La loi du papillon
deuxième semaine de décembre 2031
début des révisions
début des révisions

Affalée sur la table de notre petite chambre d'étudiantes, je somnole. Ça fait plusieurs heures que je bosse comme une malade pourtant j'ai l'impression d'avoir le cerveau en compote. Sérieux, j'ai jamais autant taffé, même pas pour mes BUSEs ou mes ASPICs — au grand damn de mes parents je n'en doute pas — et je suis rincée. Les profs essayent de nous achever, c'est pas possible. Je ne suis pas une mauvaise élève, loin de là, je suis beaucoup plus assidue que dans mon travail quand j'étais à Poudlard, mais ça n'empêche que je me sens submergée par la quantité de choses à faire à la fin de la journée. Eve et Skye nous ont prévenues, pourtant, mais Winnie est aussi sous l'eau que moi. Et pour couronner le tout, je me suis de nouveau disputée avec Noah à propos de Noël. Il veut que je vienne, mais j'ai envie d'aller voir Al et Kieran. Et il me demande de choisir. Comme si je pouvais. Comme si j'en avais envie. Comme s'il allait me laisser avoir le dernier mot.
Epuisée, je me redresse en marmonnant quelque chose sur les hommes et leur autorité. Je tends les bras vers le ciel et m'étire avec délice, profitant de la sensation de ma colonne se dépliant et de mes vertèbres craquant tour à tour. Un bâillement fait monter les larmes à mes yeux. D'un geste agacé, je m'en débarrasse, et frotte mes paupières lourdes, cherchant à me donner un peu d'énergie. Ma nuit de révision vient tout juste de commencer, pas question de flancher déjà.
Je me lève, essaye d'ordonner la tonnes de feuilles éparpillée maladroitement sur la table boisée puis décide de me faire un café. La boisson aura le triple effet de me réchauffer, me réveiller et me donner de l'énergie pour le reste de la nuit. Les moldus ont des boissons énergisantes et Merlin seul sait à quel point je désespère de ne pas pouvoir m'en procurer pour mes révisions. Si seulement j'en avais sous la main, je ne serais pas obligée de répandre un parfum de caféine dans mon sillage dès six heures du matin. Quand c'est six et pas cinq ou quatre heures. Mais ça vaut la peine, ça me permet de garder un niveau excellent et de m'attirer quelques compliments de nos professeurs. Je n'accorde que peu d'attention au compliments, ce qui m'intéresse ce sont mes résultats et leur évolution — vers le positif, évidemment. C'est pas pour rien que je traine mes colocs dans l'arène d'entrainement aussi souvent le matin — je le fais pas par plaisir, autant parce qu'Evelyn est adorable et que j'ai pas la foi de la réveiller mais aussi et surtout parce que Winnie et Skye sont redoutables quand elles sont réveillées avant d'avoir eu leurs huit heures de sommeil. Deux vrais monstres, j'ose à peine leur proposer un entrainement le matin maintenant.
Ma boisson prête, je retourne m'assoir devant mes cours non sans trainer les pieds. Si seulement je pouvais me trouver dans l'arène, baguette en main, en tenue d'entrainement. J'aime la théorie, certes, mais rien n'a d'égal que la sensation de l'adrénaline et la magie dans le corps.
Résignée, je prends deux gorgées de café, me frotte le visage et me mets sérieusement au boulot.
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546 mots
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
La loi du papillon
deuxième semaine de décembre 2031
fin des révisions
fin des révisions

Le weekend. Enfin. Epuisée, j'entre dans notre appartement avec soulagement et laisse tomber le sac beaucoup trop lourd que j'ai sur l'épaule gauche. Ma besace de cours, portée à droite, trouve le canapé dans un bruit mat qui image plutôt bien comment je me sens à l'intérieur. Chaussures et veste laissées à l'entrée, j'enfile mes chaussons avec délice et m'affale sur le canapé aux côtés de mon sac de cours. Pfiouuu enfin... Je laisse échapper un long soupir, appréciant enfin de me poser chez moi après cette trop longue semaine de révision. Elle a commencé par une longue nuit et elle se termine par ce qui sera sans nuls doutes une longue soirée. La perspective de cette soirée me donne envie d'aller m'emmitoufler dans ma couette et de ne plus jamais en sortir, mais bien sûr je ne peux pas faire ça. C'est la dernière ligne droite avant les examens, et ensuite enfin les vacances. Enfin. Je les attends depuis trop longtemps pour ne pas être surexcitée. Finalement il a été décidé que je passerais la majorité avec Kai, Mel et Al et que je rejoindrais Noah pour les derniers jours. Comme toujours, c'est lui qui a eu le dernier mot. Comme toujours, je n'ai rien dit.
« Pff les mecs et leur complexe d'autorité, je marmonne en massant mes tempes. C'est fou d'avoir besoin de tout contrôler en permanence, viens t'installer avec moi à la GEAD tant qu't'y es ! »
Provocation que je me garderais bien de lui faire. Le connaissant, il serait capable de faire des pieds et des mains pour pouvoir effectivement emménager à mes côtés, or la distance physique entre nous me fait le plus grand bien. J'ai eu le temps de réfléchir, de me poser et de me décider. J'ai encore besoin de lui, de notre relation, j'arrive pas à m'arracher. C'est comme une perfusion que je porte depuis trop longtemps pour être capable de m'en sevrer facilement, et pour l'instant je suis contente comme ça. Un jour, je me le suis promis, un jour j'aurais plus besoin de lui. Un jour je saurais faire sans lui, un jour je sais que je serais assez forte pour ne plus avoir besoin de quelqu'un pour m'embrasser, me serrer, me toucher, me bercer et me murmurer des douceurs.
Je reste comme ça, immobile sur le canapé, mes pensées dérivant au fil de mes émotions et de mes idées, jusqu'à ce que la faible lumière dans l'appartement que je prends compte du temps qui s'écoule lentement mais sûrement, qui m'échappe, qui glisse entre mes doigts.
Dans un grognement fort peu gracieux, je me remets sur mes pieds et m'approche de la table sur laquelle j'ai abandonné un sac rempli de livres empruntés à la bibliothèque pour l'ultime nuit de révisions. Enfin, nuit, peut-être pas. Je tiens à mon sommeil, et de toute façon je inefficace si je ne dors pas, alors autant profiter de la soirée puis me faire une bonne nuit de sommeil avant de devoir me rendre en salle d'examen. « Allez, on arrête de procrastiner ! » Ma voix résonne dans la pièce vide peu éclairée, et je me demande une seconde ce qui se passerait si j'allais dans l'arène pour profiter de cette dernière soirée, mais cette idée est balayée de mon esprit avant d'avoir pris totalement forme. Je m'étais dit que j'allais demander à Winnie de m'interroger pour finaliser mes révisions. Skye et Eve' ont promis d'aider aussi. Je vais pas les laisser tomber.
Sortant livres, cours et manuels de mon sac, je m'installe donc à la table. J'ai un faible regain de l'énergie que j'avais tout à l'heure, autant en profiter maintenant pour commencer. Alors, un chignon mal fait sur le haut du crâne et ma baguette entre les doigts pour m'occuper, je me lance. Il n'y a aucune raison pour que je rate ces examens, j'ai beaucoup trop révisé pour me faire avoir par une question vicieuse ou difficile. Du moins c'est ce dont je me convaincs tandis que je me plonge dans mes cours théoriques de magie noire. Autant commencer par le plus intéressant.
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685 mots
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
La loi du papillon
première semaine d'avril 2032
début des révisions
début des révisions
J'ai pas envie. C'est long Merlin, pourquoi c'est si long. Pas l'année, nan, j'ai pas vu le temps ni les cours passer, mais les révisions. Je suis fébrile depuis plusieurs jours, incapable de rester calme ni de me concentrer sur mes cours plus d'un quart d'heure. La fin d'année approche, et avec elle son lot d'examens. Comme à Poudlard, en somme, bien qu'ici les examens arrivent plus tôt et soient un peu plus terrifiants. Leur perspective ne me fait pas du tout le même effet, pas plus que le fait de savoir que je vais avoir une soutenance orale à la fin de mon stage. Mon stage. Voilà une autre chose qui m'angoisse. Une chose à la fois, je me tance tandis que je parcours le couloir qui mène à la chambre numéro sept. Notre chambre. J'espère que Winnie est déjà là, parce que je ne compte pas l'attendre pour me mettre à réviser. Il y'a bien trop de choses à faire pour patienter.
Clefs en main, j'ouvre la porte avec force, m'attendant presque à trouver l'appartement éteint et vide, mais il s'avère que je ne suis pas la première rentrée ce soir. Soulagée, je soupire.
« Miya ? lance Skye depuis sa chambre. C'est toi ? »
« C'est moi ! je confirme depuis l'entrée. Eowyn est rentrée ? »
Un marmonnement incompréhensible me confirme que ma meilleure amie est de retour et qu'elle ne semble pas vraiment prête à commencer les révisions. Evidemment. Elle n'a jamais été particulièrement assidue, déjà à Poudlard les professeurs avaient bien du mal à lui extirper un devoir, et ça ne s'est malheureusement pas amélioré à la GEAD. Enfin, si, elle y met plus du sien, mais je ne suis pas certaine que ça suffise à faire d'elle la plus grande duelliste jamais connue.
Déposant mes affaires sur la table où nous allons travailler, je décide de prendre le temps d'aller à la douche avant de devoir me mettre à la besogne. Je n'ai aucune envie de m'y mettre, et ça se ressent dans la façon dont je traine les pieds pour aller à la salle de bain. Je suis passée par ma chambre pour m'emparer d'un jogging noir trop grand et d'un débardeur tout aussi noir et voilà que je me glisse dans la douche en frissonnant, les poils hérissés par la fraicheur de la pièce. Je fais couler l'eau, attend qu'elle devienne tiède avant de me glisser sous le jet, appréciant qu'elle me réchauffe et me lave du filtre de sueur qui s'est déposé sur ma peau lors des cours de pratique. Fermant les yeux, je bascule la tête en arrière et sens l'eau courir dans mes cheveux noirs.
Je reste immobile sous l'eau pendant plusieurs minutes, jusqu'à ce que j'entende la voix d'Eowyn.
« Miyaaaa ! crie-t-elle. T'en as pour longtemps ? »
Je soupire en silence, coupe l'eau et réponds à la négative. Je savonne mon corps et ma masse de cheveux puis rallume le jet chaud et me rince avec délice, appréciant la sensation du savon qui coule, emportant avec lui ma crasse de la journée, me angoisses, mes doutes et ma flemme.
Quand je sors de la salle de bain, je suis propre et je sens bon. Mes cheveux mouillés sèchent le long de mon dos et laisse une trainée humide sur mon débardeur. Qu'importe, ça finira bien par sécher. Mes pieds cachés dans des chaussettes molletonnées, je traine les pieds jusqu'à la table où mes cours m'attendent pour une soirée de révision. Eowyn est assise sur une chaise, un manuel de théorie ouvert sous ses yeux et une banane entamée dans la main droite. Ses traits sont tirés, je reconnais sans mal la fatigue dans son regard et la lassitude dans sa posture.
« Salut Winnie, je fais en m'asseyant en face. Alors, cette journée ? Tes profs t'ont pas épuisée ? »
« Comme d'hab, répond-elle, haussant les épaules. Et toi ? Comment ça s'est passé ? »
Je l'imite et hausse les épaules. Elle m'adresse un sourire réconfortant, termine sa banane en une énorme bouchée qu'elle met du temps à mâcher et avaler, puis elle ferme son bouquin et se lève, sûrement pour aller prendre sa douche. Elle dépose un baiser sur le sommet de mon crâne et va se changer dans sa chambre. Je la suis du regard un instant, attendrie, puis reporte mon attention sur mon travail. La soirée ne fait que commencer, et il va falloir que je mette les bouchées doubles si je veux obtenir les résultats que je vise pour cette presque fin d'année. Quand j'pense qu'il reste la soutenance orale et la deuxième session d'exams, je pense, fatiguée à l'avance. Enfin. Heureusement que notre stage nous occupera pendant les trois prochains mois, je pourrais faire un break avec les cours, les révisions et surtout la pression liée aux examens. C'est pas de refus.
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815 mots
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
