Le Calme Après la Tempête

24.08.2051
Place Armand Malefoy
Fontaine

précédemment
L'air frappa son visage dès qu'elle posa un pied dehors, mais ce n'était pas assez frais. Les cris et les reproches résonnaient encore dans son esprit, bien trop fort, bien trop présent. Elle voulait simplement qu'ils se taisent. Tout était tombé comme un couperet. Elle ne l'avait pas vu venir. L'enthousiasme qui l'habitait une heure plus tôt l'avait complètement quitté, remplacé par l'impression amère d'avoir raté quelque chose et, pire que tout, d'avoir déçu ses grands-parents. Soudainement, dans leur bouche et dans leurs yeux, elle n'était pas assez bien.
Sortir de l'appartement était devenu nécessaire. Elle ne pouvait plus respirer correctement à l'intérieur, et même si la chaleur du mois d'août pesait sur elle, c'était mieux que d'être au milieu d'un conflit qu'elle n'avait pas désiré.
Elle ne savait pas vraiment où aller. Contrairement à Tinworth, elle se baladait rarement seule à Godric's Hollow. Son estomac était vide, pourtant elle n'avait rien avalé. Elle n'en avait pas eu le temps. L'orage avait explosé avant même que les plats ne soient amenés à table par Gunny. Mais elle n'a plus faim. Sa sensation a été remplacé par un poids qui pèse bien lourd pour une adolescente.
Ses pas finirent par la guider vers la fontaine. Elle laissa son corps s'asseoir au sol, dos contre la fontaine. Derrière elle, le Consilium projetait une ombre agréable sur la place. Elle donnerait beaucoup pour pouvoir allez se vider la tête au bord de la plage, mais on ne trouve pas de plage à Godric's Hollow. Seulement une fontaine. Pas d'étendue d'eau libre, juste une flaque coincée entre quatre murs.
Sentez-vous libre de rejoindre ma petite, que vous soyez gobelin, boursouflet ou sorcier 
Le Calme Après la Tempête
Jeudi 24 août 2051
sur la Place Armand Malefoy
Victoria, en sortant de la boutique "Panacea Lilium" avec son sac contenant ses achats, n'a pas pu s'empêcher de ralentir devant le Café du Rosier. Voyager jusque Godric's Hollow après sa journée de travail l'a un peu fatiguée ; elle a fait ça pour acheter des médicaments pour Aisha, ce qui ne pouvait pas être reporté ou oublié, mais la simple idée qu'il lui faudra de nouveau transplaner ne la réjouit pas. Alors que s'asseoir sur une terrasse, profiter du soleil de l'après-midi avec un bon café... C'est tout de suite autre chose, et beaucoup plus attirant.
Mais s'arrêter, alors qu'elle a du travail chez-elle qui l'attend ? Est-ce vraiment raisonnable ? Enfin, depuis quand Victoria McBee est-elle raisonnable ?
La directrice de la Poste Magique effectue ainsi un détour en entrant dans la boutique pour prendre quelques Madeleines Deprouste pratiques à emporter et à manger sans s'en mettre plein les doigts. De quoi satisfaire sa gourmandise et lui redonner des forces pour ce qui l'attend.
Réjouie par son achat, Victoria poursuit son chemin jusqu'à la place Malefoy. Ce n'est pas son endroit préféré, mais il faut avouer que ça en jette, entre le Consilium et les grands bâtiments, on se sent tout petit. Dans les grands espaces des Hébrides aussi, elle avait cette sensation, mais là c'est à coup sûr différent.
En s'approchant de la fontaine, la sorcière remarque une jeune fille isolée, assise à même le sol, attitude qui trahit son désespoir. Victoria est surprise par cette vision inhabituelle. Qu'y a-t-il derrière les yeux sombres d'Aitana ? Une déception à l'idée de retrouver Poudlard ? Une mauvaise histoire de famille ? Victoria ne peut pas s'empêcher de s'approcher. Elle n'est pas indifférente à cette scène qui n'est pas sans lui rappeler sa petite sœur Suzan quand elle était adolescente et traversée d'angoisses.
« C'est malin de choisir le sol ! Je suis sûre qu'il est plus frais. Je me trompe ? Ah, si j'avais pu j'aurais fait comme toi, mais c'est un peu bas pour moi, j'aurais peur de ne pas savoir me relever. »
La sorcière s'évente vainement avec une main en souriant avant de se déplacer pour se positionner de trois-quart dos au soleil afin de regarder plus facilement Aitana dans les yeux, sans être gênée par la lumière.
« Qu'est-ce que tu fais là toute seule ? Tu habites dans le coin ? Tiens, ça ne te dérange pas si je m'assieds à côté ? Je ne te gênerai pas, ne t'en fais pas ! »
Elle n'attend pas forcément l'acquiescement de l'adolescente pour s'asseoir sur la fontaine avec un soupir de contentement, posant ses deux sacs à côté d'elle.
Ah là, c'est un bon endroit pour manger une madeleine ! Avec le soleil qui lui réchauffe le dos... Oh c'est agréable.
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sur la Place Armand Malefoy
Victoria, en sortant de la boutique "Panacea Lilium" avec son sac contenant ses achats, n'a pas pu s'empêcher de ralentir devant le Café du Rosier. Voyager jusque Godric's Hollow après sa journée de travail l'a un peu fatiguée ; elle a fait ça pour acheter des médicaments pour Aisha, ce qui ne pouvait pas être reporté ou oublié, mais la simple idée qu'il lui faudra de nouveau transplaner ne la réjouit pas. Alors que s'asseoir sur une terrasse, profiter du soleil de l'après-midi avec un bon café... C'est tout de suite autre chose, et beaucoup plus attirant.
Mais s'arrêter, alors qu'elle a du travail chez-elle qui l'attend ? Est-ce vraiment raisonnable ? Enfin, depuis quand Victoria McBee est-elle raisonnable ?
La directrice de la Poste Magique effectue ainsi un détour en entrant dans la boutique pour prendre quelques Madeleines Deprouste pratiques à emporter et à manger sans s'en mettre plein les doigts. De quoi satisfaire sa gourmandise et lui redonner des forces pour ce qui l'attend.
Réjouie par son achat, Victoria poursuit son chemin jusqu'à la place Malefoy. Ce n'est pas son endroit préféré, mais il faut avouer que ça en jette, entre le Consilium et les grands bâtiments, on se sent tout petit. Dans les grands espaces des Hébrides aussi, elle avait cette sensation, mais là c'est à coup sûr différent.
En s'approchant de la fontaine, la sorcière remarque une jeune fille isolée, assise à même le sol, attitude qui trahit son désespoir. Victoria est surprise par cette vision inhabituelle. Qu'y a-t-il derrière les yeux sombres d'Aitana ? Une déception à l'idée de retrouver Poudlard ? Une mauvaise histoire de famille ? Victoria ne peut pas s'empêcher de s'approcher. Elle n'est pas indifférente à cette scène qui n'est pas sans lui rappeler sa petite sœur Suzan quand elle était adolescente et traversée d'angoisses.
« C'est malin de choisir le sol ! Je suis sûre qu'il est plus frais. Je me trompe ? Ah, si j'avais pu j'aurais fait comme toi, mais c'est un peu bas pour moi, j'aurais peur de ne pas savoir me relever. »
La sorcière s'évente vainement avec une main en souriant avant de se déplacer pour se positionner de trois-quart dos au soleil afin de regarder plus facilement Aitana dans les yeux, sans être gênée par la lumière.
« Qu'est-ce que tu fais là toute seule ? Tu habites dans le coin ? Tiens, ça ne te dérange pas si je m'assieds à côté ? Je ne te gênerai pas, ne t'en fais pas ! »
Elle n'attend pas forcément l'acquiescement de l'adolescente pour s'asseoir sur la fontaine avec un soupir de contentement, posant ses deux sacs à côté d'elle.
Ah là, c'est un bon endroit pour manger une madeleine ! Avec le soleil qui lui réchauffe le dos... Oh c'est agréable.
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Directrice de la Poste Magique depuis août 2051
Le Calme Après la Tempête

24.08.2051
Place Armand Malefoy
Fontaine
@Victoria McBee

- Quoi ?
L'adolescente n'avait même pas fait attention que la sorcière s'était approchée d'elle. Bien trop perdue dans les vestiges des cris et des reproches qui embrumaient son cerveau, elle ne l'avait ni vu, ni entendu. Et pourtant, elle était là, et c'était bien à elle qu'elle s'adressait.
- Oh... Oui, sûrement...
Son regard se posa sur le sol sur lequel elle s'était installée. Elle n'y avait pas vraiment réfléchi. La chaleur, ce n'est pas ce qui la dérange. Au contraire, elle adore ça : elle lui rappelle l'Andalousie. Par Helga, qu'est-ce qu'elle ne donnerait pas pour y être, là, tout de suite ! Le soleil, la famille, les vacances... Tout ce qui lui manquait en cet instant.
- Grand-père et grand-mère habite par là-bas. Répondit-elle en pointant du doigt les appartements situés en face. On ne pointe pas du doigt. Ce n'est pas correct. La voix de sa grand-mère résonna dans son esprit, et elle rangea sa main aussitôt. On est venu pour le déjeuner.
Son estomac vide voulu répliquer, mais il n'en eu pas la force. Il n'y avait pas eu de déjeuner, mais c'était la dernière chose à laquelle elle pensait.
- Oui oui, bien sûr.
Bien que ce n'était pas nécessaire, elle se décala, comme pour lui faire de la place. Aitana ne manqua pas les deux sacs que la sorcière tenait. Visiblement, elle avait profité de la journée pour faire des emplettes. Avait-elle fait les boutiques ici ? Revenait-elle du Chemin de Traverse, ou de Pré-au-Lard ? Elle se prit à penser à ces endroits, et elle soupira. Même là, elle se sentirait mieux qu'ici, à Godric's Hollow. N'importe quel autre endroit pesait nettement moins lourd sur ses épaules d'adolescente. Ici, ses grands-parents semblaient prendre tout l'espace, qu'elle soit dehors ou à l'intérieur.
- Et vous ? Vous habitez dans le coin ?
Le Calme Après la Tempête
Victoria adore l'été, il ne faut pas se méprendre là-dessus. Elle prend le soleil, s'en gorge comme un fruit, et n'est jamais plus heureuse que lorsqu'il illumine le ciel du matin au soir. Ce qui peut la gêner, c'est la chaleur. Qui a envie de travailler quand le corps est écrasé par la température ? Sans compter que Victoria, dans toute l'imperfection qui fait son charme, peut avoir tendance à se plaindre. Quoi de plus facile, en été, que de se plaindre de la chaleur après l'avoir désirée toute l'année ?
Aitana ne paraît, elle, ni gênée par la présence de la directrice de la Poste Magique, ni vraiment présente sur la place, comme si ses pensées étaient très loin, enfermées dans une pièce sans soleil. Victoria n'y est pas insensible, elle voit à quel point Aitana est égarée, et elle aimerait lui ouvrir une porte pour qu'elle sorte de la pièce dans laquelle elle est coincée, et qu'elle lève les yeux vers le reflet du soleil dans les vitres, qu'elle sente la brise sur sa peau et qu'elle se sache libre, protégée, mais pas seule.
« Ouh la, non ! Ce n'est pas là que je louerai une maison ! C'est trop... C'est une ville, quoi. Une capitale. Ce n'est pas pour moi ! Je préfère les petits villages, connaître mes voisins et... Et la mer, tout de même ! Quoi de mieux que la mer ? Mais bon, c'est un certain privilège, ça c'est pas toujours facile à avoir, ça, la mer. »
Victoria pourrait soupirer, la mer lui manque, mais ce serait étrange, deux sorcières qui soupirent l'une après l'autre. C'est l'été ! Il y a de quoi se réjouir ! Si on ne le voit pas maintenant, alors il faut réessayer, partir à la recherche de son propre soleil jusqu'à pouvoir le garder près de soi comme un ballon volant.
Dans toute la discrétion et la douceur qui la caractérisent, Victoria essaye de deviner les raisons du malheur d'Aitana. Si elle parvient à comprendre, elle pourra peut-être l'aider.
« C'est parce que le repas n'était pas bon que tu es partie ? Ou tout le monde digère et toi tu préfères faire ça dehors ? »
Ou alors on t'a poussé dehors, petite sorcière ? Victoria y pense, à ça aussi, et c'est ce qui l'inquiète le plus. Qu'une jeune fille soit seule sur une place comme celle-ci, ce n'est pas malin, ce n'est pas prudent, ce n'est pas normal.
« Tu m'diras, à ta place, je serais aussi partie ! Il fait peut-être chaud dehors, mais je préfère mille fois rester au soleil que dans un appartement gris ! Tu n'es pas d'accord ? »
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Aitana ne paraît, elle, ni gênée par la présence de la directrice de la Poste Magique, ni vraiment présente sur la place, comme si ses pensées étaient très loin, enfermées dans une pièce sans soleil. Victoria n'y est pas insensible, elle voit à quel point Aitana est égarée, et elle aimerait lui ouvrir une porte pour qu'elle sorte de la pièce dans laquelle elle est coincée, et qu'elle lève les yeux vers le reflet du soleil dans les vitres, qu'elle sente la brise sur sa peau et qu'elle se sache libre, protégée, mais pas seule.
« Ouh la, non ! Ce n'est pas là que je louerai une maison ! C'est trop... C'est une ville, quoi. Une capitale. Ce n'est pas pour moi ! Je préfère les petits villages, connaître mes voisins et... Et la mer, tout de même ! Quoi de mieux que la mer ? Mais bon, c'est un certain privilège, ça c'est pas toujours facile à avoir, ça, la mer. »
Victoria pourrait soupirer, la mer lui manque, mais ce serait étrange, deux sorcières qui soupirent l'une après l'autre. C'est l'été ! Il y a de quoi se réjouir ! Si on ne le voit pas maintenant, alors il faut réessayer, partir à la recherche de son propre soleil jusqu'à pouvoir le garder près de soi comme un ballon volant.
Dans toute la discrétion et la douceur qui la caractérisent, Victoria essaye de deviner les raisons du malheur d'Aitana. Si elle parvient à comprendre, elle pourra peut-être l'aider.
« C'est parce que le repas n'était pas bon que tu es partie ? Ou tout le monde digère et toi tu préfères faire ça dehors ? »
Ou alors on t'a poussé dehors, petite sorcière ? Victoria y pense, à ça aussi, et c'est ce qui l'inquiète le plus. Qu'une jeune fille soit seule sur une place comme celle-ci, ce n'est pas malin, ce n'est pas prudent, ce n'est pas normal.
« Tu m'diras, à ta place, je serais aussi partie ! Il fait peut-être chaud dehors, mais je préfère mille fois rester au soleil que dans un appartement gris ! Tu n'es pas d'accord ? »
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Directrice de la Poste Magique depuis août 2051
Le Calme Après la Tempête

24.08.2051
Place Armand Malefoy
Fontaine
@Victoria McBee

La simple mention de l'eau suffit à éclairer les yeux de l'adolescente. C'était bien un environnement dans lequel elle s'épanouissait : au bord de l'eau, le sable sous ses pieds, le soleil sur son visage, et la brise marine dans ses cheveux.
- Oh oui ! J'habite à Tinworth, la mer est juste à côté de la maison ! Et chez les cousins aussi, il y a la mer !
L'étincelle dans ses yeux ne dura qu'un instant, et s'éteigna aussi vite qu'elle s'était embrasée.
- Les plats n'étaient pas encore sur la table. Tout le monde criait, c'était trop... Elle chercha un adjectif pour finir sa phrase, avant de finalement la laisser mourir. C'était trop, voilà exactement ce que c'était.
C'était bon, en général. Gunny faisait toujours de bons petits plats. C'est injuste pour lui, il a travaillé dur pour préparer notre déjeuner, et moi je suis partie. C'est pas sympa de ma part. Voilà maintenant qu'elle était prise de remords. Est-ce qu'elle avait bien fait de s'enfuir comme ça ? N'aurait-elle pas plutôt dû rester aux côtés de sa soeur ? Ou prendre la défense de ses parents, de sa tante ? Puis, en repensant aux cris et aux reproches, elle eu l'impression d'étouffer à nouveau. Non, partir était la bonne chose à faire.
Elle leva ses yeux chocolat vers le ciel, mais les rebaissa très vite lorsqu'elle fut éblouie par le soleil. La chaleur des rayons lumineux réchauffaient sa peau, et elle ferma les yeux un instant.
- Oui, il fait du bien, le soleil. J'aime bien.