Souvenir d'une plantule OS TW

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Le 1er août 2051, à l'aube
Quelque part à Londres
Date du souvenir : inconnu
Tw : Deuil difficile
Depuis quelques jours, l'envie de dessiner ne me quittait plus. Ce matin, j'avais décidé de trouver un endroit où me poser. Le dessin m'appelait comme il ne l'avait jamais fait. Je me réveillais le matin avec l'envie d'attraper mon pinceau et de peindre la première chose qui me tombait sous la main. Louis m'avait conseillé de trouver un endroit avec une belle vue sur le lever du soleil, de dessiner quelque chose de joli, mais de suffisamment court pour que je puisse m'exercer au dessin rapide.

Je marchais dans une grande étendue d'herbes. Quelques fleurs s'y cachaient, que j'évitais d'écraser. La rosée matinale me mouillait les jambes. Je continuais cependant ma route. Une fois que j'eus trouvé le paysage parfait, je sortis ma toile. Je posai le petit chevalet devant moi et me penchai dessus. Mon crayon en main, je traçais les contours de ce que je voyais. Un souvenir me vint en traçant sur ma toile.

Dans le calme d'une étendue d'herbes comme celle-ci, j'avais déjà peint. Je n'étais pas seule ce jour-là, ma mère était à mes côtés. Le souvenir était net dans mon esprit, mes mains s'arrêtèrent un instant. Comme tout personne, je me souvenais que vaguement de mon enfance. Cela m'avait hanté toute ma vie, je ne me souvenais de rien avant le décès de ma mère. Je ne me rappelais pas de son rire ou de la couleur de ses yeux. Ce souvenir, il m'envahit toute entière. Je me revoyais très nettement, assise dans l'herbe, la tête posée sur son bras, en train de peindre sur la même toile qu'elle. Mes mains ne bougeaient pas, elles ne traçaient rien.

J'entendis au loin, le son d'une cloche. Elle me sortit de ma rêverie. Quand je tournai la tête, je n'aperçus pas d'où ce son venait. Je vis simplement des sauterelles, se baladant de fleur en fleur. Je passai ma main sur mon visage et retournai à ma peinture. Le lever du soleil était magnifique. Suffisamment pour me distraire une nouvelle fois de ma peinture. Quand je commençai enfin à dessiner, j'avais l'impression d'entendre dans mes oreilles cette comptine que me chantait ma mère pour que je m'endorme. Je me mis à chanter, sans m'en rendre compte. Mes mains traçaient sur la toile.

Je restai plusieurs heures, à améliorer mon dessin. Le soleil était déjà levé, je faisais tout de mémoire. Je priais fort pour que chaque fois que je dessine, un souvenir me revienne.
Dessin fait par la joueuse pour le récit sous reducio.
Reducio
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Longue vie au roi Aaron Bagans
Agent Colibri des Grimms.
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