Inktober PNJ 31 mondes à l’encre

Je mordille le bout de mon stylo pendant dix bonnes minutes sans qu'un seul mot ne traverse mon esprit ni ne s'inscrive sur mon carnet. J'ai toutes les bases, mais je n'ai aucune idée de comment commencer mon premier chapitre. Il faut quand même que je me lance ; une merveilleuse idée a fusé dans mon cerveau la semaine dernière, je ne peux pas la laisser passer. En vrai, cette histoire va sûrement terminer comme toutes les autres : un contexte ultra bien détaillé et quelques chapitres brouillons dans un carnet coincé dans une pile haute comme moi. Mon esprit est trop fertile, je ne peux jamais tenir mes histoires jusqu'au bout. Je suis sur le point d'abandonner et d'attraper mon livre préféré pour le relire et encore le relire. Je suis patiente normalement, mais l'imagination ne vient jamais quand il le faut.

J'ai de la chance de posséder une chaise tournante et, quand je m'ennuie, je m'amuse à tourner de plus en plus vite. C'est parti pour un tour, j'aime la sensation. Après plusieurs rotations, je m'écroule sur mon lit, la tête contre l'oreiller. Pourquoi je ne trouve pas l'inspiration ? Il faut que je me lance dans l'écriture, j'ai eu une super idée. Je me tourne pour me retrouver sur le dos, les yeux fixés sur le plafond. Qui pourrait m'aider ? Mon esprit n'a même pas le temps de finir de formuler la question que j'actionne déjà la poignée de ma porte. Je dévale l'escalier, quatre marches par quatre, pour me retrouver dans le salon. Maman n'est pas là, mais Papa si. Et Papa est écrivain.

" - Papa !! J'ai une question."

Je traverse le salon au pas de course, faisant quelques glissements involontaires en direction de la bibliothèque où travaille Papa. J'ouvre la porte en grand quand je me rends compte que j'ai oublié mon carnet et un stylo. Mince alors, je retiendrai ce qu'il me dira.

" - J'ai une question, Papa.
- Tu as toujours des questions, Alice.
- Elle est importante, celle-là. Très importante, allez steuplait !
- T'as de la chance, j'ai terminé ce que je devais faire pour aujourd'hui, annonce-t-il. Allons dans le salon, on sera mieux installés. De plus, je dois faire à manger."

J'hoche la tête et je l'informe que je vais récupérer un carnet. Aussi vite arrivée, je repars, mes talons claquent sur les marches. Je récupère un carnet au hasard ainsi qu'un stylo quatre couleurs. Papa est dans la cuisine, face à une poêle remplie de courgettes spaghettis.

" - Alors, qu'est-ce qui te turlupine ?
- Comment tu t'es lancé dans l'écriture ? lui demandé-je.
- Hein ?!
- Pourquoi tu t'es mis à écrire ? Tu t'es lancé tout seul ou Papi et Mamie ont insisté ? Et d'ailleurs, pendant que j'y suis, comment tu te lances dans l'écriture d'un nouveau roman ? Comment tu poses ton premier mot ?
- Pourquoi tu demandes tout ça ?
- Tu sais, l'histoire du cactus ? Eh bien, je n'arrive pas à commencer le premier chapitre. J'ai besoin de toi, je soupire.
- Tu m'as posé beaucoup de questions...
- Bah... Tu réponds dans l'ordre."

Je sais que je l'agace légèrement avec mes questions mais c'est pas ma faute, je suis curieuse. Et puis, que serait l'humanité sans la curiosité ? Un groupe de personne qui ne pensent pas à la liberté et se laisse manipuler. Je souris à Papa. Après tout, il m'a jamais raconté pourquoi il s'est lancé en tant qu'écrivain, c'est un beau métier, certes, mais il est compliqué. Je croise les jambes, j'attends.

ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, la nuit je suis là
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins

Inktober PNJ 31 mondes à l’encre
L'OS arrive bientôt.

ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, la nuit je suis là
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins

Inktober PNJ 31 mondes à l’encre
Aujourd'hui, on va à la bibliothèque. Elle se trouve à l'autre bout de la ville, on a beaucoup de chemin à faire à pied. Peut-être que c'est trop loin ? Mais Maman m'a promis qu'on irait aujourd'hui. Aujourd'hui, ce n'est pas demain ou après-demain. On va à la bibliothèque, voir plein de livres. Il y aura vraiment beaucoup, beaucoup de livres. Et des livres pour tout le monde, pour les adultes, pour les grands enfants et pour les petits enfants, comme moi. Je suis juste petite aux yeux des autres mais je me sais grande. D'après Papa, il y aura encore plus de livres que notre bibliothèque qui a déjà beaucoup de livres, glissés sur les étagères d'un bois clair. Il y a beaucoup de beaucoup dans cette histoire. Mais on va à la bibliothèque, visiter la dame des savoirs.

Je saute comme une puce depuis la fin du déjeuner. La journée est passée de moitié, il est temps d'y aller. Je vais à la bibliothèque ! J'attends Maman dans l'entrée, elle devrait venir à un moment ou l'autre. Son rire retentit dans le couloir, terminant la discussion qu'elle avait Papa. Ses cheveux blonds flottent sur ses épaules et me rejoint en quelques pas. Après un signe d'au revoir, je glisse ma main dans la sienne, prête à aller à la bibliothèque, visiter la dame des savoirs. Papa vient quand même m'embrasser le front, me souhaitant bonne chance, après il repart à son travail : écrire pour que des nouveaux livres garnissent les étagères des bibliothèques.

Maman m'a dit que le trajet est long, mais je ne le pense pas à ce point. On doit prendre la voiture pour y aller alors qu'ils l’utilisent seulement pour les grands voyages. Calée dans mon rehausseur, mes jambes battent le bas du siège, je ne peux pas m’empêcher. On va à la bibliothèque. Sur la vitre froide de la voiture, je dessine avec ma salive. Sous mon doigt, la bibliothèque prend vie, emprunte le corps d'un humain pour vivre une journée parfaite avec ses livres. Je lui donne une robe, que j'imagine bleue. Elle est vieille, la bibliothèque, mais elle a toujours ses forces. Ses cheveux gris sont coiffés en boucles. Le temps passe, et la bibliothèque vit ce qu'elle a toujours rêvé. C'est elle qui nous appris que rêver est important.

ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, la nuit je suis là
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins

Inktober PNJ 31 mondes à l’encre
L'OS arrive... Dès que j'arrive à poser des premiers mots qui me plaisent.

ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, la nuit je suis là
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins

Inktober PNJ 31 mondes à l’encre
Il se peut que j'ai oublier et que j'ai 3 OS en retard.

ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, la nuit je suis là
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins

Inktober PNJ 31 mondes à l’encre
Au-dessus de moi, un livre vole. Je le tiens de mes mains tremblantes, à bout de bras. Je veux lire sur le dos, la seule façon est de le porter. Les pages se tournent difficilement, je dois toujours fermer le livre pour en tourner une. Heureusement que j'en suis qu'au début, imaginez la tension insoutenable et devoir fermer le livre pour lire le prochain mot. Le livre est lourd, en plus de ses cinq cents grammes, j'ai appris à la natation que maintenir son bras en l'air apporter environ deux kilos en plus et j'ai deux bras. Le livre est lourd, mes bras sont lourds, je dois porter cinq kilos et ça fait beaucoup pour une heure dans cette position. Un livre, ça ne vole pas, mais combien j'aimerai qu'il est des ailes là. On l'a inventé sans ailes.

Et pourquoi on l'a inventé sans ailes ? Pourquoi il ne peut pas voler ? Pourtant, il a une forme parfaite pour cela. Quand on l'ouvre, la couverture et la quatrième sont séparées par la tranche, elles peuvent représenter les ailes. La tranche, quant à elle, le corps. On regarde toujours les livres de face, avec la couverture devant nos yeux. On les étudie jamais par en-dessous ou au-dessus. En vrai, si on faisait des petites modifications pour assurer la légèreté du livre et la motricité des couvertures, il pourrait faire quelques mètres en planant. Je lance jamais de livre pour les passer à quelqu'un d'autre mais j'ai vu d'autres le faire. Le livre finit toujours par s'écraser au sol, refermé par la pression de l'air.

Je me relève de mon lit, posant mon livre sur la pile qui me sert de table de chevet. Je pourrais révolutionner le monde du livre en inventant ceux qui vole. Depuis longtemps, le marché du livre chercher des techniques pour embellir les livres comme les jaspages, les couvertures en œuvres d'arts mais jamais des techniques pour rendre un livre utile et pratique. Imaginez une ville où les livres volent et portent des messages aux destinataires. Imaginer une ville où les livres volent et font office de crieurs de rue. Pourquoi personne n'a jamais pensé à ça ?

Je m'installe sur ma chaise, et tire un carnet de mon étagère. On pourrait se demander comment je fais pour trouver le bon des le premier coup. Je l'ouvre sur une page vierge et attrape un crayon à papier au passage. Première étape, faire un dessin, un schéma serait plus correct, de l'objet qui seras amélioré. J'ouvre un livre au pif et commence à dessiner. Mes coups de crayons sont brefs et sur, j'ai tellement crayonner de livres dans la marge de mes cours que je pourrais le faire les yeux fermés. Un livre a été crée sans ailes, mais il a des couvertures qui pourraient faire l'affaire. Le seul bémol : elle ne peuvent qu'aller dans un sens.

J'ai déjà vu des livres voler. Je m'en souviens encore, c'était dans une librairie, je ne sais plus laquelle, il y a plusieurs à Killarney. Les libraires avaient accrochés des livres au plafond, avec du nylon transparent. Ce n'était pas des simples livres, il s'agissait bien de livre connue comme His Dark Materials de Philip Pullman ou bien The Lord of the Rings de Tolkien. Il était ouvert, offrant leurs pages au plafond. Mais, de ces pages, sortaient les personnages emblématiques de ces séries. Alors, Lyra marchait sur son histoire, Pantalaimon à ses côtés. Alors, Gandalf galopait sur son cheval blanc.

ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, la nuit je suis là
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins

Inktober PNJ 31 mondes à l’encre
" - Maman ! Tu sait où il est mon livre ? Tu sais, le livre avec les dragons sur la couverture ? Chais pas où je l'ai mis."

Dans la maison, le volume sonore ne dépasse jamais les discours endiablés des gens à la télévision quand Papa daigne, ainsi que Maman, de s’intéresser à la politique. En une minute, je viens de briser une des règles tacite que je connais depuis que je sais parler. Mais je ne sais pas où j'ai mis mon livre, je suis pourtant persuadée de l'avoir pris à l'école puis de l'avoir rangé dans mon sac. Si je l'ai oublié à l'école... Je ne passerai pas le soir à la maison, je dois savoir la fin. C'est pour ça que je l'ai pris à l'école. Impossible que je l'ai égarée là-bas, je ne pourrais jamais le perdre. Je sais pas où il est. Si je l'ai laissé à l'école, je suis prête à faire le mur, et m'infiltrer dans l'établissement juste pour le récupérer. Au pire, je me fait surprendre et je suis mise en garde à vue. C'est pas grave, j'aurais mon livre.

Je dévale l'escalier qui mène aux chambres et à la salle de bain. Mes talons claquent sur les marches, comme à chaque fois. Papa et Maman n'arrête pas de dire que je vais crever l'escalier. C'est trop bizarre, à la maison je marche sur mes talons, à l'école sur la pointe des pieds. Mais ce n'est pas ça le problème. J'ai perdu mon livre, je ne sais pas où je l'ai mis.

" - Maman ! Tu sais où... J'ai perdu mon livre, je peux aller à l'école le chercher. Imagine qu'on me l'a volé, tu peux appeler la direction ? Allez... C'est mon livre et je l'ai perdu."

Maman est dans le salon, encore crayonnée sur ses cartes. Papa et Maman ont eu de la chance d'exercer un métier qui leur plait. Et moi, j'ai pas trop eu de chance. Ils sont toujours entrain de travailler. Papa tape toujours sur son clavier des mots à la vitesse de la lumière pour les effacer juste après. Maman dessine toujours les mêmes cartes avec différents crayons de couleur pour voir la différence avant de la refaire sur son ordinateur. Mas c'est pas ça le problème. J'ai perdu mon livre. J'ai égaré mon livre. Je l'ai oublié. Je l'ai laissé quelque part.

Maman lit dans mes yeux, de la confusion et de la détresse s'en échappe.

" - Alice... Chut... On ne crie pas, on va le retrouver. dit-elle doucement, en me caressant les cheveux.
- Non... Il est perdu. Je l'ai perdu. Je suis prête à remuer ciel et terre pour le retrouver. un sanglot se forme dans ma gorge.
- Tu l'as juste laissé à l'école, rien de grave. Il ne peut rien lui arriver. Qui voudrait s’embarrasser d'un livre ?
- Et si il y a des voleurs qui rentre dans l'école et qui vole tous les livres ? Et si c'était le dernier exemplaire encore existant d'un livre disparu ? Et si..."

Maman me guide au canapé et on s'assoie. Je pose sa tête sur ses épaules, ces dernières minutes m'ont fatiguée. La disparition de mon livre occupe tout mon esprit. Je ne peux pas l'avoir oublier à l'école. La seule solution est qu'il soit à l'école. Je ne sais plus quoi penser. Mon livre ne peut pas être à l'école pourtant il est à l'école. Je l'aurai oublié. Comment j'ai pu faire ça ?

" - Maman, laisse-moi retourner là-bas. C'est simple, j'ai juste à escalader la grille et appuyer sur le bouton de l'accueil pour que la porte s'ouvre. Ça sera rapide et efficace. tentai-je.
- Ça jamais. Tu ne peux pas faire ça, l'école est fermée et ouvra seulement à huit heures demain.
- Mais ça sera rapide... Je suis discrète, personne ne me verra."

Je plonge mes yeux bleus dans ceux verts de Maman. Allez... Je sais qu'elle cédera jamais mais moi aussi. On abandonne pas son livre à un triste sort. Il faut que je le sauve. Elle soupire mais ne me lâche pas des yeux. Elle se passe les mains dans les cheveux, pesant le pour et le contre. Je sais qu'elle accepterait jamais mon idée folle, elle a peur pour moi. Ça, c'est ma Maman. Je l'aime. Je sais qu'elle est entrain de chercher une autre solution, moins risquée, plus sécurisée. J'ai toujours compris Maman comme elle m'a toujours compris. On pourrais être sœur tellement qu'on se connait pas coeur. Mais c'est ma Maman, et cela ne changera jamais. Un sourire s'étire sur les lèvres, les miennes forment un écho. Elle a trouvé une solution, c'est sûre. Je vais retrouver mon livre.

" - J'ai une idée...
- Je le savais !
- ... Mais elle va pas te plaire. On peut appeler tes amies pour voir si elles auraient récupéré ton livre. Peut-être que tu l'as oublié sur un banc et qu'elles sont passées après toi. Il y a des chances, non ? explique Maman. Je grimace.
- Il y a des chances, oui. Mais je l'aurai pas oublié sur un banc, quand même. Papa était à l'heure, cette fois. Plutôt dans la salle de classe.
- Ça revient au même."

Maman se lève pour aller chercher son téléphone, laissé je ne sais où. Cela dit, elle revient moins d'une minute après et elle est déjà au téléphone avec une des maman de mes meilleures amies. Elle me sourit puis s'assoie à côté de moi. Mes jambes tremblent, excitée par l'attente. Mais si aucune d'entre elle n'avait récupéré mon livre, où il est ? Je ne veux pas l'avoir oublié dehors, il prendra la pluie et il sera illisible. Je ne veux non plus que quelqu'un d'autre l'ait récupéré, il pourrait se moquer de mes lectures et jamais me le rendre. Je ne veux pas non plus que ce soit la maitresse qui l'ait récupéré, j'ai sûrement écris des choses dedans dont je ne voudrais pas qu'elle les voie.

Mes mains tremblent en prenant le téléphone. Je le colle maladroitement à mon oreille, et d'une voix dont je ne suis pas sûre qu'elle fasse bonne impression, je parle :

" - Allo ?
- Alice ?
- Louise ? Est-ce que... Est-ce que...
- Abrège, veux-tu. Tu ne seras pas déçue.
- Tu as mon livre ?
- Devine...
- Tu as mon livre !
- Et c'est une bonne réponde pour notre candidate, Alice Grant."

J'ai un rire nerveux. J’expulse toute l'émotion que j'ai contenue pendant ces vingt minutes de torture. Mon livre n'est pas seule à l'école, il n'est pas dans les mains d'un inconnu qui l'aurait trouvé nul ne sait où. Il est au chaud, chez Louise. J'ai eu de la chance, que Maman trouve la bonne personne des le premier coup. Je tourna la tête vers elle. Elle a entendu mon cri du coeur, et lit facilement la question dans mon regard. Est-ce que je peux aller chercher mon livre chez Louise ?

" - Dépèche-toi, la nuit tombe.
- J'y vais, j'y cours, j'y vole. J'arrive Louise, attends-moi.
- Je t'attend, le livre ne va s'échapper."

En moins d'une minute, je suis dehors. Prête à récupérer mon livre.

ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, la nuit je suis là
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins

Inktober PNJ 31 mondes à l’encre
Le salon n'est pas la bibliothèque. Mais il pourrait y ressembler, sauf que les livres ne sont pas rangés. En vrai, toutes les pièces pourraient être une bibliothèque mais c'est le salon qui la représente le plus. Il y a des livres partout et des faux livres aussi. Maman a tenu d'afficher une photographie de son paysage préféré à côté d'une carte de l'Irlande. A par ça, il n'y a que des livres et des livres de tous le monde.

Papa est celui qui en fait le plus attention. Ça ne veut pas dire que je traite les livres comme des détritus, loin de là. Mais pour Papa, ce sont des dieux et il faut en prendre soin. Quand il doit faire autre chose mais qu'il n'a pas terminé de lire, il prends un marque-page, le glisse soigneusement à la page où il s'est arrêté et pose le livre sur la table qui fait face au canapé. Il ne commence jamais deux livres en même temps, alors il en a toujours qu'un seul sur la table. Ça l'arrange contrairement à moi, il me demande toujours de ranger les miens.

Maman, elle, en fait, elle ne lit pas trop de livre. Elle lit les romans que je lui recommande. Les livres qu'elle aime ne raconte pas d'histoire, c'est souvent des manuels de géographie avancé ou geopolitique. Il lui arrive de lire des livres d'images de beau paysage mais ça se lit vite, ça. Par contre, elle les range toujours. Je ne pourrai jamais faire ça.

ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, la nuit je suis là
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins

Inktober PNJ 31 mondes à l’encre
Je connais des héros, moi. Des héros du quotidien : Papa, Maman ou maitresse par exemple. Nous aussi, les enfants, on est des héros. Des héros de notre propre vie, oui. Je crois qu'il y a une citation qui veut dire ça, c'est... Tu es le centre du monde, l’héroïne de ta propre histoire. Certains ne l’interprète pas correctement, il se focalise sur la première partie et oublie la seconde. Depuis toujours, on nous répète qu'on est pas le centre, le nombril, le blabla du monde. On nous a toujours dit que c'était pas bien, que les autres comptaient aussi. C'est vrai. Mais nous aussi. Je crois que cette phrase veut dire deux choses. Elle nous insiste à vivre notre vie à fond, à penser qu'on est fait pour ça et que ce n'est personne qui nous a choisi notre destinée pour nous. Mais elle veut dire aussi que, chaque personne autour de nous est le héros de sa propre histoire. Être au centre de sa vie ne veut pas dire être seul au monde, c'est aussi d'accueillir, d'écouter et de respecter le voyage des autres, être un bon compagnon.

" - Vous savez, je connais des héros ? J'en suis moi-même une.
- Alice... On veut bien te croire, parfois, mais des fois, ça va trop loin, beaucoup trop loin.
- Tu es le centre du monde, l’héroïne de ta propre histoire philisophai-je.
- "

Dans mon histoire, je suis l'héroïne. Mes compagnons sont Papa, Maman, Louise et Emily. J'ai aussi des compagnons très spéciaux, les Mots. Ils sont toujours là, à côté de moi, dans les livres que je lis, dans les textes que j'écris. Je me demande si eux aussi ont une histoire où ils sont les héros. Ils doivent être des héros, c'est sûre. Ce n'est pas une supposition mais une évidence. Ce sont eux qui retranscrivent nos histoires, ce sont eux qui gardent nos histoires. On les utilise pour raconter nos exploits, on les utilise pour comprendre le monde. Et si, les Mots étaient les héros cachés de chaque histoires ? Et si, les Mots étaient la vérité de chaque récits ? Ils devraient avoir une propre histoire : ils ne sont pas le centre du monde mais son tout.

Je serai l'écrivaine de leur histoire, je leur rendrai leur grandeur et leur utilité. Et pour cela, je commence maintenant.

ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, la nuit je suis là
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins

Inktober PNJ 31 mondes à l’encre
L'heure tourne mais les mots ne s'inscrivent pas.
L'OS arrivera bientôt.

ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, la nuit je suis là
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins