Tristesses enlacées PV Ada

Reducio
Je considère que nous sommes en janvier 2043 et que nos persos se connaissent déjà par le club d'écriture.
Ce RPG fait suite à celui-ci


Lucy détestait les toilettes. Les germes y pullulaient et les gens aussi. Mais aujourd'hui, elle n'avait pas trouvé mieux. Les toilettes étaient un des seuls endroits tranquilles dans ce château en ce jour de janvier et la rouquine avait besoin d'être seule. La foule, encore plus que d'habitude, lui pesait.
Lucy se regardait dans le miroir. Oui, c'était normal. Tout à fait normal. Elle les avait abandonnés...

*Pourquoi est-ce que je suis une sorcière, merde ?
Pourquoi pas Lily ?*

Lily se débrouillerait super bien ici. Elle se ferait des tonnes d'amis. Et Lucy serait restée à Londres, avec ses parents et Olivia, elle aurait pu avoir toute leur attention. Toute leur attention, entièrement. Et ils n'auraient jamais fait ça.
Lucy se sentait trahie. Que ressentait Lily ? Que ressentait Lily ? Et pourquoi lui avoir caché aussi longtemps quelque chose d'aussi important ?
Elle essayait de mettre des mots sur ses sentiments, et le seul qui lui venait, c'était
trahison. Elle était sûre qu'ils l'avaient dit à Lily bien avant l'envoi de ce hibou.

Elle se regardait dans le miroir et elle s'en voulait de penser ça. Elle aimait sa famille. Sa petite famille à quatre. Elle avait la chance d'avoir ses deux parents et même une soeur jumelle avec laquelle elle était très complice.
Allait-il tout bouleverser ?


*Pourquoi ?*

Plus Lucy se regardait dans le miroir, plus elle se détestait.

- Tu les as abandonnés ! Et c'est pour ça qu'ils font ça !
cria-t-elle.

Rage.
Puis tristesse.
Lucy se mit à pleurer.

Ma couleur est le marron du bas de la 3e colonne en partant de la gauche
Dernière modification par Lucy Wood le 15 juin 2018, 20:45, modifié 3 fois.

Luehssyie Woudde Pecker ~ Jerry -4e année RP~#PouffyFamily
Quasi absente jusqu'au 14 septembre
Tristesses enlacées PV Ada
C'était la fin de la journée pour Ada, qui épuisée, était allée au toilette pour se soulager. Elle n'y allait pas souvent, surtout en hiver, ou le monde affluait. Mais à force de se retenir elle ne s'y rendait que le soir ou le midi ce qui n'était pas la meilleure des idées vous en conviendrez. Cette fois-ci il y avait uniquement une personne dans les toilettes ce qui soulagea la première année. Cette élève quitta les toilettes et Ada s'y retrouva seule. Elle allait en sortir quand elle entendit une jeune élève crier. 

- Tu les as abandonnés ! Et c'est pour ça qu'ils font ça !

L'Aiglonne sursauta et trembla légèrement. Premièrement elle ne l'avait pas entendu arriver et deuxièmement... qui de censé criait ainsi dans les toilettes? Elle s'exposait à que certaines filles l'entendent! Aujourd'hui, la chanceuse ou la malchanceuse c'était Ada. Au yeux de la jeune élève ce n'était absolument pas une chance, mais surtout une frayeur. Ada n'avait jamais été craintive ou timide, mais lorsqu'une jeune fille hurle de tels mots dans les toilettes des filles ça interpelle et ça effraie. 

Avant de sortir du cabinet, la Serdaigle prit une grand inspiration, attrapa la poignée posa sa tête contre la porte, inspira une nouvelle fois, décolla sa tête et sortit finalement de ces toilettes. Ce qu'elle vit la questionna au plus haut point. Une Poufsouffle, déterminée grâce aux couleurs qu'elle portait, pleurait les mains appuyées sur un lavabo. Même de dos elle paraissait en colère. Ada avait l'impression de voire un nuage noir tenté de bleu flottant au dessus de la jeune élève. Peut-être pouvait-elle essayer de découvrir ce qui se tramait en face d'elle ? Ce n'était absolument pas son genre de ce préoccuper des inconnus mais la, sa curiosité prit le dessus. Sûrement que prochainement se sera le froideur qui prendrait le dessus, mais pour le moment sa curiosité dominait. C'est ainsi qu'Ada prit l'initiative de s'approcher de la Poufsouffle et de lui demander avec détachement et froideur les raisons de son mal-être : 

- Hey. Je ne sais même pas qui tu es, tu ne m'intéresse pas particulièrement d'ailleurs, mais tu pleures et tu as éveillé ma curiosité. Je ne veux pas forcément qu'on soit amie ni rien, je m'en fiche, mais ce qui est sûr c'est que j'aimerais savoir comment tu te sens. Tu es pas obligé de me raconter ce qui tu as, juste dis-moi, tu vas bien?

Ada n'esquissa même pas un sourire, rien d'affectueux ou qui pouvait encourager la discussion, juste une question plutôt anodine, posée avec froideur sortit de sa bouche. Malgré tout, ces yeux transmettait une émotion opposé : l'innocence, beaucoup moins de détachement. 
Ada fronça les sourcils et attendit une réponse, les mains croisés autour de ses bras.

La vie est un mystère qu'il faut vivre et non un problème à résoudre.
Tristesses enlacées PV Ada
Lucy se regardait encore dans le miroir. Elle détaillait sa physionomie, notamment ses cheveux roux qu'elle tenait de sa mère. Sa mère qui refusait qu'elle sache qu'elle attendait un enfant.
Elle regardait ses yeux marrons, les mêmes que ceux de son père, remplis de larmes.

*Pitoyable. T'es pitoyable.*

Ses larmes se remirent à couler.

*T'es faible*

Lucy releva la tête. Elle sursauta en apercevant une jeune fille aux longs cheveux blonds portant les couleurs de Serdaigle dans le miroir. Elle la connaissait... Le club d'écriture, sans doute...

*Une blonde à Serdaigle, du club d'écriture...*

La Serdaigle s'approcha d'elle. Lucy recula : elle n'appréciait pas particulièrement que des gens qu'elle connaissait à peine rentrent dans son espace vital. La blonde sembla ne pas comprendre, puisqu'elle continua, et lui demanda même comment elle allait.
Lucy ne se sentait pas très à l'aise : elle n'aimait pas les interactions sociales et la jeune fille la dérangeait par sa manière de parler, le détachement qu'elle devinait, et par contradiction, la candeur dans ses yeux. Cette candeur la troublait : la blonde semblait aguerrie, avec une carapace que personne ne pouvait percer, mais ses yeux disaient le contraire.
L'Aiglonne la regardait, les bras croisés, sans doute en attente d'une réponse. Lucy ne voulait pas expliquer sa vie à la première personne venue.


*C'était une mauvaise idée de venir ici ! Je te l'avais dit ! En plus, c'est plein de microbes !*

Sa petite voix avait raison, pour une fois. Mais la rouquine était persuadée que la jeune fille ne la lâcherait pas avant qu'elle lui ait répondu. Elle n'avait qu'une hâte : que la Serdaigle parte, afin qu'elle puisse rester seule à pleurer.
Elle mit ses mains dans ses poches, et elle sentit un morceau de papier : la lettre de son père. La tristesse se retransforma en colère, et Lucy cracha violemment :


- Non, ça ne va pas ! C'est bon, t'as ta réponse ! Tu peux t'en aller, maintenant ? J'ai pas envie de raconter ma vie à une personne dont je ne connais même pas le prénom !

Elle lui tourna le dos, mais dans la précipitation, elle fit tomber la lettre de son père, sans s'en apercevoir.

Luehssyie Woudde Pecker ~ Jerry -4e année RP~#PouffyFamily
Quasi absente jusqu'au 14 septembre
Tristesses enlacées PV Ada
Ada n'avait pas du attendre très longtemps avant d'avoir une réponse. Cette dernière la fit sursauter mais elle se reprit vite. Elle fronça les sourcils et regarda la rouquine de plein de manières différentes. Elle était en colère, en partit parce qu'elle avait été piquée dans son égo. Elle se renferma instantanément et regarda la Poufsouffle avec un air de reproche. Elle ne comprenait pas sa réaction, surtout c'était plutôt rare qu'Ada subisse ce genre de réaction. Malgré tout c'est clair que l'Aiglonne n'avait pas été très chaleureuse et amicale mais la bleu et argent n'avait pu s'empêcher d'être blessée par ses mots.

En voulant sortir des toilettes la Poufsouffle avait fait tomber une espèce de lettre abîmée. La curiosité prit soudainement le dessus et Ada s'empara discrètement du bout de papier puis le fourra dans sa poche. Elle culpabilisait un peu de lui avoir volée sa lettre mais en même temps sa remarque précédente l'avait mis sur les nerfs donc la curiosité et l'agacement prirent le dessus. 
A présent, Ada se tâtait elle hésitait : partir de ces toilettes étouffant pour lire la lettre en partie, ou alors lui répliquer une phrase froide, comme elle savait si bien le faire? Je vous l'accorde, choisir la deuxième option ce n'est pas ce qu'il y a de plus malin, mais choisir la deuxième c'était s'avouer vaincu par la rousse mais aussi par la curiosité. Ada ne voulait pas faiblir devant elle et une froideur poignante et immature s'empara d'elle lorsqu'elle lui répondit :

- Pourquoi tu es méchante? Tu veux... blesser les gens ou c'est pour ce donner un genre? Moi je voulais juste savoir si tu allais bien... J'aurai du te laisser pleurer toute seule et m'en aller. Je m'en fiche complètement que tu sois triste, que tu sois en colère. J'espère ne plus te revoir en tout cas. Ah et j'ai emporté un petit souvenir de notre échange. Bonne... non mauvais journée.

Elle fixa la rousse avec une froideur et une colère enfantine. Mais, Ada ne savait pas ce que transmettait actuellement ses yeux, ses mots elle avait toujours réussi à les dompter, pour qu'il fasse du mal ou du bien. Mais ses yeux, c'était une partie de son corps qui lui restait pour le moment inatteignable. Son corps était tout tendu mais ses yeux verts montrait une toute autre version d'elle-même. Ils étaient dures et froids, mais en même temps une espèce de pitié et de tristesse restait accroché à ses regards. Comme-ci, de simples larmes qui coule sur les joues d'une inconnue ça changeait les yeux d'une personne très froide.

Soudain, Ada se souvint de la fameuse lettre ramassée il y a quelques minutes. Elle voulut quitter les toilettes et partir posément mais la jaune et noire lui faisait barrage. L'Aiglonne soupira et retourna dans une cabine, emportée par la curiosité. Sauf qu'Ada avait mal fermé la porte et on pouvait donc voire ses yeux parcourant la lettre. 

Dès que la lettre ce termina pleins de sentiments différents s'emmêlèrent dans sa tête. La tristesse, la mélancolie, l'affection, l'angoisse mais aussi la colère. Elle fronça les sourcils et passa une main moite sur son visage. Ada avait toujours eu des relations familiales compliqué. Sa mère était partit à sa naissance, son père était aimant mais la laissait trop libre et son frère était très proche d'elle mais était du genre rebelle. Ne sachant pas comment réagir elle resta bloquée dans les toilettes, la lettre dans ses fines mains.

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Tristesses enlacées PV Ada
Lucy ne voulait pas voir l'Aiglonne. Ses longs cheveux blonds lui rappelaient la neige, et ses mains brûlées par le froid. Brûlées, comme le fond de son coeur.
Mais lorsqu'elle entendit la jeune fille lâcher ses phrases d'une méchanceté qu'elle n'appréciait pas, Lucy se retourna, les larmes aux yeux. Elle ne voulait pas que la blonde la vit pleurer mais elle ne voulait pas qu'elle triomphe parce que la rouquine ne se retournait pas.
La Serdaigle se mit à cet instant à parler. Lucy ne retint pas tout, sauf cette phrase :


- [...] J'ai emporté un petit souvenir de notre échange. [...]

Elle hésita un instant et chercha dans ses poches pour se rassurer, mais ce qu'elle trouva, ou plutôt ce qu'elle ne trouva pas, ne calma guère son inquiétude : la lettre n'y était pas !
L'avait-elle perdue en chemin ? Ou alors...


*Elle a volé ta lettre. Elle va tout lire. TOUT.*

En plus, c'était la lettre de son père. Pas celle de Lily, qu'elle avait détruite. Celle où il disait tout.
Lucy mit du temps à réagir : la Serdaigle avait presque quitté les toilettes lorsqu'elle se mit devant elle. Elle la dépassait. De peu, mais elle la dépassait quand même. Ce qui signifiait qu'elle avait plus de chances de gagner si elles se battaient. De plus, la frêle silhouette de la blonde ne lui permettrait pas de se défendre face à Lucy le cas échéant : cette dernière était bien plus lourde.

Elle ne réfléchit pas et bloqua la porte des toilettes à l'Aiglonne. Elle ne sortirait pas des toilettes. Pas avant de lui avoir rendu sa lettre. Et de s'être excusée, en passant.


- Tu sors pas ! s'écria Lucy. Rends... Moi... Ma... Lettre...

La voix de la rouquine se fissurait sous l'éclat de la tristesse et des larmes commençaient à couler syr ses joues. La Serdaigle ne fut même pas attendrie par les pleurs, elle se contenta de soupirer et de faire demi-tour pour se réfugier dans une cabine de toilettes.
Lucy la suivit. Elle voulait récupérer sa lettre, elle ne voulait pas que cette gamine la lise ! Elle tambourina à une vitesse folle contre la porte des toilettes en hurlant :


- Sors de là !


Elle tapa tant et si fort que la porte s'ouvrit sur la blonde. Lucy se figea en voyant ce qu'elle faisait.

*Elle... ELLE... ELLE LIT.... ELLE LIT MA LETTRE !*

- NON ! cria Lucy en arrachant la lettre des mains de la blonde.

C'était à elle. Et à personne d'autre. Personne ne pouvait lire cette lettre, c'était un secret, un secret bien gardé... Pendant une heure.
Maintenant, la gamine en face venait de prendre connaissance du contenu de la lettre. Elle la regardait, la parcourait, la lisait.
Elle ne pouvait pas le permettre. Elle tira un coup sec sur la lettre, qui se sépara en deux. La première partie, tout l'agréable, se tenait dans la main de Lucy. Tout le désagréable se tenait dans la main de la Serdaigle, et cela lui convenait bien, après tout, c'était ce qu'elle représentait.


- Tu...

Lucy ne finit pas sa phrase. Elle ne savait même pas quoi dire tant elle était furieuse envers cette Aiglonne.
Elle bouillonnait de l'intérieur : si elle avait pu se mettre à cracher des flammes, elle l'aurait fait, car cela représentait exactement ce qu'elle ressentait. Brûlée à vif, il fallait qu'elle fasse ressortir toute la chaleur qu'il y avait en elle.
Elle ne rêvait plus que d'une seule chose à présent : s'enfuir de Poudlard, et aller jouer dans la neige avec Lily, comme quand elles étaient enfants, et que la neige leur brûlait la peau car elles ne mettaient pas de gants pour sentir toutes les émotions, se sentir en phase avec la nature.
Lucy savait qu'il ne fallait pas jouer avec le feu, sous peine de se brûler, mais elle n'avait pas encore compris que les brûlures du froid pouvaient faire bien plus mal que celles du feu.

- Tu... Tu l'as lue, lâcha-t-elle en portant un regard accusateur sur la blonde. Je voulais pas.

Pour la première fois de sa vie, Lucy avait exprimé ses sentiments auprès d'une personne extérieure à sa famille... Et elle le regrettait déjà amèrement.


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Quasi absente jusqu'au 14 septembre
Tristesses enlacées PV Ada
Ada n'avait jamais vraiment culpabilisé quand elle était froide voire méchante avec des inconnus. Surtout quand ceux-ci n'étaient pas forcément très chaleureux non plus. Mais là, aujourd'hui, dans ces foutus toilettes, Ada se sentait mal. Elle n'aurait jamais du lire cette lettre, l'intimité de la rousse et les sentiments de sa famille était dévoilés dedans.

Finalement, Lucy lui arracha la lettre des mains, ne lui restant plus que le côté négatif du papier. L'Aiglonne ne dit plus rien, tant les réactions de la Poufsouffle la choquait. Ses réactions était tout à fait normal et logique, mais elle ne s'attendait juste pas à ça en lisant cette foutu lettre. De un, elle n'aurait jamais du entrer dans ces toilettes et de deux, surtout, surtout elle n'aurait jamais du lire cette lettre. 

La fille en face d'elle paraissait changer d'émotions à une vitesse fulgurante. Néanmoins, les émotions de la rouquine étaient toutes négatives. Passant de la tristesse à la colère très vite. Ada ne sachant plus quoi dire, répondit juste :

- Je... pardon. Sincèrement pardon. Je n'aurais pas du lire cette lettre... Je... Bref, désolé. 
 
Pour une fois, ses excuses étaient vraiment sincères, et ses yeux essayait de chercher un contact positif avec la rousse. Malheureusement c'était peine perdu, en volant cette lettre, Ada s'était faite une ennemie. Celle-ci paraissait d'ailleurs avoir son caractère. 
Ada était terriblement mal à l'aise, se remémorant les moments avec son père et son frère, elle pensa plus aux négatifs qu'au positifs. Ses pensées s'accrochaient maintenant à l'image de sa mère, qu'elle haïssait. Bizarrement, cette lettre avait éveillé quelque chose en elle. Comme-ci, elle se souvenait soudain qu'elle avait une mère. Ada n'allait sûrement pas se confier à son interlocutrice. Mais, ses yeux décidèrent de prendre le relais, et des fines larmes s'écoulèrent sur les joues blanches de la première année. 

*Merde, je veux pas qu'elle me voit pleurer. 

S'essuyant à la hâte les joues, elle leva le bras et tendit l'autre bout de la lettre à la rousse. Ses émotions et l'adrénaline accumulés lors de cette rencontre, commencèrent à s'estomper. Tout en tendant la lettre, elle prononça quelques mots, plutôt bas : 

- Tiens, voici l'autre bout de ta lettre. Il te revient, c'est logique. Bref... mieux vaudrait que je parte. Au revoir et... non, juste au revoir.

Hésitant une seconde les yeux plantés sur la porte qui donnait aux couloirs de Poudlard, Ada donna l'impression de vouloir dire autre chose, mais se dirigea finalement vers la porte. Bien décidée à quitter ces foutus toilettes qui lui apportaient que des malheurs. 
Mais il fallait à présent contourner la Pouffsouffle enragée, Ada prit tout son courage en main, leva la tête, comme au début de leur rencontre. Et ignora la première année devant elle, résolument décidée à sortir d'ici. 

Allait-elle finalement atteindre cette porte? Ou Lucy déciderait de la rattraper pour se venger ou autre? 
Tout en marchant, Ada paraissait neutre et froide, mais intérieurement, un véritable combat se livrait en elle. Mêlant histoires de familles, culpabilité, tristesse, remords et souhaits. A présent, Lucy serait celle qui déciderait du sort d'Ada dans ces foutus toilettes.

La vie est un mystère qu'il faut vivre et non un problème à résoudre.
Tristesses enlacées PV Ada
Lucy regardait la blonde - dont elle ne se souvenait toujours pas du prénom - les yeux pleins de larmes qu'elle essayait en vain de refouler. *Ce n'est pas ton amie. C'est une autre personne. Elle te juge.*

Foutues toilettes, pleines de microbes, pleines d'humaines de toute sorte. Dont la petite blonde en face, qui ne cessait de proférer des excuses, des excuses si banales. Est-ce qu'elle croyait que ça allait suffire ?

Lucy ne souffrait pas qu'on fouille dans son intimité, dans sa famille. La Serdaigle l'avait fait, et Lucy ne lui pardonnerait jamais. Ces excuses ne faisaient qu'empirer la situation : elle aurait mieux fait de se taire.

La rousse lança à la blonde un regard dans lequel on pouvait deviner tous les sentiments de Lucy, à travers les lunettes. *Regarde-moi, bordel !*

Les yeux sont le reflet de l'âme, et ceux de la Bleue avaient décidé de pleurer, tandis que ceux de la Jaune lançaient du feu. Comme le feu qui se tait sous la pluie, Lucy plia sous les larmes : elle baissa les yeux, voyant juste les mains pâles de la blonde lui tendre un morceau de papier. La lettre. La moitié négative déchirée, dont la vue remit des flammes dans les yeux de Lucy. *Regarde-la.*

Les deux premières années levèrent la tête en même temps. La Serdaigle se dirigea vers la porte. Lucy avait envie de lui dire bon débarras. *Va-t-en finalement, tu me manqueras pas.* Mais une autre voix, celle du fond, qui ne se réveillait pas longtemps, lui disait de l'empêcher de sortir.

La démarche neutre, un semblant assurée de la blonde fit se décider la rousse. Lucy avait vu les larmes couler des yeux verts de la Serdaigle. Cette fille savait ressentir des émotions, contrairement à ce qu'elle essayait de faire croire, elle n'était pas invincible.

- Regarde-moi dans les yeux, lis à l'intérieur, brise ma carapace et je briserai la tienne.

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Tristesses enlacées PV Ada
La main sur la poignée en métal des toilettes, Ada s'était décidée à quitter cet endroit. Ce choix était à son sens, le meilleur qu'elle allait prendre depuis le début de sa rencontre avec Lucy. C'est donc à son plus grand étonnement qu'elle entendit cette phrase provenir de la bouche de la rousse. Ce qui était le plus surprenant c'était ce qu'elle avait dit. Elle lui avait proposée quelque chose d'improbable, quelque chose qui ne lui inspirait absolument confiance. Ses yeux verts et son corps se retournèrent brusquement. Toute trace de compassion était partie, Ada avait remis sa carapace, alors que Lucy aurait préféré lalui retirer. Les yeux de la blonde fixèrent ceux de la rousse, à présent ils était indéchiffrable. La Poufsouffle ne pouvait plus savoir ce que ressentait Ada. Elle s'était renfermée en entendant la deuxième partie de sa proposition, mais la curiosité de la blonde se démenait pour prendre le dessus. Elle voulait prendre le contrôle de la Serdaigle et lui permettre d'en savoir plus sur Lucy.

C'est donc ainsi, qu'après quelques minutes de silence complet, Ada se mordit la lèvre et lâcha impassiblement, pour ne pas montrer ce qu'elle ressentait :

- Merci pour ta proposition. C'est courageux de ta part mais moi je n'ai pas assez confiance en toi pour me livrer. Donc je ne te forcerais pas, fais comme tu veux mais moi je ne te dirais rien, pour le moment du moins.

Ada n'avait pas prévu cette fin de phrase, en apparence anodine. Mais en vérité ces mots transmettaient quelque chose, ils voulaient montrer que Lucy avait une chance, que si leur relation finissait par s'améliorer Ada finirait par se livrer. Mais est-ce que son interlocutrice comprendrait ce message caché derrière ces mots ? Ada accordait de l'importance aux mots, ils n'étaient pas choisi au hasard et avait parfois un autre sens, moins visible. La Poufsouffle était elle aussi attachée aux mots et à leurs sens? 

C'est avec des questionnements s'emmêlant dans sa tête que la première année releva la tête dignement et ne se laissa plus aller aux larmes et aux mots doux. Ada avait besoin de reprendre confiance  en elle, et de reconstruire sa carapace en givre glacée qu'elle avait laisser de côté en laissant couler ses larmes devant Lucy. Elle ne voulait pas paraître faible, fragile ou même peinée pour la première année prostrée devant elle. L'absence d'émotion était une caractéristique d'Ada, du moins c'était plutôt une caractéristique de sa carapace. Ne rien transparaître pour mieux vivre.

Tandis que la jeune fille devant elle lui semblait être une sorte de feu bleuté. Le feu représentait la colère et l'impulsivité, tandis que cette nuances de bleues, représentait la froideur et la réserve que lui inspirait la rousse. Mais tout ses ressentis était vague, peut-être se trompait-elle totalement, mais Ada avait envie de voir en quelqu'un d'autre de la froideur. Solitaire dans son milieu polaire, elle  ne trouvait personne qui vivent à ses côtés dans ce milieu, et qui fasse partit du même univers qu'elle. 

Lucy serait-elle aussi une habitante du vaste monde sibérien? 

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Tristesses enlacées PV Ada
Lucy avait senti une brèche dans sa carapace. Or, Ada - car elle avait enfin remis un nom sur ce visage -  la réparait et s'enfermait à nouveau dedans. En effet, elle refusait que la rousse lise en elle. "Pour le moment du moins".

Cette fin de phrase bouleversait Lucy. Elle se sentait d'ailleurs toute retournée par cette rencontre. À la base, les deux jeunes filles n'étaient pas faites pour s'aimer. Mais Lucy ressentait pour la Serdaigle bien plus qu'une simple amitié. C'était un sentiment que la Jaune n'avait jamais expérimenté, qui se rapprochait de ce que les autres appelaient l'attirance. La Poufsouffle n'avait jamais prêté attention à l'apparence des autres filles, mais pourtant, elle n'avait cessé de regarder la blonde, de détailler chaque trait de son visage, chaque parcelle visible de sa peau. Elle aurait pu dire exactement dans un devoir combien de grains de beauté visibles possédait Ada. Elle admirait tout en elle. C'était la glace incarnée.


Or, la glace, ça brûle, Lucy le savait très bien. Devait-elle pour autant s'empêcher de brûler ? On vivait en prenant des risques, et Lucy voulait prendre le risque de se brûler en s'accordant le droit de ressentir cela pour Ada.

- On... On aura une chance ? demanda timidement la rousse. En tous cas... Si jamais tu as besoin un jour de quelqu'un, je serai là. Toujours.

Effleurant le bras de la jeune fille, elle bougea. Devant le ridicule de sa question, elle décida de sortir vite fait, sans qu'Ada ne pût la rattraper, murmurant :

- Au revoir, j'espère...

Devant la porte, elle se retourna une dernière fois, gravant le visage de la Serdaigle dans son esprit. Ce soir, elle la dessinerait comme elle n'avait jamais dessiné personne. Pour la simple et bonne raison que Lucy n'était jamais tombée amoureuse auparavant, et que jamais dans ses dessins une personne n'était apparue avec tous ses grains de beauté visibles et avec des étoiles autour d'elle.

Fin du RP pour moi, merci pour ce moment !

Luehssyie Woudde Pecker ~ Jerry -4e année RP~#PouffyFamily
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Ada avait été perturbé par la réponse de Lucy, elle paraissait hésitante et douce. Stupéfaite, l'Aiglonne essaya de ne rien laisser paraître et observa longuement la rousse en face d'elle qui avait totalement changé de visage en quelques minutes. Le feu qu'elle lui inspirait était à présent plus maigre mais surtout très doux dans ses mouvements. Comme-ci, si Ada plongeait sa main à l'intérieur du feu il ne la brûlerait pas mais lui procurait juste un sentiment de chaleur indéfinissable. Pourtant aucun feu ne procurait aucune brûlure , aucun feu n'avait la faculté de faire du bien si on s'en approchait trop profondément, et si on se laissait aller par le mouvement des flammes. Ada ne devait pas se laisser avoir, elle avait l'impression que le feu lui ferait du mal si elle le touchait avec trop d'insistance. Pourtant elle voulait repousser ses limites, et Lucy était pour le moment la seule personne qui pouvait lui permettre de les repousser. 

Une chance... Pourquoi lui accorder une chance? Au fond d'elle-même elle en avait envie pourtant. Et la suite de des paroles ne faisait que confirmer ses sentiments. Mais sa méfiance envers la rousse était encore trop ancrée, et elle lui répondit précipitamment mais sèchement :

- Je sais me débrouiller seule. Je n'ai besoin de personne.

Elle lança un regard glacial à Lucy quand celle-ci lui effleura le bras, mais dès qu'elle lui dit au revoir, elle avait l'impression que quelque chose remuait en elle. Un sentiment qui ne pouvait s'expliquer par des mots, mais qui se répandait en elle, lentement et avec douceur, il essayait de se créer une place pour mieux s'exprimer. La blonde croisa ses bras faiblement, se retourna vivement, et lança :

- Au revoir et ne me brûle pas trop fort.

Elle était la première étonnée par ses paroles et regarda la rousse se retourner puis quitter le lieu de leurs rencontres. Elle resta seule, les yeux fixés sur la porte avec des sentiments variés qui s'emmêlait dans sa tête. C'était une sorte de choc qu'elle venait de vivre, et elle  ne voulait pas se remémorer ce qui s'était déroulé. Le sentiment qui s'immisçait en elle voulait se laisser brûler par les flammes, tandis que la glace voulait les fuirent. Elle sortit finalement des toilettes , pour le moment indemne et sans brûlure.

Fin du RP pour moi aussi! Merci à toi d'avoir été une agréable partenaire! 

La vie est un mystère qu'il faut vivre et non un problème à résoudre.