Lâche-moi, je stresse pas!

Rentrée de septembre 2049 - Voie 9¾ - Solo


J'ai posé mes valises sur l'asphalte de la voie. Ce trajet avait été tout sauf calme! Premièrement, l'infernal voyage de Dublin jusqu'au Ferry qui devait nous emmener à Londres. Puis ce fichu mal de mer en plein milieu: toutes mes tripes m'ont dit au-revoir pour un voyage en solitaire dans la mer d'Irlande. Puis la panique, la course à la montre pour obtenir un taxi et foncer à King's Cross. Plus qu'à foncer dans un mur avec un cadis que, évidemment, j'ai dû me trimballer de Dublin à ici, et, enfin, je suis prêt pour... un long trajet en train. Mais bon, le train, c'est ce que je préfère.

J'ai rapidement recoiffé mes cheveux, peine perdue, ils n'ont jamais obéi à une autre force que celle du vent. Eden a débarqué de nulle part pour me les recoiffer. Elle a 16 ans cette année. Honnêtement, je ne comprends toujours pas comment elle a pu abandonner ses études à Poudlard. Moi, j'ai attendu que ça, toute ma vie.

Malcom était derrière Eden, avec son air de monsieur-je-sais-tout. Quand il s'agit de rentrer pour fêter le Nouvel An, il n'y a personne, mais dès que c'est pour me réprimander ou m'envoyer à l'école, là tout de suite, il y a plus de monde! Bon j'avoue... je le boude un peu parce qu'il a refusé de me passer son balai. Comme quoi les premières années n'ont pas le droit de posséder leur propre balai et bla bla bla... je m'y perds, avec toutes ces règles.

Et puis il y avait aussi Niall. Il parlait avec maman. Quand Malcom est rentré à Poudlard, maman a pleuré tout le trajet, c'était l'émotion. Elle a versé une petite larmichette pour Niall. Puis quand ce fut au tour de Lewis, plus rien. Au début, je pensais que c'était parce que de toute façon, elle se doutait que Lewis allait faire n'importe quoi. Mais en fait, c'est plutôt qu'elle s'était habituée.

Je me suis tournée vers papa. Il expliquait à mamie comment fonctionnait le train. Et pourtant, elle doit le savoir mieux que lui, non? Enfin... quand Eden m'a enfin lâché, papa s'est tourné vers moi. Il m'a regardé un instant, presque l'air de se dire 'Qu'est-ce qu'il fait là lui?'. Puis il s'est avancé, et m'a ébouriffé les cheveux, au grand désarroi d'Eden.

Fiston...