Recueil d'OS TW PNJ Scattered 'cross my family line

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Éparpillé dans ma famille


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Les vacances... Quoi de mieux pour se prélasser au soleil? Ou sentir les vagues fraîche de l'océan sur nos pieds? Oui, il y a ça de beau, mais qu'en est-il de l'avant, cette attente du voyage, en famille, en ville, avec, comme seule échappatoire, une chambre, remplie de souvenirs, et de secrets inavouables... Mais qui sait? A force de les côtoyer, Alaric finira bien par apprécier leur présence... Pas vrai?
TW : homophobie


[24/06/2051] Joyeux Anniversaire!

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Dernière modification par Alaric Blackwood le 28 août 2026, 23:11, modifié 4 fois.

Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
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Joyeux Anniversaire!


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Samedi 24 Juin 2051
Dans sa chambre


Son anniversaire. C'était, aujourd'hui même, l'anniversaire d'Alaric. Alaric détestait son anniversaire. Mais cela n'avait pas toujours été le cas. À l'époque, il le fêtait avec des grands banquets, et toute sa famille, puis, petit à petit, cette date s'était effacée dans l'emploi du temps familial, et était fêtée avec sa famille proche, et ça, depuis ses sept ans. Il n'avait jamais vraiment compris pourquoi, et n'avait pas vraiment cherché à savoir non plus. Mais ce n'était plus de vrais anniversaires. Ses vrais anniversaires s'étaient toujours passés avec Christopher. Chaque année, il lui offrait quelque chose. Souvent, c'était un morceau de chocolat, ou quelque chose d'éphémère, qu'il ne pourrait pas garder jusqu'à l'an prochain, mais pour ses neuf ans, il avait eu un cadeau qu'il garderait toute sa vie, près de lui.

Après tout, il était non seulement précieux, et avait une signification énorme pour lui, mais c'était aussi le dernier cadeau d'anniversaire qu'il avait eu. Le dernier cadeau d'un vrai anniversaire. Depuis, chaque année, il redoutait cette date lui remémorant chaque instant passé avec Chris. Le temps passé à regarder les vagues, juste devant chez lui, juste seuls à seuls. Son sourire, ses câlins, et ses boucles brunes avec les reflets du soleil... Et de la lune. Et puis, la chute. La dispute, les insultes qu'il avait craché, les regrets qui s'en était suivit, et la colère. Mais surtout, la tristesse. Une tristesse intense, profonde, enfouie, mais qui ressurgissait chaque année, sortant de nulle part, et ne lui demandant qu'une chose : des excuses.

Ces excuses qu'il avait été incapable de donné, et, maintenant, c'était trop tard. Comment revenir vers quelqu'un pour qui on a tant souffert? Et qu'on a fait souffrir? Et puis, il y avait une dernière chose qui le bloquait : sa famille. Il ne pouvait pas risquer de se faire frapper par sa mère une seconde fois, de revoir le regard méprisant de son père, ou le sourire moqueur et arrogant de son grand-frère. Ce jour-là, il avait à la fois fait une bêtise, mais aussi payé les conséquences des seuls actes dont il n'etait en rien coupable : l'amour. La seule chose pour laquelle on l'avait puni, ce soir-là, quand il avait insulté, méprisé, rejeté la personne qui l'aimait, avait été de l'avoir aimé. Lui. Parce qu'il était différent, selon des lois imposées. Parce que c'était une anomalie, un garçon au sang impur.

Et c'était donc pour cela qu'il haïssait profondément cette journée. Mais c'était ainsi, cette date devrait être là, chaque année, pour lui rappeler ce qu'il avait perdu. Alors, encore dans son lit, et incapable de fermer l'œil, regardant les minutes passer, il finit par se relever d'un coup sec de son lit, avant d'inspirer un grand coup. Certes, il était tard, mais, minuit passé, c'était le début de son anniversaire, et, cette fois, il ferait en sorte d'avoir le moins de regret possible. Plus jamais. Il dirait tout. Presque. Il allait écrire une lettre. Et pas à n'importe qui. Non. Il avait déjà son nom en tête, depuis beaucoup de temps. Trop de temps. Il s'empara de sa plus belle plume, et d'un parchemin, puis commença à écrire...
Cher Elam Thomais...
531 mots
@Elam Thomais :eyes:

Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
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Confidences fraternelles


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Samedi 24 Juin 2051
Dans la rue de leur appartement


Enfin, ils étaient rentrés. Il n'en pouvait plus de cette journée. Entre cette rencontre, son anniversaire, et l'absence de ses parents... C'était presque insupportable. Il regrettait presque de n'être pas rester cloîtré dans sa chambre et écouter du Conan Gray avec le lecteur CD que lui avait offert Victoria l'année dernière. Il avait été volé à l'un de ses ex né-moldu, comme quoi, sortir avec l'un d'entre eux avait du bon... Même si elle pouvait se le permettre puisqu'elle habitait loin de ses parents. Tant qu'ils ne l'apprenaient bien, elle pouvait continuer à sortir avec qui elle voulait.

Ce qui n'était pas le cas d'Alaric. Il n'osait pas y penser, mais cette idée lui trottait dans la tête en permanence... Et si... Il ne tombait jamais amoureux d'une fille de bonne famille? Il ne les trouvait pas attirantes, belles, certes, mais... Et si ça ne changeait jamais? Et si il devrait se cacher toute sa vie du regard de ses parents, de sa famille, et espérer que Jace se marie et ait tellement d'enfants que ses parents n'aient plus besoin du plus jeune? Ce serait une possibilité comme une autre, après tout...

Il tourna la tête vers son grand-frère, qui, marchant à côté de lui, le regardait déjà, et s'apprêtait à parler. Alaric connaissait ce regard, cet, bizarrement, il le redoutait. C'était celui du "je veux parler mais je n'ai pas les mots", et Jace n'était pas du genre à parler des choses sérieusement. Alors quand il avait ce regard, ça voulait dire que c'était important, et parfois grave. La dernière fois qu'il avait eu ce regard, c'était pour s'excuser d'avoir mis un serpent dans son lit, et il avait été énormément disputé par leur père juste avant.

Mais cette fois, personne ne l'avait disputé, et il avait l'air quand même... Coupable. De quoi? Alaric se le demandait. Il leva un sourcil, et ouvrit la bouche pour commencer à parler, mais avant même qu'il articule le premier mot, Jace le coupa.

- J'ai croisé le valet, hier soir, qui avait... Une lettre dans les mains.

Alaric se figea sur place et détourna vivement la tête, pour regarder droit devant lui et continuer à marcher. Et alors, une crainte s'installa dans son ventre, et lui tordit l'estomac. Que savait-il de cette lettre? De la lettre qu'il avait envoyé à Elam? L'avait-il prise? L'avait-il lu? Ou s'était-il contenté de regarder le destinataire avant de porter lui-même ses conclusions hâtives qu'il faisait si bien? Le Serpentard, ne voulant même pas répondre à sa remarque, de peur de se trahir, déglutit, et se contenta de hausser les épaules, silencieux. Le Serdaigle, lui, continua sur sa lancée.

- Je n'arrivais pas à dormir, alors je suis allé chercher un verre d'eau, et là... Je l'ai croisé, un peu par hasard, et j'ai vu ce qu'il tenait dans les mains, et qu'il se dirigeait vers la volière familiale. A cette heure-là, j'avoue que la curiosité l'a emporté, et je l'ai soudoyé pour voir le destinataire, et... Bon, j'avoue, je l'ai ouverte, mais ne m'en veux pas, ok? Les erreurs, ça arrive.

Cette fois, Alaric tourna sa tête vers son grand-frère et le fusilla du regard.

- T'avais pas le droit! C'était pas tes affaires, t'aurai pu me demander le lendemain, au lieu de fouiller dans mes affaires!

- Pour que tu me serves un de tes mensonges pourris une fois de plus? Est-ce que tu m'aurais dit que tu avais envoyé une lettre à un sang-mêlé?

Alaric serra les dents et lança un regard noir et méprisant à son frère, mais aussi déçu. Il n'aurait pas pensé que Jace aurait pu faire ça, mais il l'avait fait. Il avait lu cette lettre, et maintenant, il allait tout balancer et-

- Arrêtes avec ce regard insupportable, je dirais rien à père et mère, ok? Mais à une seule condition. Plus de mensonges. Et puis, j'avais une question, aussi. Donc promets-moi de ne plus me mentir, réponds à une ou deux questions, et on sera quitte. C'est bon? Tu te calmes?

Jace leva un sourcil, agacé par le comportement qu'il jugeait immature de son frère, tandis qu'Alaric se détendit légèrement en entendant que leurs parents n'en sauraient rien. Mais, très vite, il se reprit. Car il connaissait son frère. Oui, il le connaissait assez pour savoir que ses une ou deux questions pourraient être pires qu'une rumeur de carte postale à un sang-mêlé auprès de leurs parents. Mais malheureusement... La proposition était bien trop tentante pour ne pas l'accepter.

- Je me calme, soit, et je te mens plus. Qu'est-ce que tu veux savoir, hein?

- Tu l'aimes bien, Elam Thomais, pas vrai? Genre bien bien?

Les joues du rouquin rosirent légèrement alors qu'il tournait un visage extrêmement énervé vers son grand-frère, qui ne put s'empêcher d'esquisser un sourire moqueur. Il avait vu juste, en effet, on ne pouvait pas le nier...

- C'est ça ta question? Sérieux? Je veux dire... C'est un garçon, ok, et je...

- Pas à moi, ce genre de discours, Al, le coupa Jace. Christopher, c'était pas ton ami, je le sais, ok? Et la question que t'avais posé là-dessus, c'était pas pour rien. Je sais ce qu'en pense les parents, tout ça, mais je m'en fous, ok? J'ai mes propres opinions. Tu fais ce que tu veux. Par contre...

Il lui asséna de nouveau son regard insupportablement sérieux avant de reprendre.

- Sors jamais avec un sang-mêlé, ok? Jamais. Si les parents l'apprennent, je pourrais pas te défendre. Je peux te défendre pour un mec, mais pas pour un sang impur. Alors fais gaffe. Enfin, de toute façon, c'est pas comme si t'avais une seule chance avec ce mec si tu continues à lui parler comme ça...

Alaric n'en croyait pas ses oreilles. Il savait pour... Christopher? Il savait pour... Tout le reste? Et il n'avait jamais rien dit à ses parents? Mais... Pourquoi? Et surtout... C'était quoi ce sourire moqueur, franchement? Pourquoi il le cherchait, comme ça?

- Pardon? Parce que toi, tu sais draguer des mecs maintenant?

- Je sais mieux draguer que toi, y a aucun doute, la subtilité, c'est pas ton fort, ça c'est sûr... "je sais aussi que tu es quelqu'un de pathétiquement gentil, et c'est ce qui peut te rendre insupportablement mignon de temps à autres", ou bien "Tout ça pour dire que je sais que tu ne peux pas me résister, et que tu m'écriras en retour, et ce n'est pas grave, cela prouve que tu as de bons goûts"? Ecris simplement "Je t'aime", c'est plus court. Et presque plus subtile. Même moi j'oserais pas écrire une chose pareille à une fille que j'apprécie bien bien.

Il ne put s'empêcher de rire purement et simplement, alors qu'Alaric se contentait de croiser les bras et de rouler des yeux, avant d'esquisser un petit sourire amusé.

- Sérieux? A ce point-là? Tu exagères... De toute façon, vu tout ce qui s'est passé entre nous, et tous les signaux qu'il a loupé, il n'y a aucune chance qu'il se dise ça. Et puis, je le drague même pas.

- T'es sûr de ça, Al?

- Disons à soixante pour cent...

Il haussa les épaules avant de rire timidement, un rire niais qu'il avait dès qu'il pensait à Elam. Son frère continuait de rire, moqueur, à ses côtés, tout en lui adressant des regards du genre : "je dirais bien moins que soixante pour cent...", et c'est ainsi qu'ils rentrèrent chez eux, plus légers, avec Jace qui sentaient que, bizarrement, ils se rapprochaient, tandis qu'Alaric sentait qu'Elam devenait de plus en plus hors de portée. Car oui, Jace avait été clair à ce sujet. Même si l'homosexualité pourrait être acceptée par ses parents, le statut de sang, en revanche, ne pourrait pas l'être. Et ça, c'était sûrement pire que tout.

1316 mots
Je me suis à peine emballé :innocent:
@Elam Thomais

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Le nom de famille ne fait pas la famille


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Jeudi 29 Juin 2051
Chez les Blackwood


Si Jace était quelques fois compréhensif vis-à-vis de son homosexualité, Alaric savait que cela ne serait sûrement jamais l’avis de ses parents là-dessus. Ils avaient toujours vu le couple comme quelque chose de très… traditionnel. Peut-être même un peu trop. La première fois que Jace avait annoncé avoir une petite copine, ses parents l’avait immédiatement harcelé de questions. Il n’avait que onze ans à l’époque, et il avait tellement eu peur que sa copine ne soit pas assez bien pour ses parents qu’il l’avait quitté à la rentrée de sa deuxième année.

Jace n’était pas le garçon le plus courageux de l’entourage d’Alaric, c’était sûr, mais c’était bel et bien le plus perspicace que le roux n’ait jamais rencontré. Et puis, il fallait bien le dire, c’était le fils parfait, et calme, qui ne causait presque jamais de tort à sa famille. Les rares fois où il avait eu des problèmes à Poudlard, c’était à cause de ses propos vis-à-vis des moldus, et des né-moldus, ce qui n’embêtait pas le moins du monde son père ou sa mère. C’était non seulement l’enfant parfait, mais aussi le Blackwood parfait. Alors, dès qu’il était question de lui à un repas de famille, c’était vantardise sur flatteries. Mais dès qu’il fallait parler du petit frère… Le silence et les murmures devenaient maîtres.

– Cette année, nous allons à Portree, comme d’habitude, et il est hors de question de s’approcher de ce sale salon de thé sang-de-bourbe non loin de notre maison de vacances. Et si Victoria veut y aller, dîtes-lui que les soi-disants sorciers qui gèrent cette enseigne ne sont que des traîtres à leur sang.

Hedwige Blackwood avait lancé cela amèrement. L’ambiance aux repas du soir était toujours pesante, et il était rare que les fils prennent la parole, à moins que l’on ne leur demande. Et encore, Alaric était si rarement interrogé que, quand il disait quelque chose, le repas se terminait en dispute ou en punition. En particulier depuis le 24 Juin 2048, cette date maudite que ses parents, et plus précisément sa mère, lui ressortait dès qu’ils le pouvaient. De lui donner une raison d’abandonner en face d’eux, et de se maudire d’avoir osé faire une chose pareille. Et souvent, ils lui rappelait sur ce ton-là.

– Votre mère a raison. De plus, ils ne sont clairement pas au même niveau que vous. Nous avons croisé, avec Alaric, leur fils. Un vrai ignorant, ce jeune homme. Il reflète bien l’éducation qu’il a reçu, j’imagine… Comment s’appelle-t-il, déjà, ma chérie?

– Elam Thomais, répondit Alaric plus vite que son ombre. Ou, en l’occurrence, sa tête.

Car, en effet, si le plus jeune fils avait prit le temps de réfléchir suffisamment, il aurait bien vite compris que son père n’attendait pas du tout une réponse de sa part, mais bel et bien de sa femme, qui, choquée d’avoir été coupée par son propre fils, esquissa un grand sourire qui n’inspirait ni la moindre tendresse, ni la moindre empathie de sa part. Ce sourire était le cauchemar de ses ennemis et de ses fils, dont le plus jeune, qui jusqu’alors avait les poings serrés à cause de la cruauté dont faisait preuve ses parents face à Elam et sa famille, vit son menton se relever d’un seul coup et ses membres se tendre, non plus par rage mais par peur. Une peur si intériorisée quand il n’était pas en sa présence qu’on aurait presque pu croire qu’il était sous l’emprise du maléfice de l’Imperium.

– Sa mère a été exécrable avec moi, ne t’avise pas de l’approcher, Alaric. Je ne veux pas un nouveau scandale sur le dos.

Si elle avait su ce qu’Alaric pensait d’Elam, elle l’aurait envoyé chez sa propre mère pour un redressement. La grand-mère maternelle n’avait rien d’une mamie gâteau. Sa seule qualité de grand-mère devait être sa gentillesse, ou plutôt, le sourire manipulateur qu’elle pouvait adresser à certains de ses petit-enfants. Alaric ne faisait plus parti des heureux élus, contrairement à Jace qui avait le droit à un cadeau de sa part chaque année. En plus de son sourire terrifiant et faux. Telle mère, telle fille…

– Mais tu n’oserais pas nous faire de nouveau honte, pas vrai, Alaric, lança son père, plus sèchement encore que sa mère.

Alaric déglutit, et regarda dans la direction de son grand-frère à la recherche d’une aide quelconque. Celui-ci, qui jusqu’alors, mangeait tranquillement son délicieux plat concocté par le chef quelques instants auparavant, avait relevé la tête, ne comprenant pas vraiment ce qu’il se passait. Enfin, si, au contraire, il en savait trop. Il savait qu’il ne fallait pas en dire trop, sur les sentiments d’Alaric pour Elam, mais il ne faisait qu’apprendre petit à petit à quel point ses parents détestaient ces gens. Et à quel point quelques sentiments pourraient détruire une famille. Une fois de plus. Alors, si il devait faire quoique ce soit, c’était bien ne rien dire et ne pas répondre pour ne pas trahir son frère.

– Jamais je ne vous ferai honte, je vous l’ai promis, souffla Alaric avant de se reconcentrer sur son plat.

Son père le regarda sévèrement pendant encore quelques secondes avant de détourner la tête pour planter un regard interrogateur dans celui de sa femme. Celle-ci soupira, secoua la tête, et se concentra de nouveau sur son plat. La fin du repas fût silencieuse, et Alaric fût le premier à quitter la table. Dès qu’il arriva dans sa chambre, il s’effondra sur son lit, le cœur battant et les yeux humides. Il observa à travers la fenêtre Londres qui s’étalait devant lui, immense et lumineuse. Cette ville était si belle, la nuit.

Il se souvint soudain d’un moment partagé avec Christopher, trois ans plus tôt. Tous les deux, allongés sur le sable, la nuit, regardant les étoiles. Ce soir-là, le ciel ressemblait à une ville la nuit, illuminée de toute part. Alaric avait immédiatement vu la ressemblance et lui avait alors parlé de Londres, et de sa beauté. Il lui avait même proposé de l’y emmener, un jour. A cette époque où il lui était encore permit de penser à un futur avec lui. Un futur enfantin, doux, simple, et surtout irréel. Alaric secoua la tête pour éloigner ce souvenir le plus loin qu’il pouvait, alors qu’une larme dévalait déjà la distance entre sa paupière et sa bouche.

C’était quoi ce bruit?

On aurait dit que quelqu’un venait de toquer à sa fenêtre. Ou quelque chose… Comme…

Un bec!

Il se releva d’un coup de son lit, et tourna sa tête vers la fenêtre. Un hibou se tenait là, une lettre dans les serres, attendant patiemment qu’on la laisse entrer. Ce qu’Alaric n’attendit pas une seconde de faire. Le hibou lâche la lettre dans sa main avant de repartir aussi vite qu’il était arrivé. Le roux s’empressa de regarder le destinataire et esquissa un petit sourire, presque ému, en voyant le nom de…

Elam Thomais… Cet imbécile de Poufsouffle...

Ses rosirent et il essuya les quelques larmes rebelles sur ses joues avant d’ouvrir sa lettre calmement et de la lire, pour se changer les idées. C’est avec le sourire qu’il se coucha ce soir-là.

1193 mots
Mention d'@Elam Thomais (pour changer)

Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
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