Une rencontre placée sous le signe de l'humidité
Se présentant à son tour, la jeune fille m'apprit qu'elle se nommait Violet. Je trouvais ça vraiment joli. Je savais que le prénom se donnait chez les Français, ma mère avait une lointaine cousine qui s'appelait Violette, que je n'avais d'ailleurs jamais rencontrée si mes souvenirs ne me trompaient pas, mais je n'avais encore jamais fais la connaissance d'anglophone avec ce prénom avant aujourd'hui.
Le silence s'installa de nouveau entre nous. Je ne savais pas trop quoi dire, je l'avais déjà remerciée et je n'étais vraiment pas douée pour lancer la conversation. Toujours silencieuse, je la regardais se redresser puis prendre son sac. Visiblement elle se préparait à s'en aller. Je n'allais pas l'en blâmer, je comprenais tout à fait qu'elle n'ait pas prévu de s'attarder autant dans les toilettes, puis de toute manière il fallait encore que je travaille sur mon sortilège pour tester sa visualisation. Je la vis observer son sablier, puis me jeter un coup d'œil. En voyant l'expression de surprise qu'elle avait eu en fouillant dans son sac, j'eus peur de l'avoir mise en retard. Lorsqu'elle reprit la parole, elle me confirma qu'elle devait partir parce qu'elle avait encore des choses à faire. Après une courte hésitation, elle ajouta qu'elle était contente d'avoir fait ma connaissance, et qu'elle espérait me recroiser. Je me demandais si elle avait dit ça par pure politesse, comme le font parfois les Grands, ou parce qu'elle le pensait vraiment. J'avais quand même peu parlé, elle avait été obligée de relancer la conversation une ou deux fois, ce que je n'aurais jamais fait de moi-même. Mais je gardais quand même un bon ressenti quand je repassais dans ma tête notre rencontre. Je n'avais pas commis de grosse bourde, et grâce à elle j'avais pu avancer dans mon sort. Enfin, je l'avais pas encore vérifié mais j'étais quasiment certaine que mon prochain lancer serait enfin le bon, après tant d'essais ratés. J'avais passé un bon moment en sa compagnie, malgré ma timidité. J'espérais qu'elle était sincère.
Me redressant sur mes deux pieds, je lui adressais un sourire timide, visiblement le seul que je sois capable d'offrir à qui que ce soit en ce moment.
- Je comprends, je ne voudrais pas te retarder. Merci encore pour ton aide, je ne sais pas quand est ce que je m'en serais sortie sans toi ! Je suis contente d'avoir fait ta connaissance également. Et oui, je suis en deuxième année, chez Serdaigle.
J'avais dit ça assez rapidement, étonnée du nombre de mots que j'avais osé sortir. D'habitude, je me limitais au strict minimum. Peut-être parce que je savais que le temps était compté, et qu'elle allait me quitter d'un moment à l'autre ? C'était une possibilité. Une infime possibilité, parmi tant d'autres. Mais peut être la bonne. Qui sait ?
Le silence s'installa de nouveau entre nous. Je ne savais pas trop quoi dire, je l'avais déjà remerciée et je n'étais vraiment pas douée pour lancer la conversation. Toujours silencieuse, je la regardais se redresser puis prendre son sac. Visiblement elle se préparait à s'en aller. Je n'allais pas l'en blâmer, je comprenais tout à fait qu'elle n'ait pas prévu de s'attarder autant dans les toilettes, puis de toute manière il fallait encore que je travaille sur mon sortilège pour tester sa visualisation. Je la vis observer son sablier, puis me jeter un coup d'œil. En voyant l'expression de surprise qu'elle avait eu en fouillant dans son sac, j'eus peur de l'avoir mise en retard. Lorsqu'elle reprit la parole, elle me confirma qu'elle devait partir parce qu'elle avait encore des choses à faire. Après une courte hésitation, elle ajouta qu'elle était contente d'avoir fait ma connaissance, et qu'elle espérait me recroiser. Je me demandais si elle avait dit ça par pure politesse, comme le font parfois les Grands, ou parce qu'elle le pensait vraiment. J'avais quand même peu parlé, elle avait été obligée de relancer la conversation une ou deux fois, ce que je n'aurais jamais fait de moi-même. Mais je gardais quand même un bon ressenti quand je repassais dans ma tête notre rencontre. Je n'avais pas commis de grosse bourde, et grâce à elle j'avais pu avancer dans mon sort. Enfin, je l'avais pas encore vérifié mais j'étais quasiment certaine que mon prochain lancer serait enfin le bon, après tant d'essais ratés. J'avais passé un bon moment en sa compagnie, malgré ma timidité. J'espérais qu'elle était sincère.
Me redressant sur mes deux pieds, je lui adressais un sourire timide, visiblement le seul que je sois capable d'offrir à qui que ce soit en ce moment.
- Je comprends, je ne voudrais pas te retarder. Merci encore pour ton aide, je ne sais pas quand est ce que je m'en serais sortie sans toi ! Je suis contente d'avoir fait ta connaissance également. Et oui, je suis en deuxième année, chez Serdaigle.
J'avais dit ça assez rapidement, étonnée du nombre de mots que j'avais osé sortir. D'habitude, je me limitais au strict minimum. Peut-être parce que je savais que le temps était compté, et qu'elle allait me quitter d'un moment à l'autre ? C'était une possibilité. Une infime possibilité, parmi tant d'autres. Mais peut être la bonne. Qui sait ?
"If your absence doesn't bother them, then your presence never mattered to them in the first place"
"C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.” Le Petit Prince
Une rencontre placée sous le signe de l'humidité
A ces mots, le petit corps de Solwen quitta l'appui des lavabos, un nouveau sourire timide se forma sur son visage, et tout d'un coup, elle se mit à débiter en quatrième vitesse qu'elle comprenait, ne voudrait pas la retarder, qu'elle la remerciait encore et qu'elle aussi était contente d'avoir fait sa connaissance. Elle conclut sa logorrhée en confirmant les propos de Violet et en précisant ce que la rouquine avait déjà compris, à savoir qu'elle était chez Serdaigle. Passé son étonnement -pourquoi la brune parlait-elle subitement aussi vite ?- Violet lui rendit son sourire, mais sans réserve, elle.
-Eh bah, Solwen, à la prochaine alors ! fit-elle, amusée. J'serais ravie d'savoir si t'as finalement réussi à lancer ton sort... J'pourrais p'têtre repasser sur le chemin du retour ? J'vais à la volière envoyer une lettre à ma famille, tu vois...
Mais qu'est-ce qui lui prenait ? Bien sûr qu'elle avait envie de revoir la brune mais elle n'avait pas fini ses devoirs pour le lendemain et elle avait prévu de rejoindre ses amies Serpentard dans le petit Salon pour jouer aux cartes avant le coucher, ce qui signifiait qu'elle n'aurait pas le temps de les terminer après le souper. Et puis, peut-être que Solwen avait besoin d'être tranquille à présent. Elle n'allait pas pouvoir véritablement s'entraîner si Violet revenait. C'est donc une pointe de gêne dans la voix que cette dernière ajouta :
Enfin, euh... C'est comme tu veux... Moi aussi j'ai du travail...
Nouveau coup d'œil à son sablier.
Vaut ptêtre mieux que j'repasse une prochaine fois... Si ça t'dérange pas...
Oui, il était véritablement temps de prendre congé. L'échange terminé, la rouquine salua donc sa camarade et sortit en vitesse des toilettes. Cette fois rien ne viendrait la distraire, elle enverrait sa lettre ! Et c'est effectivement sans encombre qu'elle finit par parvenir jusqu'à la volière, où elle choisit un hibou, attacha son écrit à une de ses pattes et le regarda prendre son envol. Mission accomplie ! Il ne restait à présent plus qu'à redescendre tous les étages jusqu'à sa salle commune, le trajet promettait d'être long...
-Eh bah, Solwen, à la prochaine alors ! fit-elle, amusée. J'serais ravie d'savoir si t'as finalement réussi à lancer ton sort... J'pourrais p'têtre repasser sur le chemin du retour ? J'vais à la volière envoyer une lettre à ma famille, tu vois...
Mais qu'est-ce qui lui prenait ? Bien sûr qu'elle avait envie de revoir la brune mais elle n'avait pas fini ses devoirs pour le lendemain et elle avait prévu de rejoindre ses amies Serpentard dans le petit Salon pour jouer aux cartes avant le coucher, ce qui signifiait qu'elle n'aurait pas le temps de les terminer après le souper. Et puis, peut-être que Solwen avait besoin d'être tranquille à présent. Elle n'allait pas pouvoir véritablement s'entraîner si Violet revenait. C'est donc une pointe de gêne dans la voix que cette dernière ajouta :
Enfin, euh... C'est comme tu veux... Moi aussi j'ai du travail...
Nouveau coup d'œil à son sablier.
Vaut ptêtre mieux que j'repasse une prochaine fois... Si ça t'dérange pas...
Oui, il était véritablement temps de prendre congé. L'échange terminé, la rouquine salua donc sa camarade et sortit en vitesse des toilettes. Cette fois rien ne viendrait la distraire, elle enverrait sa lettre ! Et c'est effectivement sans encombre qu'elle finit par parvenir jusqu'à la volière, où elle choisit un hibou, attacha son écrit à une de ses pattes et le regarda prendre son envol. Mission accomplie ! Il ne restait à présent plus qu'à redescendre tous les étages jusqu'à sa salle commune, le trajet promettait d'être long...
Reducio
Fin du RPG pour moi. Je modifierai peut-être mon post pour inclure ta réponse, afin qu'il soit un peu plus riche x) En tout cas merci à toi, ce fut un plaisir, et à bientôt j'espère
Fin du RPG pour moi. Je modifierai peut-être mon post pour inclure ta réponse, afin qu'il soit un peu plus riche x) En tout cas merci à toi, ce fut un plaisir, et à bientôt j'espère
Prononcez VAÏOLETTE. Code couleur : green. Diplômée ASPIC 2048
Compte désactivé. Trouverez-vous mon nouveau perso dans la foule des élèves ?
Une rencontre placée sous le signe de l'humidité
Tout sourire, Violet me répondit qu'elle repasserait peut être sur le chemin du retour après avoir envoyé sa lettre à sa famille, pour savoir si j'avais réussi mon sort. J'étais contente qu'elle propose ça, mais en même temps j'étais un peu gênée. Je ne voulais pas la forcer à faire un détour, elle devait avoir des choses à faire et je lui avais déjà pris pas mal de son temps, puis je n'étais pas sûre de rester là longtemps. Je voulais encore lancer mon sort une ou deux fois en essayant sa visualisation pour regarder si ça fonctionnait, et si ça réussissait je voulais retourner en salle commune pour retrouver Lyn. J'avais déjà passé assez de temps dans les toilettes et il me restait encore quelques devoirs à faire avant d'aller me coucher, donc je n'avais pas vraiment envie de m'attarder plus que nécessaire. Mais comment le lui dire sans passer pour quelqu'un de malpoli ? Heureusement elle sembla penser la même chose que moi, puisqu'elle reprit d'une voix gênée qu'elle avait du travail, et que c'était comme je le voulais. Puis après un deuxième regard à son sablier, elle finit par se dire qu'il valait mieux qu'elle revienne un autre jour. Ouf ! Je l'aimais bien, même si on ne se connaissait pas vraiment pour le moment, mais là je n'étais pas sûre d'avoir du temps d'ici la fin de journée si je voulais m'avancer un peu dans mes devoirs.
- Ne t'inquiète pas, j'ai encore un petit peu de travail ce soir, donc ça m'arrange aussi. Je vais tenter mon sort encore une ou deux fois puis je vais pas tarder.
Je lui adressai un sourire pendant qu'elle me salua, puis je lui fis un petit signe discret de la main lorsqu'elle quitta la salle. Au moment où elle disparut, cachée par la porte en bois qui s'était refermée derrière elle, je pris ma baguette dans la poche arrière de mon jean. Sentir son contact et son poids familier me fit du bien, comme si j'étais de nouveau entière. J'étais calme. Je savais, je sentais que mon prochain essai serait le bon, que cette fois mon bout de tissu réussirait à repousser l'eau comme il se devait. Pourtant je n'étais pas pressée de tenter, contrairement à d'habitude où j'aimais tout tester pour voir le résultat. Je restais là, dos aux miroirs, appuyée contre le lavabo, à jouer négligemment avec ma baguette du bout des doigts, les yeux dans le vague. Je ne savais pas vraiment à quoi je pensais, surement un peu à tout en même temps. J'étais restée là un petit moment, immobile, laissant juste mon esprit vagabonder et ma baguette danser dans ma main. Puis, d'un coup je me redressai, et me dirigeai vers la cabine du fond où se tenaient encore toutes mes affaires. Il fallait que j'essaye, là, maintenant, tout de suite. Je m'assis en tailleur par terre, récupérai mon bout de tissu dans ma poche, puis je me concentrai. J'essayais d'imaginer une sorte de bouclier autour du tissu qui viendrait empêcher l'eau de le toucher. Une fois satisfaite de ma visualisation, je respirais à fond, puis le touchai délicatement du bout de ma baguette.
- Impervius !
Fin du rp pour moi également ! Pas de soucis pour ton post ! Merci beaucoup pour ce moment passé à écrire avec toi, ce fut un plaisir
- Ne t'inquiète pas, j'ai encore un petit peu de travail ce soir, donc ça m'arrange aussi. Je vais tenter mon sort encore une ou deux fois puis je vais pas tarder.
Je lui adressai un sourire pendant qu'elle me salua, puis je lui fis un petit signe discret de la main lorsqu'elle quitta la salle. Au moment où elle disparut, cachée par la porte en bois qui s'était refermée derrière elle, je pris ma baguette dans la poche arrière de mon jean. Sentir son contact et son poids familier me fit du bien, comme si j'étais de nouveau entière. J'étais calme. Je savais, je sentais que mon prochain essai serait le bon, que cette fois mon bout de tissu réussirait à repousser l'eau comme il se devait. Pourtant je n'étais pas pressée de tenter, contrairement à d'habitude où j'aimais tout tester pour voir le résultat. Je restais là, dos aux miroirs, appuyée contre le lavabo, à jouer négligemment avec ma baguette du bout des doigts, les yeux dans le vague. Je ne savais pas vraiment à quoi je pensais, surement un peu à tout en même temps. J'étais restée là un petit moment, immobile, laissant juste mon esprit vagabonder et ma baguette danser dans ma main. Puis, d'un coup je me redressai, et me dirigeai vers la cabine du fond où se tenaient encore toutes mes affaires. Il fallait que j'essaye, là, maintenant, tout de suite. Je m'assis en tailleur par terre, récupérai mon bout de tissu dans ma poche, puis je me concentrai. J'essayais d'imaginer une sorte de bouclier autour du tissu qui viendrait empêcher l'eau de le toucher. Une fois satisfaite de ma visualisation, je respirais à fond, puis le touchai délicatement du bout de ma baguette.
- Impervius !
Fin du rp pour moi également ! Pas de soucis pour ton post ! Merci beaucoup pour ce moment passé à écrire avec toi, ce fut un plaisir
"If your absence doesn't bother them, then your presence never mattered to them in the first place"
"C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.” Le Petit Prince