Friday I'm In Love
1Vendredi, je suis amoureux
La petite boursouflette rose avait bien du mal à tirer son humain de compagnie de sa mélancolie. Le silence de l'adolescent, qui était tout, sauf naturel, s'étendait bien davantage que ce à quoi elle était habituée. Surtout que depuis quelques mois, ils pouvaient enfin communiquer convenablement entre. Narcisse avait commencé à apprendre sa langue, et à la grande surprise de la petite boule de poils roses, cela lui avait plu. Elle était heureuse de pouvoir se faire comprendre, après toutes ses années. Mais voilà, depuis cette... Rose, son humain de compagnie semblait avoir été cassé. Un peu comme la marionnette à laquelle on aurait coupé trop de fils.
Quelle perte de temps ! Oh, il avait beau lui avoir expliqué longuement, Klee ne voyait pas les choses comme lui. Il existait myriade de femelles prêtes à la reproduction, chez les boursouflets. Bien que chez Klee, sa conception des choses soit légèrement différente, soit. Mais le constat était le même : pourquoi s'attarder sur une seule femelle ? Peut-être que Klee, dans sa mansuétude, pourrait offrir à son humain de compagnie l'une des esclaves de son harem personnel ? Il faudrait qu'elle se penche sur la question... Pour le moment, elle se contenta de lui donner un coup de boule contre le dos de la main, en piaillant :
"Arrête triste. Narcisse nul."
L'adolescent frémit à peine, réagissant tout juste par un regard. Fort heureusement, il sourit, sinon, Klee aurait eu de quoi se vexer. Il tendit sa main pour caresser tendrement son amie, qui se frotta contre ses doigts, et il soupira doucement.
"J'aime bien y penser encore, c'est normal, non ?
- Non, Narcisse bête. Narcisse doit trouver autre femelle."
Il pouffa d'un rire sans force, en détournant les yeux vers l'extérieur, au travers de la vitre fermée. Elle grimpa sur lui, continuant de râler allègrement, prétendant tout savoir, et qu'il devrait l'écouter, sinon il ne pourrait jamais se reproduire convenablement. L'adolescent se retrouvait formidablement tiraillé entre un amusement jaune, et une tension qui allait croissante.
"C'est pas ça, Klee... On en a déjà parlé.
- Toi tort. Klee raison."
Elle abandonna finalement, en se blottissant sur son épaule. Narcisse la regarda en silence, et constata avec soulagement qu'il aimait toujours le monde magique et ce qu'il lui avait apporté. Il avait craint ces derniers jours ne plus rien vouloir de ce monde pourri, qui lui avait pris Rose. Son rythme cardiaque accéléré insidieusement, sous la sourde colère qui glissait dans ses veines, bien malgré lui.
Comment faire pour foutre en l'air ce système de merde ? Se demandait-il.
Friday I'm In Love
Alaric était angoissé. Très angoissé. Pourtant, tout allait bien, physiquement, il avait fait sa valise la veille, n'oubliant ni ses crayons, ni sa plume, ses robes de sorciers étaient repassées et à sa taille, et il était passé par le Chemin de Traverse quelques jours plus tôt pour aller acheter ses nouveaux manuels. En clair, il avait absolument toutes ses fournitures, même des parchemins étaient déjà prêt à être utilisé dans son sac. Il était prêt à affronter une année de cours de potions, de longs devoirs et même de professeurs de temps à autres agaçants! Il avait même réussi à se procurer l'ancien chaudron de son père, qui adorait lui même les potions, quand il était plus jeune... En bref, tout était sensé aller parfaitement bien pour le Serpentard.
Mais, pourtant, il avait quelque chose. Cette boule au ventre permanente, depuis la fin de son séjour à Portree, qui ne voulait pas s'en aller. Certes, il avait trouvé une solution, de quoi régler le problème, mais, au fond... Était-ce une solution ou une façon de contourner le problème? Après tout, il n'avait toujours pas parlé au concerné depuis... Longtemps. Celui-ci n'avait peut-être aucune idée de ce qu'il avait trouvé comme solution... Il le détesterait après ça, c'était sûr. Il n'aurait pas le choix, de toute façon, il n'y avait que deux options : haïr ou souffrir. Et Alaric avait choisi le premier point.
C'était donc dans cet état d'esprit qu'il arpentait le long couloir du Poudlard Express. Il espérait trouver un compartiment seul, même si il savait que c'était une chose irréalisable... Il opta donc pour un compartiment qui n'avait qu'une seule personne, qui avait l'air bien trop dévastée pour pouvoir lui parler tout le long du voyage. Il ne le reconnut pas tout de suite, encore un peu perdu dans ses pensées, mais à la seconde où il posa ses affaires et s'assit dans un coin en face du brun, Alaric reconnut l'imbécile heureux du Club de Duel. Enfin, heureux, ça restait à voir... Si il ne l'avait pas rencontré quelques mois plus tôt, il n'aurait même pas prêter attention au grand Poufsouffle en face de lui, mais, le connaissant un minimum... Il savait que cela n'était pas naturel. Pas pour lui. Il était sensé respirer le bonheur et la simplicité, pas la dépression.
Dans une autre configuration, si il y avait eu d'autres personnes, par exemple, il n'aurait même pas osé penser prendre la parole... Mais voir Brando déprimer était comme goûter du chocolat salé... Cela n'avait pas le moindre sens! Il aurait pu se mettre à neiger dans le compartiment, ça ne l'aurait même pas autant étonné que ça. Vraiment. Evidemment, il essaya de se retenir de parler, mais l'envie était trop grande... A passer trop de temps avec des Poufsouffles, il en devenait presque empathique... Mais peu importait. Il voulait reporter son attention sur quelque chose d'autres que Portree et... Tout le reste. Alors il se redressa, croisa les bras, et soupira, avant de dire quelque chose qu'il n'aurait jamais osé prononcé il y a un an...
- Qu'est-ce qu'il se passe, tu veux en parler?
Alaric aurait voulu que son ton soit totalement désintéressé, voir froid, mais il se fit finalement curieux et un peu... Non, impossible... C'était de l'empathie que l'on entendait dans les mots d'Alaric? Décidément...
- On va passer beaucoup trop de temps enfermés dans ce compartiment pour que je me permette de te laisser complètement déprimer, l'été a été dur pour tout le monde, mais je te préfères insupportablement simple et heureux que déprimé dans ton coin. Alors, qu'est-ce qui va pas?
Il n'avait, certes, pas les mots, mais c'était l'intention qui comptait, non?
Mais, pourtant, il avait quelque chose. Cette boule au ventre permanente, depuis la fin de son séjour à Portree, qui ne voulait pas s'en aller. Certes, il avait trouvé une solution, de quoi régler le problème, mais, au fond... Était-ce une solution ou une façon de contourner le problème? Après tout, il n'avait toujours pas parlé au concerné depuis... Longtemps. Celui-ci n'avait peut-être aucune idée de ce qu'il avait trouvé comme solution... Il le détesterait après ça, c'était sûr. Il n'aurait pas le choix, de toute façon, il n'y avait que deux options : haïr ou souffrir. Et Alaric avait choisi le premier point.
C'était donc dans cet état d'esprit qu'il arpentait le long couloir du Poudlard Express. Il espérait trouver un compartiment seul, même si il savait que c'était une chose irréalisable... Il opta donc pour un compartiment qui n'avait qu'une seule personne, qui avait l'air bien trop dévastée pour pouvoir lui parler tout le long du voyage. Il ne le reconnut pas tout de suite, encore un peu perdu dans ses pensées, mais à la seconde où il posa ses affaires et s'assit dans un coin en face du brun, Alaric reconnut l'imbécile heureux du Club de Duel. Enfin, heureux, ça restait à voir... Si il ne l'avait pas rencontré quelques mois plus tôt, il n'aurait même pas prêter attention au grand Poufsouffle en face de lui, mais, le connaissant un minimum... Il savait que cela n'était pas naturel. Pas pour lui. Il était sensé respirer le bonheur et la simplicité, pas la dépression.
Dans une autre configuration, si il y avait eu d'autres personnes, par exemple, il n'aurait même pas osé penser prendre la parole... Mais voir Brando déprimer était comme goûter du chocolat salé... Cela n'avait pas le moindre sens! Il aurait pu se mettre à neiger dans le compartiment, ça ne l'aurait même pas autant étonné que ça. Vraiment. Evidemment, il essaya de se retenir de parler, mais l'envie était trop grande... A passer trop de temps avec des Poufsouffles, il en devenait presque empathique... Mais peu importait. Il voulait reporter son attention sur quelque chose d'autres que Portree et... Tout le reste. Alors il se redressa, croisa les bras, et soupira, avant de dire quelque chose qu'il n'aurait jamais osé prononcé il y a un an...
- Qu'est-ce qu'il se passe, tu veux en parler?
Alaric aurait voulu que son ton soit totalement désintéressé, voir froid, mais il se fit finalement curieux et un peu... Non, impossible... C'était de l'empathie que l'on entendait dans les mots d'Alaric? Décidément...
- On va passer beaucoup trop de temps enfermés dans ce compartiment pour que je me permette de te laisser complètement déprimer, l'été a été dur pour tout le monde, mais je te préfères insupportablement simple et heureux que déprimé dans ton coin. Alors, qu'est-ce qui va pas?
Il n'avait, certes, pas les mots, mais c'était l'intention qui comptait, non?
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Promis je répondrais plus vite la prochaine fois
@Elam Thomais
Promis je répondrais plus vite la prochaine fois
@Elam Thomais
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 1A 2050-2051 inscrit à la Chrono Fiche PR
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