Libérez les botrucs !
Samedi 3 juin 2051
Après le repas, avant le couvre-feu.
@Morgan Rosenwald
Après le repas, avant le couvre-feu.
@Morgan Rosenwald
La cour carrée était déserte, la plupart des élèves ayant déjà ralié leur salle commune à cette heure. Deryn elle, le nez en l'air, dans l'ombre du mur sourit avant de prendre la parole, tout bas.
"KRrrr ku'ti"
Un craquement assez proche répondit. L'affaire était sérieuse et elle risquait fort de se faire renvoyer mais, qu'importe, la septième année avait pris sa décision. Au pire, elle passerait ses ASPIC lundi en candidat libre et non pas comme élève de l'école. Ce serait regrettable mais elle refusait de ne pas suivre ses convictions ou de ne pas soutenir son petit compagnon. Les portes de la salle de classe étaient solidement closes, rien n'y avait fait la veille, ni ses sortilèges, ni le couteau de serrurier de grand-père, ni même les talents de Tim, il ne restait donc que cette option.
Un coup de baguette plus tard, c'est un écureuil au pelage gris-châtain qui s'élancait discrètement à l'assaut du mur. Il était peu visible, son pelage lui assurant un camouflage presque parfait. Habitué à l'exercice bien qu'il soit peu conseillé, le petit mamifère atteignit bientôt sa cible et se stabilisa sur le rebord de la fenêtre entrouverte, c'était ce que le petit duo vérifiait un instant plus tôt, l'entrée était possible. Le botruc qui chevauchait fièrement la créature poilue émit un grincement et l'écureuil fronça du nez.
Deryn détectait sous cette forme bien plus de sons et d'odeurs mais la vision en noir et blanc la surprenait toujours. L'adulte était là, quelque part sur la droite, elle la sentait. Tim qui s'impatientait alors que son humaine-écureuil analysait la situation sauta de sa monture pour se glisser à l'intérieur de l'antre maléfique. Il craquetta, appelant discrètement mais sûrement ses congénères qu'il savait avoir entendu durant la semaine écoulée. Où étaient ils ? Allaient ils bien ? Deryn et lui avaient compris sans mal que les pauvres créatures seraient sur le bûcher pour les examens de fin d'année et refusaient de l'accepter. Pas encore une fois. L'écureuil se glissa dans la pièce à la suite du botruc, rasant le mur pour rester le plus discret possible. L'enseignante était un peu plus loin d'après les informations perçues mais elle pouvait percevoir les mouvements des deux visiteurs clandestins, sans compté que le temps sous forme écureuil était compté. Ils devaient vite localiser la prison, ensuite Deryn reprendrait sa forme humaine, libérerait les botrucs et assumerait les conséquences de cette folle décision.
383 mots
Poufsouffle vult !
6e année RP (promo 44) / color=#274E13
"Seul on va plus vite mais, ensemble, on va plus loin" #PouffyFamily
6e année RP (promo 44) / color=#274E13
"Seul on va plus vite mais, ensemble, on va plus loin" #PouffyFamily
Libérez les botrucs !
L’installation s’était faite assez rapidement dans le bureau et la salle de classe de Défense contre les Forces du Mal. Il fallait dire que Morgan n’était pas bien compliquée : une petite table et une chaise lui auraient amplement suffi. Non, le plus difficile dans toute cette histoire avait été le plus si jeune botruc qui l’accompagnait dans cette aventure de remplacement à Poudlard.
Un véritable drama king, s’exaspérait régulièrement la sorcière, sans en être pour autant surprise. À en croire les craquettements indignés qu’il répétait au fil des jours et des heures, la Galloise le négligeait et le malmenait de la pire des manières.
Pourtant, elle ne comptait déjà plus le nombre de fois où elle avait dû déplacer son arbre dans le bureau - arbre dans lequel il ne dormait même pas, au passage. Ni les mornilles et les noises supplémentaires dépensées pour sa dernière commande de cafards, qu’elle avait dû faire venir directement d’Allemagne sous prétexte qu’ils étaient bien meilleurs, selon le petit être de bois.
Tout cela pour l’aider à s’acclimater à l’endroit.
« Tu sais quoi, Silv ? » avait-elle fini par craquer en s’affalant sur le canapé. « Continue de te plaindre dans le vide, je ne t’écoute plus. Et ton arbre ne bougera plus d’une ciseburine ! »
D’un coup de baguette, la nouvelle professeure fit venir à elle un livre - L’Histoire de Poudlard, de Garius Tomkink - et commença ainsi la guerre des fiertés. Silv poursuivit ses craquettements de protestation outrageusement exagérés, perché sur l’une des branches de son arbuste scandaleusement mal placé, tandis que Morgan faisait tout son possible pour l’ignorer. Elle alla même jusqu’à prétendre s’intéresser passionnément à son ouvrage, pourtant d’un ennui mortel, tournant les pages avec une concentration beaucoup trop appliquée pour être honnête.
Aucun des deux n’avait donc remarqué l’intrusion, bien trop occupés par cette guerre aussi grotesque que parfaitement ridicule.
Un véritable drama king, s’exaspérait régulièrement la sorcière, sans en être pour autant surprise. À en croire les craquettements indignés qu’il répétait au fil des jours et des heures, la Galloise le négligeait et le malmenait de la pire des manières.
Pourtant, elle ne comptait déjà plus le nombre de fois où elle avait dû déplacer son arbre dans le bureau - arbre dans lequel il ne dormait même pas, au passage. Ni les mornilles et les noises supplémentaires dépensées pour sa dernière commande de cafards, qu’elle avait dû faire venir directement d’Allemagne sous prétexte qu’ils étaient bien meilleurs, selon le petit être de bois.
Tout cela pour l’aider à s’acclimater à l’endroit.
« Tu sais quoi, Silv ? » avait-elle fini par craquer en s’affalant sur le canapé. « Continue de te plaindre dans le vide, je ne t’écoute plus. Et ton arbre ne bougera plus d’une ciseburine ! »
D’un coup de baguette, la nouvelle professeure fit venir à elle un livre - L’Histoire de Poudlard, de Garius Tomkink - et commença ainsi la guerre des fiertés. Silv poursuivit ses craquettements de protestation outrageusement exagérés, perché sur l’une des branches de son arbuste scandaleusement mal placé, tandis que Morgan faisait tout son possible pour l’ignorer. Elle alla même jusqu’à prétendre s’intéresser passionnément à son ouvrage, pourtant d’un ennui mortel, tournant les pages avec une concentration beaucoup trop appliquée pour être honnête.
Aucun des deux n’avait donc remarqué l’intrusion, bien trop occupés par cette guerre aussi grotesque que parfaitement ridicule.
@Deryn O'Connors
Professeure hRP de DcFM. Présente inRP à Poudlard le mardi après-midi et le samedi matin. Coucou Rapeltout
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
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