Pile de pommes de pin
Samedi 23 septembre 2051,
Sur le Pont Couvert, dans la matinée,
Avec @Matthew Stevens,
Sur le Pont Couvert, dans la matinée,
Avec @Matthew Stevens,
Revenant de sa petite promenade sous les arbres du Parc, Darren est bien plus chargé qu'il ne l'avait prévu à l'origine. Il y a un arbre, là-bas, dont les feuilles échappées des branches prennent de belles couleurs orangées, un autre dont les petits fruits sont tombés un peu partout, puis encore un autre, un pin, dont les pommes ont une jolie forme. Il y a en forêt toute une foule de choses à voir et ramasser, lorsqu'on prend le temps de s'y pencher, et Darren s'est laissé aller à trop s'y pencher. Lui qui n'était parti que dans l'optique de profiter de l'air frais, et de peut-être trouver de quoi décorer ses appartements, s'est finalement mis en tête de ramasser de quoi décorer le Terrier. Or le Terrier est grand, aussi tout son fatras de branches, pierres, baies et feuilles d'automne n'est pas superflu. Il est même tout à fait proportionné, ou peut-être trop petit... aurait-il dû ramasser ces bogues, malgré leur piquant ? Il reviendra peut-être. Ou peut-être pas.
En attendant, Darren porte tout ça à moitié contre lui, dans ses bras, et à moitié dans les airs devant lui, son poignet tordu pour tenir sa baguette correctement, la démarche pas tout à fait naturelle. Il tenait plus droit un peu plus tôt, mais certains des objets qu'il portait ont manqué de tomber, faisant se tordre l'adulte pour les rattraper, manquant de tout entraîner avec eux. Heureusement Darren a réussi son sauvetage, restant assez concentré pour ne pas se retrouver au milieu d'une flaque de feuilles et de baies, mais voilà, il avance tordu, désormais.

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"Tu" en hRP ou "vous" pour s'amuser en semi-RP, comme bon vous semble
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Pile de pommes de pin
✎ ─── NOTES ÉCRITES DANS LA MARGE ───
« Bon. Soit Monsieur Voyles déménage la forêt, soit j’ai raté quelque chose. »
Samedi 23 septembre 2051 · Matin · Pont Couvert
Deuxième année · avec @Darren Voyles
Matthew n’avait aucune raison particulière de se trouver sur le Pont Couvert ce matin-là. Ce qui, à ses yeux, était une excellente raison d’y être.
Il avait quitté la Grande Salle après le petit-déjeuner avec l’intention très sérieuse de retourner à la tour de Gryffondor chercher un livre qu’il avait oublié. Puis il avait changé d’avis dans un couloir. Ensuite une fenêtre ouverte lui avait donné envie de sortir. Et maintenant il traversait tranquillement le pont, les mains dans les poches, en essayant de faire craquer du bout de sa chaussure les quelques feuilles mortes que le vent avait réussi à pousser jusque-là.
Il en repéra une particulièrement sèche devant lui et accéléra légèrement.
Crac.
Parfait.
Matthew releva la tête avec une satisfaction parfaitement disproportionnée à son exploit et aperçut alors, un peu plus loin, quelque chose d’étrange qui avançait dans sa direction.
Il ralentit et, de loin, ça ressemblait vaguement à un buisson qui aurait décidé de fréquenter Poudlard. De plus près, le buisson possédait des jambes. Encore un peu plus près, Matthew reconnut surtout Monsieur Voyles derrière une quantité assez impressionnante de branches, de feuilles, de pierres, de baies et d’autres choses qu’il n’aurait probablement pas su nommer correctement.
Il s’arrêta au milieu du pont et, pendant deux secondes, il considéra très sérieusement la possibilité de ne rien demander.
Elle disparut immédiatement.
— Monsieur Voyles ?
Matthew pencha légèrement la tête, observant le chargement comme s’il espérait qu’une explication allait apparaître toute seule entre deux branches.
— Est-ce que vous déménagez la forêt ?
La question lui sembla raisonnable. Enfin, relativement.
Son regard continua son inspection et finit par tomber sur une pomme de pin coincée parmi le reste du chargement. Il y avait des feuilles qui dépassaient de partout, des petites branches dont il aurait préféré ne pas tester la solidité avec son visage et suffisamment de cailloux pour rendre mystérieusement intéressante la question de leur destination.
Maintenant qu’il était plus près, la situation paraissait encore plus absurde.
Matthew avait déjà vu des élèves tenter de transporter trop de livres à la fois, des hiboux chargés de colis beaucoup trop gros et même un camarade essayer de faire tenir tout son matériel de cours sous un seul bras. Mais jamais encore un professeur marcher de travers sous une collection complète d’automne.
Il aurait pu continuer son chemin.
Il aurait même probablement dû mais, à la place, il fit encore quelques pas vers Darren, son attention passant des feuilles orangées aux petites baies, puis aux pierres.
— Vous allez faire quoi avec tout ça ?
Il désigna vaguement l’ensemble d’un mouvement du menton.
Ce n’était visiblement pas simplement le résultat d’une promenade, sauf si Monsieur Voyles avait une définition très particulière du mot promenade.
Une autre question lui traversa aussitôt l’esprit.
— Et surtout… vous comptiez vraiment arriver jusqu’au château comme ça ?
Cette fois, il ne réussit pas à empêcher le petit sourire amusé qui accompagna la question.
Matthew observa encore quelques secondes l’équilibre franchement douteux de l’ensemble. Darren avait une baguette dans une main, une partie de sa récolte flottait devant lui, le reste était coincé contre ses bras et, d’une manière ou d’une autre, il avançait toujours. Ce qui était assez impressionnant mais peut-être pas extrêmement pratique.
Matthew sortit finalement une main de sa poche et la tendit vers la partie la moins menaçante du tas, hésitant entre une branche et une poignée de feuilles.
— Je peux prendre quelque chose, si vous voulez.
Il marqua une courte pause et examina plus attentivement ce qu’on risquait potentiellement de lui confier.
— Mais pas les trucs qui piquent.
Il ne savait même pas s’il y en avait.
C’était simplement une condition qu’il préférait établir tout de suite.
✎ ── 626 mots
Pile de pommes de pin
Concentré sur le fragile équilibre de son chargement, Darren n'a pas remarqué l'élève vers lequel il avance. Il ne peut que le remarquer cependant lorsque celui-ci s'exprime, lui faisant redresser la tête à son nom, puis échapper un rire face à la question saugrenue. Est-ce l'impression qu'il donne, avec son chargement ? De déménager la forêt ?
« Tout à fait ! » répond-il donc, pour rentrer dans le jeu du plus jeune.
Lorsque la question se précise toutefois, l'adulte va pour lui répondre que son chargement a une visée décorative, mais n'en a pas le temps : l'enfant a ajouté une question, qui a le mérite de le piquer. Comment ça, comptait-il arriver jusqu'au château ? Bien sûr qu'il comptait le faire, et qu'il en est par ailleurs capable ! Certes, son chargement est un peu instable, mais il ne l'est pas autant qu'un château de cartes. Certes, il a tout de même prévu de faire une petite pause en salle des professeurs mais tout de même, il ne se débrouille pas si mal ! Ce petit sorcier n'a pas sa langue dans sa poche, et la chose fait sourire Darren.
« Je comptais vraiment arriver jusqu'au château, oui. »
Un instant, le gallois hésite à recruter l'adolescent pour porter une partie de son chargement, puisqu'il a l'air si dubitatif sur le fait qu'il puisse le porter seul, mais il n'en a pas le temps : le plus jeune s'est proposé de lui-même. Échappant de nouveau un petit rire, l'adulte prend le temps d'observer l'élève.
« Ça n'est pas de refus ! » admet-il toutefois, peu réticent à l'idée de partager un bout de chemin avec le jeune sorcier « Il n'y a rien qui pique normalement. » Enfin, si, peut-être un peu, mais pas entre ses bras. « Attendez. »
Se penchant vers le sol pour se délester de ce qui l'encombre en un petit fracas bruissant, après avoir reposé ce qui flottait devant lui, voilà que Darren ne porte plus rien, et en profite pour remuer un peu ses muscles engourdis. Puis, pointant une partie du tas devant lui, il le fait voler doucement vers l'élève qui vient de se désigner volontaire, le laissant le réceptionner à sa convenance. Et puis, puisque c'est finalement le plus simple, l'adulte rassemble tout le reste et le renvoie dans les airs d'une pichenette de baguette. Là. C'est effectivement plus facile, désormais.
« C'est pour décorer mon bureau, et la salle commune de Poufsouffle. Mais j'emmène tout ça en salle des profs, déjà. Vous voudrez en récupérer un peu ? »
Après tout, tout travail mérite salaire, ne dit-on pas ?
« Tout à fait ! » répond-il donc, pour rentrer dans le jeu du plus jeune.
Lorsque la question se précise toutefois, l'adulte va pour lui répondre que son chargement a une visée décorative, mais n'en a pas le temps : l'enfant a ajouté une question, qui a le mérite de le piquer. Comment ça, comptait-il arriver jusqu'au château ? Bien sûr qu'il comptait le faire, et qu'il en est par ailleurs capable ! Certes, son chargement est un peu instable, mais il ne l'est pas autant qu'un château de cartes. Certes, il a tout de même prévu de faire une petite pause en salle des professeurs mais tout de même, il ne se débrouille pas si mal ! Ce petit sorcier n'a pas sa langue dans sa poche, et la chose fait sourire Darren.
« Je comptais vraiment arriver jusqu'au château, oui. »
Un instant, le gallois hésite à recruter l'adolescent pour porter une partie de son chargement, puisqu'il a l'air si dubitatif sur le fait qu'il puisse le porter seul, mais il n'en a pas le temps : le plus jeune s'est proposé de lui-même. Échappant de nouveau un petit rire, l'adulte prend le temps d'observer l'élève.
« Ça n'est pas de refus ! » admet-il toutefois, peu réticent à l'idée de partager un bout de chemin avec le jeune sorcier « Il n'y a rien qui pique normalement. » Enfin, si, peut-être un peu, mais pas entre ses bras. « Attendez. »
Se penchant vers le sol pour se délester de ce qui l'encombre en un petit fracas bruissant, après avoir reposé ce qui flottait devant lui, voilà que Darren ne porte plus rien, et en profite pour remuer un peu ses muscles engourdis. Puis, pointant une partie du tas devant lui, il le fait voler doucement vers l'élève qui vient de se désigner volontaire, le laissant le réceptionner à sa convenance. Et puis, puisque c'est finalement le plus simple, l'adulte rassemble tout le reste et le renvoie dans les airs d'une pichenette de baguette. Là. C'est effectivement plus facile, désormais.
« C'est pour décorer mon bureau, et la salle commune de Poufsouffle. Mais j'emmène tout ça en salle des profs, déjà. Vous voudrez en récupérer un peu ? »
Après tout, tout travail mérite salaire, ne dit-on pas ?

Dernière modification par Darren Voyles le 14 oct. 2026, 00:03, modifié 1 fois.
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"Tu" en hRP ou "vous" pour s'amuser en semi-RP, comme bon vous semble
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Pile de pommes de pin
Matthew eut juste le temps d'écarter les bras avant que le petit tas ne vienne se poser contre lui. Il le réceptionna comme il put, le menton presque enfoui dans les feuilles, puis baissa les yeux pour vérifier que rien ne lui échappait. Une brindille dépassait sur le côté. Il essaya de la repousser du coude, sans grand succès.
Quand Darren leva sa baguette et fit flotter tout le reste d'un seul geste, Matthew s'arrêta net. Il regarda les branches dans les airs, puis celles qu'il tenait, puis de nouveau les branches dans les airs.
— Ah. Mais… vous pouviez faire ça depuis le début ?
Il ne put s'empêcher de sourire. Quelques instants plus tôt, il s'était demandé comment l'adulte allait réussir à traverser le parc sans perdre la moitié de sa récolte. Maintenant, c'était lui qui se retrouvait avec les bras pleins pendant que le reste voyageait tranquillement tout seul. Il y avait quelque chose d'un peu injuste là-dedans. Enfin, c'était lui qui avait proposé son aide.
Il se plaça à côté de Darren, en faisant attention aux branches qui dépassaient de son chargement. À chaque pas, les feuilles froissaient contre sa manche. Il en repéra une, jaune avec un bout encore vert, coincée tout près de son poignet. Elle avait une drôle de forme, avec un côté plus petit que l'autre. Il se promit de s'en souvenir pour la dessiner plus tard.
La proposition de Darren lui fit relever la tête.
— Oh, oui ! Enfin, juste une ou deux feuilles, si vous en avez en trop. Je pourrais les mettre dans mon carnet.
Il hésita un instant. Il ne voulait pas avoir l'air de réclamer une récompense pour avoir porté quelques branches. Et puis, à bien y réfléchir, ce n'était pas comme si les feuilles manquaient dehors en automne. Sauf que celles-ci avaient déjà été choisies, et ça leur donnait soudain un petit air important.
Il observa le chargement qui flottait devant eux. Décorer un bureau avec des morceaux de forêt, il comprenait à peu près. Mais une salle commune entière ? Il essaya d'imaginer la sienne remplie de feuilles, avec des branches autour des fauteuils. Ce serait joli. Jusqu'à ce que quelqu'un fasse tomber le tout en courant.
— Vous allez faire quoi avec tout ça ? Les accrocher aux murs ?
Il leva les yeux vers les branches suspendues devant eux, puis resserra un peu sa prise. Hors de question d'en laisser tomber une maintenant. Surtout après avoir affirmé que Darren n'arriverait peut-être jamais au château.
Quand Darren leva sa baguette et fit flotter tout le reste d'un seul geste, Matthew s'arrêta net. Il regarda les branches dans les airs, puis celles qu'il tenait, puis de nouveau les branches dans les airs.
— Ah. Mais… vous pouviez faire ça depuis le début ?
Il ne put s'empêcher de sourire. Quelques instants plus tôt, il s'était demandé comment l'adulte allait réussir à traverser le parc sans perdre la moitié de sa récolte. Maintenant, c'était lui qui se retrouvait avec les bras pleins pendant que le reste voyageait tranquillement tout seul. Il y avait quelque chose d'un peu injuste là-dedans. Enfin, c'était lui qui avait proposé son aide.
Il se plaça à côté de Darren, en faisant attention aux branches qui dépassaient de son chargement. À chaque pas, les feuilles froissaient contre sa manche. Il en repéra une, jaune avec un bout encore vert, coincée tout près de son poignet. Elle avait une drôle de forme, avec un côté plus petit que l'autre. Il se promit de s'en souvenir pour la dessiner plus tard.
La proposition de Darren lui fit relever la tête.
— Oh, oui ! Enfin, juste une ou deux feuilles, si vous en avez en trop. Je pourrais les mettre dans mon carnet.
Il hésita un instant. Il ne voulait pas avoir l'air de réclamer une récompense pour avoir porté quelques branches. Et puis, à bien y réfléchir, ce n'était pas comme si les feuilles manquaient dehors en automne. Sauf que celles-ci avaient déjà été choisies, et ça leur donnait soudain un petit air important.
Il observa le chargement qui flottait devant eux. Décorer un bureau avec des morceaux de forêt, il comprenait à peu près. Mais une salle commune entière ? Il essaya d'imaginer la sienne remplie de feuilles, avec des branches autour des fauteuils. Ce serait joli. Jusqu'à ce que quelqu'un fasse tomber le tout en courant.
— Vous allez faire quoi avec tout ça ? Les accrocher aux murs ?
Il leva les yeux vers les branches suspendues devant eux, puis resserra un peu sa prise. Hors de question d'en laisser tomber une maintenant. Surtout après avoir affirmé que Darren n'arriverait peut-être jamais au château.
✎ ── 419 mots
Pile de pommes de pin
Oups. Peut-être aurait-il dû confier un tas plus petit à l'enfant, songe-t-il en voyant le menton du plus jeune effleurer les feuilles. Il a mal jaugé et un sourire vient déformer son visage sans qu'il n'y puisse trop rien. Lorsque le plus jeune s'exclame quant à sa capacité de tout porter avec sa magie, l'adulte éclate d'un rire plus franc.
« J'en avais trop. Mais puisque vous vous êtes porté volontaire... » Sa phrase ne finit sur rien d'autre qu'un sourire un peu railleur. « Il faut bien quelqu'un pour tenir les portes, non ? »
Il a beau dire, Darren est attentif au jeune sorcier, prêt à rééquilibrer les tas autrement si nécessaire. Lorsque ce dernier s'exclame qu'il veut bien récupérer quelques feuilles, l'adulte s'amuse de son enthousiasme et hoche la tête, scellant cet accord : l'enfant sera donc le premier à pouvoir choisir des feuilles dans leurs tas. Puisqu'il s'agit de leurs tas, désormais.
« Hum hum » approuve-t-il ensuite à sa question « Au mur ou sur des étagères ! Ou bien les utiliser pour décorer des objets » voyant le plus jeune sorcier resserrer sa prise, il ajoute toutefois « Vous me dites si vous avez besoin que j'en reprenne un peu ! »
Il accrochera sûrement des feuilles sur ses fenêtres, pour que la lumière traverse leurs belles couleurs. Et peut-être gardera-t-il quelques marrons pour en faire un des dragons. Le reste ira dans une boîte dans le Petit Salon des Poufsouffle, et il ne savait pas ce qu'ils décideraient d'en faire. Mais être accrochés au mur ou sur des étagères lui semblait être le plus probable.
« J'en avais trop. Mais puisque vous vous êtes porté volontaire... » Sa phrase ne finit sur rien d'autre qu'un sourire un peu railleur. « Il faut bien quelqu'un pour tenir les portes, non ? »
Il a beau dire, Darren est attentif au jeune sorcier, prêt à rééquilibrer les tas autrement si nécessaire. Lorsque ce dernier s'exclame qu'il veut bien récupérer quelques feuilles, l'adulte s'amuse de son enthousiasme et hoche la tête, scellant cet accord : l'enfant sera donc le premier à pouvoir choisir des feuilles dans leurs tas. Puisqu'il s'agit de leurs tas, désormais.
« Hum hum » approuve-t-il ensuite à sa question « Au mur ou sur des étagères ! Ou bien les utiliser pour décorer des objets » voyant le plus jeune sorcier resserrer sa prise, il ajoute toutefois « Vous me dites si vous avez besoin que j'en reprenne un peu ! »
Il accrochera sûrement des feuilles sur ses fenêtres, pour que la lumière traverse leurs belles couleurs. Et peut-être gardera-t-il quelques marrons pour en faire un des dragons. Le reste ira dans une boîte dans le Petit Salon des Poufsouffle, et il ne savait pas ce qu'ils décideraient d'en faire. Mais être accrochés au mur ou sur des étagères lui semblait être le plus probable.

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"Tu" en hRP ou "vous" pour s'amuser en semi-RP, comme bon vous semble
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Pile de pommes de pin
Matthew baissa les yeux vers ce qu'il tenait lorsque Darren mentionna les portes. Il avait les deux bras occupés, une branche dépassait sur sa gauche et il commençait à se demander si quelques feuilles n'étaient pas en train de glisser le long de sa manche. Il regarda ensuite le professeur avec un sourire.
— Tenir les portes ? Avec les mains, ça risque d'être compliqué.
Il essaya de dégager un coude pour illustrer son propos. Mauvaise idée : une pomme de pin se mit à pencher dangereusement. Matthew la rattrapa contre lui avant qu'elle ne tombe, puis reprit sa marche comme si de rien n'était.
— Mais je peux essayer avec le pied.
Ce serait toujours mieux que de laisser tout le monde et toutes les branches dehors.
À la proposition de Darren de reprendre une partie du chargement, il secoua la tête.
— Non, ça va, merci ! Je vous dirai si ça devient trop lourd.
Il avait proposé son aide, après tout. Ce serait un peu dommage de rendre les feuilles au bout de trente pas. Il se contenta de replacer la pomme de pin plus profondément entre deux branches, où elle avait moins de chances de prendre son indépendance.
L'idée de décorer des objets l'intéressa davantage qu'il ne l'aurait cru. Il pouvait imaginer des feuilles disposées autour d'un cadre ou de petites pommes de pin suspendues par une ficelle. Ça changerait des décorations habituelles, même si le résultat dépendrait probablement beaucoup de la personne qui s'en chargerait.
— Vous pourriez faire des guirlandes, aussi. Avec les feuilles et les pommes de pin. En les attachant bien, évidemment.
Il leva les yeux vers le tas qui flottait à côté d'eux.
— Parce que si une pomme de pin tombe sur la tête de quelqu'un pendant qu'il lit, je ne suis pas sûr qu'il apprécie beaucoup la décoration.
Il eut un petit rire, puis regarda le chemin devant eux. La récolte avait manifestement demandé du temps, et Darren paraissait bien décidé à ne pas en perdre une miette.
— Vous faites ça tous les automnes ? Ou il y a quelque chose de spécial aujourd'hui ?
— Tenir les portes ? Avec les mains, ça risque d'être compliqué.
Il essaya de dégager un coude pour illustrer son propos. Mauvaise idée : une pomme de pin se mit à pencher dangereusement. Matthew la rattrapa contre lui avant qu'elle ne tombe, puis reprit sa marche comme si de rien n'était.
— Mais je peux essayer avec le pied.
Ce serait toujours mieux que de laisser tout le monde et toutes les branches dehors.
À la proposition de Darren de reprendre une partie du chargement, il secoua la tête.
— Non, ça va, merci ! Je vous dirai si ça devient trop lourd.
Il avait proposé son aide, après tout. Ce serait un peu dommage de rendre les feuilles au bout de trente pas. Il se contenta de replacer la pomme de pin plus profondément entre deux branches, où elle avait moins de chances de prendre son indépendance.
L'idée de décorer des objets l'intéressa davantage qu'il ne l'aurait cru. Il pouvait imaginer des feuilles disposées autour d'un cadre ou de petites pommes de pin suspendues par une ficelle. Ça changerait des décorations habituelles, même si le résultat dépendrait probablement beaucoup de la personne qui s'en chargerait.
— Vous pourriez faire des guirlandes, aussi. Avec les feuilles et les pommes de pin. En les attachant bien, évidemment.
Il leva les yeux vers le tas qui flottait à côté d'eux.
— Parce que si une pomme de pin tombe sur la tête de quelqu'un pendant qu'il lit, je ne suis pas sûr qu'il apprécie beaucoup la décoration.
Il eut un petit rire, puis regarda le chemin devant eux. La récolte avait manifestement demandé du temps, et Darren paraissait bien décidé à ne pas en perdre une miette.
— Vous faites ça tous les automnes ? Ou il y a quelque chose de spécial aujourd'hui ?
✎ ── 357 mots
Pile de pommes de pin
Aux réponses du plus jeune, Darren rit doucement.
« Je parlais de moi. » explique-t-il, « Je m'occuperai des portes. »
De toute évidence, l'enfant n'a pas compris sa taquinerie, et bien que les taquineries sont souvent plus drôles lorsqu'elles sont comprises, le fait qu'elle ait été comprise de travers amuse tout de même Darren. Il faut l'avouer toutefois, amuser le gallois n'est pas si compliqué. Les enfants en particulier, du moins la plupart d'entre eux, ont le chic pour le faire sourire.
Lorsque son petit compagnon du moment lui propose de faire des guirlandes de ce qu'il a amassé, l'adulte hoche la tête en guise d'approbation, avant de sourire de nouveau lorsqu'il lui fournit l'image de Poufsouffle assommés par des pommes de pin fugueuses. Un instant, il imagine la jeune Ashley attaquée de cette façon, et son sourire s'élargit. En efffet, sans doute sa préfète n'apprécierait-elle pas. Cela n'empêche toutefois pas l'idée d'être bonne.
« C'est une bonne idée, des guirlandes ! » répond-il d'ailleurs « J'irai chercher de la ficelle. Avec de bons nœuds on devrait éviter les dangers ! »
La porte du Hall n'est plus très loin désormais, et Darren va pour demander son nom au jeune élève lorsque ce dernier le devance pour lui demander quelle est l'occasion de ce déménagement de forêt. Tournant son regard vers lui, comme si ses mèches rebelles pouvaient lui donner la réponse, le gallois se demande un instant si le plus jeune est d'ascendance moldue ou sorcière, avant de lui répondre :
« C'est Mabon aujourd'hui. C'est une fête sorcière qui célèbre l'équinoxe ! Décorer pour l'automne c'est une petite tradition, chez moi. » au même titre que décorer l'arbre de Yule, finalement « Il y a une petite fête cet après-midi, si vous voulez découvrir ! »
Pour cela, il faut remercier les préfets en chef, et lui même a hâte de voir leur projet aboutir. En attendant, il a sa propre mission. Et une porte à ouvrir, puisqu'il sont arrivés devant.
« Après toi ! »
« Je parlais de moi. » explique-t-il, « Je m'occuperai des portes. »
De toute évidence, l'enfant n'a pas compris sa taquinerie, et bien que les taquineries sont souvent plus drôles lorsqu'elles sont comprises, le fait qu'elle ait été comprise de travers amuse tout de même Darren. Il faut l'avouer toutefois, amuser le gallois n'est pas si compliqué. Les enfants en particulier, du moins la plupart d'entre eux, ont le chic pour le faire sourire.
Lorsque son petit compagnon du moment lui propose de faire des guirlandes de ce qu'il a amassé, l'adulte hoche la tête en guise d'approbation, avant de sourire de nouveau lorsqu'il lui fournit l'image de Poufsouffle assommés par des pommes de pin fugueuses. Un instant, il imagine la jeune Ashley attaquée de cette façon, et son sourire s'élargit. En efffet, sans doute sa préfète n'apprécierait-elle pas. Cela n'empêche toutefois pas l'idée d'être bonne.
« C'est une bonne idée, des guirlandes ! » répond-il d'ailleurs « J'irai chercher de la ficelle. Avec de bons nœuds on devrait éviter les dangers ! »
La porte du Hall n'est plus très loin désormais, et Darren va pour demander son nom au jeune élève lorsque ce dernier le devance pour lui demander quelle est l'occasion de ce déménagement de forêt. Tournant son regard vers lui, comme si ses mèches rebelles pouvaient lui donner la réponse, le gallois se demande un instant si le plus jeune est d'ascendance moldue ou sorcière, avant de lui répondre :
« C'est Mabon aujourd'hui. C'est une fête sorcière qui célèbre l'équinoxe ! Décorer pour l'automne c'est une petite tradition, chez moi. » au même titre que décorer l'arbre de Yule, finalement « Il y a une petite fête cet après-midi, si vous voulez découvrir ! »
Pour cela, il faut remercier les préfets en chef, et lui même a hâte de voir leur projet aboutir. En attendant, il a sa propre mission. Et une porte à ouvrir, puisqu'il sont arrivés devant.
« Après toi ! »

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Pile de pommes de pin
Matthew ouvrit la bouche, puis la referma. Ah. Darren parlait de tenir les portes lui-même. Il baissa brièvement les yeux vers son chargement, comme si les branches pouvaient expliquer pourquoi il avait imaginé devoir ouvrir une porte avec son pied, puis se mit à rire.
— Ah, oui ! Forcément, c'est plus simple comme ça.
Il aurait pu y penser avant de commencer à réfléchir à la meilleure façon de lever la jambe sans faire tomber trois pommes de pin. Mais bon, le problème était réglé. Et il avait tout de même la satisfaction de n'avoir encore rien perdu en route.
Lorsque Darren parla de Mabon, Matthew tourna la tête vers lui, intrigué. L'équinoxe, il voyait à peu près ce que c'était. En revanche, il ignorait qu'on lui consacrait une fête, et encore moins qu'on ramassait de quoi remplir une petite forêt pour l'occasion.
— Ah, d'accord ! Je connais l'équinoxe, mais je savais pas qu'il y avait une fête. C'est comme une façon de faire entrer l'automne dans le château ?
Il regarda les feuilles orangées qui dépassaient de ses bras. Finalement, elles avaient une raison d'être là, et pas seulement parce que Monsieur Voyles les avait trouvées jolies. Même s'il soupçonnait que cela avait beaucoup compté.
— Oh, oui, j'irai voir cet après-midi ! On fait quoi, pendant Mabon ? Il y a des activités ?
La question était à peine sortie qu'ils arrivèrent devant la porte du Hall. Matthew attendit que Darren l'ouvre, puis se glissa à l'intérieur en avançant légèrement de côté pour éviter qu'une branche trop enthousiaste ne heurte l'encadrement. Une feuille se détacha tout de même et descendit lentement jusqu'au sol. Il la suivit des yeux avec une petite grimace.
— Bon. Une seule perte, ça compte pas vraiment, si ?
Il continua de quelques pas, puis se retourna vers Darren, toujours chargé de son petit morceau de forêt.
— Et pour les guirlandes, si vous avez besoin de quelqu'un pour faire les nœuds, je veux bien aider aussi. Tant que vous me donnez pas des pommes de pin à accrocher au plafond !
— Ah, oui ! Forcément, c'est plus simple comme ça.
Il aurait pu y penser avant de commencer à réfléchir à la meilleure façon de lever la jambe sans faire tomber trois pommes de pin. Mais bon, le problème était réglé. Et il avait tout de même la satisfaction de n'avoir encore rien perdu en route.
Lorsque Darren parla de Mabon, Matthew tourna la tête vers lui, intrigué. L'équinoxe, il voyait à peu près ce que c'était. En revanche, il ignorait qu'on lui consacrait une fête, et encore moins qu'on ramassait de quoi remplir une petite forêt pour l'occasion.
— Ah, d'accord ! Je connais l'équinoxe, mais je savais pas qu'il y avait une fête. C'est comme une façon de faire entrer l'automne dans le château ?
Il regarda les feuilles orangées qui dépassaient de ses bras. Finalement, elles avaient une raison d'être là, et pas seulement parce que Monsieur Voyles les avait trouvées jolies. Même s'il soupçonnait que cela avait beaucoup compté.
— Oh, oui, j'irai voir cet après-midi ! On fait quoi, pendant Mabon ? Il y a des activités ?
La question était à peine sortie qu'ils arrivèrent devant la porte du Hall. Matthew attendit que Darren l'ouvre, puis se glissa à l'intérieur en avançant légèrement de côté pour éviter qu'une branche trop enthousiaste ne heurte l'encadrement. Une feuille se détacha tout de même et descendit lentement jusqu'au sol. Il la suivit des yeux avec une petite grimace.
— Bon. Une seule perte, ça compte pas vraiment, si ?
Il continua de quelques pas, puis se retourna vers Darren, toujours chargé de son petit morceau de forêt.
— Et pour les guirlandes, si vous avez besoin de quelqu'un pour faire les nœuds, je veux bien aider aussi. Tant que vous me donnez pas des pommes de pin à accrocher au plafond !
✎ ── 351 mots, @Darren Voyles