Nuit Il y a des étoiles partout

EVAN | Quatrième année
4 décembre 2050
@Tamsin Gillies


La nuit est tombée sur Poudlard. Tout le monde dort déjà dans les cachots alors que je cherche encore la position la plus confortable pour dormir. Je jette un rapide coup d'oeil à ma montre; ça fait une heure que les lumières sont éteintes. Une heure que je tente de m'apaiser et de m'endormir, en vain.

Je soupire et me lève de mon lit avant d'enfiler un sweatshirt, de prendre ma baguette et de sortir du dortoir sans faire de bruit. Imugi ne m'a pas suivi, même mon serpent dort mieux que moi. Bon sang.

Je monte les marches du château avec comme seule lumière la pointe de ma baguette. Physiquement, je me sens épuisée. Si je pouvais mettre mes pensées sur pause, je serais probablement dans mon lit, pas en train d'errer dans les couloirs sans nulle part ou aller. Maintenant que j'y pense, c'est la première fois que je sors la nuit sans intention. J'irai où les marches me mènent.

Une dizaine de minutes plus tard, c’est sous une petite neige de début décembre que je me retrouve. La tour d’astronomie. Je regarde rapidement autours de moi, pour m’assurer que je suis bien seule. Je sais très bien que ce que je fais est contre le règlement de l’école, vaux donc mieux surveiller mes arrières. Après un bref coup d’œil, c’est bon. Je suis bien la seule dans la tour d’astronomie. Seule avec mes pensées et les étoiles.

Je monte jusqu’à la zone d’observation, manquant de m’enfarger sur mon pantalon pyjama. Le ciel est magnifique ce soir. Je n’ai jamais compris pourquoi l’observation céleste a du devenir une matière scolaire, ça peut ruiner des passions. La preuve ? Ça doit être la première fois en trois ans que je viens ici pour faire autre chose qu’étudier. Franchement, ça m’avais manqué.


Navrée pour le retard !

( 𝔫𝔦𝔵 ) , la neige qui mettait fin à son été
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Nuit Il y a des étoiles partout

L'hiver est tombé comme un lourd manteau sur Poudlard et la pierre froide ne fait que retenir encore et encore l'air glacial de l'extérieur. La seule source de chaleur semble émaner des torches qui flambent, accrochées comme des ailes de chauves-souris mouvantes dans les couloirs. Il fait froid, c'est indéniable, tant et si bien que Tamsin n'a pas hésité à revêtir son écharpe de maison, floquée de vert et argent, pour sa nouvelle ronde. Son écusson brillant de préfète sur sa poitrine, elle est partie enquêter du côté de la Tour d'Astronomie — un endroit qu'elle affectionne particulièrement et qui pourrait abriter certains amoureux nocturnes ou des bandits stellaires en embuscade pour bivouaquer à la belle étoile là-haut toute la nuit sans se faire prendre.

Elle entame la longue procession de marches, qui la rapproche à chaque fois un peu plus des cieux, un peu plus de l'air extérieur. La tour est comme un phare sur les environs, une tour de guet pour admirer les astres mais aussi le paysage écossais qui s'étend à perte de vue autour. Il a de la neige cette nuit. Elle est certaine de surprendre quelqu'un. Elle le flaire, comme un renard qui chasse les lapereaux dans leur terrier. Pourtant elle n'espère pas. Car elle ne sait pas encore comment on fait, pour mettre un élève en retenue. Surtout un élève plus âgé. Ce sont toutes ces pensées pleines de doutes et responsabilités qui occupent son esprit, alors que les marches s'allongent, s'alignent et doucement la déposent sur la plateforme de la tour.

Elle extirpe le bout de son nez de son écharpe, alors que devant elle flotte un nuage de fumée brumeuse créée par la condensation de son souffle avec les degrés en dessous de zéro. Il faudrait être fou pour venir là ce soir. Et pourtant il y a bien quelqu'un. Ou plutôt quelqu'une. Une silhouette féminine se découpe dans la pénombre, trop absorbée par la lumière des astres pour remarquer le danger qui la guette dans l'ombre. Marquant quelques secondes, Tamsin réfléchit à la meilleure manière d'annoncer sa présence ; mais surtout à comment imposer le respect du règlement à cette intruse. Elle extirpe sa baguette de sa poche, la pointant au-dessus de sa tête, avant que celle-ci ne l'éclaire comme un lampadaire quand elle s'exclame : « Lumos ! »

@Evan Maeng
Les mots en gras sont pour « Accio Motivation ! »

astre au 𝔷𝔢𝔫𝔦𝔱𝔥.

Nuit Il y a des étoiles partout
Je suis seule. Seule au monde. L'idée de la solitude ne me déplait pas particulièrement, puisque c'est synonyme de silence. Enfin, le silence, c'est une façon de parler. Mes pensées ne savent pas se taire, pour leur part. C'est probablement le seul inconvénient à me retrouver seule dans le plus grand des calmes. Un calme qui peut se transformer en angoisse plus vite qu'on ne peut l'imaginer. Cependant, en ce moment, je suis bien. La douce brise hivernale fait danser mes cheveux et me donne enfin l'impression de respirer. Note à moi même : passer trop de temps dans les cachots, c'est mauvais. Je pense aux Serdaigles qui vivent dans une tour. Peut-être qu'ils ont des balcons pour s'aérer l'esprit la nuit. Si c'est le cas, j'en suis jalouse...

Ces doux instants de solitude passent trop vite à mon avis. Je ne sais pas combien de temps je suis restée là, à observer le ciel, mais je sais que ce n'était pas assez quand j'entends une voix féminine prononcer quelque chose et que je vois sa baguette s'allumer. Un Lumos. Quelqu'un et là et a du me voir. Maintenant, une question réside dans ma tête. Qui est cette personne, ou si j'ai bien entendu, qui est cette fille ?

Une professeure peut-être ? Ça n'aurait pas de sens, le prof d'astronomie est un homme et les professeurs ne font pas de rondes la nuit. Par contre les Préfets en font, des rondes... Oh non. Et si c'était une préfète ? Je risque des ennuis et je ne peux pas risquer d'avoir une retenue de plus. Ou alors... peut-être que je me fais des idées et que c'est une autre élève qui n'arrive pas à dormir. À la place d'énumérer les options, tu devrais peut-être regarder, histoire de t'assurer que tu n'es pas dans aucun trouble, je me dis.

Je regarde donc à ma droite, mes battements de cœur s'intensifiant. Mes yeux se posent sur une silhouette féminine et plutôt grande, que je ne reconnais pas tout de suite. Cependant, je remarque un petit badge, éclairé par la lumière que lui fournis sa baguette. Une préfète, comme je l'avais deviné. Son regard est posé sur moi et je jure intérieurement. Elle a bel et bien remarqué que je suis là. Pourtant, je ne fais rien; je ne sais pas quoi faire. Je reste là, dos collé à l'un des murs du premier niveau de la zone d'observation.


@Tamsin Gillies, désolée pour le retard !

( 𝔫𝔦𝔵 ) , la neige qui mettait fin à son été
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