Thémélia l'exploratrice recueil

Mardi 10 octobre 2051

La veille, elle s'était fait une petite - non une grosse en vérité - frayeur, et elle avait dû en montrer des signes pendant une partie de la journée parce que son amie avait semblé très inquiète de son état.
Pourtant, en fin de journée, elle se sentait beaucoup mieux et avait retrouvé son état normal.
Cela n'avait visiblement pas suffi à complètement rassurer son amie car ce matin-là, elle l'avait ramenée derrière le grand tableau après le premier repas.
- Je préfère que tu restes ici au chaud. J'ai cours tout près, et dans deux heures, je reviens te voir. Tu peux te reposer près de la cheminée. Ou si tu te sens en forme, tu pourras aussi aller t'amuser sur ton coussin bondisseur. Tu as sans doute pris un peu froid ces derniers jours. Allez, je serai vite revenue au fond, tu verras.
Et elle était partie avec son sac pour sa leçon.
Elle, elle s'était installée sur le tapis moelleux, en regardant les flammes, et... elle avait dû s'endormir.
Quand elle avait émergé, son amie était assise devant une table, occupée à tourner les pages d'un gros livre, tout en écrivant avec sa plume.
Elle l'avait rejointe et s'était installée sur le bord de son fauteuil, pelotonnée là près d'elle jusqu'au repas.
Elle avait bien mangé dans la grande pièce, et à sa grande joie, elles avaient ensuite fait un petit tour dans le parc.
Beaucoup trop court à son goût !
De retour dans le château, elles étaient montées au premier étage.
- Bon, tu as l'air d'avoir retrouvé des forces, alors je veux bien te laisser te promener pendant mon cours, mais n'en fais pas trop hein !
- Fwiiic.
Alors elle s'était à nouveau lancée dans une promenade à travers les couloirs, évitant d'approcher le deux pattes de métal qu'elle avait blessé bien malgré elle quelques jours auparavant - au cas où il lui en voudrait peut-être... ? -, et avait soigneusement pris une direction inverse qui l'en éloignait.
Il y avait sûrement plusieurs salles de leçon ici, parce que beaucoup d'élèves passaient.
Elle chercha des couloirs moins fréquentés et finit par trouver le calme, à défaut de trouver un coin vraiment amusant.
Bah mince alors, au moins grimper sur les deux pattes en métal c'était amusant.
Là elle s'ennuyait un peu.
Peut-être que si elle se montrait beaucoup plus prudente dans son escalade sur un autre...
Elle tendit l'oreille. Elle avait entendu un bruit, on aurait dit... euh c'était difficile à décrire.
Ça faisait : " Shliinck ".
En plus du bruit, quelqu'un parlait.
Il n'en fallait pas plus pour attiser sa curiosité.
En petits bonds aussi légers que rapides, elle se dirigea en suivant les sons.
A l'entrée du couloir d'où ils émergeaient, elle se posta contre un mur et observa.
Il n'y avait personne dans le couloir.
Décidément, ça devenait une habitude d'entendre ce qui ressemblaient à des voix et ne voir personne.
Puis les sons reprirent, et les paroles aussi.
Elle avança à pas de loups... si tant est qu'un boursouflet puisse en faire... jusqu'à se trouver sous un tableau.
Il était plus petit que celui qui bloquait l'entrée de la salle aux fauteuils.
La voix venait de là.
Elle ne sait pas trop ce qui se passait, mais quelqu'un dans ce tableau semblait mécontent... ou en tout cas, avait des protestations à émettre, et des coups d'épée à distribuer.
Cela ne la surprit pas, parce que parfois, le grand tableau aussi parlait beaucoup et fort, même parfois elle chantait... beaucoup moins bien qu'un boursouflet au passage, mais ça elle n'avait pas encore osé le lui dire.
Elle ne comprenait pas grand chose à ce que disait les... y avait un sans fourrure mais pas que... bref, ce que les personnes et autres dans le tableau disaient, mais ça avait l'air sérieux.
Elle observait leurs têtes, leurs mimiques et leurs gestes, captivée comme l'aurait été un enfant moldu devant un écran.
Puis soudain, le sans fourrure disparut du tableau.
Elle entendit encore sa voix qui se déplaçait en rouspétant, mais elle ne le vit plus.
Oh bah non ! le spectacle était fini !
- Fwiic ! s'exclama-t-elle un peu déçue.
Elle patienta encore un moment en trépignant devant le tableau mais plus rien ne se passa.
Elle repartit, sautillant et scrutant consciencieusement devant chaque tableau au cas où il s'y passerait quelque chose là aussi, mais c'était plutôt calme... non carrément inactif par là désormais.
Bon, le spectacle devait être vraiment fini.
C'était comme quand on disait que le jeu ou la promenade était finie.
Elle retourna jusqu'au grand escalier où elle s'amusa à bondir sur les premières marches pour patienter.
Elle n'eut pas longtemps à attendre, car quelques minutes à peine plus tard, son amie sortait et marchait droit sur elle.

Reducio
(803 mots)

« Tu sais quel est le problème avec les morts ? C’est qu’ils sont beaucoup trop bavards. »


3A RP en 2051-52, filière P&O

Alias Marraine la bonne fée

Thémélia l'exploratrice recueil
Mercredi 11 octobre 2051

Encore le premier étage !
Décidément, il y en avait beaucoup des leçons ici.
Mais cette fois-ci, elle ne comptait plus déambuler dans ces couloirs qu'elle avait déjà visités, au milieu de tous ces élèves qui couraient pour arriver à l'heure.
A peine son amie se fut-elle éloignée, qu'elle bondit sur les marches du grand escalier.
Et hop ! un étage de monter.
Des élèves couraient encore en tous sens, montaient, descendaient...
Eh beh ! y en aurait sûrement qui ne seraient pas à l'heure.
Et hop ! elle gravit les marches pour poursuivre sa montée, quand elle perçut une drôle de sensation...
Était-ce bien ce qu'elle pensait ? L'escalier était-il en train de bouger tout seul ?
Youpi ! Elle aimait bien quand il faisait ça !
* Ouais vas-y, fais-moi visiter ! *
Elle voulait découvrir de nouveaux endroits, et pour cela, elle était prête à suivre les aléas de l'escalier, comme on suit un guide dans un labyrinthe.
L'édifice s'immobilisa finalement, et elle finit de bondir sur les dernières marches.
Il ne s'était pas moqué d'elle : elle ne savait pas du tout où elle avait atterri, ce qui boosta sa curiosité.
Allez, c'est parti pour l'aventure.
Elle trottina dans un premier couloir.
Il comportait deux portes, face à face, mais elles étaient fermées, et malgré tous ses efforts, elle ne parvint pas à en ouvrir une.
Il faut dire qu'ouvrir une porte pour un boursouflet n'était guère aisé.
Elle changea de couloir, et découvrit un petit renfoncement dans un mur où se tenait une réunion entre plusieurs araignées.
Mais quand le boursouflet se joignit gaiment à l'assemblée, elles partirent en courant.
Elle eut beau couiner qu'elle voulait juste jouer, les huit pattes avaient filé.
Déçue, elle reprit sa route, suivant un autre croisement.
Le couloir était un cul-de-sac au bout duquel il y avait une porte entrouverte.
Elle s'en approcha, inspecta l'intérieur depuis l'entrée, et se glissa dans l'entrebâillement.
Devant elle sur le sol, quelques dalles glaciales s'étalaient, avant de se prolonger par un tapis.
Elle s'avança et posa les pattes dessus.
Il était extrêmement moelleux et plus chaud que la pierre, et elle fit de confortables roulades dessus.
Sur le mur face à la porte, il y avait un tableau, dans lequel se tenait une femme qu'elle ne connaissait pas.
Enfin il faut admettre qu'elle ne connaissait pas souvent les personnes des tableaux du grand château.
Chez son amie, c'était différent.
Il y avait des tableaux avec des personnes de la maison dedans.
Il y avait aussi des tableaux avec des animaux, d'autres avec juste des paysages... et tout de même des gens qu'elle ne connaissait pas, mais qui ressemblaient assez souvent à la famille de son amie.
Ici, c'était une dame, qui semblait la regarder avec un air très sérieux.
La boule de poils se demanda si elle allait lui dire quelque chose.
Peut-être : " que fais-tu ici petite curieuse ? " ou " tu aurais pu frapper avant d'entrer ! ", sauf que pour elle c'était impossible, mais peut-être aurait-elle dû s'annoncer...
Dans le coin, il y avait une petite table basse, sur laquelle était posée un livre sur un napperon brodé.
Sûrement très intéressant pour un deux pattes, mais elle, elle ne savait pas lire.
Si encore elle y avait trouvé une théière et un pot de petits sucres rempli à côté, ça aurait pu l'intéresser. Enfin les sucres bien sûr.
Elle allait repartir quand son regard accrocha une petite masse dans un autre coin de la pièce.
Elle s'approcha à petites foulées et examina la petite masse.
Ça ressemblait à... non pas un boursouflet mais... une petite boule duveteuse. Un peu comme certains jouets qu'avaient parfois les chats dans la salle aux fauteuils.
Elle la prit entre ses pattes.
C'était tout doux. Est-ce que c'était pour ça que les chats jouaient avec ?
Elle se rappelait s'être bien amusée avec un long fil dans le genre, mais à force de jouer, il avait cassé.
Eh bien, elle venait de lui trouver un remplaçant.
Utilisant ses pattes, sa bouche et sa tête, elle se débrouilla pour embarquer la pelote et la traîner hors de la pièce, puis à travers le couloir, puis...
Mince, par où elle était venue... Ah par là.
Et encore un autre couloir, celui des araignées, qui n'avaient toujours pas repris leur réunion.
Pourquoi est-cequ'elles avaient eu peur d'elle ?
Finalement, elle retrouva le grand escalier.
Bon, le plus simple avec son fardeau, c'était de descendre.
Euh mais à quel étage elle était encore ? Et jusqu'où descendre ?
Un peu perdue dans ses comptes, elle décida de tout dévaler jusqu'à rejoindre le rez-de-chaussée.
Elle y arriva épuisée ! Son paquet de laine toujours accroché à elle.
Elle se dégota un coin tranquille à deux pas des marches, et se blottit contre son nouveau jouet, où elle attendit son amie.
Quand Calianor gagna l'entrée de la grande salle, elle repéra - par chance et avec l'aide d'Arabella - une Thémélia endormie contre une grosse pelote de laine.
- Mais... qu'est-ce que... Où elle a trouvé ça ? Peut-être une pelote abandonnée... ? J'espère juste qu'elle ne l'a pas prise à quelqu'un qui va la chercher ! Thémélia, réveille-toi p'tite coquine, dit-elle en glissant délicatement ses doigts dans la fourrure violette.

Reducio
(882 mots)
Dernière modification par Calianor Daenarya le 12 oct. 2026, 16:47, modifié 1 fois.

« Tu sais quel est le problème avec les morts ? C’est qu’ils sont beaucoup trop bavards. »


3A RP en 2051-52, filière P&O

Alias Marraine la bonne fée

Thémélia l'exploratrice recueil
Jeudi 12 octobre 2051

- Bon, je dois y aller Thémélia. Tu restes ici ou tu sors avec moi de la salle commune ?
- Fwiiic !
* J'ai pas tout compris, mais vu qu'elle a pointé vers la sortie, j'y vais ! *
Hélas, le boursouflet déchante vite en comprenant que la sortie ne sera pas une balade ou une partie de jeux.
Non, son amie a encore une leçon.
Mais pourquoi ils font tout le temps des leçons ? Ils n'ont presque pas de temps pour jouer, ou en tout cas, pas assez à son goût.
Du coup, la voilà à nouveau en pleine déambulation dans les couloirs.
C'est cool de pouvoir se balader dans le château, mais seule... ça finit vite par devenir ennuyeux. Ou en tout cas, moins amusant qu'elle ne l'espérait.
Oh mais... voilà une idée : elle va chercher des êtres avec qui jouer à travers le château.
Elle arpente donc chaque espace, à la recherche d'un être vivant, ou au moins mobile quoi.
Les deux pattes en pierre ou en métal, ils n'ont pas l'air réceptif, mais à la réflexion, c'est vrai qu'ils ne sont pas très vivants non plus...
Elle va essayer de convaincre les personnages dans les tableaux tiens.
- Fwiic !
Ouais... pas terrible. Elle a beau réitérer ses appels, ils ne semblent pas plus réceptifs non plus.
Peut-être que si elle, elle peut les entendre, l'inverse n'est pas possible ? Est-ce qu'un tableau entend quelqu'un qui n'y est pas ? Bah le grand tableau de la salle aux fauteuils, il entend bien son amie quand elle doit ouvrir le passage.
Hmmm, il lui faudra creuser la question plus tard.
Et côté petites créatures comme elle, ou disons pas forcément boursouflet mais à plus que deux pattes, on ne peut pas dire qu'elle en croise beaucoup... aucune en fait par ici.
En fait il y a bien des huit pattes mais ils fichent le camp chaque fois qu'elle s'approche.
De quoi se demander une fois encore si elle est si effrayante que ça !
Thémélia la terreur !
Mouais, ça peut être marrant, de temps en temps, mais à long terme, ce n'est pas ce qu'elle veut être.
Il y a aussi de minuscules petites boules, mais qui ne l'écoutent jamais. Elles ont l'air d'avoir une destination et de ne vouloir la lâcher sous aucun prétexte.
Peut-être aussi que le fait qu'elles soient déjà souvent en petit groupe rend sa proposition inintéressante.
En plus, elles ont l'air très occupées...
Mais pourquoi elle ne croise pas un autre être à fourrure ? ailleurs que dans la salle aux fauteuils quoi ! Ou dans le parc...
Lasse de ses recherches, elle s'arrête dans un couloir et s'adosse contre une forme en pierre.
Un bruissement soudain lui fait lever les yeux.
Une petite forme vient de s'élever de la chose en pierre, une petite forme ailée ; pas la même que celle avec qui elle a fait la course l'autre jour, mais... c'est un être vivant, qui vole, et qui peut jouer avec elle.
- Fwiic ! l'apostrophe-t-elle en se redressant.
La petite créature s'arrête, pivote, puis vient battre des ailes en tournoyant au-dessus d'elle.
Ça doit être le signe qu'elle accepte son invitation.
Alors le boursouflet s'élance, trottine d'abord, lève la tête pour vérifier que son camarade volant d'un jour la suit, et constatant qu'effectivement, il la suit, et même qu'il vient de la dépasser, elle se remet en marche, ou en course plutôt.
Elle file droit vers le fond du couloir, dépassant à nouveau son adversaire, qui accélère son battement d'ailes et la dépasse à son tour.
Au coin du mur, elle l'informe que la course se poursuit par là.
Et ils continuent leur affrontement, se dépassant à tour de rôle.
C'est qu'il est rapide dis donc.
Elle utilise son arme d'accélération la plus efficace : la roulade, ce qui lui donne une certaine avance.
En se redressant, elle pivote pour constater le résultat : oui, elle a pris quelques mètres, mais son adversaire vole à présent sur place, la fixant, comme pour protester contre ce subterfuge.
- Fwiic !
Elle promet qu'elle ne le fera plus.
Finalement, la créature volante la rejoint, et ils reprennent la course.
Sur ses pattes, en courant ou en bondissant, elle n'arrive pas à la distancer aussi bien, mais comme elle a promis, elle s'y tient ; et puis si c'est pour que son camarade cesse le jeu... elle préfère gagner moins vite que de ne plus jouer du tout.
Nouveau couloir. Celui-ci est plus encombré, et pour elle, le chemin est plus ardu que si elle aussi pouvait voler.
Elle parvient à bondir par-dessus certains obstacles, mais d'autres sont trop haut, et elle doit les contourner.
Au nouveau changement, elle a un mètre de retard.
Mais le couloir suivant étant bien dégagé, elle file pour le résorber.
Les deux adversaires sont à nouveau au coude-à-coude, et tournent une nouvelle fois...
- Thémélia !
Oups ! Elle vient de débouler juste devant la pièce où son amie devait avoir sa leçon, parce que l'endroit est rempli de deux pattes avec leur sac.
- Fwiic !
Elle est contente de la voir certes, mais... ben elle est en pleine course là. Il faut qu'elle aille la poursuivre.
Sauf que... où est passé son adversaire ?
Ben zut, la présence massive des sans fourrure a dû l'inquiéter parce qu'il a disparu.
A moins qu'il en ait profité pour... ah non, s'il en a profité, ce n'est pas une victoire pour lui, c'est de la triche !
Elle refuse de s'avouer vaincue. La course est simplement neutralisée. Pour aujourd'hui.
Il faudra qu'elle le retrouve pour la poursuivre, un autre jour...

Reducio
(952 mots)

« Tu sais quel est le problème avec les morts ? C’est qu’ils sont beaucoup trop bavards. »


3A RP en 2051-52, filière P&O

Alias Marraine la bonne fée

Thémélia l'exploratrice recueil
Vendredi 13 octobre 2051

Elle était restée sagement à quelques pas des portes du château, regardant son amie sortir à regret.
Elle avait son sac plein pour ses leçons, et le boursouflet avait bien compris qu'elle ne partait pas pour s'amuser sans elle, qu'elle ne devait donc pas être mécontente.
Néanmoins, elle aurait bien voulu aller dehors aussi.
Elle soupira et fit trois tours sur elle-même avant de s'élancer vers les escaliers qui descendaient.
Elle devait retourner explorer cette partie qu'elle connaissait très mal.
Elle dévala les marches en roulant et partit directement dans une direction que ne suivaient pas les élèves.
Ici, c'était froid, sombre, et... ça sentait bizarre.
Plus elle avançait, plus elle avait l'impression que toutes ces caractéristiques se renforçaient.
Alors pourquoi ne faisait-elle pas demi-tour ? Par curiosité bien sûr.
Elle se demandait ce qu'il pouvait bien y avoir par ici.
Mais à part des murs et des portes fermées, il n'y avait franchement rien d'autre à voir.
Ah si, il y avait quelques tableaux, plutôt rares, qui lui semblaient particulièrement inquiétants ou mal lunés, mais c'était peut-être dû à l'ambiance.
Elle frissonna. Elle aurait bien voulu avoir encore plus de fourrure pour se tenir au chaud.
Si son amie avait été avec elle, elle se serait blottie sous ses cheveux ou dans sa capuche.
Elle s'interrompit soudain en entendant de petits bruits retentirent au loin.
Ici, on avait l'impression que les sons étaient multipliés, qu'ils rebondissaient sur les murs.
Une nuée de petites araignées traversa le couloir.
Que fuyaient-elles ? Devait-elle les suivre ?
En se tournant pour observer, elle eut un tressaillement en percevant une forme se mouvoir sur le mur, avant de réaliser que c'était sa propre ombre.
- Fwic ! lâcha-t-elle doucement, mais le son résonna autour d'elle comme si elle l'avait poussé de toutes ses forces.
Il fallait vraiment être discret par ici.
Elle fit quelques pas et même le son de ses petites pattes lui sembla faire un bruit du tonnerre.
Elle reprit sa route, s'enfonçant plus encore dans les couloirs obscurs et humides.
C'est comme si le sol avait mal séché après une douche.
Ses pattes dessinaient des marques sur la pierre à chaque pas ou petit bond qu'elle faisait.
N'importe qui aurait pu la suivre à la trace...
D'un autre côté, elle pourrait elle-même suivre ses pas pour retourner aux escaliers.
A moins que cette poussière mouvante ne finisse par tout recouvrir.
Autour d'elle, la poussière semblait se mouvoir en prenant des formes plus sombres et inquiétantes les unes que les autres.
Elle frissonna de nouveau.
Elle avait l'impression que sa fourrure se dressait sur sa peau.
Restez par ici n'était vraiment pas une bonne idée.
C'était moins pire que son expérience devant l'arche gravée du deuxième étage, mais ça ne la rassurait pas.
Et l'idée que l'une des ombres poussiéreuses qui tournoyaient à quelques pas d'elle se mette à parler, la décida à rebrousser chemin.
De toute façon, elle ne trouvait rien d'amusant ici. Au contraire, c'était carrément déprimant.
Elle craignit un instant de ne pas pouvoir revenir facilement au grand escalier, constatant la multitude de recoins et de passages divers ; quant à ses marques au sol, elle ne les distinguait plus aussi bien qu'elle ne l'aurait cru.
D'instinct, n'ayant plus aucune carte mentale, elle se dirigea grâce à la chaleur.
Si l'air est plus chaud par là, c'est par là qu'elle ira.
Ne s'attardant plus aux mouvements et aux bruissements qu'il lui semblait percevoir près d'elle, elle traça sa route sans plus trop se poser de questions.
Adieu curiosité et soif d'aventure, elle voulait retourner au chaud, à la lumière, au confort.
Est-ce un coup de chance ou des réels bons réflexes, en tout cas elle revint enfin dans une zone moins obscure qu'elle reconnut. Ouf !
Sans se faire prier, elle grimpa l'escalier.
De retour devant les portes du château, elle se secoua, comme pour chasser poussière, froid, humidité et obscurité.
Brrrrrhhh ! Elle était bien contente de ne pas avoir à dormir là-bas mais plutôt tout là-haut dans le château.

Reducio
(673 mots)

« Tu sais quel est le problème avec les morts ? C’est qu’ils sont beaucoup trop bavards. »


3A RP en 2051-52, filière P&O

Alias Marraine la bonne fée

Thémélia l'exploratrice recueil
Samedi 14 octobre 2051

La journée avait été excellente de son point de vue : elle avait bien dormi, bien mangé et bien joué !
Que demander de plus ? à part que cela continue comme ça bien sûr.
Perchée sur l'épaule de son amie, elles se rendirent au quatrième étage.
Ah oui, c'était le jour où elle chantait avec les crapauds, et d'autres sans fourrure aussi.
Elle l'accompagnait parfois quand elle allait dans cette pièce pour répéter dans un coin avec ses amis et jouer de son engin avec de longues cordes qui faisaient des sons.
Mais quand elle allait chanter avec les grenouilles, elle ne pouvait pas venir, sans qu'elle comprenne pourquoi.
Elle aurait bien voulu aller jouer avec les crapauds, faire leur connaissance, peut-être même chanter avec eux...
Parce qu'elle sait chanter elle aussi !
A cette pensée, elle se redressa fièrement sur l'épaule de son amie, comme si elle s'apprêtait à livrer une prestation.
- On y est Thémélia. Je te laisse ici, d'accord ?
Non, pas d'accord.
- Fwic !
- Oh allez ne sois pas fâchée ! dans deux heures je suis là et on ira manger. Puis on passera toooouuute la soirée ensemble.
Elle avait parlé de manger c'est ça ?
- Fwiic !
- Allez, sois sage hein. A plus !
Mouais, manger, ce serait pour plus tard visiblement puisque là elle partait.
Elle soupira, comme souvent quand elle voyait son amie s'éloigner sans elle.
Mais rien ne servait de rester plantée là, elle en avait sûrement pour un moment, à chanter avec les crapauds... sans elle !
Eh oui, un boursouflet, ça peut être un peu jaloux.
Là elle était jalouse des crapauds. Cet été, elle avait été jalouse du nouveau balai de son amie, qui prenait trop de place dans leur vie, jusqu'à ce qu'elle puisse faire un tour dessus, ce qui l'avait réconciliée avec l'engin.
Elle partit en petits bonds saccadés, signe de sa contrariété non dissipée. Pour l'instant.
Gauche... droite... droite... il lui faudrait retenir le trajet pour le refaire dans le sens inverse.
Euh où était-elle d'ailleurs ? Cette porte-là lui disait quelque chose... et en plus elle n'était pas fermée.
Elle s'y glissa.
Ah oui, ça lui disait quelque chose.
Son amie y venait, même si elle ne comprenait pas très bien l'intérêt de cet endroit.
Il y avait de l'eau, mais on ne pouvait pas y plonger. Pourquoi ?, ça elle n'en savait rien.
Tiens comme il n'y avait personne pour l'instant, elle allait en profiter pour examiner le lieu plus en détails.
Elles n'y restaient jamais assez longtemps d'ordinaire pour qu'elle puisse investiguer.
Et hop ! la voilà sautillant d'une cabine à une autre, inspectant avec attention... des cuvettes de toilettes.
Non mais à ses yeux, c'était très mystérieux !
D'ici en bas, elle n'y voyait rien de particulier, ni de dangereux, ni d'intéressant.
Mais peut-être que de plus haut...
Et la voilà en train d'escalader une cuvette, de glisser, et pouf ! par terre.
Elle pourrait peut-être bondir, c'était plus dans ses cordes.
Quelques pas d'élan, un saut svelte et maîtrisé et... hop ! sur leeuuuuhhhh rebord.
Ouch ! Elle avait eu du mal à se stabiliser. C'est que l'espace où elle s'agrippait était étroit.
Et elle avait bien failli basculer à l'intérieur de... de quoi donc ? C'était comme... un mini-lac là dans le fond, mais vraiment mini.
Ou comme la piscine, mais en vraiment plus petit aussi.
Même elle, petite boule de poils, aurait eu du mal à s'y baigner.
De toute façon, elle n'en avait pas le droit, on le lui avait bien fait comprendre.
Peut-être était-ce en raison du manque d'espace... avait-on peur qu'elle s'y trouve coincée ? Ou parce que l'eau était moins... nette que dans la piscine ?
Cela dit, l'eau du lac n'était pas parfaite non plus !
Et au moins ici, il n'y avait pas d'herbes bizarres.
Peut-être qu'elle pourrait quand même y faire un tour dans le fond... tant que personne ne la voyait...
Elle débattit un instant avec elle-même sur la question.
Juste par curiosité, elle aurait bien plongé direct, mais sa conscience lui chuchotait avec insistance que ce ne serait pas bien.
Finalement, au terme d'une longue lutte intérieure, elle soupira, pivota et sauta... sur le sol.
Elle se glissa hors de la pièce et repartit en trottinant.
Elle avait déjà fait un petit tour dans l'eau du lac aujourd'hui, elle attendrait bien le lendemain pour se baigner à nouveau, dans un endroit plus sûr.

Reducio
(749 mots)

« Tu sais quel est le problème avec les morts ? C’est qu’ils sont beaucoup trop bavards. »


3A RP en 2051-52, filière P&O

Alias Marraine la bonne fée

Thémélia l'exploratrice recueil
Dimanche 15 octobre 2051

Youpiiiii ! Elles allaient dehoooors !
Elle trépignait sur l'épaule de son amie en passant les portes, puis en traversant une partie du parc, direction... où allaient-elles donc se poser pour jouer aujourd'hui ?
Ah, c'était... oh... ah ouais... on n'allait pas jouer tout de suite en fait.
Son amie avait d'abord une séance avec les autres deux pattes pour les... euh... cheer... ngh ! ça commence comme ça mais après...
En gros, elles font de la danse, des sauts, des figures et des exercices et...
Hé ! mais pourquoi elle n'en faisait pas aussi elle ?
- Tu ne t'éloignes pas trop loin hein ? !
- Fwiiic !
Bien sûr qu'elle allait rester dans le coin.
Il y avait plein d'espace où courir, rouler, sauter par ici.
Et puis elle venait de décider qu'elle aussi allait s'entraîner comme son amie.
Donc elle resta tout près et suivit attentivement le début de la séance.
Ça devait être un échauffement pour commencer, de ce qu'elle comprit, mais bien trop facile franchement !
Elle se mit à courir le long du terrain, fit le retour en bondissant pour prouver au combien elle était souple et agile, et surtout très en forme.
Et puis elle recommença, jusqu'à décider que le dernier tour, elle le ferait en roulades.
Après tout, c'était aussi un brillant exercice de gymnastique !
Bon, après ça, elle semblait... ah ! on dirait qu'elles construisent une forme ensemble... une au sol, une sur... ouch !
Bah oui mais elle, elle est trop petite pour porter une deux pattes... elle pourrait venir au sommet de la figure par contre, mais sans y être invitée, elle craignait d'être grondée.
Et demander la permission... ah elles n'allaient peut-être pas la comprendre alors...
Non, elle allait faire sa propre pyramide.
Hmmm moui mais... avec qui ? Y avait pas d'autres boursouflets ici, ni d'autres copains à fourrure.
Et si elle bougeait des objets pour grimper au sommet ?
Mais quels objets pourrait-elle bouger toute seule ?
Ah ben le temps qu'elle réfléchisse, l'exercice avait changé tiens.
Tant mieux, elle recruterait du monde en vue de constituer une pyramide pour une prochaine fois.
Hé mais voilà une idée dans la salle aux fauteuils, elle allait proposer de faire ça pour passer le temps quand les deux pattes partaient en cours.
Du coup, que faisaient les filles à présent ? De l'équilibre ? trooooop faciiiiile !
Elle grimpa sur une barrière à proximité et s'entraîna à tenir dessus.
Mais comme c'était beaucoup trop simple de son point de vue, elle corsa la tâche en adoptant des postures plus audacieuses : à moitié au-dessus du vide, deux pattes pour s'accrocher, voire même une seule...
Ah à une patte ça devenait intéressant.
Hiyouuuuhouuuu ! Ça c'était de l'exercice !
Hé une autre idée lui vint : elle allait s'accrocher de nouveau à deux pattes, mais la tête en bas, comme les bestioles qu'elle avait vue y a pas longtemps, dont elle ne connaissait pas le nom, mais qui dormaient la tête en bas.
Ça, c'était digne de son niveau !
Très fière d'elle et toute à son affaire, elle s'aperçut qu'elle avait un peu perdu le fil de l'entraînement des filles.
Mais ce n'était pas de sa faute si elle avait d'excellentes idées à travailler elle aussi ! Si seulement les deux pattes l'intégraient dans l'équipe et faisaient attention à ses propositions, elles feraient certainement de grands numéros ensemble !
Oh tiens et pour son final, elle envisageait de se rétablir dans le bon sens sur la barre et effectuer un super saut.
" YIIIIHAAAAA ! "
Et hop ! la voilà atterrissant prestement sur le sol et saluant la foule !
Euh ouais enfin... imaginant saluer la foule.
C'est pas du show ça ? !
Allez, on y retourne : grimper sur la barrière, tournoyer autour, s'accrocher tête en bas, se rétablir et bondir.
Voilà, son numéro était en place.
- Thémélia ?
- Fwiiic ?
- Tu fais quoi ? des acrobaties ? Ah si tu étais humaine, tu ferais une sacrée recrue toi ! Allez tu viens ? j'ai fini !
- Fwiiiic !

Reducio
(690 mots)

« Tu sais quel est le problème avec les morts ? C’est qu’ils sont beaucoup trop bavards. »


3A RP en 2051-52, filière P&O

Alias Marraine la bonne fée

Thémélia l'exploratrice recueil
Lundi 16 octobre 2051

Nooooon ! Les leçons recommençaient déjà ! Les jours sans passaient vraiment trop vite !
Un morceau de brioche planqué sous une patte, elle descendit à contrecœur de l'épaule de son amie.
- On se retrouve dans deux heures, lui expliqua-t-elle en la gratouillant derrière les oreilles.
Puis elle marcha au milieu des autres sans fourrure pour rentrer dans la classe.
Une fois la porte refermée, elle ne pourrait plus la voir pendant un long moment.
Morose, elle se replia dans un coin pour grignoter la fin de son petit-déjeuner.
Après quoi, elle trottina jusqu'à l'escalier.
En haut ? ou en bas ?
Elle prit finalement la direction du deuxième étage.
En plein milieu du trajet, l'escalier sembla vibrer et changer de direction.
Pas grave ! Ça lui ferait plus de découvertes.
Elle sauta les dernières marches et s'élança.
Elle sautilla dans un couloir, roula dans un autre, bondit à reculons dans celui-là, et...
Elle renifla. Mais... ça sentait le sucré, non ?
Il fallait qu'elle aille voir ça.
Suivant son odorat comme un radar, elle emprunta un couloir étroit, tourna à gauche et repéra de petites traces rosées sur le sol.
Elle les suivit consciencieusement, jusqu'à arriver devant une grosse flaque rose, qui dégageait une forte odeur de caramel et de... fraise.
C'est quoi ce truc ? Un pot de confiture cassé ? Hmmm non, ça a l'air trop épais. Une farce ? Un accident ?
Elle s'approcha de plus près pour mieux observer et tendit une patte pour effleurer la flaque.
Ça ressemblait à une marmelade assez consistante, collante aussi, et - elle lécha sa patte - très sucrée.
Elle s'approcha encore un peu, souleva ses pattes avant, en plongea une dans la mélasse et... fut légèrement déstabilisée.
Oh rien de grave a priori, mais assez pour être déséquilibrée et devoir reposer ses pattes avant pour se rétablir.
Les poser... direct bien plantées dans la marmelade !
Pas grave non plus ! Elle allait les lécher quand elle les en aurait sorties ! Ce serait bien sympa !
Allez on... retire... ses... pattes... de... la...
- Fwic !
Mais qu'est-ce que ça colle !
Elle avait ses deux petites pattes engluées dans la masse collante, et bien du mal à les en extraire.
S'aidant de ses pattes arrière, elle essaya de se propulser vers l'arrière.
- Fwiiic !
Elle avait certes un peu déplacer ses pattes piégées, mais au prix de quelle souffrance !
Parce qu'en plus de ses pattes, elle réalisa qu'une partie de sa fourrure avait elle aussi fortement adhéré à la mixture.
Et une traction aussi soudaine lui provoqua une douleur, comme si on essayait de lui arracher ses poils.
Là, ce n'était plus sympa du tout ! Oublié l'attrait du caramel, ou le côté amusant de la flaque mouvante.
Elle tenta à nouveau de se dégager, sans gagner grand chose, hormis un nouveau petit cri.
Mais qu'est-ce qu'elle allait faire ? Elle était coincée dans la marmelade, sans possibilité de partir de là, sans espoir d'être secourue même si elle hurlait de toutes ses forces...
Et qu'allait-il se passer après la leçon ? Son amie allait se demander où elle était ? Peut-être qu'elle l'imaginerait en train de jouer quelque part, mais à la fin de la journée, elle trouverait sûrement bizarre qu'elle ne soit pas revenue.
Alors elle la chercherait oui, mais elle ne penserait pas à venir directement ici dans... où elle était exactement d'ailleurs ?
Ça allait sûrement lui prendre du temps et... et elle, elle aurait le temps de mourir de faim et de peur !
Bon, elle avait bien du caramel à la fraise à sa portée pour subsister ! Bien qu'hyper collant, ça restait du bonbon à man...
Elle regarda ses pattes emprisonnées, se pencha légèrement - pas trop ! pas question de s'engluer davantage ! -, et tendit sa langue jusqu'à toucher la zone qui encerclaient ses deux petits membres.
Ça collait, mais ça ne lui bloquait pas la langue. Heureusement d'ailleurs !
Alors elle lécha.
Oui, là, vous auriez pu dire : ha ha ha ! la bonne excuse pour manger du caramel !
Sauf que vu la situation, elle s'en fichait ! Plus question de se régaler ! Elle creusait dans la masse sans savourer.
Quel goût ça avait ? rien qui ne la dégoûte d'accord, mais rien non plus qui ne réjouissent ses papilles, pas consciemment en tout cas, parce que là, tout ce qui lui importait, c'était de se dégager.
Elle en profita pour débarrasser autant que possible sa fourrure imprégnée.
A force d'efforts - non vraiment ! là ce fut un effort ! -, elle put tirer un bon coup pour extraire une première patte avant, ce qui lui offrit plus de puissance pour l'impulsion finale.
Cela dit, le geste ultime, s'il la libéra, lui arracha un long cri, parce que la fourrure tenait encore bien à la marmelade.
Elle bascula sur le dos, contre la pierre froide, et resta là un instant immobile, épuisée, soufflant, laissant lentement se calmer la douleur.
Elle se redressa péniblement et contempla la flaque rose, parsemée d'une touffe violette.
Ouch ! Elle y avait laissé quelques poils quand même.
Elle lécha piteusement la zone légèrement dépeuplée et endommagée de sa fourrure.
Puis d'un coup, elle pivota et repartit, déterminée à s'éloigner de ce truc de malheur le plus vite possible.
Elle finit par retrouver l'escalier et remonta au troisième.
Avait-elle loupé son amie ?
Des élèves marchaient, montaient, descendaient...
Elle n'avait aucune notion du temps.
Alors elle décida de se hisser plus haut dans les étages, bondissant deux marches à la fois.
A cette vitesse, elle grimpait bien plus vite que la plupart des deux pattes et les dépassait sans peine.
Elle entendit soudain la voix de son amie en pleine discussion.
- Fwiic ! lança-t-elle, une pointe de soulagement et de désespoir dans son cri.
- Thémélia ? Oh excuse-moi je ne t'avais pas vue. Tu... Mais... qu'est-ce qui t'est arrivé ma puce ?
- Fwiiiic ! eut-elle envie de pleurer.
- Oh là là, viens là toi. Doucement. Qu'est-ce qui ne va pas ?
Son amie l'examina un instant, passant doucement ses doigts.
Elle sursauta quand elle atteignit la zone où le caramel lui avait arraché de la fourrure.
- Mais où t'es allée ? On dirait que t'es tombée dans un chaudron de colle ou... quelque chose comme ça.
- Fouwic !
Elle ne savait pas trop elle-même où elle était tombée, mais ça avait été pénible, douloureux et stressant.
Elle ne voulait plus qu'une chose : se blottir et ne plus avoir mal.
- Viens. On va aller te nettoyer parce que c'est tout collant et te soigner. Grimpe ! dans mes mains par contre. Si tu t'installes sur mon épaule, j'ai peur que tu te colles à mes cheveux et là, on va crier toutes les deux.
Elle se hissa dans les mains de son amie et se laissa emporter.
Elle eut droit à une petite baignade pour enlever le collant rose qui lui était resté coincé dans la fourrure, puis son amie la sécha, lui mit quelque chose d'agréable qui sentait bon là où elle avait mal, et l'installa confortablement sur le lit, dans les coussins.
Pour aujourd'hui, c'était sûr, elle allait profiter de ce confort et ne plus bouger. Ou presque plus. Sauf pour aller manger ! Ou dans les fauteuils peut-être...
L'aventure, ce serait pour demain.

Reducio
(1238 mots)

« Tu sais quel est le problème avec les morts ? C’est qu’ils sont beaucoup trop bavards. »


3A RP en 2051-52, filière P&O

Alias Marraine la bonne fée

Thémélia l'exploratrice recueil
Mardi 17 octobre 2051

Peut-être que si elle poussait un peu plus fort, elle y arriverait...
Non d'abord, elle allait élargir le trou et puis ensuite elle pousserait pour essayer d'y passer la tête.
- Thémélia, arrête de jouer avec ton donut comme ça voyons. Tu le manges ou je le reprends ?
Hein quoi ? Elle allait lui reprendre son petit-déjeuner ? c'est ça qu'elle avait dit ? Non pas question.
Bon ben tant pis, elle essaierait un autre jour d'enfiler le donut sur sa tête.
Elle commença donc à le grignoter.
Puis une fois leur estomac rempli, - enfin le sien pas tout à fait, elle en aurait bien repris -, elles remontèrent au cinquième étage où son amie avait sa leçon.
Et ainsi, la petite boule de poils se retrouva à nouveau à trottiner dans les couloirs.
Après avoir coursé une mouche qu'elle avait fini par attraper, puis l'avait relâchée dans sa grande clémence, elle réalisa qu'elle se tenait devant la tapisserie près de laquelle se trouvait la porte magique.
Enfin elle pensait qu'elle devait être magique, puisqu'elle n'apparaissait pas tout le temps.
Comme là par exemple, où il n'y avait pas de porte.
- Fwiiiic ! se lamenta-t-elle.
Pourquoi ne la trouvait-elle plus ?
Est-ce qu'il fallait être accompagné ? Ou demander la permission ? Ou utiliser une baguette de deux pattes ?
- Fwiiic ! roucoula-t-elle encore, implorante.
S'il vous plait, Elle voulait juste pouvoir s'amuser sur les grands coussins qui rebondissaient.
La tête baissée, elle s'appuya contre un mur en soupirant.
Un léger déclic lui fit lever les yeux !
- FWIIIIIIIIC !
Devant elle, légèrement entrouverte, une porte, qui, elle en était certaine, n'était pas là quelques instants plus tôt.
Ni une ni deux, elle s'y engouffra.
Oui pour la prudence, repassez plus tard. Ou allez carrément voir ailleurs.
Dans une immense pièce illuminée, elle découvrit d'énormes coussins, de couleurs et de formes différentes, et même un coussin en forme de donut.
Il y avait aussi un toboggan, de petits escaliers mobiles, des barres auxquelles s'accrocher et tournoyer...
Une immense salle de jeux spéciale Thémélia.
Au comble de la joie et de l'excitation, elle sauta sur le premier coussin à sa portée, puis en essaya un autre, puis testa le toboggan, puis...
A la fin, épuisée, elle se laissa tomber sur un gros tapis moelleux, tout doux, tout chaud.
Elle y aurait bien fait un somme tiens...
" Clic "
Elle tourna la tête : la porte s'était rouverte.
Elle s'approcha et regarda : personne. Pourquoi s'était-elle ouverte alors ? Était-ce un signal qu'il était temps de sortir ? Déjà ?
Oui c'est vrai qu'elle avait beaucoup jouer mais...
- ...liaaa !
Oh mince ! son amie la cherchait !
Vlam ! en un bond elle sortit, effectua trois longues roulades, et bam ! atterrit contre ses pieds.
- Doucement doucement ! Y a pas d'urgence mais j'te trouvais pas.
- Fwiic fwiic !
- Quoi ? Tu veux me montrer quelque chose ?
- Fwiiic !
Bien sûr, elle voulait lui montrer sa nouvelle salle de jeux.
- OK OK, je te suis.
Et hop ! la voilà repartie.
- Hé pas si vite, je ne sais pas rouler moi !
Aaaah... ouais...
On tourne à droite, on tourne encore par là et... la tapisserie... et... oh non ! la porte ! elle n'est plus là !
- Fwiiiic !
Elle avait envie de pleurer.
- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda son amie en s'accroupissant près d'elle.
- Fwiic ! gémit-elle en tournoyant, scrutant désespérément les environs.
Son amie posa une main sur elle.
- Toi, j'ai l'impression que tu as retrouvé la salle sur demande, et que t'as eu droit à un truc bien amusant que tu voulais me montrer, mais qu'il n'est plus là. T'en fais pas, je suis sûre que tu la retrouveras une prochaine fois. Peut-être qu'elle veut que ça reste un secret entre elle et toi, et que tu ne pourras y retourner que quand je ne serai pas là. Ce qui ne veut pas dire que je vais te laisser m'abandonner, dit-elle en se relevant.
A vrai dire, le boursouflet n'avait pas tout compris ce qu'elle venait de lui expliquer, mais dans la voix de son amie, elle ressentit le réconfort et l'espoir.
C'était une porte magique, et sans doute qu'elle la retrouverait une autre fois. Oui, sûrement, c'était ça qu'elle avait dit.
Bon ben pas grave. Là maintenant, son amie était là, alors elle pouvait bien attendre pour retrouver sa salle de jeux.
- Fwiiic !
Et elle se mit en route en sautillant à ses côtés.
Rhaaa quand même ! Elle aurait bien voulu lui montrer le toboggan.

Reducio
(781 mots)

« Tu sais quel est le problème avec les morts ? C’est qu’ils sont beaucoup trop bavards. »


3A RP en 2051-52, filière P&O

Alias Marraine la bonne fée

Thémélia l'exploratrice recueil
Mercredi 18 octobre 2051

Et voilà, la porte était refermée, et de ce qu'elle avait compris - oui bon parfois elle ne comprenait pas tout -, elles ne se reverraient pas avant le repas.
Inutile de se lamenter sur son sort, et après tout, elle avait un château à continuer d'explorer.
Elle n'avait pas vraiment envie de rester à cet étage, alors elle rejoinit le gran escalier et sauta dans les marches.
Comme souvent, l'escalier vibra et prit une direction inattendue, comme s'il avait décidé d'être son complice d'aventure dans l'inconnu.
Entendu ! Elle suivrait sa suggestion.
Ouais euh... par contre là... mais où est-ce qu'il l'avait emmenée ?
Pour de l'exploration, ça allait en être une fameuse ! Elle ne savait pas du tout où elle était, et malgré plusieurs couloirs parcourus et plusieurs marches gravies, elle était toujours perdue.
Visuellement, elle ne repérait rien de familier. Mais peut-être qu'avec une autre approche...
Elle ferma les yeux, inspira lentement, se concentrant sur les odeurs et les sons.
Ça sentait la poussière, la... paille ? Le... euh... ça se dit pas !
Et du côté des sons, ça ressemblait à de petits cris d'animaux et des bruissements d'ailes et de plumes.
En y réfléchissant bien, elle était peut-être déjà venue par ici avec son amie...
Mais oui, un jour que les hiboux de la maison étaient venus leur dire bonjour, et déposer des paquets.
En fait, c'était arrivé plusieur fois lui semblait-il, mais comme c'était plutôt espacé dans le temps...
De plus, ce trajet-là, elle le faisait en général planquée sur l'épaule de son amie ou dans sa capuche, du coup la vue des points de repère... ben... voilà quoi !
Elle grimpa encore quelques marches, sefiant à son nez et ses oreilles, et arriva devant une grosse porte heureusement pas complètement fermée.
Juste de quoi lui permettre de se glisser... ouch ! elle était petite mais elle avait peut-être mangé trop au petit déjeuner de ce matin.
Ouf ! voilà ! elle était entrée.
Ouh là là, y avait beaucoup de... trucs par terre.
Et beaucoup de deux pattes à plumes.
Allait-elle retrouver les hiboux qu'elle connaissait dans cette marée ? D'ailleurs, étaient-ils ici ?
Il lui semblait qu'une fois qu'ils avaient eu déposé leurs paquets, reçu un peu de nourriture et des gratouilles de son amie, ils étaient chaque fois repartis.
En tout cas, ceux qui étaient ici ne lui disaient rien.
Enfin rien ne l'empêchait de se faire de nouveaux amis.
Ah oui tiens, là il y en avait un tout seul.
Elle escalada du mieux qu'elle put pour se rapprocher du volatile solitaire.
- Fwiic !
Il ne répondit rien.
C'est un faux lui aussi ? comme les deux pattes en métal ou en pierre qui ne répondent jamais parce qu'ils ne sont pas vivants ?
- Fwiiic !
Elle retenta sa chance et le piaf tourna vers elle un regard réprobateur.
Ah non, il est vivant mais il n'a pas l'air de vouloir faire connaissance.
Elle redescendit, redoutant que si elle insistait, il lui pince la fourrure avec son bec, ce qui n'avait rien d'agréable, elle en avait fait l'expérience, le jour où elle avait voulu goûter au repas d'un hibou de la maison.
C'est vrai qu'elle avait omis de lui demander la permission...
Mais en tout cas, elle se souvenait bien de la douleur ressentie.
Revenue au sol, elle bondit prudemment - non, elle ne comptait pas se rouler ici ! -, et se dirigea vers un autre oiseau solitaire.
Celui-là se montra plus réceptif.
Elle lui proposa un jeu : elle bondissait, et lui devait l'attraper au vol.
Elle avait dû bien expliquer parce que le volatile avait tout de suite compris.
Néanmoins, ils ne firent qu'une partie parce que les griffes de l'oiseau quand il la saisit lui firent un peu mal. Bien qu'il ne l'ait pas fait exprès.
Elle chercha alors à faire un autre jeu : elle se hissa sur le dos du hibou et l'incita à décoller.
Il sembla hésiter, puis s'envola.
Mais elle avait du mal s'y accrocher, parce qu'elle dévala de son dos et atterrit dans un tas de paille.
En soi, c'était assez drôle et pas vraiment douloureux, mais... quelque chose lui disait qu'il valait mieux ne pas recommencer.
Elle réfléchissait à un nouveau jeu quand un élève entra dans la pièce.
Elle ne sait pas pourquoi, mais son premier réflexe fut de se cacher.
Elle ne faisait rien de mal pourtant, mais ça avait été instinctif.
Ainsi dissimulée, elle observa le deux pattes chercher un hibou disponible pour emporter un rouleau de parchemin et constata avec regret que c'était son compagnon de jeu improvisé qui se voyait chargé de la mission.
Oh ben zut alors, voilà qui mettait fin à leurs jeux.
Peut-être que c'est simplement aussi qu'il était temps pour elle de repartir.
Après tout, il lui faudrait retrouver son chemin pour arriver à temps à la grande pièce où on mangeait.
Elle ne voulait pas manquer le repas, surtout qu'elle commençait à avoir faim.
Tandis que le sans fourrure était concentré sur le deux pattes à plumes, elle se dirigea vers la sortie, profitant que la porte était désormais grande ouverte.
Tant mieux, parce qu'elle n'aurait pas aimé devoir se faufiler à nouveau par la toute petite fente.
Elle dévala plusieurs séries d'escaliers, puis entreprit de retrouver son chemin jusqu'à atteindre les grandes portes du château.
Elle dût chercher un peu, la preuve qu'il lui restait encore beaucoup à explorer ici, pour ne plus se perdre, mais finalement, le bruit d'une forte agitation lui permit d'arriver à temps pour manger et de retrouver son amie qui revenait de l'extérieur où elle avait eu des leçons.
- Fwiiic !
Elle se précipita vers elle, toute contente, et bondit dans ses bras quand elle se pencha vers elle.
- Où t'es allée toi ? T'as une petite plume coincée dans la fourrure ! rit-elle en la lui ôtant.
- Fwiic fwiic fwiiic !
Oh ben tu vois c'est toute une histoire ! L'escalier a bougé, et j'ai atterri là où on trouve les deux pattes à plumes et...
Calianor jeta un coup d'œil à son amie Arabella et lui chuchota :
- C'est là que je vois que j'ai encore beaucoup à apprendre dans mes cours de langue des boursouflets. J'ai capté qu'elle a visiblement vécu une aventure passionnante, mais ne m'en demande pas les détails !

Reducio
(1068 mots)

« Tu sais quel est le problème avec les morts ? C’est qu’ils sont beaucoup trop bavards. »


3A RP en 2051-52, filière P&O

Alias Marraine la bonne fée

Thémélia l'exploratrice recueil
Jeudi 19 octobre 2051

Ce matin-là, après leur petit déjeuner, elles étaient retournées dans la salle aux fauteuils, où son amie avait sorti des livres et des plumes, et elle, elle avait entrepris d'escalader une cheminée en fermant les yeux.
Elle était un peu perdue dans son décompte des dodos, mais il ne lui semblait pas qu'on était déjà arrivé aux chouettes journées où son amie avait plus de temps.
Et effectivement, au bout d'un moment, elle s'était levée et avait rassemblé ses affaires pour sortir de là et rejoindre une salle de cours, son boursouflet sur les talons.
Ah ouais, donc on était juste un jour où elle commençait plus tard.
Du coup, elle trottina avec elle jusqu'à la porte, se laissa gratouiller jusqu'au dernier moment, puis s'éloigna.
Elle avait l'intention d'essayer de retrouver le chemin du repère des deux pattes à plumes.
Peut-être qu'elle pourrait reprendre les jeux avec l'un d'entre eux.
Mais ce n'était pas gagné d'avance, parce qu'elle ne savait pas comment y retourner.
Elle se mit à déambuler de couloir en couloir, à prendre des escaliers, à traverser des espaces moins connus...
Par ici, c'était sacrément plus dégagé et moins fréquenté.
Mais c'était tellement calme en fait qu'elle doutait être au bon endroit.
Elle n'entendait pas les deux pattes à plumes, même de loin, elle ne percevait pas leurs odeurs, ni de mouvements de sans fourrure qui leur portaient des choses à transporter par les airs...
Elle aurait bien demandé son chemin, mais à qui ?
Enfin si, il y avait des tableaux, des deux pattes en pierre ou en métal, mais personne qui lui indiquerait son chemin.
Eh bien tant pis, la maison des hiboux, ce ne serait pas pour aujourd'hui.
Elle allait grimper pour s'occuper, découvrir cette partie qu'elle ne connaissait vraiment pas, essayer de mémoriser, et peut-être découvrir des choses amusantes à faire.
Elle escalada avec la plus grande précaution les armures, encore traumatisée par celle qu'elle avait involontairement décapitée, puis sauta de statue en statue, se rattrapant parfois de justesse à un bras en dégringolant.
Elle s'interrompit en entendant des deux pattes s'approcher.
Curieuse, elle bondit sur le sol dans le plus grand silence et les suivit à petites foulées.
Elle grimpa des escaliers, oh oui avec beaucoup de marches, qui tournaient, montaient, tournaient... elle en eut presque le tournis, mais à part ça, c'était amusant.
Puis elle freina en réalisant que les sans fourrures s'étaient arrêter devant une... porte.
Ils avaient frappé, attendu, parler avec... un truc étrange... on aurait dit un oiseau mais... pas avec de vraies plumes...
C'était comme les deux pattes en métal, pas vraiment vivant, mais en même temps... si un peu puisqu'il parlait...
Puis ça s'était ouvert et ils étaient entrés.
Oh ben ça alors.
Elle se demandait si elle pourrait essayer de se faufiler entre les jambes des prochains qui passeraient par là, comme elle le faisait pour entrer dans la salle aux fauteuils quand elle était toute seule, et ainsi découvrir cet endroit où elle n'était jamais allée.
Mais elle eut l'impression que la forme d'oiseau lui jetait un regard sévère qui lui déconseillait formellement de s'y risquer.
Un peu comme le regard de ceux qui ne voulaient pas qu'elle les suive ou qu'elle rentre dans une pièce en particulier.
Ce truc était-il donc bien un peu vivant ?
Un peu déçue tout de même, elle finit par faire demi-tour, non sans avoir encore lancer quelques œillades implorantes pour demander la permission d'essayer d'entrer, puis convaincue de ne pas insister, elle s'élança dans l'enfilade de marches.
Il était temps pour elle d'essayer de retrouver la partie du château qu'elle connaissait mieux et où elle retrouverait son amie.
Coup de chance ou excellente intuition, elle eut plus facile à retrouver ses repères et à regagner le couloir où elles s'étaient séparées.
Elle passa le reste du temps qui la séparait des retrouvailles avec son amie à traverser ce couloir le plus vite possible, mais sans faire de roulade, seulement en courant sur ses petites pattes.
L'air de rien, cet exercice était épuisant ! Mais très satisfaisant, surtout quand elle dépassait des araignées, ou des mouches.

Reducio
(687 mots)

« Tu sais quel est le problème avec les morts ? C’est qu’ils sont beaucoup trop bavards. »


3A RP en 2051-52, filière P&O

Alias Marraine la bonne fée