Le grand départ
Le matin était gris, presque argenté, comme si le ciel hésitait entre la pluie et la lumière. King’s Cross bourdonnait d’activité, les voyageurs se croisaient, les valises roulaient sur le sol luisant. Entre les quais 9 et 10, une petite famille se frayait un passage dans la foule : les Hervey.
Aiden tenait d’une main la poigné de sa valise, et de l’autre la sangle un peu abimée de sa guitare. Il essayait d’avoir l’air calme, nonchalant, mais sa bouche tremblait un peu. Il n’avait que onze ans, et pour la première fois il partait sans sa mère.
Quand ils passèrent la barrière magique, la vapeur du Poudlard Express les envelopa aussitôt. Aiden resta figé devant le train, les yeux brillants.
"C’est encore plus beau que ce que j’imaginais, dit-il, un peu essoufflé
Sa mère rit doucement, essuyant déjà ses yeux.
Evelyn Hervey, petite femme blonde au visage doux, ne lachait pas la main de son fils. Elle essayait de sourire, mais ses lèvres tremblaient.
— Tu sais, la maison va être vide sans toi, murmura-t-elle.
Aiden leva les yeux vers elle , surpris.
— Vide ?
Elle rit, mais c’était un rire mouilé de larmes.
— Promets-moi de m'écrire, Aiden. Tous les deux jours. Même si t’as pas le temps. Même si t’as trop de devoirs.
— Promis, répondit-il d’un ton qui se voulait sérieux.
Mais il détourna les yeux : la gorge serrée, il détestait voir sa mère pleurer.
Son père, Tallis Hervey, s’approcha lentement. Grand, droit, avec cette élégance sobre des gens qui ne cherchent jamais à se faire remarquer.
— Evelyn, souffle un peu, dit-il avec douceur. Ce n’est pas un adieu, c’est un départ.
— Oh, toi, tais-toi avec tes phrases calmes, répondit-elle en reniflant.
Elle essuya ses joues d’un revers de main, puis lui lança un regard humide. Et toi, dis-lui au moins quelque chose d’un peu… émotif !
Tallis haussa les sourcils, amusé.
— Je suis fier de lui.
— C’est tout ? s’exclama-t-elle.
— C’est déjà beaucoup, répondit-il simplement.
Le sifflet du train perça la vapeur. Des familles s’embrassaient, des enfants grimpaient dans les wagons. Le cœur d’Aiden se serra un peu. Il regarda sa mère, puis son père.
Evelyn attrapa à nouveau son visage entre ses mains.
— Écris-moi, d’accord ? Je veux tout savoir. Et prends soin de toi. Mange bien, dors bien, et ne fais pas trop le malin.
— Moi ? fit-il, faussement choqué. Jamais !
Elle rit, même si ses larmes coulaient toujours.
Tallis se pencha à son tour.
— Sois digne de ton nom. Et rappelle-toi que je compte sur toi pour faire honneur à Poufsouffle.
— Si j’suis pas à Poufsouffle ? demanda Aiden avec un sourire provocateur.
— Alors je demanderai un recours au Choixpeau, répondit-il avec un regard amusé.
Il serra ses parents une dernière fois, inspira leur odeur, et s'appreta à entrer dans le train. Il se retourna une dernière fois. Sa mère agitant les bras, le visage plein de larmes, son père debout, impassible mais fier.
Aiden sentit une boule dans sa gorge. Il leva la main, sans savoir si c’était pour dire au revoir ou pour se retenir de pleurer.
il glissa la main dans sa poche. Un petit bout de papier s’y trouvait. Il le déplia.
“Écris-moi, tous les deux jours.”
Evelyn et Thallis sont des PNJ actifs
Aiden tenait d’une main la poigné de sa valise, et de l’autre la sangle un peu abimée de sa guitare. Il essayait d’avoir l’air calme, nonchalant, mais sa bouche tremblait un peu. Il n’avait que onze ans, et pour la première fois il partait sans sa mère.
Quand ils passèrent la barrière magique, la vapeur du Poudlard Express les envelopa aussitôt. Aiden resta figé devant le train, les yeux brillants.
"C’est encore plus beau que ce que j’imaginais, dit-il, un peu essoufflé
Sa mère rit doucement, essuyant déjà ses yeux.
Evelyn Hervey, petite femme blonde au visage doux, ne lachait pas la main de son fils. Elle essayait de sourire, mais ses lèvres tremblaient.
— Tu sais, la maison va être vide sans toi, murmura-t-elle.
Aiden leva les yeux vers elle , surpris.
— Vide ?
Elle rit, mais c’était un rire mouilé de larmes.
— Promets-moi de m'écrire, Aiden. Tous les deux jours. Même si t’as pas le temps. Même si t’as trop de devoirs.
— Promis, répondit-il d’un ton qui se voulait sérieux.
Mais il détourna les yeux : la gorge serrée, il détestait voir sa mère pleurer.
Son père, Tallis Hervey, s’approcha lentement. Grand, droit, avec cette élégance sobre des gens qui ne cherchent jamais à se faire remarquer.
— Evelyn, souffle un peu, dit-il avec douceur. Ce n’est pas un adieu, c’est un départ.
— Oh, toi, tais-toi avec tes phrases calmes, répondit-elle en reniflant.
Elle essuya ses joues d’un revers de main, puis lui lança un regard humide. Et toi, dis-lui au moins quelque chose d’un peu… émotif !
Tallis haussa les sourcils, amusé.
— Je suis fier de lui.
— C’est tout ? s’exclama-t-elle.
— C’est déjà beaucoup, répondit-il simplement.
Le sifflet du train perça la vapeur. Des familles s’embrassaient, des enfants grimpaient dans les wagons. Le cœur d’Aiden se serra un peu. Il regarda sa mère, puis son père.
Evelyn attrapa à nouveau son visage entre ses mains.
— Écris-moi, d’accord ? Je veux tout savoir. Et prends soin de toi. Mange bien, dors bien, et ne fais pas trop le malin.
— Moi ? fit-il, faussement choqué. Jamais !
Elle rit, même si ses larmes coulaient toujours.
Tallis se pencha à son tour.
— Sois digne de ton nom. Et rappelle-toi que je compte sur toi pour faire honneur à Poufsouffle.
— Si j’suis pas à Poufsouffle ? demanda Aiden avec un sourire provocateur.
— Alors je demanderai un recours au Choixpeau, répondit-il avec un regard amusé.
Il serra ses parents une dernière fois, inspira leur odeur, et s'appreta à entrer dans le train. Il se retourna une dernière fois. Sa mère agitant les bras, le visage plein de larmes, son père debout, impassible mais fier.
Aiden sentit une boule dans sa gorge. Il leva la main, sans savoir si c’était pour dire au revoir ou pour se retenir de pleurer.
il glissa la main dans sa poche. Un petit bout de papier s’y trouvait. Il le déplia.
“Écris-moi, tous les deux jours.”
Evelyn et Thallis sont des PNJ actifs
〘A. Harvey〙