Maudit fantôme ! Libre

Il est 00h41. Elda marche silencieusement dans les couloirs afin de retourner dans son dortoir. Elle revenait des cuisines où elle avait prit une crêpe que les elfes de maison lui avaient gentillement donner en échange de son silence. La jeune fille avait beaucoup de mal à dormir ne s'habituant pas à sa nouvelle vie au château, sachant qu'elle était arriver une semaine plus tôt, mais elle ne s'inquiétait pas pour son sommeille. Heureusement pour La Poufsouffle, sa salle commune était située au sous sol à gauche des cuisines ce qui lui faisait peu de chemin à parcourir. Des pas retentirent au bout du couloir et une lumière apparu. Elle se précipita derrière la statue juste à côté d'elle et attendit que le préfet de Serdaigle fasse son chemin. Et elle reprit sa route doucement en s’arrêtant à chaque coin de couloir du château.

" Bouh ! chuchota une voie dans son oreille. Alors petite Poufsouffle, on se promène dans les couloirs ? dit le fantôme avec un sourire malicieux.
- Peeve ! Oh je t'en supplie laisse-moi ce n'est pas le moment ! s'exclama t-elle. Je viens d'arriver et je n'ai pas besoin de ça... peux-tu me faire cette faveur ? demanda t-elle de but en blanc."

Le fantôme paru surpris qu'une élève de Poufsoufle, et de plus de première année, soit si insolente envers lui, qui pouvait la faire renvoyer rien qu'en haussant la voix. Il en prit un coup pour sa fierté et son sourire, bien qu'hypocrite, disparu de son visage transparent.

" Très bien ! dit-il en lui passant à travers alors qu'elle se mettait à tousser. Voyons voir si tu es toujours aussi sûre de toi face à un préfet ! Élève dans les couloirs ! ÉLÈVE DANS LES COULOIRS !"

Elda se mit à courir vers le bout du couloir le plus proche d'elle. Ses pas résonnaient derrière elle et elle arriva dans les toilettes des filles. Habituellement elle n'y allait pas. Elle se cacha dans une cabine sans prendre la peine de regarder à l’intérieur. Elle prit sa tête entre ses mains et ferma les yeux pour se concentrer sur sa respiration afin de la calmer. Son dos se posa contre le mur et glissa doucement vers le bas jusqu'à ce qu'elle soit assise.

" Maudit fantôme ! se chuchota t-elle à elle même."

Elle entendit alors une autre respiration que la sienne. La fille se retourna et constata, surprise puis rassurée, qu'elle n'était pas seule dans cette cabine de toilettes.

" Salut toi ! dit la personne. Jolie fuite. Tu cours vite !
- Merci... se contenta t-elle de répondre."

Parfois, le bonheur des autres cause notre propre malheur.

Maudit fantôme ! Libre
Eirlys avait l'habitude chez elle de manger quand elle le voulait, de dormir quand elle le voulait, de jouer quand elle le voulait, et, de manière générale, d'aller où elle voulait quand elle le voulait et d'y faire exactement ce qui lui plaisait. Dire qu'elle avait été, dans son enfance, aussi peu surveillée qu'un chat de gouttière n'aurait pas été une hyperbole.
C'était pour cela que lorsqu'elle était allée se promener dans le parc, elle n'avait pas regardé l'heure, toujours pas lorsqu'elle s'était couchée sous un arbre pour se reposer après sa longue marche, ni même du tout lorsqu'elle s'était sentie en train de glisser paisiblement dans un sommeil de type sieste tardive. Sauf que voilà. Elle s'était endormie un peu trop longtemps et, lorsqu'elle avait enfin rouvert les yeux, il faisait nuit noire. Ce n'était pas matière à l'angoisser outre mesure, cela dit.
C'est donc très sereinement qu'elle reprit le chemin de sa salle commune. Elle se rappelait, bien sûr, que
Mia lui avait raconté qu'il y avait une histoire de couvre-feu (mais où ? et à quelle heure ?ça ne lui revenait pas...), alors, par mesure de précaution, elle fit de son mieux pour être discrète une fois entre les murs. C'était plutôt amusant d'ailleurs, de se glisser d'une statue à une autre, de rester dans l'ombre et de vérifier à chaque coin de mur qu'il n'y avait personne ! Elle se sentait comme les espions de ses livres policiers... elle avait même enlevé ses chaussures pour ne pas faire de bruit !
Elle dût changer de couloir, une fois, pour éviter des bruits de pas venant dans sa direction et, dans l'obscurité elle se trompa de chemin en voulant reprendre sa route. Elle s'était complément perdue dans les sous-sols lorsqu'une voix sortie de nulle part la fit sursauter :


« ÉLÈVE DANS LES COULOIRS ! »

Partagée entre la surprise et la vexation de s'être fait attrapée malgré toutes ses précautions, elle finit par comprendre que ce n'était pas elle qu'on avait surpris en entendant des bruits de courses venant de plus loin.
Elle chercha autour d'elle un moyen de s'échapper et aperçut, enfin, les toilettes des filles un peu plus loin. Elle s'y faufila sans bruit, se fondit dans l'ombre d'une des cabines et laissa entrouverte sa porte pour ne pas paraître suspect.
Elle entendit la porte d'entrée s'ouvrir à la volée et elle recula jusqu'au fond de sa cabine lorsque sa porte s’ouvrit à son tour sur une Poufsouffle essoufflée à l'air paniqué qui se cacha près d'elle, sans lui adresser l'ombre d'un coup d’œil.

Eirlys dût se mordre la lèvre pour ne pas rire devant sa terreur _franchement ?! Qu'est-ce qu'un professeur ou un préfet pourrait bien leur faire, même s'il les trouvait ?!
La fillette choisit se moment pour prendre sa tête entre ses mains et, fermant les yeux, se laisser glisser le long du mur jusqu'au sol. Elle semblait avoir toutes les peines du monde à retrouver sa respiration.

« Maudit fantôme ! » l'entendit-elle chuchoter.

La Gryffondor sourit dans la pénombre. Apparemment, la fugueuse ne l'avait même pas remarqué. Elle avait encore des choses à apprendre pour faire le mur correctement semblait-il...
La Poufsouffle levant soudain la tête et la vit enfin. Sur son visage se peignit la surprise, d'abord, puis le soulagement _de ne faire face qu'à une simple élève. Eirlys hésita un instant à lui faire peur, peut-être en lui faisant croire qu'elle aussi n'était qu'un fantôme, mais se morigéna immédiatement. Ce n'était vraiment pas des façons civilisées ! Et elles risquaient d'attirer leurs poursuivants. Elle préféra l'approche tempérée. Elle accentua donc son sourire et murmura :


« Salut toi ! Jolie fuite. Tu cours vite ! »

C'était vrai. Elle avait franchis tous les couloirs en quelques secondes à peine, et Eirlys en était positivement impressionnée.
La Poufsouffle devait être prise de court car elle répondit un simple :


« Merci »

Eirlys retint à nouveau le rire qui lui chatouillait la gorge. Quelle situation cocasse !
Elle aurait sans doute mieux fait de se taire mais elle voulait que l'inconnue se sente à l'aise... et elle était curieuse de savoir comment elle s'était retrouvée là... au diable l'autorité ! Elle s'assit à côté de sa camarade et se pencha vers elle.


« Alors comme ça, on fait le mur ? Plaisanta-t-elle pour détendre l’atmosphère. J'espère que ça valait le coup ! »

Maudit fantôme ! Libre
La jeune fille s'assit à côté de moi et afficha un sourire des plus franches. Même avec l'obscurité des toilettes, on pouvait voir les traits de cette fille et j'en déduis qu'elle devais avoir mon âge. C'est vrai que la peur m'avait faire courir à une vitesse impressionnante... Je hais ce Peeve !

« Alors comme ça, on fait le mur ? Plaisanta-t-elle pour détendre l’atmosphère. J'espère que ça valait le coup !
- Évidemment ! Je ne risquerais pas de me balader dans les couloirs si je n'avais pas faim... rigolais-je. Tu en veux ?"

Je souris en sortant des chocogrenouilles des poches de ma robe de chambre bleue nuit. Cette fille avait l'air de prendre son aise alors je me dis que discuter avec elle serais sûrement un passe-temps comme les autres. Je lui tendis une boîte et ouvrais un sachet de bonbons typiquement sorciers. Elle esquissait un joli sourire et me remercia tout en attrapant l'objet. Les toilettes étaient toujours vides habituellement et je ne me doutais absolument pas que je trouverais une personne dans la même cabine que moi... Après avoir mangé un bonbon, je me lançais:

" Et toi, qu'est-ce qu'une première année peut bien faire toute seule dans les toilettes des filles aux alentours de minuit ?... En fin, si tu es bien en première année ! continuais-je maintenant moins sûre de moi."

Elle me souriait gentillement la bouche pleine et j'attendais qu'elle finisse de manger sa chocogrenouille. Il valait mieux ne pas la faire sauter pour ne pas être repérer et éviter de manger un "aliment" qui avait sauter dans les flaques du sol des toilettes des filles... La situation me déclencha rire, que j'espérais discret, voir une fille que je ne connaissais pas essayer d'avaler une grenouille en chocolat encore vivante était à couper le souffle. Elle réussit en fin à déglutir en me répondit.

Parfois, le bonheur des autres cause notre propre malheur.

Maudit fantôme ! Libre
La fillette laissa échapper un rire.

"Évidemment ! Je ne risquerais pas de me balader dans les couloirs si je n'avais pas faim...Tu en veux ?" Proposa-t-elle gentiment en lui tendant une poignée de sucreries sortie directement de sa poche.

Eirlys reçu sa généreuse offre avec la gratitude appropriée. Tous les enfants ne partageaient pas leurs friandises ! Elle-même préférait les bonbons un peu plus piquants que ceux qu'elle lui proposait, mais qui dirait non à du chocolat ?!
Elle la remercia donc et engouffra avec délice une chocogrenouille. En mâchant, elle détailla effrontément la fillette. Elle se souvenait vaguement de l'avoir déjà croisé mais n'aurait su préciser où, ni quand, même s'il lui semblait qu'elle était à Poufsouffle. Difficile de dire, donc, si elles étaient dans la même classe, mais d'après sa taille et ses manières, elle ne devait pas avoir plus de onze ou douze ans. Elle avait d'épais cheveux bouclés magnifiques, même si dans l'obscurité,
Eirlys aurait dû mal à dire quelle était leur couleur, et un petit sourire malicieux.

"Et toi, qu'est-ce qu'une première année peut bien faire toute seule dans les toilettes des filles aux alentours de minuit ?" s'enquit l'inconnue. Enfin, si tu es bien en première année !

Son hésitation fit sourire Eirlys. Elle se rendait bien compte que ce n'était pas plus facile pour les autres premières années que pour elle de lier connaissance. Comme c'était barbant de devoir faire connaissance. Ce serait tellement plus simple si tout le monde se connaissait déjà  !
Elle avala précipitamment le chocolat qui lui restait, manquant de s'étrangler, et répondit :


"Oui, oui, première année Gryffondor !"

Elle tripota sa cravate d'uniforme aux couleurs de sa maison avec un sentiment de fierté. La répartition semblait s'être passée voilà des années mais elle était toujours aussi heureuse de sa maison. Même si n'importe quelle maison aurait fait l'affaire... à l'exception peut-être des Serpentard. Elle n'avait aucun préjugés envers eux, mais la ruse et l'ambition, ce n'étaient vraiment pas ses trucs!

"Je me suis endormie dans le parc. Maman dit toujours que je suis trop distraite... J'imagine qu'elle n'a pas tort ! Mais un goûter de minuit, c'est aussi une excellente raison. Tu n'as pas idée comme je suis frustrée de ne pas pouvoir manger quand j'en ai envie ici ! Je crois que, par esprit de contradiction, je me mets toujours à avoir faim quand ce n'est pas l'heure et que je n'ai rien à manger sous la main !"

La Gryffondor se sourit à elle-même et attrapa un nouveau bonbon en demandant.

"C'est Peeves qui t'as attrapé?"

Il lui avait semblé reconnaître la voix de l'esprit frappeur mais elle n'était pas sûre...

Maudit fantôme ! Libre
"Oui, oui, première année Gryffondor !
- Pareil ! Sauf que je suis à Poufsouffle."

Elle tripota sa cravate d'uniforme aux couleurs de sa maison avec un petit sourire niait.

"Je me suis endormie dans le parc. Maman dit toujours que je suis trop distraite... J'imagine qu'elle n'a pas tort ! Mais un goûter de minuit, c'est aussi une excellente raison. Tu n'as pas idée comme je suis frustrée de ne pas pouvoir manger quand j'en ai envie ici ! Je crois que, par esprit de contradiction, je me mets toujours à avoir faim quand ce n'est pas l'heure et que je n'ai rien à manger sous la main !"

Je rigolais à cette nouvelle plutôt drôle. La Gryffondor se sourit à elle-même et attrapa un nouveau bonbon en demandant.

"C'est Peeves qui t'as attrapé ?
- Oui. Et il n'a pas voulut me lâcher... Vu le ton sur lequel je lui ai parlé je crois bien qu'il tient à me faire la misère ! riais-je. D’ailleurs je ne sais pas si c'est vraiment bien d'en rire, cette situation ne m'arrange pas ! Je viens d'arriver dans ce collège, oui je suis arrivée au milieu de l'année, et je n'ai pas envie d'avoir des ennuis..."

Mais pourquoi avais-je dis ça ? Cela ne servait à rien de commencer à se faire repérer dès le début de sa demie année. La Gryffondor élargit son sourire.

" Moi c'est Elda ! Comment tu t'appelles ?"

Parfois, le bonheur des autres cause notre propre malheur.

Maudit fantôme ! Libre
« Oui. Et il n'a pas voulut me lâcher... Vu le ton sur lequel je lui ai parlé je crois bien qu'il tient à me faire la misère ! » Expliqua la fillette en riant. « D’ailleurs je ne sais pas si c'est vraiment bien d'en rire, cette situation ne m'arrange pas ! Je viens d'arriver dans ce collège, oui je suis arrivée au milieu de l'année, et je n'ai pas envie d'avoir des ennuis... »

Eirlys sourit. Il était vrai que l'esprit frappeur avait un sale caractère. Elle l'avait croisé quelque fois dans les couloirs mais il lui avait plutôt semblé énervant que dangereux. Au fond, il pouvait, au pire, vous jeter des morceaux de craies ou vous faire trébucher. Rien de bien terrible... Elle tenta de se montrer rassurante envers sa camarade qui, semblait-il, craignait de s'être fait un ennemi.

« Oh ne t'inquiète pas ! Peeves est comme ça avec tout le monde ! Quelque soit le ton que tu emplois pour lui parler, il saura s'en montrer mécontent. Il chercher toujours à faire du tort à tout le monde. Quoi qu'il arrive, ce n'est pas lui plaire qu'il te faut essayer, mais te montrer plus assurée que lui. Il se lassera une fois qu'il aura compris qu'il ne t'atteins pas. Bon, là, bien évidement, ç'aurait-été compliqué, » reconnu-t-elle. « Mais à l'avenir... »

Elle laissa sa phrase en suspend, lui laissant la liberté d'appliquer ou non son conseil.
Les toilettes étaient humides et le carrelage glacé. Elle n'était pas du genre sensible mais tout ça, ce n'était pas très confortable! Elle se demanda si elles ne pouvaient pas sortir maintenant, voir continuer leur discution ailleurs (peut-être dans la salle commune des Poufsouffle? elle se demandait vraiment à quoi elle pouvait ressembler!) avant de se raviser. Même en supposant que le préfet s'était éloigné, Peeves devait encore fureter à la recherche de sa victime.
*Heureusement que Mimi Geignarde n'est pas là! Je l'aime encore moins!* songea-t-elle soudain.

Elle s'installa plus confortablement contre le mur, se décidant à patienter un peu plus longtemps, et après un instant a essayer de se remémorer où elles en étaient, repris:


« Je m'appelle Eirlys, » se présenta-t-elle enfin en retour. « Alors comme ça tu es arrivée en cours d'année ? Ce n'est pas banal ! Ça ne doit pas être très confortable... Mais à part de Peeves, tu n'auras pas trop à t'inquiéter. La plupart des fantômes sont gentils, les élèves aussi et les professeurs... bon, ils ont chacun leur caractère mais c'est comme avec tous les adultes. Il suffit de se montrer gentil et obéissant. »

Elle se mit à jouer machinalement avec l'emballage de feu sa chocogrenouille.

"Mais si tu veux vraiment éviter les ennuis" ajouta-t-elle avec humour "tu ferais mieux de ne pas enfreindre le règlement!"

Maudit fantôme ! Libre
« Oui. Et il n'a pas voulut me lâcher... Vu le ton sur lequel je lui ai parlé je crois bien qu'il tient à me faire la misère ! Expliquais-je en riant. D’ailleurs je ne sais pas si c'est vraiment bien d'en rire, cette situation ne m'arrange pas ! Je viens d'arriver dans ce collège, oui je suis arrivée au milieu de l'année, et je n'ai pas envie d'avoir des ennuis... »

Elle me sourit. Un gentil sourire rassurant et honnête.

« Oh ne t'inquiète pas ! Peeves est comme ça avec tout le monde ! Quelque soit le ton que tu emplois pour lui parler, il saura s'en montrer mécontent. Il chercher toujours à faire du tort à tout le monde. Quoi qu'il arrive, ce n'est pas lui plaire qu'il te faut essayer, mais te montrer plus assurée que lui. Il se lassera une fois qu'il aura compris qu'il ne t'atteins pas. Bon, là, bien évidement, ç'aurait-été compliqué, reconnu-t-elle. mais à l'avenir... »

Elle laissa sa phrase en suspend, lui laissant la liberté d'appliquer ou non son conseil. Je ne pouvais m'empêcher d'être rassurée.
Elle s'installa plus confortablement contre le mur, puis repris joyeusement:

« Je m'appelle Eirlys, se présenta-t-elle enfin en retour. Alors comme ça tu es arrivée en cours d'année ? Ce n'est pas banal ! Ça ne doit pas être très confortable... Mais à part de Peeves, tu n'auras pas trop à t'inquiéter. La plupart des fantômes sont gentils, les élèves aussi et les professeurs... bon, ils ont chacun leur caractère mais c'est comme avec tous les adultes. Il suffit de se montrer gentil et obéissant.
- Oui ça c'est vrais ! Même si ce n'est pas toujours facile... Par exemple: quannd je me perds, je suis toujours la seule à arriver en retard, vu que je suis la seule à ne pas encore connaître cet immense château. Tu sais où est placé la salle commune des Serdaigles ? »

Elle se mit à jouer machinalement avec l'emballage de sa chocogrenouille.

"Mais si tu veux vraiment éviter les ennuis, ajouta-t-elle avec humour tu ferais mieux de ne pas enfreindre le règlement !
- Je crois bien que c'est trop tard ! rigolais-je. Et je crois que tu es dans le même cas que moi... lui souris-je."

En guise de réponse, la Gryffondor sourit.

"C'est dans tes habitudes de venir t'assoir dans les toilettes des filles aux alentours de minuits ?"

Un vent froid passa et me fit frissonner. J'attrapais encore un bonbon avant de me demander si on pouvait aller dans la salle commune d'une autre maison. Sa raiponce était positive. Génial ! Mais il faudrait faire attention sur le chemin... Si Peeves me coinçait une seconde fois, ce ne sera plus les préfets mais à Rusard qu'il faudra échapper...

" Je commence à avoir froid. Ça te dirait de parler autre part ? Peut-être dans ma maison, il n'y a personne la nuit."

Parfois, le bonheur des autres cause notre propre malheur.

Maudit fantôme ! Libre
À travers la porte entrouverte de la cabine, Eilrlys voyait les rayons que la lune projetait à travers la haute fenêtre des toilettes, dessinant une flaque de lumière sur les carreaux ternes du carrelage blanc, le rendant artificiellement éblouissant. Mais dans la semi-obscurité, elle devinait mal les traits de la Poufsouffle qui lui faisait face.

"Oui ça c'est vrai !" Répondit Elda."Même si ce n'est pas toujours facile... Par exemple: quand je me perds, je suis toujours la seule à arriver en retard, vu que je suis la seule à ne pas encore connaître cet immense château."

Eirlys sourit au souvenir de toutes ces fois où elle s'était volontairement, ou non, perdue dans le château. Elle aimait bien explorer les lieux. C'était un vrai plaisir de découvrir de nouveaux endroits, de nouvelles salles, de nouveaux trésors à chaque fois. et ici, c'était le cas dès qu'elle posait un orteil hors de sa salle commune. Le domaine familiale des Walder était immense, et le terrain était capable de concurrencer le parc de l'école, mais le château de Poudlard était bien plus grand que tous les autres édifices qu'elle ait pu voir ou visiter, et recelait bien plus de secrets.

"Tu sais où est placé la salle commune des Serdaigles ?"

La question surprit la petite Gryffondor qui ne voyait pas bien le rapport avec le reste de la conversation. Elle réfléchit sérieusement à la question...

"J'ai un peu cherché mais je n'ai pas encore trouvé," répondit-elle pensivement. "J'ai cru comprendre que c'était dans la tour ouest... Ils se dirigent toujours vers là après le dîner, mais je ne sais pas où exactement."

Elle aurait bien pu essayé de suivre un groupe ou l'autre mais ce n'était pas ses manières. Elle préférait avoir recours aux investigations, à la déduction ou au hasard...

"Mais si tu veux vraiment éviter les ennuis" ajouta-t-elle avec humour "tu ferais mieux de ne pas enfreindre le règlement !"
"Je crois bien que c'est trop tard !" répliqua la Poufsouffle en riant. "Et je crois que tu es dans le même cas que moi..."

Eirlys haussa nonchalamment les épaules.

"Oh! Moi ça ne me fait rien de me faire punir" répliqua-t-elle. "Les ennuis, ça peut être tout à fait amusant ! Si je peux échapper à la punition tant mieux, sinon tant pis."
"C'est dans tes habitudes de venir t'asseoir dans les toilettes des filles aux alentours de minuits ?"  la taquina la Poufsouffle.
"Non pas vraiment..." répondit-elle en souriant. "Mais c'est un lieu comme un autre pour se cacher, j'imagine. Et se cacher c'est amusant!"
"Je commence à avoir froid" déclara soudain Elda. "Ça te dirait de parler autre part ? Peut-être dans ma maison, il n'y a personne la nuit."

Préfets ou pas préfets, il fallait bien qu'elles sortent de là un jour ! Elle accepta donc.

"Je te raccompagne jusqu'à ta salle commune si tu veux... ce n'est pas loin je crois ? Puis je rentrerai, il se fait tard et je n'ai pas fini mon devoir de métamorphose..."

Elle avait complétement oublié, mais elle devait le rendre le lendemain et il fallait réellement qu'elle le finisse. Elle n'avait encore jamais rendu un devoir en retard et ça n'arriverait pas, dut-elle veiller toute la nuit.
Aussitôt dit, aussitôt fait, donc,
Eirlys se leva et sortit de la cabine. Elle se faufila sur la pointe des pieds, poussa la porte menant au couloir et passa la tête dans l'interstice pour vérifier que le champs était libre. Ne voyant ni n'entendant aucun bruit, elle fit signe à sa camarade de la suivre et sortit.