Inktober Esquisses

9 octobre 2051


Sachez que les moutons sont des bêtes diaboliques. Surtout les béliers. Personne ne veut me croire, même si je m'évertue à le dire, mais c’est vrai !

Sage et moi, on en a eu la preuve, un jour. Je m’explique.

Un jour, mes parents ont eu la fabuleuse idée de vouloir aller passer un petit week end à la montagne. Jusque là, ok.

C’était pendant l’été, pour que Lu' et moi on soit en vacances et pas à Poudlard, et donc qu’on puisse venir avec eux. Et Damien et Elena aussi, puisque ça a été la période où je crois on a été tous les trois en même temps à Poudlard. Et, oui, évidemment qu’on emmenait Sage avec nous, mes parents avaient compris depuis bien longtemps qu’ils ne pouvaient pas nous séparer, et ils avaient bien vite arrêté d'essayer. Du coup, on l'emmenait vraiment partout avec nous. Au final, elle a fini par entièrement faire partie de la famille, à force.

Mais bref. Du coup, mes parents avaient loué un petit chalet à la montage à des moldus, dans lequel on allait passer... trois nuits, il me semble ? Deux ou trois, je crois.
Pour mes parents, c’était une occasion d’aller prendre un peu l’air frais de la montagne, de changer un peu d'horizon, tout ça tout ça. Donc moi forcément, j’étais trop content, et le lendemain à neuf heures, je débordais déjà tellement d'enthousiasme que je réclamais à tout le monde de sortir.

Mais Damian dormait encore, mes parents étaient encore à moitié endormis, et Elena avait la flemme. Cependant j’ai réussi à motiver Sage, et tous les deux, on a réussi à obtenir des parents le droit d’aller vagabonder un peu aux alentours.

Évidemment, c'est ce qu'on a fait. On est sortis du mini hameau de chalets, et on est allés se promener dans les prairies aux alentours.
Très vite, on est tombé sur un troupeau de mouton. Mais y avait pas de barrières, vous voyez ? Et pas de chien nan plus. Je sais qu’il faut se méfier des patous et tout ça, mais là je sais pas pourquoi, y en avait vraiment pas.

Bien sûr que j’ai voulu m’approcher. Bien sûr que j’ai entraîné Lu' avec moi. Mauvaise idée.
Si la plupart des animaux nous fuyaient en bêlant, il y avait un bélier, lui, qui a dû nous trouver trop soûlants, ou que sais je, et qui s’est dit que ce serait une bonne idée de nous traumatiser.

Du coup, quand nous on s’est approchés, lui il nous foncé dessus. Je rigole pas, la tête baissée, les cornes en avant, la totale. Pas étonnant que le troupeau n’avait pas de chien, cette bête là suffisait largement.

Bref, du coup on a fui, bien sûr, parce qu’il devait bien faire les trois quarts de notre poids, au moins celui de Sage, et qu’on tenait pas franchement à ce qu’il nous casse une côte.

On a couru sans s’arrêter pendant une bonne minute sans regarder en arrière pour voir si le bélier nous coursait toujours. Seulement après, on s’est arrêtés, essoufflés, et, ouais, traumatisés. Heureusement, le bélier nous a pas suivi jusque là.

Après, pour le coup, on a décidé que c’était plus sûr de rentrer. On s’est dit d’un accord commun qu’à partir d'aujourd'hui, on allait éviter les troupeaux de moutons, et en particulier les béliers.
Donc ouais, je plaisante pas, c’est vraiment des animaux diaboliques. Je suis sûr que celui qui nous a poursuivi ce jour là, c'était par pur sadisme. Il avait passé une mauvaise nuit et il a décidé de se venger sur deux pauvres enfants innocents, voilà. D’une cruauté, ces bestioles... je n’accorde plus ma confiance en aucun mouton, depuis. Sauf les agneaux, parce que c’est trop mignons et qu’il faut les éduquer pour leur apprendre à devenir des gentils béliers polis, qui ne chargent que les loups et pas les enfants curieux. Mais bon, comme je suis pas berger, je me suis pas encore lancé dans l'éducation d'agneaux. Cela dit, ça aurait pu être marrant, comme job étudiant.

Neuvième jour Inktober : bélier
@Sage Matthews
690 mots

28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
Ouvert à tous les RPs !
Vava par la le fabuleux Lloyd River !

Inktober Esquisses
10 octobre 2051


J’ai déjà mentionné que j’étais nul en divination ? Genre vraiment nul. Ça m’a jamais attiré, et heureusement, parce que j’aurais été sacrément déçu, vu mon niveau.
Je vais donner un exemple très simple. Sage et moi, une quinzaine d’années, je pense, dans le parc de Poudlard. On était allongés par terre, elle et moi, et on profitait du soleil qui nous réchauffait les joues. On parlait de tout et de rien. Surtout de rien, je crois. Enfin, on passait le temps, quoi. Et puis, je ne sais plus comment on parlait de ça, mais le sujet à dériver sur la divination. Probablement qu’on parlait des différentes matières qu’on aimait bien, ou un truc dans le genre.
Et bref, on en arrive à parler de la divination. Et moi, sans contexte, je lui ai lancé que j’étais meilleur qu’elle dans cette discipline. Elle a dû me répondre quelque chose dans le style que c’était pas vrai et que je le savais très bien (effectivement ce n’était pas vrai, et effectivement je le savais très bien. Je le sais toujours très bien aujourd’hui, d’ailleurs). Mais bon, moi, évidemment, j’étais attiré par le défi, et je devais lui prouver. Alors je me suis relevé, et je lui ai dit que c’était pas vrai, et que je pouvais lui prouver, mais que je savais pas comment vu que je connaissais pas cent milles moyens de lire dans l’avenir, et que chacun d’entre eux demandaient soit une tasse et du thé, soit une boule de cristal, soit des cartes de tarot, et je n’avais rien de tout ça sous la main.

Mais ça n’a pas eu l’air de la démonter, et elle a place sa main, les doigts ouverts et la paume vers le ciel, dans la mienne. Evidemment. Maintenant je pouvais plus me défiler, super.
S’en est donc ensuite suivi d’un concours de divination improvisé, chacun lisant dans la paume de l’autre. Evidemment, sur le coup, on n’avait pas pu vérifier qui aurait raison et qui aurait tort, mais c’était surtout pour plaisanter, elle savait très bien que j’y allais au hasard. Et pour le coup, j’y suis allé au hasard. Je lui avais débité des trucs plus ou moins plausibles, mais je me souviens qu’à la fin, je lui avais dit quelque chose du genre : « et je vois ton amitié avec un certain Soren Mayfield durer pour toujours », parce qu’à l’époque j’y croyais dur comme fer. Ça l’avait fait rire, elle aussi elle y croyait dur comme fer.
Elle aussi, elle m’a sorti des trucs, qui je crois, étais plus ou moins dit au hasard. Enfin, je m’imaginais qu’elle le disait au hasard.

Mais bref. Toujours est il que cet épisode est bel et bien la preuve que je suis nul en divination. Son amitié avec le certain Soren Mayfield n’a pas duré pour toujours et s’est brutalement éteinte le 30 septembre, quand ce dernier a grandement déconné.

Dixième jour Inktober : divination
@Sage Matthews
489 mots

28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
Ouvert à tous les RPs !
Vava par la le fabuleux Lloyd River !

Inktober Esquisses
11 octobre 2051


Autrefois, Sage et moi, c’était comme si on était connectés. Je plaisante pas. Quand on cherchait à savoir où elle était, on me demandait à moi. Quand on avait besoin de la trouver, on venait toujours me demander d’aller la chercher. C’était un peu comme si je pouvais la retrouver où quelle soit. Comme si, inconsciemment, je savais où elle était. Je sais pas trop pourquoi. Après, je dis pas que je la trouvais à tous les coups, ou quoi, hein. Evidemment, des fois je me trompais. Mais bon, la plupart du temps, je m’en sortais pas trop mal, et j’arrivais plutôt bien à la trouver, ou bien à deviner où elle était.

Un jour, par contre, j’ai pas réussi. On était parti se balader, on était tombés sur un champ de mais, et on avait demandé aux parents si on pouvait aller dedans. Les épis de mais étaient bien plus grands que nous, et on n’y voyait vraiment rien. À l’intérieur, on a décidé de se séparer, et de jouer à cache cache dans le champ.

Mais passons. On s’est donc séparés. J’ai avancé longuement dans mon champ, cherchant du mouvement à travers les plantations. Je ne pouvais vraiment pas voir par dessus, et encore moins à travers : il y en avait une telle quantité, c’était bien trop dense pour que je ne puisse la voir à moins de vraiment tomber sur elle.
Elle m’a trouvé la première, en tout cas. Elle est arrivée par derrière, et elle m’a sauté sur le dos en hurlant pour me faire peur. Ca a plutôt bien marché. C’était pas si rassurant, en fait, d’être dans un endroit où tu ne peux voir que le ciel au dessus de toi, et des épis tout autour de toi, sans que tu puisse savoir où tu te trouves, ni où est la sortie. La nuit, ça aurait été carrément flippant, à vrai dire.
Elle m’a nargué, évidemment, même si je crois qu’elle m’a surtout trouvé par hasard. Elle devait avancer au hasard dans le champ, comme moi, et elle a dû me voir et en profiter.

Moi, évidemment, j’ai décidé qu’il me fallait une chance de me venger, donc on s’est re-séparés pour une deuxième manche. Je la cherchais à travers le champ, avançant au ralenti pour ne pas faire de bruit et pouvoir la surprendre quand je la trouverais.
Sauf que je ne l’ai pas trouvé. Ni les cinq minutes suivantes, ni les cinq d’après. Je ne savais pas où elle était, et ça faisait quand même un moment qu’on s’était séparés. Et puis, les parents commençaient à s’impatienter, ils nous avaient appelé pour qu’on se dépêche. Donc il fallait que je la trouve. Mais à ce moment là, pas moyen. Du coup, à un moment, j’ai fini par l’appeler. Elle m’a répondu, elle n’était pas trop loin. Mais comme je galérais à la trouver, elle a fini par sortir sa baguette, et par lancer un Perriculum. Puis un autre, le temps que je traverse les épis pour aller à sa rencontre.
J’ai donc fini par la retrouver, évidemment, et on est rentrés complètement ébouriffé, mais ce jour là, je me suis rendu compte que je serais peut être pas toujours capable de la retrouver. Mais je me suis quand même fait la promesse, pour faire bonne mesure, que je n’attendrais jamais qu’elle lance un Perriculum pour aller à sa rencontre, voire à sa rescousse si besoin. Que je serais toujours là pour elle.
Quel beau menteur je fais.

Onzième jour Inktober : perriculum
@Sage Matthews
586 mots

28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
Ouvert à tous les RPs !
Vava par la le fabuleux Lloyd River !

Inktober Esquisses
12 octobre 2051


À Poudlard, j’ai eu des coups de coeur pour tout un tas de matière. Pas la divination, pas l’histoire, pas la botanique. Mais le vol, bien sûr, en premier lieu. Je pense que c’est inscrit dans ma personne que j’adorais ça, à tel point que ça a fini par me définir. Mais c’était pas tout ce que j’aimais. J’étais aussi un grand fan de la DCFM et des Sorts. Et je me débrouillais plutôt bien, en fait. J’pense que c’est en grande partie parce que j’aimais ça, et tout. Mais bon. Je le dois aussi pas mal à Skye, qui de temps à autres m’enseignait des sorts que j’avais pas encore vu, et tout ça et tout ça. Du coup forcément, je prenais de temps en temps de l’avance sur le programme, et forcément ça me permettait de me concentrer plus sur mes difficultés.

Sage, en revanche, ne connaissait pas les mêmes facilités. Elle s’estimait nulle, et j’avais beau tenter de l’aider, de lui montrer, de lui apprendre, de lui répéter les techniques, rien n’y faisait, la plupart du temps. Des fois, j’avais des belles surprises. Mais la plupart du temps, les sortilèges restaient obscurs pour elle pendant un moment, jusqu’à, au moins voir plus, qu’on les ait vu en classe. Du coup, pour essayer de contrebalancer ça, moi, j’essayais de l’aider au maximum, dans toutes les matières ou je le pouvais, que ce soit avec le balai (mais ça n’a jamais mené très loin, étonnant que je sois devenu prof par la suite), ou bien avec les sortilèges.
Elle, ça lui ait aussi arrivé de m’aider avec les potions, de temps en temps, ou en histoire parce que vraiment en histoire ça volait pas, même pour un vendeur de balai.

Mais bref, j’ai toujours essayé de l’aider au maximum, que ce soit pour lancer des sortilèges, ou autre peu importe. Là où elle avait du mal, je l’aidais. Là où moi j’avais besoin d’aide, elle était là. C’était comme ça que marchait notre amitié, voilà tout.
À part le soir du 30 septembre. Je ne lui ai même pas demandé ce qui n’allait pas, elle ne l’a pas fait non plus. Et j’ai tout gâché. Je pourrais lui apprendre tous les sortilèges du monde que ça n’aurait rien changé. Elle me déteste, elle ne veut plus me parler. Je pourrais lui offrir tout mon talent de lanceur de sortilège si ça lui permettait, au moins, de me pardonner, à défaut de redevenir ma meilleure amie.

Mais ça ne lui suffirait pas, et je le comprends. J’ai déconné, je le sais. J’ai profité du fait qu’elle était bien, j’ai pris comme une excuse mon propre mal être à moi, alors que s’en était pas une et que ça le sera jamais. Et j’ai tout gâché. Je pourrais connaître tous les sortilèges du monde, pouvoir inventer tous les enchantements que je veux, il n’existe et n’existera jamais aucun sort pour rattraper ce que j’ai fait. Peu importe mon talent pour les lancer.

Douzième jour Inktober : sortilège
@Sage Matthews
586 mots

28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
Ouvert à tous les RPs !
Vava par la le fabuleux Lloyd River !

Inktober Esquisses
13 octobre 2051


Vous voyez, les mariages ? Les gens ont pour coutume d’offrir des cadeaux aux mariés, pour fêter l’évènement. Logique, en soit. En général, on leur offre soit des voyages à faire tous les deux, soit de la vaisselle, pour leur nouvelle vie de couple. Enfin, je crois ? J’ai pas été à un tas de mariage dans ma vie.
Enfin bref. Toujours est il qu’au mariage de mes parents, eux, ils ont eu tout un tas de cadeaux. Des voyages, ouais, ils en ont fait plusieurs après s’être mariés, du mobilier, et des objets décoratifs. Je trouve ça un peu bête, d’ailleurs, d’offrir tout ça après le mariage alors que la plupart des gens sont quand même déjà installés ensemble bien avant et qu’en théorie ils ont déjà à peu près tout ce qu’il leur faut. C’était le cas de mes parents, par exemple, qui s’étaient installés ensemble quand même pas mal de temps avant leur mariage. Mais passons. Toujours est il qu’ils ont eu un tas de cadeau, que ce soit des voyages, du mobilier, ou de la vaisselle.

Je me souviens notamment de cette collection de verres bols assiettes. Elles étaient en semi porcelaine ? Fin je suis pas expert en vaisselle, hein, mais ça ressemblait vachement. Elles étaient blanches, avec des motifs délicats peints en bleu par dessus. Ma mère les adorait, c’était ses parents qui les leur avaient offert.
Evidemment, on mangeait jamais avec. C’était bien trop précieux, et surtout fragile, pour être placés dans les mains de jeunes enfants comme nous (surtout dissipés comme moi, quoi).

Mais un jour où Sage était à la maison et ma mère en haut dans la chambre, je sais pas ce qui nous a pris tous les deux, mais on joué à faire comme si on été des bourgeois, riches et raffinés. On devait avoir huit ans, pas plus, mais je me souviens que ce jour là, j’avais sorti les assiettes en question, pour bien recréer l’univers qu’on s’inventait, quoi. J’ai sorti les tasses avec, tout ça.

Et puis ce qui devait arriver arriva. Forcément, à force de les manipuler, y en a une qu’est tombée. Oh, pas de haut, hein, de mes mains à la table. Ça a suffi. Ma mère déconnait pas quand elle disait que c’était bien trop fragile et qu’il fallait y faire attention. C’était plus précieux que les assiettes normales, et pourtant plus fragile, à n’y rien comprendre.
Bon, forcément, après j’ai arrêté de faire le malin, et j’ai remis le reste, intact, dans le placard, mais je vous laisse imaginer la tête de ma mère (et la mienne) quand je lui ai dit qu’avec Sage, on avait cassé une de ses tasses préférées.

Je n’ai plus eu le droit d’y toucher pendant plusieurs années, du coup, après ça. Ni Sage, d’ailleurs, mais elle avait pas trop de raison de le faire, elle, vu qu’on les sortait jamais. Trop fragile pour nous deux, soit disant.

Treizième jour Inktober : fragile
@Sage Matthews
491 mots

28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
Ouvert à tous les RPs !
Vava par la le fabuleux Lloyd River !

Inktober Esquisses
14 octobre 2051


Sage, elle a toujours fait partie de ma famille. De celle de mes parents, certes, mais pour moi, elle a été tout. Ma meilleure amie, ma sœur de coeur, ma cousine, tout. En tout cas, je faisais avec elle tout ce qu’on fait d’habitude avec ces différentes personnes.
Un jour, pour le nouvel an, sa famille entière est venue à la maison. Ou peut être qu’il manquait un de ses frères ? Je suis plus sûr. Mais c’est pas le sujet. Il y avait ses parents, les miens, et nos frères et sœurs. Bref, un beau paquet de personne.
On a mangé un apéro dînatoire, ce soir là. Je m’en souviens parce qu’avant qu’ils n’arrivent, ma mère avait passé l’après midi dans la cuisine, avec mon père qui l’aidait comme il pouvait à tartiner les… bah les tartines, hein, à couper les crudités, tout ça tout ça. Comme les deux familles étaient nombreuses et qu’il fallait absolument que tout le monde trouve des trucs à son goût, ça faisait une sacrée quantité de nourriture, qui, spoiler, était bien trop grande. On a eu des restes dans le frigo pendant presque une semaine, après ça.

Bref. Toujours est il que quand ils sont arrivés, on s’est installés dans le salon, autour de la nourriture, tout ça tout ça. On s’est assis à côté, avec Lu’ et Elena, et on s’est gavés comme pas possible, pendant que Damian parlait de temps à autres avec les frères aînés de Sage.

Et puis à un moment, bien sûr, comme tout enfant normalement constitués, on s’est fait chier, tous les trois. Les garçons parlaient de rien de bien intéressant, et c’était pire avec les parents. Donc on a pris une assiette, on a fait des réserves, et on est monté à l’étage, dans ma chambre. On a commencé par sortir les jeux de société. On y a passé une bonne demi heure.
Et puis on a fini par se lasser. Et devinez ce qu’on a décidé de faire ? On a voulu monter un spectacle. Vous savez, ce spectacle qu’on fait avec les cousins quand toute la famille est à la maison, et qui foire toujours quand on le montre ? Bah ça. D’où le fait que Sage remplissait absolument toutes les cases pour être de notre famille. C’était un peu notre cousine, aussi.

Bref, pendant un moment, on a mis en place ce spectacle. On a sorti du placard de maman toute sorte d’accessoires qu’on jugeait propices à notre prestation, on se changeait, on choisissait ce qu’on aller chanter, danser, tout ça tout ça. De temps à autres, on descendait refaire le plein de nourriture en chuchotant aux adultes qu’on préparait une surprise, et puis en riant à plein poumons, avant de remonter en courant, parce que le temps pressait avant minuit.

Et puis on a fini par descendre pour montrer tout ça au reste de la famille. Je ne me souviens plus exactement ce qu’on a fait durant notre prestation, mais je pense qu’on s’est fait juger par les garçons, mais applaudir par les parents, parce que notre spectacle « était le plus beau du monde ». Et puis minuit a sonné, et tout le monde s’est fait la bise, pendant que nous, on se remettait à peine de notre euphorie.

Je suppose que maintenant je n’ai plus qu’à la rayer de l’arbre généalogique. Elle ne veut plus en faire partie.

Quatorzième jour Inktober : spectacle
@Sage Matthews
568 mots

28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
Ouvert à tous les RPs !
Vava par la le fabuleux Lloyd River !

Inktober Esquisses
15 octobre 2051


J’ai toujours eu hâte d’aller à Poudlard. Genre vraiment. Quand j’étais petit, ça me faisait. Et puis, quand j’ai reçu ma lettre, je pouvais plus m’arrêter d’en parler. J’en sautais d’impatience, tout ça tout ça. Sage avec moi, d’ailleurs. Elle était un peu plus modérée que moi dans l’expression de son impatience, mais je savais qu’elle aussi, cette perspective ne la laissait pas de marbre.

Et puis le grand jour est arrivé. On est allé à la gare, avec Maman, Papa, Damian, et Elena, qui tenait absolument à être là, même si elle, elle allait devoir attendre son tour l’année prochaine. Puis j’ai retrouvé Lu’ sur le quai, et on est monté ensemble, dans le train qui nous amènerait vers les sept prochaines années de notre vie.
Pendant touuuut le trajet, j’étais excité au possible. Vraiment, je faisais que lui parler de comment ce serait, des cours, de nos maisons, du fait qu’on serait que tous les deux, sans les parents, maintenant. Je me suis pas arrêté du trajet, je crois. Je sais même pas comment elle a fait pour me supporter. Moi, à sa place, j’aurais juste changé de wagon. Mais pas elle. Elle elle est restée. Elle a souri à chacune de mes phrases, a approuvé tout ce que je disais. Est descendue à mes côtés.
On est entrés dans le château côte à côte, et on a découvert notre avenir en même temps. C’est un euphémisme que de dire que j’étais fou de joie.

Mais bon, cette euphorie est redescendue un peu, après. À la répartition. Quand elle a été envoyé à Serdaigle, et moi à Gryffondor. C’était à prévoir, cela dit, on était bien trop différents pour s’attendre à être répartis dans la même maison. Mais quand même. Vu qu’on a les mêmes initiales, on est passés presque en même temps. Elle d’abord. Serdaigle. Je savais déjà qu’on serait pas ensemble. J’étais pas fait pour être à Serdaigle, pas du tout. Et effectivement, le Choixpeau m’a envoyé à Gryffondor.

Le pire, ça a été le regard qu’on s’est lancé, quand on a dû aller s’asseoir à deux tables différentes. C’était logique, bien trop prévisible. Mais quand même. Moi qui en attendais tant de Poudlard, je pouvais même pas m’asseoir à côté d’elle pour lui dire à quel point c’était beau, à quel point le buffet était bon. Non, je me suis assis à ma table, et, étant moi, j’ai lancé la discussion avec les gens d’à côté, tout en attaquant le buffet, mais ce n’était pas à elle que je parlais. Pas elle que je faisais rire. Et c’était pas pareil.

Alors oui, j’étais à Poudlard, tout ça, tout ça. J’avais hâte d’absolument tout : de découvrir le dortoir, de me faire de nouveaux amis, d’aller en cours, d’apprendre la magie, et ainsi de suite. Mais ce banquet là, ce tout premier banquet, j’avoue qu’il avait un peu le goût de la déception. Un peu le goût de son absence.
Si j’avais su à cette époque ce qui nous attendait, j’aurais pas été aussi dramatique. Deux ans qu’on a passé chacun d’un côté différent de la planète. Et maintenant. Lu’ qui ne veut pas me voir.
Ce banquet n’était pas si terrible, au final.

Quinzième jour Inktober : banquet
@Sage Matthews
538 mots

28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
Ouvert à tous les RPs !
Vava par la le fabuleux Lloyd River !

Inktober Esquisses
16 octobre 2051


Je viens juste de croiser ma tête dans le miroir. Sachez que je fais peur à voir. Mais genre… Vraiment. Fin, comparé à d’habitude, c’est pas trop ça, quoi. J’ai des grosses cernes sous les yeux, les cheveux emmêlés, et tout… bref. Pas cool. J’admets que c’est ma faute. Je fais pas beaucoup d’efforts pour m’entretenir, en ce moment. Je dors mal, et le matin j’ai grave la flemme de me donner plus qu’un coup de peigne dans les cheveux. Je veux juste sortir de l’appart et aller bosser, m’oublier le temps d’une journée dans le boulot.

Je sais ! Je sais que je suis dramatique. Je sais. Mais… Elle me déteste. Comment je suis censé vivre avec ça ? Elle a été ma meilleure amie pendant plus de vingt ans. VINGT ANS ! Notre amitié a survécu à tout, à absolument tout, mais pas à moi. Parce qu’elle me déteste. Un jour, je lui ai dit qu’elle avait pas besoin d’être une étoile pour briller, et on a poursuivi les lucioles, qui volaient dans le ciel ce soir là. Je l’ai appelé Lu’, ma luciole, pour les vingt ans qui ont suivi.
Et j’avais raison. Elle brillait plus que les lucioles, plus que les étoiles, aussi, qui nous avaient paru si inatteignables ce soir là. Elle était la lumière de ma vie, et j’ai soufflé dessus comme on souffle sur une bougie.

Simon va me dire que je fais peur. Je le sais. J’entends déjà les mots sortir de sa bouche. Il va finir par essayer de me sortir de cet état dans lequel je suis depuis deux semaines. Il aura raison, hein. Je ressemble à moitié à un zombie, sérieux. Un vrai inferi.
Je suis ridicule, je sais. Je finirais par me ressaisir, par me reprendre. Je lui enverrais une lettre, je lui adresserais mille pardons, et j’essaierai de l’oublier. Mais pour l’instant, je veux me morfondre encore un peu. Rester un inferi un jour, deux jours, trois jours de plus.
C’est marrant, quand même. Je me rappelle pas être mort, mais j’endosse le rôle sans protester. Peut être qu’elle m’a tué, ce jour là. Elle m’a lancé un sort ? Si ça se trouve, hein. Peut être qu’elle l’a fait il y a des années.

Je m’allonge dans mon lit. Je m’y affale, pour être exact. La tête dans l’oreiller, j’ai les yeux trop fatigués pour fixer le plafond. Ça va aller. Je sais qu’elle ne reviendra pas, elle l’a dit aux jumeaux. Elle leur a dit qu’elle ne voulait plus de moi dans sa vie. J’ai respecté sa volonté. Je n’ai pas cherché à la voir, à lui parler, à la contacter, ou quoi, preuve, quand même, d’un gros effort de ma part. Mais ça va aller. Elle me pardonnera peut être pas, mais elle s’en remettra. Et pour moi aussi, ça va aller. Je sais pas si je m’en remettrais, mais je sortirais de mon état d’inferi.
J’oublierai Hailey, parce qu’elle aussi, elle est partie. Elle a préféré son boulot à moi, elle est venue pour deux mois, m’a laissé l’aimer, puis elle est repartie.
J’oublierai pas Sage. Pas Lu’. Je sais. Mais je trouverais un moyen de vivre sans elle. J’espère. J’ai même pas trente ans, je peux pas rester sous l’état de cadavre pour les cinquante prochaines années de ma vie. Je crois ?

Seizième jour Inktober : inferi
@Sage Matthews et @Adélaïde Brennen pour la mention de Simon !
561 mots

28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
Ouvert à tous les RPs !
Vava par la le fabuleux Lloyd River !

Inktober Esquisses
17 octobre 2051


Je pense honnêtement que Sage et moi, on a toujours été un peu connectés. Pas magiquement, mais juste... on arrivait trop facilement à s’influencer, en fait.

J’ai un exemple précis en tête. On était, en... deuxième année, je crois ? On révisait en salle d'étude, en prévision des examens qui approchaient, bien trop vite à mon goût, soit dit en passant. Elle avait réussi à me motiver à réviser la Botanique, que, je rappelle, je détestais, et déteste toujours.

Elle m'interrogeait sur un peu tout, et le sujet en est venu sur les outils dont on pouvait avoir besoin. J’ai commencé par les évidents : pelles, cisailles, tout ça tout ça.
Et puis il y a cette image qui m’est apparue en tête. Il s’est avéré ensuite que c’était pas du tout pour la botanique, mais pour étaler le plâtre, mais j’étais sûr de mon coup. Vous savez, cet objet plat, qui ressemble à une pelle à tarte ? Je voulais l'ajouter à la liste que je déballais à Lu'.


Mais pas moyen de me rappeler du nom. J’ai cherché pendant cinq bonnes minutes, et j’avais l’horrible sensation d’avoir le mot sur la langue. Sauf que forcément, dans ce genre de situation, plus on cherche le mot, moins on le trouve. J'étais incapable de le retrouver.

Alors je me suis retrouvé à décrire l’outil à Sage. Je lui mimé, je lui ai décrit sa forme en long et en large, plus par frustration de plus trouver le mot pour qu’autre chose. Elle a fini par trouver de quoi je parlais.
Mais la connexion a marché sur ce coup là. À me voir chercher le mot, elle non plus, elle a pas été capable de le retrouver.

De nous voir tous les deux chercher, j’étais en fou rire, donc forcément, je la faisais rire aussi. Mais elle a fini par se calmer, et elle a décidé qu’on appellerait l’objet en question Bidule, tant qu’on aurait pas trouvé le bon mot pour le désigner.

Et puis elle m’a tapé la tête, doucement hein, comme si elle voulait faire entrer de force l’info dans mon crâne, alors qu’elle me disait que le Bidule ne servait pas du tout à jardiner, mais à tartiner le plâtre sur les murs. Aucun rapport, je dois admettre, mais je reste persuadé qu’il existe un outil similaire en Botanique. Peut être le vrai Bidule ?


Bref. Il s’est avéré ensuite que le mot qu’on cherchait, c'était truelle. Mais c’est pas la seule fois que c’est arrivé, que l’un de nous s’est retrouvé sans le mot et a contaminé l’autre. On a eu des tas de Bidules, au cours des années. Je ne me souviens même plus du dernier. Mais bon, ça n’a plus d'importance, maintenant, de toute manière. Si elle cherche un mot, ce n’est plus à moi qu’elle le demandera. Elle partagera ses Bidules avec quelqu'un d’autre.

Jour 17 Inktober : bidule
@Sage Matthews
480 mots

28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
Ouvert à tous les RPs !
Vava par la le fabuleux Lloyd River !

Inktober Esquisses
18 octobre 2051


Tu sais, certains gens te trouvent un peu fée. C’est vrai, en soit. Je capte la vibes. T’as la beauté, la douceur (je crois ? C’est doux une fée ?) Et la délicatesse des fées.
Au fond, ça va un peu avec ce surnom que je t’ai donné. Lu'. Luciole, qui vole, qui brille, une fée, t’as vu ? En vrai y a grave un rapport.

Moi aussi, j’ai toujours aimé voler. Briller, ça je sais pas, mais voler, c'est sûr.
On a pas volé de la même façon, cependant. Moi je volais pour de vrai, mais sans ailes, et toi c’est les ailes de ta gentillesse et de tout ce qui te constituait qui te faisaient voler.

Pas moi. Je devais me servir d’un balai. Tu sais que les moldus les utilisent pour faire la poussière au sol ? J’ai pas d’ailes. Je dois me servir d’un vulgaire objet de nettoyage pour m’envoler.

Mais pas toi. Toi tu sais pas voler avec ce balai sans ailes, mais c’est pas une raison. Tu te rends pas compte que c’est pas le seul moyen, que tu peux t'envoler toi ausssi. Jcrois que ce que tu réalise pas, c'est que toi, Sage, Lu', tu peux t’envoler. Je pense que c’est un peu de ma faute, aussi. À vouloir voler sans ailes, je t’ai pousser vers le bas.

Mais maintenant ? Maintenant je suis parti. Tu m’as fait partir. C’est pour le mieux, hein, ne crois pas que c’était égoïste ou quoi. T’as pensé à toi, pour une fois.

Maintenant que je suis parti, tu peux t’envoler aussi. Mais toi, t’as des ailes. T’as besoin de rien ni de personne.

T’es libre, maintenant. Plus de boulet comme moi, sans elle, pour te retenir sur terre. Tu fais ce que tu veux, maintenant, parce que tu peux voler. T’as des ailes, toi. Je suis plus là pour t'empêcher de les déployer.

Jour 18 Inktober : sans ailes
@Sage Matthews
317 mots

28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
Ouvert à tous les RPs !
Vava par la le fabuleux Lloyd River !