Après le silence...
Mardi 28 Février 2051 vers 17h
Café du Rosier
avec @Damon Nikonov
La tension s'envole peu à peu du corps de Greer maintenant qu'elle a quitté l'appartement. Si son cousin n'avait pas autant insisté - ou même si ça avait été ne serait-ce qu'un ou deux ans plus tôt - elle ne serait jamais venu. Devoir sourire, donner de ses nouvelles et prendre des nouvelles de ses proches tout en évitant le sujet F c'était épuisant. Elle avait néanmoins fait l'effort, le sourire aux lèvres, forcés au début et puis plus détendu et honnête surtout quand ils avaient sortis un gâteau pour fêter son anniversaire. Mais ce qu'elle avait préféré, ça avait été de jouer avec ses neveux et nièces qui débordaient d'énergie et de questions sans pièges. Elle avait profité de l'après-midi pour rattraper toutes ses années où elle ne les avait pas vu, où elle n'avait pris aucune nouvelle.
Elle savait que son cousin lui en voulait un peu mais il n'en disait rien et elle ne pouvait que l'en remercier. Ce temps en solitaire, elle en avait eu besoin, vraiment besoin. En plus, ça lui avait permis de découvrir ce qu'elle voulait faire de sa vie à présent. C'est pour ça que quand Rory avait parlé du nouveau barista du café du Rosier, la jeune femme avait tendu l'oreille, après tout elle cherchait dans ce secteur aussi. Au fur et à mesure de la discussion, elle avait fini par comprendre et avait failli éclater de rire. Lui barista ? Elle devait aller voir ! C'est ainsi qu'elle s'était naturellement retrouvé sur le chemin du café une fois libéré des obligations familiales.
Après avoir tourné trois ou quatre fois autour de l'endroit - ça fait si longtemps qu'elle n'est pas venu pour se perdre autant ? - Greer se retrouve enfin devant l'enseigne et se met à observer l'intérieur à travers la vitrine. Il est bien là. Elle pousse la porte et sourit au tintement de la clochette avant de se diriger tranquillement vers le comptoir. Sur le chemin, elle regarde les clients, les groupes formés, les personnes seules. C'est définitivement dans ce genre d'environnement qu'elle veut travailler.
Greer se glisse à une place libre au bout du comptoir et observe son ami à la dérobée. Il a l'air étrangement à sa place parmi toute cette agitation, elle n'aurait pas parié là-dessus avant. Plaçant ses coudes sur le comptoir et sa tête sur ses mains liées, elle se met à le fixer, attendant qu'il la remarque. Au même moment, une petite angoisse la prend, est-ce qu'il risque de lui en vouloir pour son silence de presque cinq ans ? Est-ce qu'il lui a envoyé des lettres qu'elle a ignoré ? Probablement... Elle allait devoir s'excuser platement et espérer qu'il les accepte. Ou alors elle fuyait ?
Café du Rosier
avec @Damon Nikonov
La tension s'envole peu à peu du corps de Greer maintenant qu'elle a quitté l'appartement. Si son cousin n'avait pas autant insisté - ou même si ça avait été ne serait-ce qu'un ou deux ans plus tôt - elle ne serait jamais venu. Devoir sourire, donner de ses nouvelles et prendre des nouvelles de ses proches tout en évitant le sujet F c'était épuisant. Elle avait néanmoins fait l'effort, le sourire aux lèvres, forcés au début et puis plus détendu et honnête surtout quand ils avaient sortis un gâteau pour fêter son anniversaire. Mais ce qu'elle avait préféré, ça avait été de jouer avec ses neveux et nièces qui débordaient d'énergie et de questions sans pièges. Elle avait profité de l'après-midi pour rattraper toutes ses années où elle ne les avait pas vu, où elle n'avait pris aucune nouvelle.
Elle savait que son cousin lui en voulait un peu mais il n'en disait rien et elle ne pouvait que l'en remercier. Ce temps en solitaire, elle en avait eu besoin, vraiment besoin. En plus, ça lui avait permis de découvrir ce qu'elle voulait faire de sa vie à présent. C'est pour ça que quand Rory avait parlé du nouveau barista du café du Rosier, la jeune femme avait tendu l'oreille, après tout elle cherchait dans ce secteur aussi. Au fur et à mesure de la discussion, elle avait fini par comprendre et avait failli éclater de rire. Lui barista ? Elle devait aller voir ! C'est ainsi qu'elle s'était naturellement retrouvé sur le chemin du café une fois libéré des obligations familiales.
Après avoir tourné trois ou quatre fois autour de l'endroit - ça fait si longtemps qu'elle n'est pas venu pour se perdre autant ? - Greer se retrouve enfin devant l'enseigne et se met à observer l'intérieur à travers la vitrine. Il est bien là. Elle pousse la porte et sourit au tintement de la clochette avant de se diriger tranquillement vers le comptoir. Sur le chemin, elle regarde les clients, les groupes formés, les personnes seules. C'est définitivement dans ce genre d'environnement qu'elle veut travailler.
Greer se glisse à une place libre au bout du comptoir et observe son ami à la dérobée. Il a l'air étrangement à sa place parmi toute cette agitation, elle n'aurait pas parié là-dessus avant. Plaçant ses coudes sur le comptoir et sa tête sur ses mains liées, elle se met à le fixer, attendant qu'il la remarque. Au même moment, une petite angoisse la prend, est-ce qu'il risque de lui en vouloir pour son silence de presque cinq ans ? Est-ce qu'il lui a envoyé des lettres qu'elle a ignoré ? Probablement... Elle allait devoir s'excuser platement et espérer qu'il les accepte. Ou alors elle fuyait ?
Employée du Salon de thé de Madame Pieddodu depuis fin juillet 2051 - #9159ab
Après le silence...
Plus que deux heures et après ce sera fini. Fini jusqu'à demain 10h, mais partiellement fini. C'est déjà ça. Je prends le temps de m'arrêter quelques secondes pour maîtriser le mal de crâne qui, je le sens, va m'achever jusqu'à la fin de la journée. Normalement on devrait avoir moins de clients, les gens viennent en masse jusqu'aux alentours de 17h30 pour prendre le thé et après ils rentrent chez eux. Normalement. Il y en a toujours qui, à 18h50, demandent la boisson la plus compliquée à faire qu'on a sur la carte alors que toutes les machines sont déjà nettoyées. Ça devrait être interdit de boire de la théine ou de la caféine après 18h. Et ça éviterait les gens qui se plaignent de ne plus dormir à cause de l'âge, soi-disant, alors qu'ils se dopent au café.
Je pose le plateau que je viens de préparer avec les boissons dessus sur le comptoir et me remets au travail. Si je fais suffisamment abstraction du bruit, peut-être que je n'aurai pas à prendre de pause avant au moins une heure. En récupérant un sachet de grains, j'aperçois quelqu'un du coin de l'œil et me tourne complètement pour prendre sa commande. Leroy et Smith ont déjà l'air bien occupés–
Qu'est-ce que c'est que ce bordel. La surprise doit sûrement se lire très facilement sur mon visage parce que c'est la dernière personne que je m'attendais à voir ici. Ou l'avant-dernière. Peu importe, elle n'est même pas censée être par ici. Si ?
« Greer ? » Je m'approche prudemment en cherchant n'importe quel signe qui m'informerait que, non, ce n'est pas elle. En fait, je ne sais pas si je préfère me tromper ou qu'elle soit vraiment là. En me plantant devant elle, les mains serrées sur le plan de travail devant moi, incapable de bouger, j'ai la confirmation que c'est Greer. Celle que je croyais perdue dans un autre pays à l'étranger en train de faire plein de connaissances. « Tu aurais dû me prévenir que tu viendrais, j'aurais pris une pause pour... » Quoi, parler ? Lui dire que j'ai complètement vrillé depuis la dernière fois qu'on s'est vus et qu'elle n'aurait probablement pas envie de me voir si jamais elle savait le tiers de ce que j'ai pu faire pendant ces dernières années ? Au moins j'ai la certitude d'avoir pris la bonne décision, maintenant. Ça ne lui aurait pas plu d'être à mes côtés alors que je ne faisais que détruire tout ce qu'il y avait autour de moi.
« Peu importe, je suis content de te voir, ça fait longtemps. » Je ne peux pas m'empêcher de regarder autour d'elle, vérifier qu'elle n'est pas venue avec quelqu'un. Ça expliquerait sa présence ici, après toutes ces années. « Je te sers quelque chose ? »
Je pose le plateau que je viens de préparer avec les boissons dessus sur le comptoir et me remets au travail. Si je fais suffisamment abstraction du bruit, peut-être que je n'aurai pas à prendre de pause avant au moins une heure. En récupérant un sachet de grains, j'aperçois quelqu'un du coin de l'œil et me tourne complètement pour prendre sa commande. Leroy et Smith ont déjà l'air bien occupés–
Qu'est-ce que c'est que ce bordel. La surprise doit sûrement se lire très facilement sur mon visage parce que c'est la dernière personne que je m'attendais à voir ici. Ou l'avant-dernière. Peu importe, elle n'est même pas censée être par ici. Si ?
« Greer ? » Je m'approche prudemment en cherchant n'importe quel signe qui m'informerait que, non, ce n'est pas elle. En fait, je ne sais pas si je préfère me tromper ou qu'elle soit vraiment là. En me plantant devant elle, les mains serrées sur le plan de travail devant moi, incapable de bouger, j'ai la confirmation que c'est Greer. Celle que je croyais perdue dans un autre pays à l'étranger en train de faire plein de connaissances. « Tu aurais dû me prévenir que tu viendrais, j'aurais pris une pause pour... » Quoi, parler ? Lui dire que j'ai complètement vrillé depuis la dernière fois qu'on s'est vus et qu'elle n'aurait probablement pas envie de me voir si jamais elle savait le tiers de ce que j'ai pu faire pendant ces dernières années ? Au moins j'ai la certitude d'avoir pris la bonne décision, maintenant. Ça ne lui aurait pas plu d'être à mes côtés alors que je ne faisais que détruire tout ce qu'il y avait autour de moi.
« Peu importe, je suis content de te voir, ça fait longtemps. » Je ne peux pas m'empêcher de regarder autour d'elle, vérifier qu'elle n'est pas venue avec quelqu'un. Ça expliquerait sa présence ici, après toutes ces années. « Je te sers quelque chose ? »
« T'as l'air d'un dépressif accro à la caféine probablement emo raté dans ta jeunesse [...] » – C.W.
Après le silence...
Alors que l'idée de partir en courant tourne dans sa tête, Greer continue à observer Damon travailler, il a l'air fatigué... Ça joue pour l'idée de fuir ça non ? Déjà en temps normal elle doute de son envie de la voir mais si sa journée a été longue et fatigante c'est pire ! Mais si elle part maintenant, elle osera pas revenir si ? Et même si c'est de sa faute à elle, il lui a manqué, beaucoup...
De toute façon c'est trop tard, le voilà qui se tourne vers elle. C'est venu le moment de vérité. Est-ce qu'il va s'énerver et la mettre dehors ? Ou pire, faire comme s'il ne la connaissait pas ? Il a l'air surpris. Normal. N'importe qui le serait de voir débarquer quelqu'un qui a disparu de sa vie depuis cinq ans... Greer sourit timidement quand il prononce son prénom. Bon déjà, il l'ignore pas. Salut ? Sa voix sort comme un murmure, l'assurance dont elle fait d'habitude preuve semble s'être perdue quelque part, probablement mise à terre par son sentiment de culpabilité.
Et voilà, exactement ce qu'elle s'est dit mais trop tard. Evidemment qu'elle aurait dû envoyer un hibou avant de venir, c'était la chose logique à faire ! Mais en même temps elle aurait mis quoi dans sa lettre "Salut, t'as pas de mes nouvelles depuis cinq ans mais je vais venir te voir demain là où tu travailles"... Mouais bof... L'angoisse monte petit à petit, chassant tous les mots qui voudraient sortir. Désolé c'est pourtant pas si dur à dire.
Sa respiration se relâche subitement. Il est content ? Il est content ! Elle aussi. Son sourire se fait plus franc quand il lui demande si elle veut quelque chose, c'est vrai que ça parait logique mais il faut dire qu'elle n'a pas réfléchi une seconde à ce qu'elle pourrait prendre. Désolé... ah bah voilà ça sort enfin ! De pas avoir prévenu... et de l'absence de lettres... Son regard se détourne immédiatement, elle ne se sent pas capable de voir la tête qu'il fait. C'était... c'est compliqué... Un silence commence à s'installer avant qu'elle ne se rappelle qu'il lui a posé une question. Ce que tu veux, je te fais confiance pour choisir. Comme ça elle évite de l'embêter avec quelque chose de compliquer à préparer. Et ça lui évite de choisir aussi.
Son regard remonte doucement vers son ami ? Elle le considère toujours comme tel mais c'est peut-être pas réciproque. Comment tu vas ?
De toute façon c'est trop tard, le voilà qui se tourne vers elle. C'est venu le moment de vérité. Est-ce qu'il va s'énerver et la mettre dehors ? Ou pire, faire comme s'il ne la connaissait pas ? Il a l'air surpris. Normal. N'importe qui le serait de voir débarquer quelqu'un qui a disparu de sa vie depuis cinq ans... Greer sourit timidement quand il prononce son prénom. Bon déjà, il l'ignore pas. Salut ? Sa voix sort comme un murmure, l'assurance dont elle fait d'habitude preuve semble s'être perdue quelque part, probablement mise à terre par son sentiment de culpabilité.
Et voilà, exactement ce qu'elle s'est dit mais trop tard. Evidemment qu'elle aurait dû envoyer un hibou avant de venir, c'était la chose logique à faire ! Mais en même temps elle aurait mis quoi dans sa lettre "Salut, t'as pas de mes nouvelles depuis cinq ans mais je vais venir te voir demain là où tu travailles"... Mouais bof... L'angoisse monte petit à petit, chassant tous les mots qui voudraient sortir. Désolé c'est pourtant pas si dur à dire.
Sa respiration se relâche subitement. Il est content ? Il est content ! Elle aussi. Son sourire se fait plus franc quand il lui demande si elle veut quelque chose, c'est vrai que ça parait logique mais il faut dire qu'elle n'a pas réfléchi une seconde à ce qu'elle pourrait prendre. Désolé... ah bah voilà ça sort enfin ! De pas avoir prévenu... et de l'absence de lettres... Son regard se détourne immédiatement, elle ne se sent pas capable de voir la tête qu'il fait. C'était... c'est compliqué... Un silence commence à s'installer avant qu'elle ne se rappelle qu'il lui a posé une question. Ce que tu veux, je te fais confiance pour choisir. Comme ça elle évite de l'embêter avec quelque chose de compliquer à préparer. Et ça lui évite de choisir aussi.
Son regard remonte doucement vers son ami ? Elle le considère toujours comme tel mais c'est peut-être pas réciproque. Comment tu vas ?
Employée du Salon de thé de Madame Pieddodu depuis fin juillet 2051 - #9159ab