Quand le cauchemar refait surface.
Mars 2043
Les jours s'enchainaient à une vitesse folle et, avec ses crises de somnambulisme, Eileen était crevée. Ce n'était pas peu dire. Le matin même, elle avait failli arriver en retard à son cours de défense contre les forces du mal parce, mal réveillée, elle s'était rendue devant la salle de métamorphose avant de comprendre son erreur. Elle avait dû cavaler à travers les étages pour arriver à l'heure, ajoutant du stress à la fatigue. Elle luttait pour rester éveillée, ne cessant de bailler à s'en décrocher la mâchoire, alors qu'elle n'avait en fait qu'une seule envie : se fondre au fond de son lit et dormir, dormir et encore dormir.
En début d'après-midi, elle était en cours de potions quand son pire cauchemar avait repris réalité. A tel point qu'elle avait même espéré un moment qu'elle s'était simplement endormie en cours mais les rires de ses camarades lui avaient vite fait comprendre que ce n'était pas le cas. La question de la professeur était tout simple : quelle potion pouvait être utile pour une personne enrhumée. Fière de connaître la réponse, Eileen avait donc levé la main, espérant au passage glaner des points pour sa maison.
"La Pipipi...La pimen... men... La pimentine."
Évidemment, les autres ne pouvaient pas comprendre que leurs rires étaient autant de petites épées qui se plantaient dans le cœur de la jeune fille. Elle avait passé toute son enfance à subir les moqueries des enfants parce qu'elle avait tendance à bégayer dès qu'elle était fatiguée, ou stressée, malade. Bref, dès qu'elle n'était pas en pleine forme. Et elle pensait ce temps loin d'elle mais elle se trompait, de toute évidence. Elle en avait les larmes aux yeux mais avait tenté de rester aussi fière que possible pendant tout le restant du cours. Par contre, à la seconde même où leur professeur les avait relâché, elle avait couru vers les toilettes des filles, désireuse de se cacher de tout le monde et de pleurer tout son soul.
Et c'est ce qu'elle fit pendant une bonne dizaine de minutes jusqu'à être moralement à bout de larmes. C'est à ce moment-là qu'elle finit par se dire qu'elle devait être la victime d'un mauvais sort ou un truc du genre. En tout cas, elle n'allait pas laisser l'histoire se répéter, il en était hors de question. Elle se sentait chez elle à Poudlard, elle ne voulait pas que les cours deviennent un calvaire, qu'elle n'ose plus parler à personne et qu'elle se renferme sur elle-même. Elle avait réussi une fois à vaincre son "défaut de prononciation" comme son frère aimait à le dire, elle devait bien être capable de le faire une nouvelle fois. Elle se passa donc de l'eau froide sur le visage et se planta devant un miroir, se regardant bien en face.
"Pipipi... pimen.."
Elle soupira. Elle avait tellement d'appréhension que c'était évident qu'elle n'y arriverait pas ainsi. Elle devait avant tout se calmer et reprendre confiance en elle.
Les jours s'enchainaient à une vitesse folle et, avec ses crises de somnambulisme, Eileen était crevée. Ce n'était pas peu dire. Le matin même, elle avait failli arriver en retard à son cours de défense contre les forces du mal parce, mal réveillée, elle s'était rendue devant la salle de métamorphose avant de comprendre son erreur. Elle avait dû cavaler à travers les étages pour arriver à l'heure, ajoutant du stress à la fatigue. Elle luttait pour rester éveillée, ne cessant de bailler à s'en décrocher la mâchoire, alors qu'elle n'avait en fait qu'une seule envie : se fondre au fond de son lit et dormir, dormir et encore dormir.
En début d'après-midi, elle était en cours de potions quand son pire cauchemar avait repris réalité. A tel point qu'elle avait même espéré un moment qu'elle s'était simplement endormie en cours mais les rires de ses camarades lui avaient vite fait comprendre que ce n'était pas le cas. La question de la professeur était tout simple : quelle potion pouvait être utile pour une personne enrhumée. Fière de connaître la réponse, Eileen avait donc levé la main, espérant au passage glaner des points pour sa maison.
"La Pipipi...La pimen... men... La pimentine."
Évidemment, les autres ne pouvaient pas comprendre que leurs rires étaient autant de petites épées qui se plantaient dans le cœur de la jeune fille. Elle avait passé toute son enfance à subir les moqueries des enfants parce qu'elle avait tendance à bégayer dès qu'elle était fatiguée, ou stressée, malade. Bref, dès qu'elle n'était pas en pleine forme. Et elle pensait ce temps loin d'elle mais elle se trompait, de toute évidence. Elle en avait les larmes aux yeux mais avait tenté de rester aussi fière que possible pendant tout le restant du cours. Par contre, à la seconde même où leur professeur les avait relâché, elle avait couru vers les toilettes des filles, désireuse de se cacher de tout le monde et de pleurer tout son soul.
Et c'est ce qu'elle fit pendant une bonne dizaine de minutes jusqu'à être moralement à bout de larmes. C'est à ce moment-là qu'elle finit par se dire qu'elle devait être la victime d'un mauvais sort ou un truc du genre. En tout cas, elle n'allait pas laisser l'histoire se répéter, il en était hors de question. Elle se sentait chez elle à Poudlard, elle ne voulait pas que les cours deviennent un calvaire, qu'elle n'ose plus parler à personne et qu'elle se renferme sur elle-même. Elle avait réussi une fois à vaincre son "défaut de prononciation" comme son frère aimait à le dire, elle devait bien être capable de le faire une nouvelle fois. Elle se passa donc de l'eau froide sur le visage et se planta devant un miroir, se regardant bien en face.
"Pipipi... pimen.."
Elle soupira. Elle avait tellement d'appréhension que c'était évident qu'elle n'y arriverait pas ainsi. Elle devait avant tout se calmer et reprendre confiance en elle.
Quand le cauchemar refait surface.
J'avais beau adorer les cours de potion, aujourd'hui, je n'avais pas vraiment la tête à écouter. Je préférais lire des pages au hasard d'un manuel de potion, sans même savoir si c'était le mien ou pas, pour me détendre un peu et, éventuellement trouver quelle serait ma prochaine expérience de découverte. Et, quand bien même je n'écoutais absolument pas le cours, je regardais de temps en temps autour de moi, pour avoir l'air attentive et prévenir d'un éventuel "danger" : je n'avais pas vraiment envie de me faire surprendre.
J'ai fini par atterrir sur la recette de la potion de sommeil. Je lisais la recette en notant tout ce qu'il me semblait utile de retenir ainsi que les différentes questions que je me posais. Ainsi, des yeux baladeurs pouvaient lire sur mon morceau de parchemin : "Il faut de la valériane pour la potion de sommeil. Est-ce qu'il serait possible de faire une potion pour rêver éveiller ? Et si on y arrivait, quel genre de rêve ferait-on ? Il faut du mucus de Veracrasse pour la potion de sommeil. Note pour plus tard -> faire une recherche sur les Veracrasse. Est-ce qu'il existe une potion pour communiquer avec notre inconscient ? Attention, une potion de sommeil mal préparé peut-être particulièrement dangereuse".
Et alors que je continuais à faire des notes désordonnées. J'entendis d'un coup des éclats de rire. J'ai donc levé la tête pour essayer de comprendre ce qu'il se passe, mais je n'ai pu que voir une Serpentard gênée. Je n'y accordais donc aucun intérêt ne connaissant pas la fille et ne sachant pas ce qu'il s'était passé au vu de ma complète inattention : peut-être avait-elle dit une bêtise ? Ou encore elle avait peut-être fait tomber un truc. Je ne sais pas, et je ne pouvais pas savoir... Enfin si, j'aurais pu, il aurait fallu demander à un de mes camarades, mais en réalité, je ne voulais pas savoir. J'ai donc haussé les épaules avant de reprendre ce que j'étais en train de faire.
Quand la fin du cours arriva, j'avais vraiment, mais vraiment envie d'aller aux toilettes pour... un besoin naturel, on va dire, pour rester correcte. Et comme j'avais pris l'habitude de me perdre, même en milieu d'année, j'ai prié pour trouver les toilettes des filles assez rapidement... pour ne pas me faire pipi dessus. Et, heureusement pour moi, cette fois, j'ai trouvé la salle que je cherchais du premier coup ! Bon, au bout d'environ dix minutes, mais c'est déjà ça. J'ai donc couru jusqu'à une cabine pour me soulager.
Et c'est là que j'ai entendu une fille pleurer. Peut-être était-elle déjà en train de pleurer quand je suis arrivée. Étant plus ou moins occupé, j'entrepris de finir mon affaire avant de me laver les mains, parce que l'hygiène, c'est important. Mais avant que je ne sorte de la cabine des toilettes, j'ai entendu quelqu'un baygayer "Pipipi.... piment ?" Pourquoi elle voulait du piment ? Ça pique, ce n’est pas bon et ce n’est pas sucré. Sortant finalement de la cabine, je vis la Serpentard gênée du cours de potion, planté devant le miroir.
Je l'ai regardée. Elle avait les yeux rouges et avait l'air... angoissée peut-être? Je me suis approché du lavabo pour me laver les mains, parce que, et je me répète, l'hygiène c'est important, avant de lui demander le plus gentiment possible.
- Quelque chose ne va pas ?
J'ai fini par atterrir sur la recette de la potion de sommeil. Je lisais la recette en notant tout ce qu'il me semblait utile de retenir ainsi que les différentes questions que je me posais. Ainsi, des yeux baladeurs pouvaient lire sur mon morceau de parchemin : "Il faut de la valériane pour la potion de sommeil. Est-ce qu'il serait possible de faire une potion pour rêver éveiller ? Et si on y arrivait, quel genre de rêve ferait-on ? Il faut du mucus de Veracrasse pour la potion de sommeil. Note pour plus tard -> faire une recherche sur les Veracrasse. Est-ce qu'il existe une potion pour communiquer avec notre inconscient ? Attention, une potion de sommeil mal préparé peut-être particulièrement dangereuse".
Et alors que je continuais à faire des notes désordonnées. J'entendis d'un coup des éclats de rire. J'ai donc levé la tête pour essayer de comprendre ce qu'il se passe, mais je n'ai pu que voir une Serpentard gênée. Je n'y accordais donc aucun intérêt ne connaissant pas la fille et ne sachant pas ce qu'il s'était passé au vu de ma complète inattention : peut-être avait-elle dit une bêtise ? Ou encore elle avait peut-être fait tomber un truc. Je ne sais pas, et je ne pouvais pas savoir... Enfin si, j'aurais pu, il aurait fallu demander à un de mes camarades, mais en réalité, je ne voulais pas savoir. J'ai donc haussé les épaules avant de reprendre ce que j'étais en train de faire.
Quand la fin du cours arriva, j'avais vraiment, mais vraiment envie d'aller aux toilettes pour... un besoin naturel, on va dire, pour rester correcte. Et comme j'avais pris l'habitude de me perdre, même en milieu d'année, j'ai prié pour trouver les toilettes des filles assez rapidement... pour ne pas me faire pipi dessus. Et, heureusement pour moi, cette fois, j'ai trouvé la salle que je cherchais du premier coup ! Bon, au bout d'environ dix minutes, mais c'est déjà ça. J'ai donc couru jusqu'à une cabine pour me soulager.
Et c'est là que j'ai entendu une fille pleurer. Peut-être était-elle déjà en train de pleurer quand je suis arrivée. Étant plus ou moins occupé, j'entrepris de finir mon affaire avant de me laver les mains, parce que l'hygiène, c'est important. Mais avant que je ne sorte de la cabine des toilettes, j'ai entendu quelqu'un baygayer "Pipipi.... piment ?" Pourquoi elle voulait du piment ? Ça pique, ce n’est pas bon et ce n’est pas sucré. Sortant finalement de la cabine, je vis la Serpentard gênée du cours de potion, planté devant le miroir.
Je l'ai regardée. Elle avait les yeux rouges et avait l'air... angoissée peut-être? Je me suis approché du lavabo pour me laver les mains, parce que, et je me répète, l'hygiène c'est important, avant de lui demander le plus gentiment possible.
- Quelque chose ne va pas ?
“Le temps n’est jamais perdu quand on est perdu tout le temps.” - Surement quelqu'un...
Membre du PATA-P
Quand le cauchemar refait surface.
Eileen avait beau essayé de se souvenir des conseils qu'on lui avait demandé quand elle était plus jeune, seule la honte du cours de potions lui revenait à l'esprit. Y'avait rien à faire, ça tournait en boucle dans sa tête. Les rires, les regards sur elle. Ses camarades lui semblaient être des géants qui riaient très forts alors qu'elle était une toute petite souris aux oreilles sensibles. C'était comme de rêver d'arriver à l'école en ayant oublié de mettre ses chaussures et de réaliser qu'en fait, ce n'était pas un rêve. Preuve à l'appui, les sandales à vos pieds. Avec les chaussettes en laine dedans bien sûr, sinon ce ne serait pas si humiliant.
Les larmes lui en montaient à nouveau aux yeux et le rose aux joues. Elle s'était ridiculisée et jamais plus elle n'oserait sortir des toilettes des filles. Ou alors, elle faisait ses valises et rentrait chez elle ? Sa mère serait peut-être d'accord pour lui apprendre la magie elle-même non ? Après tout, chez les Moldus, ça existait les parents qui faisaient l'école à leurs enfants alors pourquoi pas chez les Sorciers ? Oui bon, ça lui apportait un maigre réconfort mais fallait être honnête, c'était pas crédible. Et puis, elle ne voulait pas vraiment quitter Poudlard, elle aimait trop le château.
Forte de cette pensée qui la réconfortait un peu, elle allait retenter l'expérience quand elle se figea, horrifiée. Elle n'était pas seule. Elle piqua de nouveau un fard et réalisa que c'était une fille qui était en cours de potions avec elle. Super. Elle avait assisté à sa honte et elle venait en rajouter une couche, c'est ça ? Pourtant, elle n'avait pas l'air méchante et sa question non plus d'ailleurs. Du coup, si elle répondait méchamment, elle allait se demander quelle mouche la piquait. Enfin, "répondait"... encore fallait-il qu'elle arrive à aligner deux mots et y'avait peu de chance que ça arrive.
Le silence s'installa une bonne minute, devenant gênant. Eileen ne savait pas quoi faire. Elle finit par se décaler un peu pour laisser la place à la Poufsouffle qui voulait sûrement accéder aux lavabos, simplement. Puis elle soupira, ses épaules s'affaissant et ses mains tremblant. De toute façon, si elle devait se moquer, autant que ce soit de suite et qu'elle lui fiche la paix ensuite.
"Je..."
Elle voulait juste dire qu'elle allait bien même si ce n'était pas le cas. Histoire de se retrouver à nouveau toute seule, tranquille. Si encore elle avait eu une craie pour lui écrire ce qu'elle voulait dire mais non, rien ne lui serait épargnée, de toute évidence. Elle n'avait même pas son sempiternel carnet à dessins sur elle. Pff.
"Je... je... ça va. Je... je... je cr... crr... crois."
Même elle, elle trouvait ça laborieux. La Poufsouffle allait trouver ça étrange de toute façon. Après tout, ce n'était pas la première fois qu'elle entendait parler Eileen puisqu'elle avait déjà pris la parole en cours. Et elle n'avait pas bégayé à ce moment-là. La Serpentard baissa donc les yeux, préférant regarder ses pieds pour cacher les larmes qui perlaient sur ses cils que de croiser le regard de sa camarade. Et puis, elle finit par se dire qu'elle n'allait plus se laisser faire, ça non. Elle serra les poids et releva la tête, défiant son interlocutrice de se moquer. Elle allait lui faire bouffer les pissenlits de tout le parc si jamais elle osait rien. Enfin, pas réellement vu qu'elle n'était pas violente mais ça l'aidait de le penser.
Les larmes lui en montaient à nouveau aux yeux et le rose aux joues. Elle s'était ridiculisée et jamais plus elle n'oserait sortir des toilettes des filles. Ou alors, elle faisait ses valises et rentrait chez elle ? Sa mère serait peut-être d'accord pour lui apprendre la magie elle-même non ? Après tout, chez les Moldus, ça existait les parents qui faisaient l'école à leurs enfants alors pourquoi pas chez les Sorciers ? Oui bon, ça lui apportait un maigre réconfort mais fallait être honnête, c'était pas crédible. Et puis, elle ne voulait pas vraiment quitter Poudlard, elle aimait trop le château.
Forte de cette pensée qui la réconfortait un peu, elle allait retenter l'expérience quand elle se figea, horrifiée. Elle n'était pas seule. Elle piqua de nouveau un fard et réalisa que c'était une fille qui était en cours de potions avec elle. Super. Elle avait assisté à sa honte et elle venait en rajouter une couche, c'est ça ? Pourtant, elle n'avait pas l'air méchante et sa question non plus d'ailleurs. Du coup, si elle répondait méchamment, elle allait se demander quelle mouche la piquait. Enfin, "répondait"... encore fallait-il qu'elle arrive à aligner deux mots et y'avait peu de chance que ça arrive.
Le silence s'installa une bonne minute, devenant gênant. Eileen ne savait pas quoi faire. Elle finit par se décaler un peu pour laisser la place à la Poufsouffle qui voulait sûrement accéder aux lavabos, simplement. Puis elle soupira, ses épaules s'affaissant et ses mains tremblant. De toute façon, si elle devait se moquer, autant que ce soit de suite et qu'elle lui fiche la paix ensuite.
"Je..."
Elle voulait juste dire qu'elle allait bien même si ce n'était pas le cas. Histoire de se retrouver à nouveau toute seule, tranquille. Si encore elle avait eu une craie pour lui écrire ce qu'elle voulait dire mais non, rien ne lui serait épargnée, de toute évidence. Elle n'avait même pas son sempiternel carnet à dessins sur elle. Pff.
"Je... je... ça va. Je... je... je cr... crr... crois."
Même elle, elle trouvait ça laborieux. La Poufsouffle allait trouver ça étrange de toute façon. Après tout, ce n'était pas la première fois qu'elle entendait parler Eileen puisqu'elle avait déjà pris la parole en cours. Et elle n'avait pas bégayé à ce moment-là. La Serpentard baissa donc les yeux, préférant regarder ses pieds pour cacher les larmes qui perlaient sur ses cils que de croiser le regard de sa camarade. Et puis, elle finit par se dire qu'elle n'allait plus se laisser faire, ça non. Elle serra les poids et releva la tête, défiant son interlocutrice de se moquer. Elle allait lui faire bouffer les pissenlits de tout le parc si jamais elle osait rien. Enfin, pas réellement vu qu'elle n'était pas violente mais ça l'aidait de le penser.
Quand le cauchemar refait surface.
Alors qu'un silence s'était installé dans la pièce, j'attendais, sagement, la réponse de la Serpentard qui semblait plus ou moins préoccupée par ma présence. Toujours en silence, elle s'est écartée pour me laisser accéder au lavabo, je lui ai alors souri pour finalement atteindre le lavabo et me laver les mains, parce que l'hygiène, c'est important ! J'ai donc pu me laver les mains tranquillement, chantonnant même un petit air de "sous l'océan", histoire de briser le silence.
Une fois mes mains bien propre, j'ai regardé la Serpentard dans l'attente d'une réponse : J'avais l'habitude d'être très méfiante habituellement lors d'une "vraie rencontre" avec un Serpentard... mais celle-là était quand même en train de pleurer... et au pire, si elle m'embête, j'ai quelques outils à me disposition pour me défendre : Toilettes, Lavabos.. Baguette magique !
Finalement, elle me répondit, en bégayant - surement du au fait qu'elle avait pleuré juste avant ou que je l'intimidais - qu'elle croyait que ça aller... Hein ? Quoi ? Elle "croit" que ça va ? Bah de toute évidence non, ça va pas, non seulement elle pleurait, mais en plus elle avait l'air d'être encore sous le coup de l'émotion ! Cela dit, je ne pense pas que je puisse l'intimider... Je me suis regardais dans le miroir pour être sur de ne pas avoir une tête intimidante, au cas ou, parce qu'après tout, j'avais mal dormis cette nuit, j'avais donc peut-être une tête affreuse... Non, j'avais la même tête que d'habitude. Ma camarade avait baissé les yeux comme pour fuir quelque chose.
Je savais donc que quelque chose n'allait pas. Mais quoi ? Et pourquoi elle ne veut pas me le dire ? C'est parce que je suis une Poufsouffle ? Non... la plupart des Poufsouffle sont loyales et gentilles... bien que je sois sûr que ce n'est pas le cas de tous... Peut-être parce qu'on ne se connait pas... Oui, ça doit être ça. Parce qu'après tout, il n’y a quand même aucune chance que moi je lui fasse peur sans le vouloir... même en le voulant d'ailleurs. J'allais donc lui demander ce qui n’allait pas quand d'un coup, elle a resserré ses poings, relever la tête comme pour me "prévenir" que j'avais intérêt à faire attention à mes prochaines paroles. J'ai donc reculé d'un pas, par réflexe, en mettant mes mains en mode "bouclier" avant de lui dire :
-J'ai... J'ai fait quelque chose de mal ? Si c'est le cas, je voulais pas, je te le promet ! Je voulais juste... je voulais juste savoir pourquoi tu pleurais et, pourquoi pas, essayer de t'aider après...
Je commençais à regretter de ne pas avoir été attentive au dernier cours de potion, car il est probable, très probable même, que j'ai raté un ou plusieurs éléments me permettant de mieux comprendre la situation actuelle. Là, j'avais vraiment le sentiment d'avoir manqué quelque chose... Est-ce que j'ai fais quelques choses de mal ? Je l'ai bousculer sans faire exprès ? Je l'ai vexé peut-être ? Ou peut-être suis-je simplement parano ... J'attendais sa réponse pour en avoir le cœur net !
Une fois mes mains bien propre, j'ai regardé la Serpentard dans l'attente d'une réponse : J'avais l'habitude d'être très méfiante habituellement lors d'une "vraie rencontre" avec un Serpentard... mais celle-là était quand même en train de pleurer... et au pire, si elle m'embête, j'ai quelques outils à me disposition pour me défendre : Toilettes, Lavabos.. Baguette magique !
Finalement, elle me répondit, en bégayant - surement du au fait qu'elle avait pleuré juste avant ou que je l'intimidais - qu'elle croyait que ça aller... Hein ? Quoi ? Elle "croit" que ça va ? Bah de toute évidence non, ça va pas, non seulement elle pleurait, mais en plus elle avait l'air d'être encore sous le coup de l'émotion ! Cela dit, je ne pense pas que je puisse l'intimider... Je me suis regardais dans le miroir pour être sur de ne pas avoir une tête intimidante, au cas ou, parce qu'après tout, j'avais mal dormis cette nuit, j'avais donc peut-être une tête affreuse... Non, j'avais la même tête que d'habitude. Ma camarade avait baissé les yeux comme pour fuir quelque chose.
Je savais donc que quelque chose n'allait pas. Mais quoi ? Et pourquoi elle ne veut pas me le dire ? C'est parce que je suis une Poufsouffle ? Non... la plupart des Poufsouffle sont loyales et gentilles... bien que je sois sûr que ce n'est pas le cas de tous... Peut-être parce qu'on ne se connait pas... Oui, ça doit être ça. Parce qu'après tout, il n’y a quand même aucune chance que moi je lui fasse peur sans le vouloir... même en le voulant d'ailleurs. J'allais donc lui demander ce qui n’allait pas quand d'un coup, elle a resserré ses poings, relever la tête comme pour me "prévenir" que j'avais intérêt à faire attention à mes prochaines paroles. J'ai donc reculé d'un pas, par réflexe, en mettant mes mains en mode "bouclier" avant de lui dire :
-J'ai... J'ai fait quelque chose de mal ? Si c'est le cas, je voulais pas, je te le promet ! Je voulais juste... je voulais juste savoir pourquoi tu pleurais et, pourquoi pas, essayer de t'aider après...
Je commençais à regretter de ne pas avoir été attentive au dernier cours de potion, car il est probable, très probable même, que j'ai raté un ou plusieurs éléments me permettant de mieux comprendre la situation actuelle. Là, j'avais vraiment le sentiment d'avoir manqué quelque chose... Est-ce que j'ai fais quelques choses de mal ? Je l'ai bousculer sans faire exprès ? Je l'ai vexé peut-être ? Ou peut-être suis-je simplement parano ... J'attendais sa réponse pour en avoir le cœur net !
“Le temps n’est jamais perdu quand on est perdu tout le temps.” - Surement quelqu'un...
Membre du PATA-P
Quand le cauchemar refait surface.
La situation était sincèrement pesante pour Eileen, surtout avec l’air qu’elle essayait de se donner avec ses pauvres petits poings fermés. Seulement, même avec ça et les couleurs qu’elle portait, elle ne s’était pas attendu à une telle réaction. La Poufsouffle recula, réellement effrayée. Comme quoi, les clichés avaient encore la peau dure et parfois, ça pouvait s’avérer utile… sauf que la suite prouva à la jeune fille à quel point elle s’était trompée. Tel un animal blessé et acculé, elle avait sorti les griffes pour se défendre alors que sa camarade voulait juste l’aider et non se moquer. Il faut dire pour la défense de la Serpentard qu’elle n’avait pas l’habitude. La plupart des gamins de leur âge profitait de la moindre occasion pour se moquer les uns des autres sans penser au mal que cela faisait. Ce n’était même pas méchant, elle en était certaine. Juste un effet de groupe qui pouvait être dévastateur quand on en était la cible. Mais là, ce n’était pas le cas.
Du coup, Eileen desserra aussi ses poings, ses épaules s’affaissèrent et elle étouffa un rapide sanglot avant d’afficher un timide sourire. Enfin, ça devait plutôt ressembler à une grimace et la Poufsouffle allait sûrement appeler à l’aide pour qu’on la fasse interner à pleurer puis tenter de l’intimider pour sourire ensuite mais, sans pouvoir s’exprimer clairement, c’était la solution la plus rapide que la fillette avait trouvé pour lui faire comprendre qu’elle n’avait rien à craindre d’elle. Elle finit par essuyer ses larmes d’un revers de la manche puis sortit un mouchoir pour se moucher.
« Mer…mer…merci. »
Elle avait bien conscience qu’elle allait devoir s’expliquer mais l’importance pour elle était avant tout de signifier sa gratitude à sa camarade. Celle-ci ne le réalisait sûrement pas mais pour Eileen, ça comptait vraiment cette aide qu’elle lui proposait. Et du coup, elle se sentait beaucoup plus calme. Les battements de son coeur s’étaient même légèrement apaisés. Pas complètement certes mais suffisamment pour envisager de s’expliquer.
« C’est que…que… je bé….gayais quand j’étais pe… pe… petite. Mais ça… ça allait mi… mi… mieux. Et je sais pas pour… pour… pourquoi ça reco… co… commence. Et…et tout le monde s’est mo….mo…moqué en po…po… potions. »
Ouf, voilà qui était fait. Ça n’arrangeait pas son problème mais au moins, la Poufsouffle avait de quoi comprendre ce qu’il se passait. Et étrangement, le fait de le dire à voix haute, elle trouvait ça encore plus stupide. Peut-être n’aurait-elle pas dû se mettre dans un tel état ? Seulement, ça lui rappelait tellement de mauvais souvenirs qu’elle avait juste peur d’être de nouveau la risée de tout le monde. Et ici, elle n’avait pas son frère pour la défendre comme ça avait été le cas à l’époque. Ça l’avait beaucoup aidé à passer le cap. A présent, elle se sentait bien seule malgré les amis qu’elle s’était fait et le sentiment d’appartenir à une nouvelle famille chez les Serpentard. Elle avait surtout besoin de se calmer et de trouver ce qui lui arrivait. Un mauvais sort peut-être ? C’était bête mais elle l’espérait vraiment parce qu’alors, il serait plus facile de mettre cette désagréable expérience derrière elle.
« Tu cr…cr…crois que c’est un so…so…sort ? » finit-elle par demander, pleine d’espoir.
Du coup, Eileen desserra aussi ses poings, ses épaules s’affaissèrent et elle étouffa un rapide sanglot avant d’afficher un timide sourire. Enfin, ça devait plutôt ressembler à une grimace et la Poufsouffle allait sûrement appeler à l’aide pour qu’on la fasse interner à pleurer puis tenter de l’intimider pour sourire ensuite mais, sans pouvoir s’exprimer clairement, c’était la solution la plus rapide que la fillette avait trouvé pour lui faire comprendre qu’elle n’avait rien à craindre d’elle. Elle finit par essuyer ses larmes d’un revers de la manche puis sortit un mouchoir pour se moucher.
« Mer…mer…merci. »
Elle avait bien conscience qu’elle allait devoir s’expliquer mais l’importance pour elle était avant tout de signifier sa gratitude à sa camarade. Celle-ci ne le réalisait sûrement pas mais pour Eileen, ça comptait vraiment cette aide qu’elle lui proposait. Et du coup, elle se sentait beaucoup plus calme. Les battements de son coeur s’étaient même légèrement apaisés. Pas complètement certes mais suffisamment pour envisager de s’expliquer.
« C’est que…que… je bé….gayais quand j’étais pe… pe… petite. Mais ça… ça allait mi… mi… mieux. Et je sais pas pour… pour… pourquoi ça reco… co… commence. Et…et tout le monde s’est mo….mo…moqué en po…po… potions. »
Ouf, voilà qui était fait. Ça n’arrangeait pas son problème mais au moins, la Poufsouffle avait de quoi comprendre ce qu’il se passait. Et étrangement, le fait de le dire à voix haute, elle trouvait ça encore plus stupide. Peut-être n’aurait-elle pas dû se mettre dans un tel état ? Seulement, ça lui rappelait tellement de mauvais souvenirs qu’elle avait juste peur d’être de nouveau la risée de tout le monde. Et ici, elle n’avait pas son frère pour la défendre comme ça avait été le cas à l’époque. Ça l’avait beaucoup aidé à passer le cap. A présent, elle se sentait bien seule malgré les amis qu’elle s’était fait et le sentiment d’appartenir à une nouvelle famille chez les Serpentard. Elle avait surtout besoin de se calmer et de trouver ce qui lui arrivait. Un mauvais sort peut-être ? C’était bête mais elle l’espérait vraiment parce qu’alors, il serait plus facile de mettre cette désagréable expérience derrière elle.
« Tu cr…cr…crois que c’est un so…so…sort ? » finit-elle par demander, pleine d’espoir.
Quand le cauchemar refait surface.
Je crois bien que c’est la première fois que je me retrouve dans une situation aussi… originale ! Quoi que ... et puis, ce sera certainement pas la dernière fois ! Après avoir juste voulu soulagé un besoin naturel, je suis devant une fille qui est passée de triste à en colère pour finir par me sourire ! Si j’avais un peu plus l’instinct de survie, j’aurais surement fui le plus loin possible. Mais je n’ai pas l’instinct de survie… sinon je ne serais pas à Poudlard… J’ai l’instinct d’exploration ! Je veux savoir pourquoi cette fille change aussi rapidement d’émotion ! Avait-elle bu une potion d’Hilarité mal préparée ?
La Serpentard finit par me remercier… Pourquoi ? Je n’ai encore rien fait ! Enfin bon, j’étais un peu étonnée, mais j’ai acquiescé en guide de « Avec plaisir ». Elle avait l’air plus tranquille, plus sereine… Alors j’ai baissé ma garde sans pour autant me rapprocher : on ne sait jamais, elle va peut-être rentrer dans une colère noire dans les prochaines secondes !
Et puis elle m’a expliqué… Et puis elle a essayé de m’expliquer la situation, et là je me suis sentie bien stupide. Si j’avais été plus attentive en cours et aux autres personnes en général depuis le début de l’année… bah j’aurais plus vite compris la situation et ça nous aurait permis de passer directement à l’étape « Trouvons une solution » sans passée par l’étape « gros malaise ».
Je n’avais jamais vu quelqu’un bégayer avant… enfin, pas sans le faire exprès. Du coup, j’avais un peu du mal à concevoir qu’on puisse se sentir mal à cause de ça… si elle en riait avec les autres, elle vivrait peut-être mieux la situation. Et je me suis rappelé de la conversation que j’avais eue avec un adulte dont j’avais oublié le nom quand j’avais 7 ans : de la différence qu’il y avait entre « rire avec » et « rire de »… ça veut dire que là les gens riaient d’elle et pas avec elle ?...
Je n’ai pas très bien compris. Mais j’avais compris qu’elle avait été plus ou moins blessait et qu’elle était plus ou moins paniqué. Je l’ai surtout compris avec la question qu’elle m’a posée juste après : est-ce que je crois que c’est un sort ? Est-ce qu’il existe un sort pour ça ? Si oui, je ne le connais pas… Par contre, je crois avoir vu dans un manuel une potion qui faisait dire n’importe quoi à la personne qui la boit. La potion de babillage, je crois. Mais là, elle ne disait pas n’importe quoi…
Je l’ai dévisagé un moment. Peut-être que quelqu’un lui avait fait boire une potion ressemblant à la potion de babillage… Cela dit, elle avait l’air bien fatiguée aussi… peut-être qu’elle se surmène juste. Mais je ne suis pas sûr qu’elle soit « prête » à entendre ça venant d’une parfaite inconnue alors j’ai fini par lui dire :
- Peut-être… mais je ne connais pas de sort qui ferait bégayer quelqu’un… faut dire que personnellement, je ne vois pas l’intérêt de faire bégayer quelqu’un… Tu en connais un toi ? Si tu en connais un, on pourrait essayer de voir si c’est ça et de trouver un contre sort. Il y a aussi la possibilité de la potion de babillage… tu en penses quoi ? Et puis… peut-être que… non, oublie.
Non, vu son état, il était préférable de ne pas aborder maintenant la possibilité du « Il faut que tu te reposes ! Le surmenage ne fait pas bon ménage ! »… Autant attendre un peu… Je crois…
La Serpentard finit par me remercier… Pourquoi ? Je n’ai encore rien fait ! Enfin bon, j’étais un peu étonnée, mais j’ai acquiescé en guide de « Avec plaisir ». Elle avait l’air plus tranquille, plus sereine… Alors j’ai baissé ma garde sans pour autant me rapprocher : on ne sait jamais, elle va peut-être rentrer dans une colère noire dans les prochaines secondes !
Et puis elle m’a expliqué… Et puis elle a essayé de m’expliquer la situation, et là je me suis sentie bien stupide. Si j’avais été plus attentive en cours et aux autres personnes en général depuis le début de l’année… bah j’aurais plus vite compris la situation et ça nous aurait permis de passer directement à l’étape « Trouvons une solution » sans passée par l’étape « gros malaise ».
Je n’avais jamais vu quelqu’un bégayer avant… enfin, pas sans le faire exprès. Du coup, j’avais un peu du mal à concevoir qu’on puisse se sentir mal à cause de ça… si elle en riait avec les autres, elle vivrait peut-être mieux la situation. Et je me suis rappelé de la conversation que j’avais eue avec un adulte dont j’avais oublié le nom quand j’avais 7 ans : de la différence qu’il y avait entre « rire avec » et « rire de »… ça veut dire que là les gens riaient d’elle et pas avec elle ?...
Je n’ai pas très bien compris. Mais j’avais compris qu’elle avait été plus ou moins blessait et qu’elle était plus ou moins paniqué. Je l’ai surtout compris avec la question qu’elle m’a posée juste après : est-ce que je crois que c’est un sort ? Est-ce qu’il existe un sort pour ça ? Si oui, je ne le connais pas… Par contre, je crois avoir vu dans un manuel une potion qui faisait dire n’importe quoi à la personne qui la boit. La potion de babillage, je crois. Mais là, elle ne disait pas n’importe quoi…
Je l’ai dévisagé un moment. Peut-être que quelqu’un lui avait fait boire une potion ressemblant à la potion de babillage… Cela dit, elle avait l’air bien fatiguée aussi… peut-être qu’elle se surmène juste. Mais je ne suis pas sûr qu’elle soit « prête » à entendre ça venant d’une parfaite inconnue alors j’ai fini par lui dire :
- Peut-être… mais je ne connais pas de sort qui ferait bégayer quelqu’un… faut dire que personnellement, je ne vois pas l’intérêt de faire bégayer quelqu’un… Tu en connais un toi ? Si tu en connais un, on pourrait essayer de voir si c’est ça et de trouver un contre sort. Il y a aussi la possibilité de la potion de babillage… tu en penses quoi ? Et puis… peut-être que… non, oublie.
Non, vu son état, il était préférable de ne pas aborder maintenant la possibilité du « Il faut que tu te reposes ! Le surmenage ne fait pas bon ménage ! »… Autant attendre un peu… Je crois…
“Le temps n’est jamais perdu quand on est perdu tout le temps.” - Surement quelqu'un...
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Quand le cauchemar refait surface.
La question d'Eileen était pleine d'espoir certes mais elle n'était quand même pas suffisamment naïve pour penser que sa situation était le résultat d'un sort. Malheureusement pour elle. Seule une part infinitésimale d'elle se raccrochait aux branches ainsi. Tout plutôt que de voir la réalité en face et devoir se faire une raison : son bégaiement la reprenait et, pour elle, ça signifiait que l'avenir s'assombrissait sérieusement. Allait-elle devoir se transformer en cliché de Serpentard à jouer des poings à chaque fois que quelqu'un se moquait d'elle plutôt que d'essayer de discuter, tout ça dans l'illusion dérisoire de ne pas être le bouc-émissaire de toute son année ? Elle n'avait déjà pas réussi à le faire étant plus jeune alors maintenant... Fallait se faire une raison, si son problème perdurait, elle le subirait comme à l'époque, point final. Mais, comment ferait-elle pour lancer des sorts ? C'était pire que lorsqu'elle était chez les Moldus parce que là, ça pouvait aussi remettre en cause ses capacités de sorcières et rien que d'y penser, les larmes lui montaient à nouveau aux yeux. Elle s'obligea donc à inspirer profondément, se concentrant sur les dires de sa camarade plutôt que tout autre chose. Au moins, s'était-elle trouvé une alliée, c'était inespéré.
Elle secoua d'ailleurs négativement la tête à sa question sur les sorts. Non, elle n'en connaissait aucun qui avait ces effets-là mais, d'un autre côté, elle n'était qu'en première année, elle ne savait donc pas tout, loin de là. Peut-être devrait-elle envoyé un hibou à sa maman pour lui poser la question ? Oui parce que c'était, à son sens, la personne la plus indiquée pour répondre à ce genre de choses et surtout parce qu'elle n'avait aucune envie de devoir s'expliquer auprès d'un professeur ou de l'infirmière. C'était sûrement stupide mais quand elle avait un problème, Eileen avait tendance à se refermer sur elle-même comme un animal blessé.
"No...on. La po... po... potion de babi..bi..llage ne fait pas ça."
Hey mais c'était une impression ou elle bégayait un peu moins qu'au tout début ? Et cela coïncidait avec le fait qu'elle se sentait un peu plus calme du fait de discuter avec sa camarade sans qu'elle cherche à se moquer d'elle. Voilà qui semblait être une piste... proche de celle qu'elle avait emprunter étant plus jeune. Sauf que, pour la Serpentard, ça voulait dire qu'elle risquait d'être confronté à ce problème d'élocution à chaque fois qu'elle était stressée et fatiguée ? Non, elle ne voulait pas y croire. Du moins, pas avant d'avoir exploré toutes les autres pistes et, justement, la Poufsouffle semblait avoir une autre idée en tête. Elle avait stoppé sa phrase mais Eileen avait bien vu qu'elle pensait à autre chose. Ça valait le coup d'essayer, non ?
"Peut... peut-être que... que quoi ?" reprit-elle avec un regard presque suppliant.
Si jamais sa camarade trouvait la solution, Eileen lui serait reconnaissant à vie. Oui, oui, à vie. Enfin, s'il n'était pas question d'aller se reposer bien sûr puisque ça, elle le savait déjà et ne voulait pas l'entendre pour l'instant.
Elle secoua d'ailleurs négativement la tête à sa question sur les sorts. Non, elle n'en connaissait aucun qui avait ces effets-là mais, d'un autre côté, elle n'était qu'en première année, elle ne savait donc pas tout, loin de là. Peut-être devrait-elle envoyé un hibou à sa maman pour lui poser la question ? Oui parce que c'était, à son sens, la personne la plus indiquée pour répondre à ce genre de choses et surtout parce qu'elle n'avait aucune envie de devoir s'expliquer auprès d'un professeur ou de l'infirmière. C'était sûrement stupide mais quand elle avait un problème, Eileen avait tendance à se refermer sur elle-même comme un animal blessé.
"No...on. La po... po... potion de babi..bi..llage ne fait pas ça."
Hey mais c'était une impression ou elle bégayait un peu moins qu'au tout début ? Et cela coïncidait avec le fait qu'elle se sentait un peu plus calme du fait de discuter avec sa camarade sans qu'elle cherche à se moquer d'elle. Voilà qui semblait être une piste... proche de celle qu'elle avait emprunter étant plus jeune. Sauf que, pour la Serpentard, ça voulait dire qu'elle risquait d'être confronté à ce problème d'élocution à chaque fois qu'elle était stressée et fatiguée ? Non, elle ne voulait pas y croire. Du moins, pas avant d'avoir exploré toutes les autres pistes et, justement, la Poufsouffle semblait avoir une autre idée en tête. Elle avait stoppé sa phrase mais Eileen avait bien vu qu'elle pensait à autre chose. Ça valait le coup d'essayer, non ?
"Peut... peut-être que... que quoi ?" reprit-elle avec un regard presque suppliant.
Si jamais sa camarade trouvait la solution, Eileen lui serait reconnaissant à vie. Oui, oui, à vie. Enfin, s'il n'était pas question d'aller se reposer bien sûr puisque ça, elle le savait déjà et ne voulait pas l'entendre pour l'instant.
Quand le cauchemar refait surface.
C’est vrai… elle avait raison… la potion de babillage ne faisait pas ça. Je le savais et pourtant j’essayais tant bien que mal de trouver une autre explication que « Va te reposer au lieu de pleurer dans les toilettes, idiote » : non seulement j’avais peur qu’elle ne le prenne mal, et je gardais quand même une certaine crainte envers les Serpentard, après tout ils sont connus pour être fourbes et si j’avais été courageuse, je serais surement à Gryffondor… Mais en plus, je craignais qu’elle ne se referme sur elle-même et que ça empire la situation.
Je me sentais bloquée, dos au mur d’autant plus qu’elle me redemanda à quoi je pensais. Flute Taya, pourquoi tu te retrouves dans cette situation ! Imaginer des solutions, ce n’est pas mon truc ! C’était le truc de maman, ça… elle avait un talent pour utiliser mes croyances et mes préjugées pour me montrer ce qu’elle voulait que je voie… Mais oui ! C’est ça ! Merci maman… je me suis mise à fouiller dans mon sac, sortant des livres, des barres chocolatées et même … un peigne ? Il n’est même pas à moi… bref ! J’étais à la recherche d’une fiole ou d’une bouteille d’eau !
- Mais où elle est… ?
Il fallait juste qu’elle ne sache pas que la bouteille d’eau était… une bouteille d’eau. Cela dit, même du jus de pomme ou du jus de citrouille pourrait faire l’affaire. Le but, c’était de voir si la source de son problème était magique ou pas. Maman, tu m’inspires tous les jours ! Le problème… c’est que j’allais devoir mentir pour qu’elle y croit… J’ai fini par trouver la bouteille qu’il me fallait : une bouteille en verre avec un effet « mystique » et dedans il y avait de l’eau… surement… dans le pire des cas ce serait du jus de citron pur… au choix ! On verra bien…
Je l’ai observé un moment, réfléchissant à si ce que j’allais faire en valait le coup ou non. Mentir n’était pas dans mes habitudes… en même temps, ça pourrait l’aider ! Si elle croit dur comme fer que ce jus de citron… ou cette eau pourrait l’aider… en y réfléchissant bien, je ne pourrais pas voir si la cause est magique ou non… mais je pourrais voir si la cause est due à du stress ou non… je la regardais… du haut de mes 11 ans, je ne voyais pas ce que je pourrais faire de plus, un adulte aurait surement pu, sans problème et en peu de temps, trouver la source du problème et les solutions possibles… moi, je n’avais même pas écouté en cours aujourd’hui ! Bon, tant pis, il faut essayer ! Ça peut l’aider !
- Tiens, bois ! Ça va surement t’aider, c’est un remède de famille. Tu me diras ce que tu en penses.
Ce n’était pas totalement faux… Ma mère m’avait fait prendre l’habitude de boire régulièrement du jus de citron pour… parce que… en fait je sais plus ! Une histoire de digestion et renforcement de l’organisme, je suppose. Et si c’était de l’eau… l’eau est quand même un moyen non négligeable pour rester en vie ! Enfin bon, je lui ai tendu la bouteille, attendant de voir sa réaction et comment va évoluer son… problème d’élocution après. Et… en attendant… j’essayais de trouver ce que je pourrais faire si jamais ça ne marche pas. Fuir ? Non, ce serait l’abandonner, et je ne peux pas faire ça. Hum…il faut que je trouve une solution et vite.
Je me sentais bloquée, dos au mur d’autant plus qu’elle me redemanda à quoi je pensais. Flute Taya, pourquoi tu te retrouves dans cette situation ! Imaginer des solutions, ce n’est pas mon truc ! C’était le truc de maman, ça… elle avait un talent pour utiliser mes croyances et mes préjugées pour me montrer ce qu’elle voulait que je voie… Mais oui ! C’est ça ! Merci maman… je me suis mise à fouiller dans mon sac, sortant des livres, des barres chocolatées et même … un peigne ? Il n’est même pas à moi… bref ! J’étais à la recherche d’une fiole ou d’une bouteille d’eau !
- Mais où elle est… ?
Il fallait juste qu’elle ne sache pas que la bouteille d’eau était… une bouteille d’eau. Cela dit, même du jus de pomme ou du jus de citrouille pourrait faire l’affaire. Le but, c’était de voir si la source de son problème était magique ou pas. Maman, tu m’inspires tous les jours ! Le problème… c’est que j’allais devoir mentir pour qu’elle y croit… J’ai fini par trouver la bouteille qu’il me fallait : une bouteille en verre avec un effet « mystique » et dedans il y avait de l’eau… surement… dans le pire des cas ce serait du jus de citron pur… au choix ! On verra bien…
Je l’ai observé un moment, réfléchissant à si ce que j’allais faire en valait le coup ou non. Mentir n’était pas dans mes habitudes… en même temps, ça pourrait l’aider ! Si elle croit dur comme fer que ce jus de citron… ou cette eau pourrait l’aider… en y réfléchissant bien, je ne pourrais pas voir si la cause est magique ou non… mais je pourrais voir si la cause est due à du stress ou non… je la regardais… du haut de mes 11 ans, je ne voyais pas ce que je pourrais faire de plus, un adulte aurait surement pu, sans problème et en peu de temps, trouver la source du problème et les solutions possibles… moi, je n’avais même pas écouté en cours aujourd’hui ! Bon, tant pis, il faut essayer ! Ça peut l’aider !
- Tiens, bois ! Ça va surement t’aider, c’est un remède de famille. Tu me diras ce que tu en penses.
Ce n’était pas totalement faux… Ma mère m’avait fait prendre l’habitude de boire régulièrement du jus de citron pour… parce que… en fait je sais plus ! Une histoire de digestion et renforcement de l’organisme, je suppose. Et si c’était de l’eau… l’eau est quand même un moyen non négligeable pour rester en vie ! Enfin bon, je lui ai tendu la bouteille, attendant de voir sa réaction et comment va évoluer son… problème d’élocution après. Et… en attendant… j’essayais de trouver ce que je pourrais faire si jamais ça ne marche pas. Fuir ? Non, ce serait l’abandonner, et je ne peux pas faire ça. Hum…il faut que je trouve une solution et vite.
“Le temps n’est jamais perdu quand on est perdu tout le temps.” - Surement quelqu'un...
Membre du PATA-P
Quand le cauchemar refait surface.
Dire qu'Eileen fondait à présent tous ses espoirs sur sa camarade Poufsouffle, c'était un bel euphémisme. Stressée après avoir posé LA question, elle attendait pleine d'espoir qu'une solution lui tombe toute cuite dans les mains et elle ne fût pas déçue. Après quelques secondes d'hésitation, Tayana se mit à fouiller frénétiquement dans son sac alors que la Serpentard se tortillait les mains pour tenter de se calmer. Sans succès, malheureusement. Elle se sentait à fleur de peau comme ça ne lui était pas arrivé depuis fort longtemps. A tel point que la moindre contrariété risquait de la voir fondre en larmes, même si elle luttait de toutes ses forces pour que cela n'arrive pas. La vérité, c'était qu'elle ne se sentait pas assez forte pour faire face une nouvelle fois. Surtout sans son frère. Elle se sentait petite, seule, perdue.
Et puis, la Poufsouffle finit par sortir une bouteille en verre. A première vue, elle n'avait rien de spécial mais, après tout, les flacons de potion non plus. Ce n'était pas le contenant l'important mais bien ce qu'il y avait à l'intérieur. De toute façon, qu'avait-elle à craindre ? La situation ne pouvait pas être pire qu'elle ne l'était pour le moment et Eileen avait confiance en la jeune fille qui lui venait en aide. C'était étrange alors que c'était la première fois qu'elles se parlaient mais le fait qu'elle ne se soit pas moqué avait forcément fait son effet. Elle tendit donc sa main tremblante et déboucha la bouteille, hochant la tête aux explications de sa camarade. Et sans hésiter, elle en prit une grande gorgée... qui lui fit aussitôt fermer des yeux plein de larmes. Rien à voir avec son angoisse cette fois-ci mais Merlin, ce que ça piquait. Elle ouvrit et ferma la bouche plusieurs fois de suite pour tenter de faire passer le goût puis finit par éclater de rire en imaginant la scène qu'elle devait offrir. Ça devait être sacrément ridicule mais elle s'en moquait bien.
"Ouahh, c'que ça pique ton tru..."
Elle ne termina pas sa phrase, restant la bouche ouverte de surprise. Ça avait marché, elle ne bégayer plus. Et la joie qu'elle ressentait n'était vraiment pas feinte. A tel point qu'elle se jeta dans les bras de la Poufsouffle pour la remercier avant de réaliser qu'une telle familiarité risquait de la déranger. Aussi reprit-elle aussi ses distances, son sourire restant bien grand sur son visage.
"Je te remercierais jamais assez. T'es géniale. Merci, merci, merci. Tu peux me demander ce que tu veux, quand tu veux !"
Eileen ne tenait plus en place tant elle était contente et reconnaissante. Décidément, elle allait passer pour une dingue mais, d'un autre côté, ce comportement était quand même nettement plus proche de son caractère que la jeune fille bégayante et paralysée de peur qu'elle était une minute plus tôt. Elle se sentait tellement soulagée qu'il lui fallut un moment avant de retrouver ses esprits et avec, sa curiosité.
"Dis, tu me dirais la recette de ton remède de famille au cas où ça me reprenne ou c'est top secret ? Je comprendrais, hein."
Après tout, les potions étaient peut-être, dans la famille de la Poufsouffle, comme les recettes de gâteaux de grand-mères dans certaines autres. Elle ne voulait donc pas la mettre mal à l'aise si jamais elle devait refuser.
Et puis, la Poufsouffle finit par sortir une bouteille en verre. A première vue, elle n'avait rien de spécial mais, après tout, les flacons de potion non plus. Ce n'était pas le contenant l'important mais bien ce qu'il y avait à l'intérieur. De toute façon, qu'avait-elle à craindre ? La situation ne pouvait pas être pire qu'elle ne l'était pour le moment et Eileen avait confiance en la jeune fille qui lui venait en aide. C'était étrange alors que c'était la première fois qu'elles se parlaient mais le fait qu'elle ne se soit pas moqué avait forcément fait son effet. Elle tendit donc sa main tremblante et déboucha la bouteille, hochant la tête aux explications de sa camarade. Et sans hésiter, elle en prit une grande gorgée... qui lui fit aussitôt fermer des yeux plein de larmes. Rien à voir avec son angoisse cette fois-ci mais Merlin, ce que ça piquait. Elle ouvrit et ferma la bouche plusieurs fois de suite pour tenter de faire passer le goût puis finit par éclater de rire en imaginant la scène qu'elle devait offrir. Ça devait être sacrément ridicule mais elle s'en moquait bien.
"Ouahh, c'que ça pique ton tru..."
Elle ne termina pas sa phrase, restant la bouche ouverte de surprise. Ça avait marché, elle ne bégayer plus. Et la joie qu'elle ressentait n'était vraiment pas feinte. A tel point qu'elle se jeta dans les bras de la Poufsouffle pour la remercier avant de réaliser qu'une telle familiarité risquait de la déranger. Aussi reprit-elle aussi ses distances, son sourire restant bien grand sur son visage.
"Je te remercierais jamais assez. T'es géniale. Merci, merci, merci. Tu peux me demander ce que tu veux, quand tu veux !"
Eileen ne tenait plus en place tant elle était contente et reconnaissante. Décidément, elle allait passer pour une dingue mais, d'un autre côté, ce comportement était quand même nettement plus proche de son caractère que la jeune fille bégayante et paralysée de peur qu'elle était une minute plus tôt. Elle se sentait tellement soulagée qu'il lui fallut un moment avant de retrouver ses esprits et avec, sa curiosité.
"Dis, tu me dirais la recette de ton remède de famille au cas où ça me reprenne ou c'est top secret ? Je comprendrais, hein."
Après tout, les potions étaient peut-être, dans la famille de la Poufsouffle, comme les recettes de gâteaux de grand-mères dans certaines autres. Elle ne voulait donc pas la mettre mal à l'aise si jamais elle devait refuser.
Quand le cauchemar refait surface.
J’espérais réellement que la Serpentard en face de moi ne comprendrait pas tout de suite que ce qu’elle allait boire était soit du jus de citron, soit de l’eau. Et j’espérais tout autant que ce simple liquide l’aiderais à allait mieux. Pitié, que son problème ne soit pas magique ! Pitié que son problème ne soit pas magique !! Parce que sinon, je ne pourrais rien faire pour l’aider ! Et en tant que Poufsouffle et fière de l’être, je n’aime pas ne pas aider les gens. Cela dit, je ne m’attendais pas à utiliser la ruse pour le faire…
Je la regardais, attentivement. Elle prit la bouteille « mystique » d’une main tremblante et avala une gorgée d’un coup ! Aie… Jus de citron… Bah ouais, une chance sur deux… ça ne doit pas être agréable et vu sa tête, c’est du bon citron en plus ! Elle se mit à rire. Je lui souris, mais je me suis dit que vu la situation, j’allais garder mon rire pour plus tard !
Ma camarade commença une phrase, sans la finir. Bien sûr, avec ce que j’avais entendu, j’avais bien compris que c’était pour me dire que ça piquer. Vive le jus de citron ! Personnellement, je ne suis pas fan du jus de citron pur, mais quand c’est coupé avec un peu d’eau… je divague…
La Serpentard était bouche ouverte, surprise. Je n’ai pas compris pourquoi. Elle avait peut-être compris que je ne lui avais fait boire que du jus de citron ! Je m’attendais à ce qu’elle me cri dessus parce que je n’avais pas été très très clair sur ce que contenais la fiole de potion. Mais non, elle sauta littéralement de joie, dans mes bras. Chouette… euh…
J’étais partagé entre le fais d’être contente qu’elle soit contente et la gêne que j’éprouvais actuellement parce que je lui avais menti par omission… Est-ce que j’avais bien agi ? Visiblement oui… mais comment elle fera la prochaine fois ? Le problème de cette Serpentard était clairement dû à un trop grand stress… à la pression… au manque de sommeil et probablement aussi au manque de confiance en elle. Je ne peux pas lui dire ce que contient cette bouteille… du moins, pour le moment… parce que sinon elle aura perdu son effet…
Bon, espérons simplement qu’elle ne me demandera rien à ce sujet. Elle était maintenant en train de me remercier, précisant que je pouvais lui demander n’importe quoi et me demandant si je pouvais lui donner ma « recette de famille » … Ah ah ah... Non. Du moins pas aujourd'hui…
- N’importe quoi ? Euh… je pourrais connaitre ton prénom ? Je ne crois pas le connaitre...
Ma demande pouvait sembler stupide… mais je venais de me rendre compte que je ne connaissais même pas son prénom ! D’un côté, ça flattait un peu mon égo : en temps normal, je me préoccupe assez peu des autres, trop occupée à retrouver mon chemin et à chercher des trucs à découvrir. Mais là, je venais d’aider une fille, Serpentard, dont je ne connaissais même pas le prénom ! Ou du moins je l’avais oublié… je ne sais pas encore… je n’allais pas tarder à le découvrir.
- En ce qui concerne mon remède… euh… Je… je ne peux pas te le dire… du moins, pas aujourd'hui…
Je laissais ma phrase en suspens, espérant ne pas avoir de précision à fournir. J’espère que le jour où elle découvrira ma supercherie, si un jour elle le découvre, elle ne m’en voudra pas trop. Le mieux, ce serait d’attendre qu’elle se soit reposée avant de lui avouer moi-même…
Je la regardais, attentivement. Elle prit la bouteille « mystique » d’une main tremblante et avala une gorgée d’un coup ! Aie… Jus de citron… Bah ouais, une chance sur deux… ça ne doit pas être agréable et vu sa tête, c’est du bon citron en plus ! Elle se mit à rire. Je lui souris, mais je me suis dit que vu la situation, j’allais garder mon rire pour plus tard !
Ma camarade commença une phrase, sans la finir. Bien sûr, avec ce que j’avais entendu, j’avais bien compris que c’était pour me dire que ça piquer. Vive le jus de citron ! Personnellement, je ne suis pas fan du jus de citron pur, mais quand c’est coupé avec un peu d’eau… je divague…
La Serpentard était bouche ouverte, surprise. Je n’ai pas compris pourquoi. Elle avait peut-être compris que je ne lui avais fait boire que du jus de citron ! Je m’attendais à ce qu’elle me cri dessus parce que je n’avais pas été très très clair sur ce que contenais la fiole de potion. Mais non, elle sauta littéralement de joie, dans mes bras. Chouette… euh…
J’étais partagé entre le fais d’être contente qu’elle soit contente et la gêne que j’éprouvais actuellement parce que je lui avais menti par omission… Est-ce que j’avais bien agi ? Visiblement oui… mais comment elle fera la prochaine fois ? Le problème de cette Serpentard était clairement dû à un trop grand stress… à la pression… au manque de sommeil et probablement aussi au manque de confiance en elle. Je ne peux pas lui dire ce que contient cette bouteille… du moins, pour le moment… parce que sinon elle aura perdu son effet…
Bon, espérons simplement qu’elle ne me demandera rien à ce sujet. Elle était maintenant en train de me remercier, précisant que je pouvais lui demander n’importe quoi et me demandant si je pouvais lui donner ma « recette de famille » … Ah ah ah... Non. Du moins pas aujourd'hui…
- N’importe quoi ? Euh… je pourrais connaitre ton prénom ? Je ne crois pas le connaitre...
Ma demande pouvait sembler stupide… mais je venais de me rendre compte que je ne connaissais même pas son prénom ! D’un côté, ça flattait un peu mon égo : en temps normal, je me préoccupe assez peu des autres, trop occupée à retrouver mon chemin et à chercher des trucs à découvrir. Mais là, je venais d’aider une fille, Serpentard, dont je ne connaissais même pas le prénom ! Ou du moins je l’avais oublié… je ne sais pas encore… je n’allais pas tarder à le découvrir.
- En ce qui concerne mon remède… euh… Je… je ne peux pas te le dire… du moins, pas aujourd'hui…
Je laissais ma phrase en suspens, espérant ne pas avoir de précision à fournir. J’espère que le jour où elle découvrira ma supercherie, si un jour elle le découvre, elle ne m’en voudra pas trop. Le mieux, ce serait d’attendre qu’elle se soit reposée avant de lui avouer moi-même…
“Le temps n’est jamais perdu quand on est perdu tout le temps.” - Surement quelqu'un...
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