solo Triste mais heureux départ

1er septembre 2050 ~ sur le quai : départ
DEUXIÈME ANNÉE


Des sanglots pleins les yeux et des larmes plein la bouche. Un ciel de neige ce 1er Septembre. Quand je parle d'un ciel de neige c'est un ciel d'une clarté comme de l'eau de roche, d'une brillance plus brillante que les yeux d'un enfant.

Autour de moi, des parents riants, des petits bouts de personnes s'accrochants à leurs frères et soeurs, des adieux déchirants ou soulagés... Tout, tout, tout y était. Chaque élève de Poudlard : cette école de sorcellerie si renommée, si belle et si majestueuse nous faisait tous trembler, rêver.
Mais à moi, elle ne rendait indifférente. Je ne saurais pas dire pourquoi.

Mes pas devenaient de plus en plus lents et mon père l'avait remarqué. Ses yeux brillants de larmes ou d'émotion (je ne sais pas). Il posa une main sur mon épaule mais la retira vivement.

Mes épaules s'affaissent aussi, faiblement je respirais. La respiration coupée par le doute et la peur. Ça, ma mère l'avait remarqué également. Elle marchait devant moi, le dos droit et les jambes tendues.

Quelques larmes coulaient de mes joues. Et cela, ma petite sœur d'amour, elle ne le supportait pas. Des gros sanglots pleins de peine et d'amour sortaient de son cœur.

Face aux échos de leurs tristesse je les pris dans mes bras. C'était toi ce que je pouvais faire. Leur montrer mon amour, mon affection pour eux. Leur montrer comment ils allaient me manquer plus que tout au monde. La vie ne pouvait que ça. Je ne pouvais que ça.

Le sanglots montèrent dans ma gorge, exploèrent en des milliers d'étoiles tranchantes à couper l'espoir et la vie. Un point gros comme mon angoisse se coinça dans mon estomac. Mais je rigola. Parce que le bonheur, en vrai de vrai, valait bien mieux que cette
immense tristesse qui allait juste gâcher mes adieux à ma soeur et à mes parents.
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signé #fa40d6 (poétique et lourd de sens)

solo Triste mais heureux départ
1er septembre 2050 ~ sur le quai : départ
DEUXIÈME ANNÉE


Une minute je les ai tenus forts dans mes bras ; une minute d'amour, de bonheur pur et d'adieux encore plus que plus déchirants.
En les lachants ma soeur souriait. Son petit cœur battant contre ma paume avec violence. Son amour vibrant et remontant le long de mon bras.
Je leur dit,
- l'amour sera plus fort que la distance et... vous allez me manquer.
Mais au lieu de pleurer et de baisser le regard mes parents rigolèrent. Mon père pris mes mains, ma mère attrapa une des mèches de mes beaux cheveux bruns et ma soeur se colla à moi de toutes la force qu'elle pu.
Premièrement, tout ce qui comptait à ce moment là, c'était la paix que l'on partageait.
Et deuxièmement, je voulais quand même des adieux assez normaux et basiques (parce que me faire remarquer, c'est pas super mon genre...).

Alors je m'écarta d'eux et leur dit :
- je vous ai préparé à chacun un petit cadeau à ouvrir après mon départ...
A ma soeur : un paquet bleu azur, enveloppé dans un journal.
A mon papa : un sac en papier craft, j'espère que ça lui plaira
Et ma maman : je lui avais confectionné une boîte à chaussures toute décorée de couleurs, papiers et paillettes.


J'avais passé tout l'été à leur préparer cela, j'espère qu'ils aprécieront. Toute une année sans les voir ça faisait si long ! Il fallait que je leur montre que le bonheur était à mes trousses et que cette année il n'y aurait aucun problème.

Ensuite, je m'approcha de Louise, la souleva et la fit (un peu) tournoiller. Je lui colla aussi un gros bisou baveux sur la joue gauche et lui souhaitant dans l'oreiller un bon anniversaire en avance.
Ma mère me prit ensuite dans ses bras et me serra si fort que je crois que si elle avait encore un peu plus serré je serai morte écrabouillée.
Elle me dit, en chuchotant et me chatouillant l'oreille :
- Le meilleur moyen d'être heureuse c'est de donner le bonheur aux autres.

Enfin, mon papa sourit et me dit je t'aime dans le cou. Ma tête posée contre son torse.

Ils sourirent.
Dernière modification par Noémie Da Cruz le 12 oct. 2025, 18:46, modifié 1 fois.

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1er septembre 2050 ~ sur le quai : départ
DEUXIÈME ANNÉE


Puis, comme un adieu plutôt qu'un «on se reverra bientôt !» la petite et belle famille rejoignirent la porte du beau et impérial Poudlard Express.

Waouh ! , ce qu'il était beau se dit Noémie ! Comme revenir à Poudlard faisait baume au cœur finalement ! Le mélange de tristesse et de douceur qui embaumait son cœur ne la faisait que pleurer de plus... L'agitation de toustes les élèves autour de la jeune fille lui lançait au ventre des tourbillons de peur, les visages inconnus souriaient tous en saluant leurs connaissances. Mais ce qui était le plus beau, c'était les visages larmoyants, impatients de retrouver leurs familles alors qu'ils ne les avaient même pas encore quittés...

Noémie se dit alors, dans ses pensées, pour elle même, pour se donner du courage ; du faux courage. Qu'il était temps de monter dans le train qui l'emmènerait près de chez elle : en Écosse. Vers les plus beaux paysages, vers son pays, vers son collège, vers ses amis, vers les Serpentard.
La jeune fille se tourna vers ses parents et ne sut quoi dire : «au revoir» peut-être (tout simplement) mais les mots refusaient tout juste de sortir de sa gorge.
Sa sœur fit alors le premier pas, étonnement, elle posa de ses lèvres froides un baiser sur la joue de sa grande sœur puis lui souhaita une bonne année à «l'école des sorciers» et sourit d'un sourire à trous. Puis c'est ses parents qui la serrèrent dans leurs bras. Sa mère se retient de pleurer, son père était ému (ça se voyait).

Noémie respira leur odeurs une dernière fois et monta vers sa nouvelle vie, vers Poudlard, vers de nouvelles rencontres et se retourna une dernière fois ; une vraie dernière fois.

fin du RP

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