça te convient!
Vents de septembre
La plupart des gens voyaient une certaine poésie dans les gares. Dans les poussières qui s'accrochaient sur les vêtements des gens qui y passaient. Dans les cafés, se refroidissant au fil du temps qui passait. Dans l’écho des "au revoir" et des "re-bienvenue". Quand on y pensait, c’était vrai qu'il y avait une certaine poésie dans tout ça. Les gares avaient probablement vu plus de baisers sincères que des salles de marriages, plus de vrais pleurs que certains cimetières.
Cependant, Winter ne pouvait s’empêcher de les détester.
Elle détestait l'odeur de sueur qui collait à son nez comme si elle n'avait nulle part d'autre ou aller. La mobilité qu'elle n'avait pas dans cette incroyablement bruyante foule de sorciers. Les cris des futurs élèves qu'elle allait devoir côtoyer dans très, très peu de temps. Mais par dessus tout, la jeune brune détestait savoir que c’était à son tour de faire ses adieux et qu'elle ne reverrait pas les doux traits de sa mère avant plusieurs mois.
La gorge de la fillette se noua quand, pour la troisième fois au moins, le train émit de la vapeur. Il allait quitter bientôt. Il allait quitter bientôt et elle n'était toujours pas montée à bord. Winter n'eût pas besoin de regarder derrière elle pour deviner l'expression dessinée sur le visage de sa maman. Du jugement. Ou de la déception, même. Parce-que Yesenia Vanderbilt ne pouvait qu'être déçue à la vue de sa fille hésitant autant face à une chose aussi simple que monter dans l'engin et suivre les pas qu'elle avait placé plusieurs années plus tôt.
Même si la quarantenaire devait être la seule à penser qu'une chose pareille était simple.
Winter, quoi que, trop fière pour l'admettre, frissonnait à l'idée de partir pour Poudlard. Bien qu'elle rêvait d'enfin gagner un peu plus d'indépendance, elle n'avait pas envie de vivre ailleurs que dans son manoir de Godric's Hollow. Elle n'avait pas envie de dire au revoir à son lit douillet, au cuisinier qui l'avait vu grandir, à la réserve d'ingrédient de son père qui lui avait conféré plus de savoirs que les bruyantes salles de classe de Maeve Queen. Bref, la jeune fille aimait le confort qu'elle connaissait.
Pas celui que sa mère lui avait vendu pendant les cinq dernières années de sa vie.
Seulement, partir était une obligation. Finalement marcher vers les portes du train sans regarder derrière elle fut, cependant, un choix. Menton levé, épaules détendues, ses pieds atterrirent dans l'engin avant qu'elle ne puisse vraiment y penser. Sauf que c'était pensé. Winter savait très bien que si elle évitait de croiser le regard de sa mère avant son départ, les iris bleus de Yesenia ne risquaient pas de la hanter tout au fil de son premier trimestre.
Elle avança donc méthodiquement dans l'allée du wagon, dans l'espoir de trouver un compartiment libre dans lequel les heures de route qui s'annonçaient pourraient peut-être se montrer paisibles. Après quelques courtes minutes de recherche, Winter posa finalement pieds dans un compartiment vide. Les paysages londoniens défilaient déjà dans la seule fenêtre qui s'y trouvait, et elle n'attendit pas d'en voir plus avant de s'assoir sur un des bancs. Un silence paisible caressait finalement les oreilles de la brune qui, pendant un instant, oublia où elle était et ce qui l'attendait. Pendant un instant, elle n'était plus qu'une petite sorcière qui avait l'impression d'enfin pouvoir reprendre son souffle après avoir été plongée dans la réincarnation d'Éris pour de trop longs moments.
Pendant un instant.
Décidément, le destin n'en avait pas fini avec Winter et ses tympans qui priaient pour une courte pause car à peine une seconde après s'être refermées, les portes de sa cabine volèrent comme deux oiseaux en fureur. Trop de mots s'ensuivirent, prononcés par la voix stridente d'une rouquine enragée qui avait choisi sa cabine à elle pour en faire sa toile et la peinturer de... confiture.
Sans une once de retenue, une expression de dégoût se dessina sur le visage de Winter. Non seulement n'était-elle plus seule, mais la brune venait d'éviter d'à peinte quelques centimètres un relooking violet, qui s'était heureusement attaqué au sol plutôt qu'à elle. Enfin, heureusement était un euphémisme, car envisager de passer plusieurs heures en compagnie d'un feu follet vivant et d'une compote puante était loin d'être quelque peu heureux.
"Mais-"
Mais, la jeune fille n'eût pas la chance de protester, se plaindre ou tout bonnement saluer la nouvelle venue que celle-ci la coupa. Elle restait. Winter ne venait pas de le deviner : c'était la rouquine qui venait de le déclarer. De. le. déclarer. Elle pinça ses lèvres, un sourire agacé garnissant son air désemparé. "Bonjour à toi aussi..." soupira-t-elle, yeux rivé sur la nouvelle venue. Le trajet s'annonçait long.
Cependant, Winter ne pouvait s’empêcher de les détester.
Elle détestait l'odeur de sueur qui collait à son nez comme si elle n'avait nulle part d'autre ou aller. La mobilité qu'elle n'avait pas dans cette incroyablement bruyante foule de sorciers. Les cris des futurs élèves qu'elle allait devoir côtoyer dans très, très peu de temps. Mais par dessus tout, la jeune brune détestait savoir que c’était à son tour de faire ses adieux et qu'elle ne reverrait pas les doux traits de sa mère avant plusieurs mois.
La gorge de la fillette se noua quand, pour la troisième fois au moins, le train émit de la vapeur. Il allait quitter bientôt. Il allait quitter bientôt et elle n'était toujours pas montée à bord. Winter n'eût pas besoin de regarder derrière elle pour deviner l'expression dessinée sur le visage de sa maman. Du jugement. Ou de la déception, même. Parce-que Yesenia Vanderbilt ne pouvait qu'être déçue à la vue de sa fille hésitant autant face à une chose aussi simple que monter dans l'engin et suivre les pas qu'elle avait placé plusieurs années plus tôt.
Même si la quarantenaire devait être la seule à penser qu'une chose pareille était simple.
Winter, quoi que, trop fière pour l'admettre, frissonnait à l'idée de partir pour Poudlard. Bien qu'elle rêvait d'enfin gagner un peu plus d'indépendance, elle n'avait pas envie de vivre ailleurs que dans son manoir de Godric's Hollow. Elle n'avait pas envie de dire au revoir à son lit douillet, au cuisinier qui l'avait vu grandir, à la réserve d'ingrédient de son père qui lui avait conféré plus de savoirs que les bruyantes salles de classe de Maeve Queen. Bref, la jeune fille aimait le confort qu'elle connaissait.
Pas celui que sa mère lui avait vendu pendant les cinq dernières années de sa vie.
Seulement, partir était une obligation. Finalement marcher vers les portes du train sans regarder derrière elle fut, cependant, un choix. Menton levé, épaules détendues, ses pieds atterrirent dans l'engin avant qu'elle ne puisse vraiment y penser. Sauf que c'était pensé. Winter savait très bien que si elle évitait de croiser le regard de sa mère avant son départ, les iris bleus de Yesenia ne risquaient pas de la hanter tout au fil de son premier trimestre.
Elle avança donc méthodiquement dans l'allée du wagon, dans l'espoir de trouver un compartiment libre dans lequel les heures de route qui s'annonçaient pourraient peut-être se montrer paisibles. Après quelques courtes minutes de recherche, Winter posa finalement pieds dans un compartiment vide. Les paysages londoniens défilaient déjà dans la seule fenêtre qui s'y trouvait, et elle n'attendit pas d'en voir plus avant de s'assoir sur un des bancs. Un silence paisible caressait finalement les oreilles de la brune qui, pendant un instant, oublia où elle était et ce qui l'attendait. Pendant un instant, elle n'était plus qu'une petite sorcière qui avait l'impression d'enfin pouvoir reprendre son souffle après avoir été plongée dans la réincarnation d'Éris pour de trop longs moments.
Pendant un instant.
Décidément, le destin n'en avait pas fini avec Winter et ses tympans qui priaient pour une courte pause car à peine une seconde après s'être refermées, les portes de sa cabine volèrent comme deux oiseaux en fureur. Trop de mots s'ensuivirent, prononcés par la voix stridente d'une rouquine enragée qui avait choisi sa cabine à elle pour en faire sa toile et la peinturer de... confiture.
Sans une once de retenue, une expression de dégoût se dessina sur le visage de Winter. Non seulement n'était-elle plus seule, mais la brune venait d'éviter d'à peinte quelques centimètres un relooking violet, qui s'était heureusement attaqué au sol plutôt qu'à elle. Enfin, heureusement était un euphémisme, car envisager de passer plusieurs heures en compagnie d'un feu follet vivant et d'une compote puante était loin d'être quelque peu heureux.
"Mais-"
Mais, la jeune fille n'eût pas la chance de protester, se plaindre ou tout bonnement saluer la nouvelle venue que celle-ci la coupa. Elle restait. Winter ne venait pas de le deviner : c'était la rouquine qui venait de le déclarer. De. le. déclarer. Elle pinça ses lèvres, un sourire agacé garnissant son air désemparé. "Bonjour à toi aussi..." soupira-t-elle, yeux rivé sur la nouvelle venue. Le trajet s'annonçait long.
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@Alysée Fiore, j'étais inspirée x)
@Alysée Fiore, j'étais inspirée x)
𝔴inter 𝔦sis 𝔳anderbilt | 3f074b
🂭 𝔓oison has a sweet taste 🂭
🂭 𝔓oison has a sweet taste 🂭
Vents de septembre
Oulah.. Mauvais choix, peut-être, que de débouler sans prévenir dans cette cabine..
La brune qui occupait la cabine jusque là avait très clairement pas appréciée l'arrivée tonitruante de la rouquine, au point d'en afficher une mine dégoutée qui blessa l'amour d'Alysée pour sa tartine
- Euh. C'est bio einh, et puis c'est de la confiture de lila des serres de ma maman donc ca pue pas t'inquietes. Et puis, c'est un train magique, il doit bien avoir quelques sorts pour enlevers les tâches et les déchets.. Tu sais, on est beaucoup dans le train, donc je dois pas être la seule à renverser des trucs.. Quoique.. Je suis peut-être la seule à mettre de la confiture de lila sur une poignée de porte. Ah mince d'ailleurs... Euh si tu veux, je sortirais la première, comme ça tu toucheras pas à la confiture! la première année y avait mis autant de bonne volonté qu'elle pouvait; si sa partenaire de cabine lui faisait la tête pour le reste du voyage.. Tant pis! Il restait l'option dormir, également
Elle l'observa encore un instant, en effet, elle hésitait maintenant à s'asseoir.. Et si la jeune sorcière profitait d'un instant de relachement pour la mettre à la porte ? Hors de question de retourner dans ce couloir interminable!
Alysée finit par s'installer sur la banquette d'en face, droit devant la brune.. Le voyage promettait d'être long.. Peut-être aurait-elle due s'excuser ? Enfin bon, le mal était fait.
Elle décida donc d'essayer de lancer un sujet.
- Tu viens d'ou ? Moi je viens d'Ecosse, c'est un peu loin y a pas grand-monde et puis les sorciers se parlent pas beaucoup vu qu'on a souvent des grandes distances entre nos maisons.. ET toi, t as des amis sorciers ? Ils font quoi tes parents ? Moi ils sont herboristes et botanistes! T'es déjà aller ailleurs qu'ici ? Tu parles avec des moldus ? la rouquine enchaina les phrases, en un question réponse un peu fou.
329 mots
@Winter Vanderbilt
La brune qui occupait la cabine jusque là avait très clairement pas appréciée l'arrivée tonitruante de la rouquine, au point d'en afficher une mine dégoutée qui blessa l'amour d'Alysée pour sa tartine
- Euh. C'est bio einh, et puis c'est de la confiture de lila des serres de ma maman donc ca pue pas t'inquietes. Et puis, c'est un train magique, il doit bien avoir quelques sorts pour enlevers les tâches et les déchets.. Tu sais, on est beaucoup dans le train, donc je dois pas être la seule à renverser des trucs.. Quoique.. Je suis peut-être la seule à mettre de la confiture de lila sur une poignée de porte. Ah mince d'ailleurs... Euh si tu veux, je sortirais la première, comme ça tu toucheras pas à la confiture! la première année y avait mis autant de bonne volonté qu'elle pouvait; si sa partenaire de cabine lui faisait la tête pour le reste du voyage.. Tant pis! Il restait l'option dormir, également
Elle l'observa encore un instant, en effet, elle hésitait maintenant à s'asseoir.. Et si la jeune sorcière profitait d'un instant de relachement pour la mettre à la porte ? Hors de question de retourner dans ce couloir interminable!
Alysée finit par s'installer sur la banquette d'en face, droit devant la brune.. Le voyage promettait d'être long.. Peut-être aurait-elle due s'excuser ? Enfin bon, le mal était fait.
Elle décida donc d'essayer de lancer un sujet.
- Tu viens d'ou ? Moi je viens d'Ecosse, c'est un peu loin y a pas grand-monde et puis les sorciers se parlent pas beaucoup vu qu'on a souvent des grandes distances entre nos maisons.. ET toi, t as des amis sorciers ? Ils font quoi tes parents ? Moi ils sont herboristes et botanistes! T'es déjà aller ailleurs qu'ici ? Tu parles avec des moldus ? la rouquine enchaina les phrases, en un question réponse un peu fou.
329 mots
@Winter Vanderbilt