RPG+ Vrais faux-semblants PV

15/07/44

Cela fait depuis avril que nous n'avons reçu personne à la maison, les derniers étaient les Bailey. Tout a changé depuis. Maman, Godric et ma vie. Je ne me suis pas encore décidé. Je ne sais pas encore si j'apprécie tous les changements qui ont eu lieu. Il n'y a plus de moldus au village, et ça a changé beaucoup de choses, maintenant il y a de la magie dans les rues, et ça fait plaisir. 
Papa m'a dit que je n'avais toujours pas le droit d'utiliser la magie et cela m'embête. Miss Parkinson m'avait l'air pourtant plus permissive. 

Peu importe. Maman est plus joyeuse maintenant, plus souriante mais pourtant je ne crois pas que ça me réjoui beaucoup. Il y a quelque chose de perturbant dans cette joie, qui fait froid dans le dos, cependant je ne parviens pas à mettre le doigt dessus.

Je soupire tout en glissant dans la baignoire dans laquelle je me trouve. L'eau me monte par dessus les épaules, puis mes lèvres, puis mon nez, puis ma tête est immergée. Tous les bruits alentour sont flous, j'entends les voix étouffées de Papa et Michael qui sont en bas. 
Puis soudain un coup sourd et fort et j’émerge.  

C'est Maman qui est rentré dans la salle de bain. 

-"C'est pas vrai que tu n'en es que là Will. Ils ne devraient plus tarder maintenant. Allez dépêches-toi!

Sur ces mots, elle se sert de sa baguette. L'eau du bain est aspirée par le bout de celle-ci. 
Contrarié mais amusé, je sors alors du bain. 

-Regarde l'état de tes doigts, ils sont tout fripés! Et tes cheveux sont trempés! 

Nouveau coup de baguette et mes cheveux sont secs.

-Tiens. File t'habiller dans ta chambre maintenant, tu dois être descendu dans 5 minutes!

Elle me tend une serviette et je n'aime pas le temps de la mettre autour de la taille que Maman me pousse dans le couloir. Je me presse d'aller dans ma chambre et croise Charles qui sort de la sienne et qui se marre, probablement parce que je suis nu comme un ver.  Je fais semblant d'être énervé et lui sort: 

-Tais-toi toi, c'est pas drôle! 

Puis je lui donne un coup de serviette en rigolant avant d'aller m'habiller. J'enfile très vite une chemise puis par dessus, un pull sans manches, un boxer puis un pantalon en lin.
Me rendant compte que les cinq minutes de délais imposées par a mère sont bientôt écoulées, je me précipite en bas. Toute la famille est déjà là. 
Comme un écho à la dernière soirée, Maman lit sur un fauteuil, Charles et Michael s'embêtent et Papa fait les derniers préparatifs en cuisine.

En me voyant, Maman se lève, s'avance vers moi, se penche puis me scrute.

-Regarde toi, ta chemise est toute froissée et ton col est mis n'importe comment. 

Elle m’époussette du bout de sa main, tir sur mon col pour le remettre en place puis me passe une main dans les cheveux. Elle sourit. 

-Garnement va.

Je lui rends son sourire, puis ça toque. Maman se relève puis va ouvrir. 

-Bonsoir. Entrez je vous pris."

Elle s'écarte pour laisser le chemin libre.

L'immortalité c'est tous les autres qui tombent.
Cinquième année RP

RPG+ Vrais faux-semblants PV
" Jenny tu descends s'il te plait" me cria mon père depuis la cuisine.

- J'arriiiive !

Je descendais précipitamment, ma robe encore froissée J'essayais d'en lisser les plis aussi vite que possible.

- Oh Jenny tu aurais dû l'enfiler dans la voiture je n'aime pas que...

- Que Matiya me vois comme ça je sais, le coupais-je précipitamment. Bon allez on va être en retard !

Nous partîmes finalement à l'heure. En voiture, puisque débarquer directement dans le salon était malpoli. Nous allions chez les Bar...Barckeley. Mon père m'avait demandé de venir et nous laissions là mon frère et ma mère sous prétexte qu'ils n'étaient pas de notre monde. Mon regard courroucé avait bien fait comprendre à mon père à quel point la situation me déplaisait mais il ne changerait pas d'avis.

Ce devait être de ces collègues, des gens qui travaillaient donc comme lui parmi les traites, parmi les infâmes. Ce ne pouvait pas être des gens bien. J'allais devoir faire bonne impression sans quoi mon père aurait des ennuis mais peut-être que si... si je n'avais pas de pitié pour cet homme qui déshonorait sa famille j'aurais tout gâché. Fichu en l'air la soirée et sa superbe relation ! Mais je n'en ferais rien, ce lâche pourrait m'empêcher de retourner à poudlard pour ça. Je ne ferais pas semblant, jamais, car je ne suis pas comme lui. Mais pour eux, je peux faire l'effort de ne pas me mêler aux conversations politiques. Je ferais la gentille fille.

Ma robe était bien droite désormais, mes habits suffisamment soignés et ma tenue correcte. Mon père toqua bien vite, le soleil commençait déjà à s'évanouir dans le ciel d'été. La chaleur même le soir était presque écrasante. " Surtout pas d'écarts de conduites, mmh ?" demanda t'il d'un ton léger. Je hochais la tête sachant que son ton dissimulait en réalité un grand sérieux.

Une femme vint nous ouvrir. Aussitôt je revêtis un grand sourire, le plus hypocrite qui soit. "Bonsoir, je crois ne pas être trop en retard... je vous présente Jenny, ma fille !" débuta mon père d'un ton particulièrement enjoué.

Consciente que j'allais probablement attirer les regards je travaillais mon sourire pour le rendre agréable à regarder et me tint bien droite à côté de mon père. Lui, retira son chapeau en gage de politesse dévoilant ainsi un début de calvitie et laissa ses bras tomber le long de sa robe. Il était rare que je le vois vêtu comme ça… La sensation était étrange mais ce n'était rien comparé à mon désarroi de le voir être chaleureux avec des gens qui s’ils avaient su qui il était vraiment l'auraient méprisé.

Malgré nos airs souriants et détendus j'étais stressée et je savais qu'il l'était au moins tout autant. Avec ce nouveau gouvernement, les relations étaient importantes, c'est lui qui me l'avait signalé plusieurs fois. Aussi cette soirée avait pour lui une importance cruciale. Pour moi l'enjeu était autre, si tout se passait bien je retournais à Poudlard, sinon...

"Comme l'a dit une sagesse profonde, plus vous essayez de rentrer dans le moule, plus vous allez ressembler à une tarte."

RPG+ Vrais faux-semblants PV
Ma mère hoche poliment la tête quand le père signifie qu'ils sont à l'heure. Ils s'avancent dans l'entrée nous laissant vu sur l'extérieur. La face de ma ma mère se pare d'une grimace discrète lorsqu'elle aperçoit dans la rue leur moyen de locomotion: une voiture.
Ma mère est suffisamment diplomate pour cacher son hostilité face à cet engin moldu mais son sourire qui ne l'avait pas quitté jusque là s'efface quelque peu.

D'un geste de la main elle désigne la table déjà mise. 

-"Installez-vous, nous ne savions pas si vous alliez venir avec votre femme, ça n'a gère d'importance nous allons débarrasser ses couverts.

D'un coup de baguette, ma mère fait léviter les couverts en plus qui se dirigent par eux-même dans la cuisine. D'ailleurs mon père en sort en s'essuyant les mains dans un torchon. Une fois fait, il jette le tissu qui va s'accrocher tout seul. Il a lui aussi un grand sourire. 
Il serre la main du père et de Jenny puis tout le monde s'assoit.  La table des adultes est longue et rectangulaire, celle des enfants est ronde et postée au bout de celle des adultes. Maman est ma gauche, Charles à ma droite, Michael à la sienne et Jenny ensuite. Son père est à côté.

-Que voulez-vous boire nous avons à peu près de tout. Michael, tu t'occupes du service des enfants?

Michael hoche.

-Qu'est-ce que tu veux boire Jenny, jus de citrouille, hydromel ou autre chose? Et vous? 

Finit-il en s'adressant à Charles et moi. Une fois que tout le monde a fait part de son choix, Papa et Miky vont chercher les boissons correspondantes. 
Tout le monde est servi. Papa fait apparaître des amuses-bouches ci et là puis engage une conversation.

-À quoi voulez-vous trinquer Ellias? 

Je n'écoute pas la réponse et la suite de la discussion des adultes, trop occuper à écouter ce que me dis Charles à l'oreille. 

-Tu connais la fille? 

Je me penche moi aussi à son oreille.

-Un peu, c'est une Serpentard aussi, je la croise des fois dans la salle commune, elle s'appelle Jenny.

Charles acquiesce puis prend une poignée démesurée de cacahuète devant le regard réprobateur de Michael. Je me marre discrètement. 
La bouche à moitié remplie, Charles qui est bien plus engageant que moi s'adresse à Jenny. 

- Tu ch'ais pourquoi ta Maman est pas venu Jenny?"

Je reste silencieux, je n'aime pas parler aux inconnus. Je ne connais pas cette fille, seulement de vu. Est-elle une Sang-Pur comme nous? Probablement, je ne sais pas si c'est rare les Sang-Pur. 
En tout cas, elle a peu quitté son sourire depuis qu'elle est arrivée. Et c'est vrai qu'il est étrange qu'elle ne soit venu qu'avec son père. 

Maman ne nous a pas beaucoup parlé d'eux, je sais juste que son père travaille à Gringotts pour le Conseil. Je crois que Maman n'en sait pas beaucoup plus en fait, c'est un dîner pour le travail de toute façon, pas parce qu'ils sont amis. 

Je prends des cacahuètes à mon tour, qui ne tardent pas à finir dans ma bouche.

L'immortalité c'est tous les autres qui tombent.
Cinquième année RP

RPG+ Vrais faux-semblants PV
Nous serrons la main à un homme, certainement le père de la famille. J'étudie chaque hôte avec attention. Les parents sont aussi souriants que mon père. Il y a des enfants, plusieurs même. Il y a trois garçons, les fils certainement. Il me semble en avoir déjà vu deux d'entre eux. Pour William j'en suis sûre il est dans ma maison et se remarque facilement. Pour le deuxième j'ai bien dû le croiser dans les couloirs. Je ne suis pas forcément ravie de croiser des élèves de l'école en dehors des cours mais mon père m'avait prévenu...

Instinctivement je prends place près de mon père même si lui est sur la table rectangulaire et moi sur la table des enfants. Cela ne m'enchante guère de devoir discuter mais tant pis... Papa s'excuse avec sincérité de ne pas avoir prévenu que maman ne viendrait pas. "Oh mes excuses j'avais complètement omis de vous en parler, elle a un travail monstre en ce moment et elle n'a pas pu se libérer ce soir."

Il ment bien le bougre. Nous avons convenu de ne pas parler de mon frère, si on me pose la question je suis fille unique. Quant à ma mère mon père lui a créé un emploi fictif d'éleveuse de jobarbille et de focifères. C'est un métier qui n'est pas mentionné dans les registres auquel ont accès ces gens ce qui nous permet de mentir sans qu'ils ne puissent trouver d'incohérences. Dans la réalité elle est infirmière et actuellement elle travaille tard le soir. C'est un métier passionnant je trouve. Ma mère soigne des gens, elle est plus magicienne à mes yeux que n'importe qui ici.

Mon père demanda "Je ne dirais pas non à un verre de xérès, mais je prendrais de la bièraubeurre si vous n'en avez pas ! "

On nous demanda ce que nous voulions boire. Je me rappelais alors être chez des sorciers, l'avantage allait être de pouvoir retrouver les saveurs de poudlard...

- Un jus de citrouille, s'il te plait, répondis-je à mon tour au garçon qui gérait le service.

On nous rapporta rapidement nos boissons. Nous remerciâmes presque en chœur nos serveurs respectifs. Ah, il fallait trinquer à quelque chose...

- Oh, je crois que nous pouvons trinquer au monde des sorciers qui redevient ce qu'il aurait toujours dû être !

Son entrain me dégoûta. Comment osait-il mentir à ce point ? Ce nouveau gouvernement n'apportait rien de bon. Ce comportement hypocrite me dégoûtait et je devais pourtant l'imiter pour un soir. Moi-même je me haïssais de cacher mes propres origines, je pouvais être fière de ma famille peu importe ses pouvoirs. Ces gens ne devaient pas avoir un seul moldu dans leur entourage… tout ça pour des histoires vieilles de mille ans et un mépris de ceux que l'on juge à tort inférieur ! Les moldus ont autant de savoir que nous, simplement un savoir différent.

Je regarde les garçons qui discutent entre eux pendant que les adultes trinquent. Bien sûr vient le moment où ils me demandent où est ma mère. Je n'hésite pas une seule seconde à leur raconter tous les mensonges que j'ai appris par cœur si bien qu'ils en deviennent naturels à répéter. "Oh, elle travaille ! Elle n'a pas pu venir parce que l'été les oiseaux lui demandent beaucoup de travail. Elle élève deux sortent d'oiseaux c'est pour ça que ça fait autant de boulot. Dites vous vous appelez comment ?"

"Comme l'a dit une sagesse profonde, plus vous essayez de rentrer dans le moule, plus vous allez ressembler à une tarte."

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Sa Maman travaille avec des oiseaux. C'est nul comme métier, c'est pas intéressant les oiseaux. Les hiboux de la maison sont tous sales et font trop de bruit. Le corbeau de Papa lui est plus sage et je le supporte plus. Elle est bizarre un peu Jenny, je la trouve pas très naturelle comparé à ce que j'ai vu d'elle à Poudlard. Comme quoi on ne connait jamais vraiment les gens. 

Charles lui fait les yeux ronds quand elle parle des oiseaux. Il adore les piafs. Je me souviens que quand il était plus petit, il avait sauvé un bébé moineau de Poetry qui s'amusait avec. Il s'en était occupé quelques jours mais malheureusement, privé de ses parents, l'oisillon n'a pas survécu. 
Charles avait été morose pendant des jours et des jours après ça et même moi je n'arrivais pas à le consoler. Je n'aime pas le voir triste, en fait ça me détruit. 

Il reprend une poignée de cacahuète et répond à Jenny:

-"Moi ch'est Charles. J'ai 10 ans et demi mais j'rentre pas à Poudlard cette année, l'année prochaine. Lui c'est William mais tu le connais déjà j'crois et ça c'est Michael.

Avalant ce qui lui restait dans la bouche il semble bien décidé à rester sur le sujet des oiseaux:

- Dis ta Maman elle travaille avec quelle sorte d'oiseau? Des oiseaux tonnerres, des Hippogriffes? 

Il semble réfléchir quelques instants à d'autres possibilités puis il ajoute un peu plus hésitant: 

-Elle travaille pas avec des oiseaux normaux si? Elle travaille pas avec... des moldus quand même?

J'avoue que je me posais la même question, mais si ces gens sont venus manger ici, c'est qu'ils n'ont de toute évidence, rien à faire avec les moldus. Maman ne les accepterait pas dans la maison si c'était le cas. Tout à l'heure quand elle a vu la voiture, je l'ai senti sur le point de leur demander de partir, alors si elle venait à apprendre que la Maman de Jenny travaille dans le monde Moldue, il se pourrait bien qu'elle enfile son uniforme de Manteau Noir en moins de deux pour avoir osé bafouer notre maison de leurs présences et de leur mensonges.

À la dernière question de Charles, je sens Michael se crisper et je crois voir qu'il lui donne un coup de coude. Je n'ai plus de doute qu'il lui ai donné quand j'entends Charles claquer sa langue d'agacement. 
Curieux et provocateur, je déclare:

-N'importe quoi Charles, tu crois qu'ils seraient là si c'était le cas? Rien de moldu n'entrera jamais ici, vous avez de la chance que votre voiture soit restée dehors d'ailleurs! "

À ces mots j'ajoute un rire jaune. Puis je lève les yeux vers Jenny. 
Je n'ai pas envie que ce dîner soit ennuyeux.

L'immortalité c'est tous les autres qui tombent.
Cinquième année RP