RPG+ L'inconnue de la déraison -Libre-

Cela faisait quelque temps déjà que la nuit s'était installée. Seul les éclairages émanant des bougies et des lustres remplissaient la grande salle de lumière. Alors que tout les élèves avaient fini de manger, il était l'heure de rejoindre les salles communes. Pour Yuzu cela lui rappelait sa première année mais en passant devant les toilettes elle s'y arrêta dans le but de se rafraichir. La seconde année quitta le groupe et bifurqua rapidement dans le montant de la porte. La pièce était sombre, beaucoup plus sombre que dans ses souvenirs mais la japonaise n'y fit pas plus attention qu'autre chose. Elle s'avança vers les lavabos, dé-serra sa cravate verte, ouvrit les vannes et commença à recueillir l'eau à l'aide de ses deux mains avant de plonger le visage dans ce fluide rafraichissant. Elle fermait les yeux laissant les goutes finir leur course sur la céramique. Quand elle les ré-ouvrit, elle se déplaça jusqu’à la fenêtre pour y regarder au travers. L’extérieur était bien plus sombre mais les ombres dansaient suffisamment pour comprendre et apercevoir leurs contours. Cette vue mis mal à l'aise Yuzu un instant, ne sachant pas pourquoi cette vue extérieur l'angoissait. Alors que sa gorge se serait, un bruit de claquement de fouet retentit dans les toilettes et la fillette aperçu se qui semblait être sa jumelle, sortir d'une des cabines. 

"Han....ai..?" fut les mots que prononça la petite griffonne  avant de bloquer sur un détail qui la paralysa. La fille que Yuzu avait en face d'elle portait exactement les même vêtement qu'elle. Le  souvenir de sa sœur lors de cette soirée, était celle ci portant son uniforme ainsi que sa robe de sorcière aux couleurs de sa maison, loin de la tenue basique de Yuzu qui ne portait pas vraiment son uniforme scolaire. La japonaise ne comprenait pas, elle restait debout s'observant de manière interrogative tout en cherchant les bords d'un miroir qui aurait été dissimulé. L'alter de la japonaise se mis à marcher lentement vers elle. Chaque pas semblait peser des dizaine de kilos sur les épaules de la seconde année qui restait pétrifié. A mis course dans un claquement de fouet, la seconde Yuzu changea de forme pour se transformer en un corps. Le corps de son petit frère, gisant sur le carrelage laissant son sang s’échapper tout en montrant Yuzu du doigt . Captivée par la scène, Yuzu commençait à se remplir d’effrois, donnant l'ordre à son corps de bouger sans succès.

"C'est quoi ce délire ?! Tu es censé être mort !" L'asiatique était en train de perdre son sang froid légendaire se laissant submergé par une peur abyssal. La forme claqua de nouveau, prenant cette fois le corps de son père, sa mère, son grand frère puis de sa jumelle. Au fils des corps se succédant, ils se rapprochaient de la fillette paralysée.  Sa peur se changer petit à petit en panique , Yuzu cherchait l'issue pour se sortir de cette situation qu'elle ne comprenait pas. Son corps refusait toujours de bouger. Un dernier claquement retentit dans les toilettes et elle se retrouva une nouvelle fois en face d'elle même. Toujours figée sur place, elle se retrouvait à quelques centimètres d'elle même. Ce clone laissait échapper une expression, une expression complétement perturbante proche de la folie. Yuzu se prit un terrible coup de poing la faisant trébucher. Alors que celle ci se retrouvait au sol, elle commença à tenter de s'éloigner le plus loin possible de cette chose en mouvement lent et déstructuré, tout en sortant sa baguette de manière chaotique.

"Approche pas....APPROCHE PAS !!"  La japonaise devenait complétement folle, la panique que cette chose qui refoulait la raison générée lui glaçait le sang. Elle se releva en courant tout en envoyant des sorts de manière complétement aléatoire, cassant la céramique, les fenêtres et tout autres objets sur la trajectoire dans un fracas sans nom. Très vite elle se retrouva prise au piège contre un mur, la peur laissait la folie s'emparer de plus en plus de Yuzu, elle continua de lancer des sorts de façon anarchique en continue. Le monde s’arrêtait, le temps n'était plus perceptible pour la japonaise qui semblait être en enfer.

Reducio
Prochain post réservé à minimum un troisième année rp ou à un professeur.

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*Picasso 2017, Peeves 2017, Gryffondor et élève du mois de Janvier 2018*
Ma lumière divine vous aveuglera tous !

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La rentrée de troisième année s’était plutôt bien passée pour Phœbe, si on ne faisait qu’allusion au premier septembre. En effet, elle avait passé une grande partie de l’été à se décider sur ses premiers choix d’orientations et à se torturer l’esprit pour être certaine qu’elle ne regretterait pas les propositions sur lesquelles l’adolescente s’était finalement arrêtée. Treize ans, tout de même, c’était excessivement jeune pour décider de son avenir. Tous ces tracas avaient été effacés depuis quelques jours, et la jeune fille était dans un état d’esprit globalement serein. Après avoir copieusement dîné, la sorcière fit un petit détour par les toilettes des filles avant de rejoindre ses camarades de maison dans sa salle commune. Cette première journée du mois était plutôt chaude à son sens, et elle avait besoin de se rafraîchir. Une sortie nocturne près du lac aurait pu avoir les effets recherchés, mais elle ne pensait que faire une escapade interdite aussi tôt dans l’année était une bonne idée.

En s’approchant de sa destination, l’étudiante de troisième année entendit des bruits inquiétants. Ce devait sûrement être quelqu’un qui criait car les sons parvenaient distinctement. Une autre fille devait sûrement paniquer dans les toilettes, ce qui pouvait expliquer ces hurlements d’effroi. Phœbe accéléra considérablement le pas, pour rejoindre plus vite les toilettes, où se trouvait certainement une personne en détresse.

Devant la porte, l’adolescente n’entra pas directement voulant, par prudence prendre connaissance de la source de danger qui risquerait de la menacer elle aussi. Entrebâillant très légèrement la porte pour observer ce qu’il se passait, la Serpentard passa un œil. L’atmosphère était beaucoup plus lourde et donnait l’impression qu’un voile d’effroi s’était emparée de l’endroit. * Un Épouvantard *pensa avec dégoût l’étudiante de Poudlard. Elle pensait que la meilleure chose à faire était de se manifester car ces créatures démoniaques, qui n’en étaient même pas, étaient beaucoup moins efficaces face à plus d’une personne. Cependant, elle prépara à l’avance son sortilège de neutralisation car ce n’était pas pour rien qu’elle avait abandonné la Défense contre les Forces du Mal.

Considérant sa peur très personnelle et refusant de laisser quelqu’un d’autre qu’elle la découvrir, l’adolescente entra en trombe et s’interposa devant l’autre fille, qui semblait avec à peine un an d’écart avec son aînée et prononça rapidement l’incantation avec concentration :


« Riddikulus ! »

La tension se dissipa alors nettement dans les toilettes. À présent se tenait sur le sol un jouet cassé en plastique, ne donnant que de très pauvres informations sur les craintes de l’élève de la maison du Serpent. Cette dernière se retourna alors vers l’inconnue pour lui adresser la parole :

« Bonsoir. Je ne me rappelle pas t’avoir déjà vue, quel est ton nom ? Je m’appelle Phœbe Swan. J’ai entendu tes exclamations de détresse. Je dois avouer que j’ai été on ne peut plus étonnée de voir un Épouvantard ici. En tout cas, nous l’avons échappée belle. Tu te sens mieux ? »

Cette dernière phrase avait été prononcée d’un ton qui se voulait doux et rassurant. La jeune sorcière était bien placée pour savoir ce que l’on pouvait ressentir lors d’une mauvaise rencontre de ce genre. Laissant sa prochaine connaissance recouvrir ses esprits, elle actionna un lavabo pour asperger son visage d’eau et s’apaiser un peu. Elle ajouta alors en trifouillant dans ses poches :

« Attends un instant, je crois bien que j’ai un peu de chocolat, c’est un excellent remède. »

La sorcière habituée aux aventures lui tendit le dernier morceau de sa tablette qu’elle avait entamée dans le train.


Reducio
J'espère que la réponse te vas et que j'ai le droit de poster...

Éternelle nouvelle Lune
Sombre Ciel

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Coincée dans ses peurs les plus profonde Yuzu fini par fermer les yeux. Pourtant, l'image de cette chose affreuse la hantait même dans l'obscurité total, la japonaise pouvait se rappeler de quelques détails. Mais la cravate verte était pour elle quelque chose d'important, c'était comme ça qu'elle se définissait personnellement, cette cravate était bien plus, pour elle, qu'une simple pièce d'un uniforme réservé à une maison en particulier. Pourtant, ce signe distinctif, ce signe qui lui signifiait qu'elle ne se trouvait pas en face de sa jumelle, mais bien en face d'elle-même. Devant cette chose capable de se transformer en un instant avec une apparence totalement différente, faisant plonger la japonaise dans la déraison, ce contre quoi elle lutait avec effrois, ce signe la hantait. Le fracas de la céramique cessa lorsque un morceau qui avait éclaté non loin de la fillette vient lui percuter le poignet lui faisant lâcher sa baguette. Cette perte l'affola encore plus. Elle sanglotait, tentant en vain de faire face à cette créature. D'un instant à l'autre un calme retenti dans les toilettes, il n'y avait plus de bruit. La seconde année entendit quelque chose. Comme une voix, quelque chose de plutôt neutre. Toujours prise dans ses délires elle ne capta que des brides, faussant sa compréhension générale. Elle se décida à ouvrir les yeux lentement. Haletante, son rythme cardiaque était excessivement élevé. Le moindre battement de cœur raisonnait dans les veines de la japonaise. Une silhouette floue fit son apparition. *Elle est toujours là, faire quelque chose.....faire quelque chose* Son corps refusait de bouger.

Les stimuli floues commençaient à redevenir nette, elle balaya le sol du regard pour chercher sa baguette. Celle-ci se trouvait non loin derrière cette silhouette. Yuzu remontât les yeux lentement, de bas en haut de la personne en face d'elle, avant de stopper nette son regard sur la cravate verte de celle-ci. Prise de panique elle là poussa avec un grand coup de pied sans prendre le soin de regarder son visage, pour la faire reculer. Elle plongea dans la foulée vers sa baguette, qui roula un peu plus loin sur le carrelage. L'asiatique courrait à quatre pattes tant bien que mal derrière, totalement affolée, avant de réussir à l'attraper. Elle se releva en pointant sa baguette vers la chose qui semblait s'être transformée en une personne qu'elle ne connaissait pas. La pointe de sa baguette créée de grands mouvements, le bras de Yuzu tremblait énormément, la pâleur de son visage ressortait de plus en plus. Elle tentait de regarder dans d'autre direction pour trouver la porte, mais elle n'osait plus lâcher cette chose des yeux, si elle prenait une nouvelle forme elle devait tenter de l'identifier. Tous ses repères spatial était mis a mal, tous ses repères temporel étaient perdus *La porte, la porte......OÙ EST CETTE FICHUE PORTE !!!*

Toujours sa baguette pointée vers le monstre elle s'écria dans un élan de courage. "PETRIFICUS TOTAL....us, PETRIFICUS TOT......PETRIFICUS TOTALUS" le sort jaillissait enfin de sa baguette. Elle s'élança vers la porte qu'elle avait enfin trouvée avant d'essayer de la tirer. *HAAAAARGGG !!!* la porte d'entrée était bloqué par la chute d'une des portes des cabines qui avaient été totalement détruites par les excès de la petite Gryffondor un peu plus. Toujours complètement paniqué elle lança d'autre sort vers la dernière position de la créature tout en essayant de dégager la porte en vain. Totalement déraisonné la japonaise sombrait totalement, des larmes commençait à s'échapper, son cœur battait de plus en plus vite, elle s'énervait tout en pleurant contre la maudite porte qu'elle tentait d'ouvrir, alternant sortilège envers le monstre et coup de pied dans le bois.

Reducio
Ne t'en fait pas ça me convient ^^, et tu avais totalement le droit. C'est maintenant libre pour tout le monde 1er et 2nd année inclus

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La jeune sorcière semblait hystérique et devait être enfermée dans des hallucinations qui devaient l’attirer dans un état d’impuissance. Elle était prostrée dans un coin et avait perdu sa baguette. Ce ne fut qu’à ce moment qu’elle remarqua sa cravate verte, alors que la Serpentard savait pertinemment que la fille n’était certainement dans sa maison : elle le saurait dans la mesure où elle faisait chaque année attention aux noms des personnes finissant chez les Serpents.

Phœbe vit sa camarade paniquer comme elle ne l’aurait jamais imaginé en l’apercevant, et la troisième année se demandait bien ce qui dans son attitude avait pu trahir une certaine agressivité ou une aura de peur. Sa benjamine n’avait même pas levé ses yeux vers son visage et s’était focalisé pour une raison inconnue sur son cou. La disparition de l’Épouvantard était censée l’avoir apaisée, mais l’adolescente se fit rejeter avec une violence peu commune et retomba, le souffle court, à quelques mètres en se tenant les côtes qui étaient devenues douloureuses. Avant même d’avoir le temps de recouvrir, la japonaise avait récupéré sa baguette et tendait sa main tremblante vers son aînée, qui ne comprenait absolument pas ce qu’il se passait. La prenait-elle pour le monstre auquel elle faisait face quelques minutes plus tôt ? Pourtant, la petite Swan avait fait ce qu’il fallait pour le neutraliser. Le sort surgit, et sans que l’étudiante n’en ait compris les raisons, les attaques fusaient sur elle.

« PETRIFICUS TOTAL....us, PETRIFICUS TOT......PETRIFICUS TOTALUS»

Toujours physiquement affaiblie par les vigoureux coups de pied qu’elle avait reçu, elle n’eut d’autre choix que de réagir avec la magie et lança plusieurs fois le sortilège Protego pour se préserver de ces attaques qui étaient plus faciles à esquiver ainsi, car sa frêle morphologie ne la handicapait pas quand il s'agissait de toucher aux sortilèges. La fillette devait faire une sévère crise d’angoisse car elle s’était précipitée vers la sortie, la porte qui était bien évidemment bloquée par les débris causés, soit dit en passant, par elle et sa réaction démesurée.

La troisième année tenta tout de même de raisonner sa benjamine qui continuait à agir de manière désordonnée, hésitant entre prendre la fuite et attaquer à l’aveugle la pauvre Serpentard, qui n’avait rien fait pour s’attirer ses foudres. Elle s’adressa à elle, tout en maintenant un bouclier magique devant elle, par simple précaution alors qu’elle s’approchait lentement de la jeune sorcière :


« Tu peux te calmer. Le monstre est parti, il a disparu. Tu n’as plus de raison de t’inquiéter. Je ne suis qu’une élève de Poudlard, inoffensive. »

Ce dernier mot était peut-être pour Phœbe l’occasion de se plaindre implicitement du traitement qu’elle avait subi sans l’avoir cherché, même si elle comprenait bien que tout le monde était capable d’agir de manière inhabituelle sous la domination de certaines émotions.


« Je m’appelle Phœbe Swan. Et toi, qui es-tu ? »

La sorcière avait tenté de mettre le plus de douceur dans sa voix, histoire de ne pas braquer encore plus la jeune fille et surtout de la ramener à la réalité.

Reducio
Encore navrée pour mon retard conséquent

Éternelle nouvelle Lune
Sombre Ciel

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La silhouette avançait lentement vers la seconde année. Toujours prise de panique elle se figea complétement quand celle ci arriva à une distance raisonnable de l'asiatique. La japonaise était dos à la porte, appuyée sur celle-ci. Elle tremblotait tout de même légèrement mais la voix du "monstre" était douce, presque apaisante. Peut être celle ci avait pénétrée dans les synapses de la fillette ? Impossible de savoir mais l'hostilité avait laissé place à une sorte de freezing. Comme les souris devant un prédateur Yuzu faisait la morte, elle ne bougeait plus d'un pouce. Un comportement qui émergeait pour la première fois, jamais elle n'avait connue une telle chose. Le stimulus avait eu pour impact de relâcher de la noradrénaline dans l’amygdale, l'hypotalamus et l'air tegmentral ventral, elle même relâchant de la dopamine le cortex préfrontal médian ainsi qu'encore une fois vers l’amygdale pendant que l'hypotalamus envoyait lui de la corticolibérine vers ce fabuleux substrat neuroanatomique qui est "l'amygdale". Bien que son cerveau aurait pu juste s’arrêter là, le cortex préfrontal médian et plus précisément l'air prélimbique déchargeait du glutamate vers ou tout semblait converger. Complétement assailli l’amygdale ne pouvait rien faire pour maintenir son inhibition, et cela avait produit chez la japonaise une réponse de peur insoutenable.La peur avait tout bonnement pris l'emprise de son cerveau, la faisant entrer dans ce qui semblait être un épisode dissociatif pour la préserver, jusqu’à en sortir précisément a cet instant, avec comme effet secondaire une légère amnésie. Revenant peut a peu a elle même, Yuzu prenait connaissance de son environnement. Délabré, tout était dans un état déplorable. Cependant une fille était là, de la maison serpentard à en juger par sa cravate, continuant d'avancer doucement vers l'asiatique qui était dubitative.

« Tu peux te calmer. Le monstre est parti, il a disparu. Tu n’as plus de raison de t’inquiéter. Je ne suis qu’une élève de Poudlard, inoffensive. »

*mais de quoi elle parle ? quel monstre ?* pensa la japonaise qui ne comprenait rien. baguette à la main elle baissa ses yeux vers celle-ci trahissant sans doute qu'elle était la fautive de l'état des toilettes. Bien que tout semblait être fini Yuzu ne se sentait pas bien. Elle tentait de dissimuler une angoisse dont elle ne comprenait pas d’où elle pouvait venir. A peine eu le temps de ranger sa baguette que son ainé lui posa une nouvelle question sur un ton délicat.

« Je m’appelle Phœbe Swan. Et toi, qui es-tu ? »

Cette fille ne lui disait absolument rien, il faut dire que les noms la japonaise avait du mal a les retenir ou même parfois à les prononcer quand elle en attribuait pas complétement au hasard par soucis pratique. Elle se rappellait encore de cette pauvre poufsouffle, qu'elle avait appelée Caroline dont Charlie était totalement fanatique. Bien que dans son cas elle commençait à bien connaitre son véritable nom qui n'était pas moins que Aelle quelque chose. Enfin elle n'avait pas eu l'occasion de la recroiser de toute façon. Peut être une fois mais la pauvre enfant avait l'air complétement perdu dans la neige, tourmentée à se rouler partout. Soit, Yuzu chassa ces pensées pour se concentrer sur l'essentiel : Cette fameuse Swan.

«Phoebilu ? Moi c'est Yuzu Ame en deuxième année aujourd'hui... est ce que tu es seule ? j'aurais jurée...»

Elle se déplaça lentement, manquant de trébucher sur une partie des débris présent sur le sol afin de se positionner au centre de la pièce, tournée vers l'endroit ou tout avait commencé.

«
Ici, il y avait ma sœur et d'autre...» *argh je me souvient plus... il y avait quelqu'un d'autre j'en suis sur* se parlant a elle même intérieurement, restant bête au milieu de l’allée qui menait sur les cabines à moitié détruite. tentant d'afficher en vain son expression froide, elle se retourna vers la serpentard. Elle fini par s'assoir épuisée, adossée contre un mur, portant sa main à sa mâchoire endolori par un coup de poing qu'elle avait reçu un peu plus tôt. Ne comprenant toujours pas ce qu'il s'était passé, elle attendait un peu perdu, que la fatigue passe pour rentrer dans sa salle commune.

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Heureusement pour la pauvre petite Swan, la jeune fille japonaise semblait s’être un peu calmée, et avait cessé de tenter de l’agresser depuis un moment. Dans un excès de confiance, la troisième année abandonna son bouclier magique en attendant la réponse de la deuxième année encore perturbée et sous le choc. Sa benjamine n’avait pas l’air de comprendre exactement l’entièreté de ses paroles, et Phœbe en vint à se demander si elle n’avait pas utilisé les bons termes. On ne se rendait pas toujours compte qu’un Épouvantard était un monstre, car une peur pouvait être avoir diverses manifestations, et la Serpentard en venait à se demander ce qu’elle avait bien pu voir. Il aurait pu s’agir de quelque chose de monstrueux, sans être obligatoirement une créature horrifiante, tout comme ce que l’étudiante voyait en somme. Se faisant ces interrogations, la Gryffondor finit par ouvrir la bouche et à parler d’une petite voix :

«Phoebilu ? Moi c'est Yuzu Ame en deuxième année aujourd'hui... est ce que tu es seule ? j'aurais jurée...»

Le premier mot frappa la sorcière verte et argent tel un coup de fouet. * Phoebilu ?!?* Comment osait-elle l’appeler ainsi… Son prénom avait une signification mystique et mythologique que l’adolescente avait toujours respecté, et son hébétude s’accrût encore plus lorsqu’elle vit briller dans le coin des verres de ses lunettes la lune, qui était pleine et rependait ses lueurs argentées dans les toilettes. C’était un signe des plus ironiques : la lune qui éclairait la lune, et Yuzu l’ignorait avec une insolence sans égale. Il fallut beaucoup d’efforts à la troisième année pour contenir le serpent qui sommeillait en elle, prêt à sortir les crochets. La petite Swan s’apprêtait à se lancer sur un long discours exposant les racines étymologiques de son prénom, ainsi que la phonétique, la prononciation idéale et l’orthographe, avant de se rendre compte que ce serait complétement inutile. De toute façon elle n’écouterait pas, dans son état de choc et surtout parce que dans le monde barbare des anglophones, personne ne comprenait rien à la beauté de l’œ, et qu’y pouvait-elle, du haut de ses 150 centimètres ?

Phœbe ferma les yeux un instant pour recouvrir toute sa contenance et c’est dans cette position qu’elle entendit la fin de l’intervention de la japonaise. Bien sûr qu’elle était seule, mais il lui faudrait expliquer ce qu’il s’était passé pour libérer Yuzu de la confusion dans laquelle elle était prise au piège. Des bruits de débris lui parvinrent, comme s’ils étaient piétinés, et la Serpentard en déduisit que la deuxième année s’était mise en mouvement. Sa voix lui sembla en effet plus distincte quand la fille rouge et or reprit la parole :

« Ici, il y avait ma sœur et d'autre...»

Elle n’avait vraiment rien compris. Son aînée était sur le point d’effacer les illusions d’optique et les mirages en rétablissant la réalité dans l’esprit de la jeune Ame. Ouvrant finalement ses yeux, l’adolescente se permis d’attendre quelques instants que son regard gris s’accommode à la lumière sélène.

« Je ne suis pas seule. »

Elle mesura le poids de ses paroles sur la Gryffone et laissa planer le doute avant d’ajouter :

« Sauf si je ne m’abuse, tu es aussi là, ce qui fait que nous sommes deux. Tu as cru voir des personnes que tu connais, bien entendu, mais il ne s’agissait de rien de plus que des illusions, certes réalistes car on aimerait, j’utilise ce mot dans un sens relatif, s’y prendre. Mais c’était un monstre qui voulait te faire peur et qui a puisé dans ton imagination et dans tes peurs afin de… enfin c’est son problème. »

Son interlocutrice semblait exténuée et s’était adossée contre le mur, et sa camarade s’était accroupie en face de cette dernière tout en parlant. Phœbe guettait à présent la prochaine réaction de sa nouvelle connaissance, qui promettait comme d’habitude d’être imprévisible.

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"Nous somme deux". La phrase résonnait dans la tête de Yuzu. Quand Swan eu fini de parlé la japonaise bailla ne pouvant s’empêcher une pensée automatique. *Sa cravate est bleu ou verte ? Verte ? Mouais...* Laphrase de sa camarade sonnait vraiment comme une phrase sage que les bleu avaient l'habitude de produire. La jeune asiatique bloqua sur ses cheveux, une mèche en particulier, il y avait une sorte de petite particule. Ni une ni deux Yuzu s'approcha, saisi le cheveux en question et tira dessus, l'arrachant pour l'examiner. Une sorte de débris de bois, Yuzu avait eu peur l’espace d'un instant, peur que son ainé ai des poux. Il était hors de question que ce genre de truc immonde n'osent toucher sa chevelure soyeuse. Elle lâcha le cheveux en question qui tomba sur sa robe de sorcière puis ajouta a l'attention de Phœbee.

- Et du coup tu as jetée qu'elle sort sur ce "monstre" ?

Toujours adossée sur le mur, la japonaise désireuse de prendre de l'avance sur le programme ne perdrait pas une miette d'un savoir possible pour se débarrasser de créature répugnante. Elle attendait la réponse de la Serpentard tout en fermant les yeux et tournant la tête vers le plafond. La seconde année fraichement arrivée avait la tête qui commençait à tourner, luttant intérieurement pour ne pas s'effondrer sur le sol. Finalement elle se leva rapidement, courant tant bien que mal au lavabo qui était plus proche que toute les cabines de toilette encore en un seul morceau et vomi à l’intérieur. Yuzu était profondément dégoutée, elle avait horreur de tout ce qui pouvaient être sale et rien que l'idée de vomir et cela devant une élève s'était impensable. *Ptain* La fillette arrêta de respirer pour ne pas sentir l'odeur de cette chose et ouvrit laissa couler l'eau. Quand tout était propre, elle se nettoya la bouche, plus que nécessaire d'un geste maniaque, puis se tourna vers Phœbee et se rapprocha d'elle d'un pas incertain, la japonaise n'était presque plus soutenue par ses jambes, la fatigue du a un état de stress intense. Yuzu fini par tomber, essayant de se rattraper à ce qu'elle pouvait. Ici la quatrième année. La seconde année avait une profonde envie de dormir, mais elle savait que si elle fermait les yeux maintenant c'était fini, elle passerait la nuit ici. Elle prit le temps de s'excuser auprès de sa camarade, pour s'être rattrapée sur elle. Puis elle utilisa le peu de force restant pour se relever, se mettre sur les genoux, sorti sa baguette et commença à tenter de lancer des Reparo en vain. "faut que je camoufle ça avant de rentrer en salle commune" se disait t'elle pour elle même, sans même faire attention qu'elle avait véhiculée sa pensée à voix haute. La petite japonaise était épuisée de cette soirée mais impossible de passer pour quelqu'un de faible, elle irait puiser dans ses ressources pour finir de réparer toute les toilettes puis se coucher dans son lit, en espérant que sa jumelle lui réserve sa place comme elle lui avait promis. Sombrant de plus en plus vers un néant que constituait son sommeil, Yuzu levait sa baguette pour réparer les petits objets. Elle se demandait comment elle pourrait réparer entièrement les cabine de douche sachant que c'était déjà compliquée de s'occuper des autres objets. Elle chassa aisément ces pensées pour se focaliser sur l'essentiel, chaque choses en son temps.

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La Japonaise n’avait l’air de l’écouter que d’une seule oreille, et encore. Yuzu regardait Phœbe comme si elle n’apportait pas ne serait-ce qu’une once d’attention à ses propos, et la Serpentard haussa les épaules. Après tout telle était son attitude dans les cours de l’une des matières qu’elle avait décidé d’abandonner pour sa nouvelle rentrée. Le manque de reconnaissance et le caractère si imprévisible agaçaient légèrement la petite Swan, mais elle retenait avant tout que sa benjamine avait une personnalité toute particulièrement intéressante à suivre, et être témoin de ses agissements dans cette situation spécifique amusait la Serpentard qui avait pour habitude de contempler d’un regard vide les interactions entre élèves à Poudlard, n’intervenant que lorsqu’elle croyait voir une utilité à une relation. Tout ce qu’elle voulait en arrivant c’était se rafraîchir en cette journée d’été au climat insupportable. Et elle avait été obligée d’adresser la parole à la Gryffone. Seulement elle se rendit compte qu’elle aurait aussi bien pu se taire, les choses n’en auraient été que mieux pour la troisième année. L’adolescente lâcha un petite « Gamine ! » quand la fillette lui arracha un cheveu avec une violence qui avait fini par la caractériser aux yeux de sa camarade.

Point autrement perturbant : Ame ne la regardait même pas dans les yeux, mais semblait fasciné par son cou, ou sa poitrine, difficile de savoir précisément, à moins de rentrer dans son esprit. Ce qui n’était pas dans ses plans, elle préférait rester confortablement dans le sien, suffisamment tordu à lui seul. En voyant la cravate verte, l’étudiante en vint à ses demander si la deuxième année, aussi anticonformiste que son aînée avait une passion pour cet objet. La sorcière rouge et or pris la parole suite à une courte pause, afin de s’enquérir de la manière dont elle avait neutralisé le monstre. Phœbe lâcha un petit ricanement en lui tournant le dos, et commença à marcher entre les débris pour se rapprocher doucement des fenêtres. La Serpy n’était pas un professeur, qu’elle sache, et il y avait bien certaines raisons expliquant son dégoût pour la Défense Contre les Forces du Mal. Le souvenir de l’examen avec justement un Épouvantard ne lui était certainement pas agréable, et elle pouvait s’estimer satisfaite que Yuzu ait été convenablement paniquée pour ne pas apercevoir sa plus grande peur. La petite Swan entendit alors sa camarade se précipiter dans une cabine pour rendre une partie de son repas à une cuvette. Quel gâchis. Mais bon, Phœbe en réalité accordait peu d’importance à la nourriture, et ne jugeait pas certaines chose meilleurs ou pires, et ne faisait pas la différence entre un banquet de début d’année et un repas lambda. L’étudiante pris le parti de réagir de telle sorte à ce que cette rencontre soit un bon souvenir pour les mois à venir.

Se positionnant devant le miroir, la Serpentard entreprit d’ôter lentement sa cravate verte et la tendit à miss Ame qui tentait vainement d’efface les traces de sa nausée sur sa figure et autour de sa bouche. Ce qu’elle allait dire contenait un peu d’irrévérence, mais la petite Swan voulait profiter du peu de temps en compagnie de cette nouvelle connaissance.

« Tu la veux pour t’essuyer ? avec ça en main, tu finiras par arrêter par la fixer avec des yeux de merlan frits, et je saurais à qui ou quoi tu parles. Et ‘du coup’, navrée mais ça ne se dit pas. C’est fou de se dire que des enfants de ton âge continuent à faire cet abus de langage. Ça pique les oreilles. »

L’élève avait volontairement ignorait la question sur le monstre dans un premier temps, histoire de d’abord évoquer le plus important. Elle se contenta de souffler quelques mots : « Tu dis Riddikulus en t’imaginant anéantir son pouvoir sur toi. »

De toute façon elle vivrait bien ce moment incroyable de rencontre avec cette facette de sa personnalité au moins dans quelques cours, voire pour son contrôle pratique de clôture de l’année scolaire. Pendant que Phœbe parlait, l’asiatique tentait apparemment de réparer les dégâts dans les toilettes, et il était vrai qu’avec un peu de recul c’était le chaos. Les effets de son sortilège semblaient minables en comparaison au désordre qui régnait. Avec un long soupir, la sorcière verte et argent se résolut à lui donner un coup de main, même si elle avait tout son temps. Étant insomniaque, elle se fichait bien du moment auquel elle rejoindrait son lit dans les dortoirs. Ses moyennes excellentes en Sortilèges s’expliquaient notamment pas sa belle maîtrise de certains sortilèges, et elle répara de manière plus propre de plus grandes zones. Après elle n’était pas experte en canalisations, et il pourrait que des fuites ou des bouchons surviennent ‘mystérieusement’ dans les jours à venir. L’étudiante ajouta à l’intention de sa benjamine ces quelques mots :

« Si cette créature te fascine tant, va donc voir Holloway, je ne risque pas de la voir beaucoup maintenant que j’ai arrêté, entre autres pour ne plus jamais voir d’Épouvantard. Techniquement, elle n’est qu’à quelques mètres, à la table des profs. Le sol a peut-être été suffisamment fragilisé pour que tu atterrisses devant elle, la Grande Salle doit se situer juste en-dessous. »

Maintenant qu’elle s’était familiarisée avec le caractère de Yuzu, Phœbe se fichait totalement d’être écouté et de sa réaction. Enfin… elle avait murmuré un petit Protego afin de ne pas être atteinte par ses hypothétiques excès de violence.

Éternelle nouvelle Lune
Sombre Ciel

RPG+ L'inconnue de la déraison -Libre-
La japonaise écoutait son ainé tout en se relevant difficilement. Celle ci l'avait reprise sur son anglais, Yuzu ne pouvait pas s’empêcher de rouler les yeux vers le ciel en pensant qu'elle en avait rien à rien a faire. Ok elle était bilingue mais il lui manquait encore certaine subtilités ou encore du vocabulaire. A quoi s'attendait Swan ? sa camarade était arrivé que depuis un an avait pratiqué un peu l'anglais avec sa mère et la serpentard voulait que celle ci parle parfaitement pour pas lui "piquait les oreilles". Elle passa sur cette remarque trop fatiguée pour répliquer. Elle se contenta de fixer la cravate que lui tendait la jeune Swan tout en refusant celle-ci. *Merlanfrit ?* Pensa la japonaise qui retournait l'expression dans tout les sens sans la comprendre. Elle continuait d’écouter sa camarade froidement tout en s'appuyant sur le mur en face de la fenêtre pour plonger son esprit à travers celle-ci. Elle pu voir son ainée réparer en partie les toilettes, du moins en surface c'était déjà bien plus propre. La petite asiatique tourna la tête vers Phœbe et aperçut un Protego. Elle laissa échapper un soupir avant de prendre la parole a son tour.

- Remballe ton Protego c'est ridicule

Se protéger ainsi avec la distance les séparant était complétement inutile pour Yuzu, le temps que celle-ci sorte sa baguette, qu'elle prononce la formule et que le sort arrive a porté sa camarade aurait largement le temps de le lance ou meme d'esquiver. La japonaise fit une inférence sur les capacité de duel de sa camarade qui devait être proche de zéro mais continua sur le sujet de l'épouventard.

- Cette créature ne me fascine pas, j'aime juste avoir les armes pour m'en débarrasser si besoin. Pour ce qui est de Holloway je me passerais d'aller la voir...

Le sarcasme de la jeune serpentard arracha un sourire à Yuzu qui elle même avait l'habitude de sortir ce genre de choses au autres gryffondor. Elle ne releva pas cependant le jeu de son ainée. L’auto-complaisance dont elle faisait preuve était assez intéressante. Dommage que la japonaise soit trop fatiguée pour se prêter à ce petit jeu. Elle resterait donc silencieuse profitant pour observer le parc au clair de lune en se posant des questions sur son passé, le comment elle était débarquée à poudlard, son rapport à l'autorité plus que douteuse et tout un tas de chose qui mit ensemble constituait la personnalité de Yuzu. Cette personnalité froide en façade et perdu en profondeur. Perdu dans des codes sociaux qu'elle n'avait jamais vue. En y réfléchissant bien cette première interaction de l'année avec d'autre élèves de l'école n'était pas comme les autres. Elle avait voyagé seule, mangée seule, la plupart des gens la fuyait et une petite serpentard venu de nul part était venue dans les toilettes pour une raison complétement inconnue. A l'évidence, Yuzu regardait à présent vers le futur d'un autre œil.

- Tu es bizarre mais intéressante, Phœbe Swan de troisième année.

Code couleur : #469277
*Picasso 2017, Peeves 2017, Gryffondor et élève du mois de Janvier 2018*
Ma lumière divine vous aveuglera tous !

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La camarade rouge et or de l’adolescente semblait avoir été un tout petit peu attentive à ses propos, et la Serpy se demandait si elle devait s’en sentir honorée ou pas, compte tenue de l’attitude qu’elle avait pu observer jusque-là. La jeune fille avait décliné la cravate, ce qui n’engrena pas de réaction particulière de la part de la troisième année, qui la noua à côté de sa ceinture en haussant les épaules. Yuzu n’avait pas l’air de prendre à bras ouverts ses remarques sur l’usage correct de la langue, et la petite Swan décida de se contenir et d’éviter d’en faire toute une histoire dans sa tête. Si son interlocutrice n’en avait cure, libre à elle après tout. De plus, ses origines asiatiques étaient sûrement d’une génération très proche, et la japonaise devait certainement maîtriser mieux le dialecte de ses parents que celui qui était employé en Europe.

Ame s’était approchée de la fenêtre, mais avait remarqué la protection érigée par la Serpentard, qui à la suite du commentaire de la Gryffone concéda à s’en départir. Il devait bien exister un moyen de cohabiter dans ces toilettes. Maintenant que les locaux étaient un peu mieux ordonnés, la jeune sorcière s’approcha des lavabos pour faire ce qu’elle voulait faire depuis le début, ce qui l’avait emmené dans cet endroit. Elle se rafraîchit abondamment le visage avec de l’eau avant de se sécher sommairement avec… un ruban de tissu vert et argent qui pendait à son côté. Pendant ce temps, la deuxième année reprit la parole pour évoquer encore une fois l’Épouvantard. Elle ne semblait pas être pressée de voir Miss Holloway, et préférait recevoir des informations de la part d’une étudiante qui détestait le sujet, abhorrait les Défense Contre les Forces du Mal, et avait du mal à supporter la créature.

On pouvait dire que Yuzu n’avait pas forcément choisi la meilleure personne pour ça. Cependant, son interlocutrice avait paru peut-être légèrement amusée par les paroles de Phœbe à propos de faire irruption dans la Grande Salle. C’était avec un peu de chance le signe qu’elle était prête à communiquer. La petite Swan écouta d’une oreille distraite les paroles de la lionne en herbe en regardant son autre elle dans le miroir accroché contre le mur qui lui faisait face.



- Tu es bizarre mais intéressante, Phœbe Swan de troisième année.


Elle ignorait comment interpréter ces mots, mais ils semblaient arrachés à Ame comme si elle ne disait pas cela à n’importe quelle inconnue rencontrée dans les toilettes par exemple. De ses yeux gris presque éteints, l’adolescente tenta de capter le regard de la Yuzu à l‘envers sur la surface de la glace. La bizarrerie n’était pas un trait qui la gênait, car faisant certainement partie d’elle de manière inerrante. La Serpentard s’accorda un moment de silence avant de répondre :

« Les Épouvantards ne sont pas ce qu’il faut combattre. Tes peurs le sont. En soit, la créature n’est qu’une représentation illusoire, cette rencontre t’as permise de faire la rencontre de tes peurs, à présent à toi de voir comment tu peux les combattre. Pas de craintes : pas d'Épouvantard. »

En réalité, Phœbe ne réussissait presque jamais à se débarrasser du monstre dans la mesure où ce qu’elle voyait était si terrifiant qu’elle en était fascinée et avait du mal à détacher son regard de ce qui lui était proposé. Elle continua à parler :

« Merci pour le compliment. Tu es un réel personnage, tu joues bien ton rôle pour le moins atypique. Tu me remets en cause, et j’apprécie un chouilla ton côté imprévisible. Ne change pas en tout cas. »

Encore une fois, avait-elle été entendue ? Ce n’était plus vraiment une question cohérente à se poser. Phœbe se tourna vers le mur opposé et s’amusa à regarder les reflets de la lumière lunaire sur pierres et oscillant de manière imperceptible sa tête de droite à gauche, se faisant hypnotiser par ce qu’elle voyait. La nuit était tombée, et elle sentait bien que son interlocutrice était fatiguée voire exténuée. La petite Swan ne s’épuisait en revanche que très difficilement et ne pouvait presque jamais dormir.

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