Aimes moi, je te fuis
Alaric avait mal. Alaric avait très mal. Si mal qu'il aurait préféré qu'on achève toute sa souffrance à cet instant précis. Peu importe comment, du moment qu'il ne souffrait plus. Mais la douleur lui rappelait aussi l'existence d'Elam. Non, ce n'était pas à cause de lui qu'il souffrait. Mais si Elam n'avait pas été là, peut-être aurait-il moins souffert. Peut-être aurait-il accepté plus facilement tout le reste. Il n'aurait pas eu à le voir pleurer, et à entendre toutes ces questions dont il ne voulait pas entendre la réponse. Comment expliquer au Poufsouffle sans le blesser qu'il ne pouvait pas sortir avec lui à cause de son sang? Et qu'il ne pourrait jamais rien changer à ça? Que toute sa vie, la seule chose qu'il pourrait blâmer pour la douleur ressentie ce jour-là serait sa partie moldue, aussi minime soit-elle? Comment pouvait-on vivre avec une douleur pareille, sans se blâmer soi-même un seul instant? C'était impossible, n'est-ce pas? Alaric savait que ça l'était.
Et il ne pouvait rien y faire. Alors il se contenta de le regarder s'effondrer devant lui, en larmes, laissant toutes ces questions en suspend, sans réponses. Car il n'avait plus rien à dire. Il ne pourrait que plus le blesser, et il ne pouvait pas s'y autoriser. Il savait aussi que son frère n'était pas loin, et il ne pouvait pas se faire prendre à le consoler. Non. Alors il ne pouvait que rester planter là, retenant ses larmes, terrifié à l'idée de voir son frère revenir, terrifié de se faire prendre, terrifié à l'idée que Jace balance tout à ses parents, et que tout recommence. Tout. La haine, la honte, l'angoisse, les coups... Non. Il ne voulait pas revivre ça. Pas une nouvelle fois. Il avait trop souffert. C'était ça, l'amour? De la sérénité qui menait à la souffrance? À la crainte de perdre celui qu'on aime? À la honte de se faire voir? Était-ce vraiment ça, l'amour? Parce que, si c'était le cas, il préférait encore ne plus le ressentir, plus jamais, et pour personne. Ça faisait trop mal.
Et puis, par amour, on faisait des choses stupides, insensées. On blessait par amour. On mentait pour être aimer. Là, par exemple, n'était-il pas en train de faire quelque chose de stupide? Ne s'accroupissait-il pas pour arriver à la hauteur de son visage? N'était-il pas en train de lui essuyer une larme? Puis une autre? Avait-il envie de le prendre dans ses bras, et de le serrer fort, si fort que plus rien ne pourrait les séparer, ni sa famille, ni son sang, ni tout le reste? Qu'attendait-il pour le faire? Au fond, n'était-ce pas ce qu'il voulait? Pourquoi ne le prenait-il pas dans ses bras? Pourquoi avait-il peur? Pourquoi n'arrivait-il pas à abréger ses souffrances? Juste un peu?
Et puis, après toutes ces questions, la réponse arriva enfin. Une main se posa sur son épaule, et se resserra sur elle, le forçant à se relever. Aucune larme n'avait coulé sur ses joues, ça en revenait presque au miracle. De haut, le Poufsouffle avait l'air minuscule. Encore plus que d'habitude. C'était fou comment certaines personnes pouvaient prendre encore plus de place que prévue dans nos vies. C'était... Totalement incroyable.
- Je savais que tu pouvais faire pleurer ce sale traître à son sang. Tu vois quand tu veux...
Alaric planta un regard assassin dans celui de son grand-frère, mais ne pût rien dire. Après tout, il avait raison sur ce point, c'était bien lui qui l'avait fait pleuré. C'était lui le responsable. Il se contenta de faire un mouvement de tête comme pour l'inviter à partir. Mais, apparemment, Jace n'était pas totalement de cet avis.
- Tu lui dis pas au revoir?
Le sourire sur ses lèvres était malsain. Comme si il venait de se venger de quelque chose qu'Alaric lui avait fait. Comment pouvait-il faire un truc aussi horrible? C'était tellement... Cruel. Oui, c'était ça, son frère était cruel. Du moins, en cet instant précis. Il était là dans le seul but de le rabaisser.
- On s'en va, Jace.
- C'est pas très poli ce que tu fais là... Pas qu'il en vaille la peine, bien sûr...
- Tais-toi. On s'en va.
- C'est comme ça que tu parles à ton grand-frère?
La tension était palpable. Jamais Alaric n'aurait rêvé être dans une situation de la sorte. Il avait mal, mais maintenant, chaque seconde passée près d'Elam faisait mal au Poufsouffle. Il devait s'en aller, maintenant. Pourquoi Jace ne voulait-il pas s'en aller? Il ne pouvait pas laisser Elam seul avec lui, tout de même.
- Tu as quelque chose à lui dire avant de partir, peut-être?
- Moi, non, à part des choses qu'il a sûrement entendu avant d'être enfermé dans un sale placard, ce qu'il méritait, d'ailleurs. Mais bon, j'imagine que tu lui as déjà assez répété pour qu'il s'en souvienne, n'est-ce pas?
Alaric sentit son cœur s'arrêter pendant trois secondes. Oui, trois. Une première pour la réalisation de ce qu'il venait de dire. Jace savait autant que lui qu'il avait été harcelé à cause de son statut de sang-mêlé. Et il venait de lui dire qu'il était d'accord avec ses harceleurs. Une seconde pour la violence du propos. Et pour se retenir d'envoyer son poing dans la figure de son grand-frère. Il avait déjà assez fait de mal pour aujourd'hui. Et une dernière pour se rendre compte qu'il participait à son harcèlement. Oui, lui, Alaric Alexander Blackwood, participait au harcèlement du garçon qu'il aimait. Et ça, ça ne pouvait faire que plus mal.
- On. S'en. Va.
Jace leva un sourcil, avant de finalement tourner les talons, sans perdre son sourire narquois aux lèvres. Il avait fait ce qu'il avait à faire. Alaric, quand à lui, n'adressa pas un seul regard à Elam. Il ne pouvait pas risquer que Jace l'aperçoit et décide finalement de rester encore un peu pour torturer son frère et le pauvre Poufsouffle. Il n'en était pas question. Alors il suivit sans un mot de plus son frère, l'esprit torturé, le regard embué, mais, pire encore, le cœur brisé. Jamais il n'aurait imaginé avoir le pouvoir de faire aussi mal à la personne qu'il aimait. Et pourtant, c'était lui qui venait de lui asséner le coup de grâce.
Et il ne pouvait rien y faire. Alors il se contenta de le regarder s'effondrer devant lui, en larmes, laissant toutes ces questions en suspend, sans réponses. Car il n'avait plus rien à dire. Il ne pourrait que plus le blesser, et il ne pouvait pas s'y autoriser. Il savait aussi que son frère n'était pas loin, et il ne pouvait pas se faire prendre à le consoler. Non. Alors il ne pouvait que rester planter là, retenant ses larmes, terrifié à l'idée de voir son frère revenir, terrifié de se faire prendre, terrifié à l'idée que Jace balance tout à ses parents, et que tout recommence. Tout. La haine, la honte, l'angoisse, les coups... Non. Il ne voulait pas revivre ça. Pas une nouvelle fois. Il avait trop souffert. C'était ça, l'amour? De la sérénité qui menait à la souffrance? À la crainte de perdre celui qu'on aime? À la honte de se faire voir? Était-ce vraiment ça, l'amour? Parce que, si c'était le cas, il préférait encore ne plus le ressentir, plus jamais, et pour personne. Ça faisait trop mal.
Et puis, par amour, on faisait des choses stupides, insensées. On blessait par amour. On mentait pour être aimer. Là, par exemple, n'était-il pas en train de faire quelque chose de stupide? Ne s'accroupissait-il pas pour arriver à la hauteur de son visage? N'était-il pas en train de lui essuyer une larme? Puis une autre? Avait-il envie de le prendre dans ses bras, et de le serrer fort, si fort que plus rien ne pourrait les séparer, ni sa famille, ni son sang, ni tout le reste? Qu'attendait-il pour le faire? Au fond, n'était-ce pas ce qu'il voulait? Pourquoi ne le prenait-il pas dans ses bras? Pourquoi avait-il peur? Pourquoi n'arrivait-il pas à abréger ses souffrances? Juste un peu?
Et puis, après toutes ces questions, la réponse arriva enfin. Une main se posa sur son épaule, et se resserra sur elle, le forçant à se relever. Aucune larme n'avait coulé sur ses joues, ça en revenait presque au miracle. De haut, le Poufsouffle avait l'air minuscule. Encore plus que d'habitude. C'était fou comment certaines personnes pouvaient prendre encore plus de place que prévue dans nos vies. C'était... Totalement incroyable.
- Je savais que tu pouvais faire pleurer ce sale traître à son sang. Tu vois quand tu veux...
Alaric planta un regard assassin dans celui de son grand-frère, mais ne pût rien dire. Après tout, il avait raison sur ce point, c'était bien lui qui l'avait fait pleuré. C'était lui le responsable. Il se contenta de faire un mouvement de tête comme pour l'inviter à partir. Mais, apparemment, Jace n'était pas totalement de cet avis.
- Tu lui dis pas au revoir?
Le sourire sur ses lèvres était malsain. Comme si il venait de se venger de quelque chose qu'Alaric lui avait fait. Comment pouvait-il faire un truc aussi horrible? C'était tellement... Cruel. Oui, c'était ça, son frère était cruel. Du moins, en cet instant précis. Il était là dans le seul but de le rabaisser.
- On s'en va, Jace.
- C'est pas très poli ce que tu fais là... Pas qu'il en vaille la peine, bien sûr...
- Tais-toi. On s'en va.
- C'est comme ça que tu parles à ton grand-frère?
La tension était palpable. Jamais Alaric n'aurait rêvé être dans une situation de la sorte. Il avait mal, mais maintenant, chaque seconde passée près d'Elam faisait mal au Poufsouffle. Il devait s'en aller, maintenant. Pourquoi Jace ne voulait-il pas s'en aller? Il ne pouvait pas laisser Elam seul avec lui, tout de même.
- Tu as quelque chose à lui dire avant de partir, peut-être?
- Moi, non, à part des choses qu'il a sûrement entendu avant d'être enfermé dans un sale placard, ce qu'il méritait, d'ailleurs. Mais bon, j'imagine que tu lui as déjà assez répété pour qu'il s'en souvienne, n'est-ce pas?
Alaric sentit son cœur s'arrêter pendant trois secondes. Oui, trois. Une première pour la réalisation de ce qu'il venait de dire. Jace savait autant que lui qu'il avait été harcelé à cause de son statut de sang-mêlé. Et il venait de lui dire qu'il était d'accord avec ses harceleurs. Une seconde pour la violence du propos. Et pour se retenir d'envoyer son poing dans la figure de son grand-frère. Il avait déjà assez fait de mal pour aujourd'hui. Et une dernière pour se rendre compte qu'il participait à son harcèlement. Oui, lui, Alaric Alexander Blackwood, participait au harcèlement du garçon qu'il aimait. Et ça, ça ne pouvait faire que plus mal.
- On. S'en. Va.
Jace leva un sourcil, avant de finalement tourner les talons, sans perdre son sourire narquois aux lèvres. Il avait fait ce qu'il avait à faire. Alaric, quand à lui, n'adressa pas un seul regard à Elam. Il ne pouvait pas risquer que Jace l'aperçoit et décide finalement de rester encore un peu pour torturer son frère et le pauvre Poufsouffle. Il n'en était pas question. Alors il suivit sans un mot de plus son frère, l'esprit torturé, le regard embué, mais, pire encore, le cœur brisé. Jamais il n'aurait imaginé avoir le pouvoir de faire aussi mal à la personne qu'il aimait. Et pourtant, c'était lui qui venait de lui asséner le coup de grâce.
1051 mots
DÉSOLÉ
DÉSOLÉ
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 2A 2051-2052 inscrit à la Chrono Fiche PR
#5e9a80 2A 2051-2052 inscrit à la Chrono Fiche PR
Aimes moi, je te fuis
TW : Haine de soi et de son statut de sang
Je le sens, plus que je ne le vois, s'accroupir devant moi. Et ses mains, douces, encore et toujours, froides, un peu, qui viennent essuyer les larmes qui coulent sur mes joues, une par une. Bizarrement, ça ne fait que relancer mes larmes. Pourquoi il est aussi doux ? Après m'avoir fait mal ? Encore ? C'est quoi le problème ? C'est quoi notre problème ? C'est quoi mon problème ? Alaric se relève, et la voix de Jace retentit, me tirant un long frisson de peur.
Mon corps entier se tend. Mon sang. Mon sang. Mon sang, mon sang, mon sang. Ce sang sur lequel je n'ai aucune prise. Ce mélange de Moldu et de Sorcier. Mon sang entaché par un sang dont la magie est absente. Pas assez sorcier pour être accepté par eux, pas assez Moldu pour me sentir à ma place parmi eux. Une anomalie. Un hybride. J'ai déjà entendu ça. Une anomalie qui n'appartient à aucun des mondes, incapable de trouver sa place. Ce stupide sang qui fait de moi la limite entre deux reflets qui ne se réuniront jamais. Mon sang. Mon sang. Mon sang vicié.
Impur.
Traitre à son espèce.
Chimère.
Enfant d'une traîtresse.
L'être sali que je suis ne mérite pas un mot de sa part. Va-t'en. Allez-vous en. Je n'en vaux pas la peine, Jace a raison. Souillure. J'ai mal. J'aime pas. J'aime pas mon sang. Je m'aime pas. Je mérite même pas l'attention d'Alaric. Je devrais pas lui plaire. Je le mérite pas. Je suis une erreur.
Mon coeur se serre. Le placard. C'est lui. C'est lui. C'était lui. C'était sa faute. C'est à cause de lui que je me suis retrouvé enfermé avec Matthew. Jace. Alaric. Les Blackwood. Ils valent pas, mais est-ce que je vaux mieux qu'eux ? Non. J'ai mal. Pourquoi j'ai mal ? Quelque part, je le mérite je suppose. Pour avoir osé y croire. Osé rêver qu'Alaric puisse m'aimer. C'est drôle l'espoir. C'est fort. On se sent invincible quand on espère. Jusqu'à ce que quelqu'un trouve les mots exacts, l'action à exécuter pour le détruire. Et après, il ne reste plus que les yeux pour pleurer, et les éclats à recoller. Mais qu'est-ce qu'on fait quand on se sent indigne de l'espoir ? Vaut-il vraiment la peine qu'on la répare ? Pour vivre encore et encore la même histoire, à répétition, ai-je vraiment envie d'espérer encore ? Non.
Alaric ne m'aime pas.
L'amour, ça fait pas mal comme ça.
Alaric ne m'aime pas. Je refuse d'y croire encore. Alors qu'ils quittent les lieux, je continue de pleurer, enfoncé dans un renfoncement du mur.
Va, tu me hais... Et moi aussi
445 mots
@Alaric Blackwood, je vais m'arrêter là
On remercie Cinaed pour certains passages du 2è paragraphe
anglais : #fcff35 ✦ arabe : #a74255
et le p'tit pou de Dorian Peachey - P'tite pelote de coton - Elou - Adelaidem admiror ; dea est - P'tit saloupiaud - Leprechaun - Douceur d'Adélaïde - Jolies Bouclettes
et le p'tit pou de Dorian Peachey - P'tite pelote de coton - Elou - Adelaidem admiror ; dea est - P'tit saloupiaud - Leprechaun - Douceur d'Adélaïde - Jolies Bouclettes
Aimes moi, je te fuis
Dès qu'Alaric tourna dans le prochain couloir et fût persuadé qu'Elam ne pouvait plus le voir, il se tourna vers Jace et lui lança un regard assassin, les yeux embués de larmes. Jamais il n'avait été aussi en colère contre son grand frère de sa vie. Et pourtant, il en avait eu des occasions... Entre toutes ces moqueries, ce rabaissement permanent à cause de son âge, ou encore tout ce qu'il pouvait lui reprocher. Sans oublier son inaction face à ce qu'il vivait avec leurs parents. Mais là, c'était trop. C'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Il avait mal, il s'en voulait, et il en voulait à Jace de n'avoir fait qu'empirer la situation. Pourquoi avait-il fait une chose pareille? Pourquoi lui infligeait-il ça? C'était tellement... Méchant.
- Quoi? Ne me dis pas que tu m'en veux de t'avoir tiré de là?
Le ton de Jace était désabusé, comme si il était persuadé de n'avoir rien fait de mal. Alaric écarquilla les yeux avant de soupirer et de serrer les dents, énervé.
- Me tirer de quelle situation, exactement? Tout allait bien! Très bien, même!
- Oui! Et c'était ça le problème! Qu'est-ce que je t'ai dit à ce propos, Alaric? T'attaches pas à lui. Tu veux vraiment revivre la même chose qu'avec ton sale sang-de-bourbe de Portree
- Tu veux parler du moment où je t'ai fait confiance et où je t'ai tout expliqué puis où tu as décidé que la confiance ne valait absolument rien? Le moment où tu as préfère me trahir plutôt que de cacher quelque chose d'aussi simple que ça aux parents?
- Je t'avais demandé de ne plus le voir! Tu n'avais qu'à m'écouter!
- J'allais le faire! Le soir où tu m'as balancé, je lui avais dit qu'on ne pourrait plus jamais se revoir!
- Comment je pouvais le savoir?
- Tu aurais pu me faire confiance!
Silence. Un long silence, lié par la confiance brisée de deux frères pendant une dispute. Celle qui peut sceller la fin d'un problème, ou en commencer un autre. Et rien ne pouvait terminer celui-là. Ce fût Jace qui brisa ce silence pesant.
- Dis-moi que tu n'étais pas en train d'embrasser ce traître à son sang juste avant que j'arrive et je m'excuserai.
- Ne l'appelles pas comme ça...
- DIS-LE.
Alaric se figea sur place. Cette fois, il avait peur. Peur de ce qu'il pouvait faire, peur du pouvoir que Jace détenait entre ses mains face à lui. Il savait. Il pouvait de nouveau le balancer. Et ça e terrifiait.
- Tu vois? Je t'avais dit que j'avais bien fait de te tirer de là.
- Je te déteste.
Jace planta un regard méprisant dans celui terrifié d'Alaric. Le plus grand n'attendit pas longtemps pour répondre, mais le lapse de temps qu'il laissa entre les deux prises de paroles paru comme durer une éternité. Quel grand frère n'aurait pas mal d'entendre son petit frère dire qu'il le détestait, les larmes aux yeux? Mais comment pouvait-il faire preuve d'une seule émotion quand il avait apprit à toutes les cacher et les redouter? Alors il se contenta de rester froid et méprisant, comme si le jugement d'Alaric lui importait peu.
- Mes parents m'aiment. C'est tout ce qui compte pour moi.
C'est sur ces mots qu'il laissa Alaric au milieu de ce couloir trop lumineux. Le Serpentard le regarda partir, avant d'éclater en sanglots. Grâce à ses dernières forces, il réussi à s'enfermer dans une cabine des toilettes abandonnées et y resta, assit sur le sol sale et dans l'ambiance sombre de la pièce. Il avait mal partout, il avait peur. Trop de questions, trop peu de réponses. Trop d'incertitudes. Il voulait rester ici jusqu'à la fin de sa vie, et ne plus jamais en sortir. Une partie de lui aurait préféré ne pas avoir existé, mais une autre se préparait déjà à tout arranger, préparant des mensonges, pour démentir tout ce qu'il s'était passé avec Elam. Mais l'oublier n'était pas une option. Il lui était impossible de le sortir de sa tête. Alors il laissa son visage trempé de larmes, ses yeux tristes et sa voix brisée tourner dans son esprit, encore et encore...
- Quoi? Ne me dis pas que tu m'en veux de t'avoir tiré de là?
Le ton de Jace était désabusé, comme si il était persuadé de n'avoir rien fait de mal. Alaric écarquilla les yeux avant de soupirer et de serrer les dents, énervé.
- Me tirer de quelle situation, exactement? Tout allait bien! Très bien, même!
- Oui! Et c'était ça le problème! Qu'est-ce que je t'ai dit à ce propos, Alaric? T'attaches pas à lui. Tu veux vraiment revivre la même chose qu'avec ton sale sang-de-bourbe de Portree
- Tu veux parler du moment où je t'ai fait confiance et où je t'ai tout expliqué puis où tu as décidé que la confiance ne valait absolument rien? Le moment où tu as préfère me trahir plutôt que de cacher quelque chose d'aussi simple que ça aux parents?
- Je t'avais demandé de ne plus le voir! Tu n'avais qu'à m'écouter!
- J'allais le faire! Le soir où tu m'as balancé, je lui avais dit qu'on ne pourrait plus jamais se revoir!
- Comment je pouvais le savoir?
- Tu aurais pu me faire confiance!
Silence. Un long silence, lié par la confiance brisée de deux frères pendant une dispute. Celle qui peut sceller la fin d'un problème, ou en commencer un autre. Et rien ne pouvait terminer celui-là. Ce fût Jace qui brisa ce silence pesant.
- Dis-moi que tu n'étais pas en train d'embrasser ce traître à son sang juste avant que j'arrive et je m'excuserai.
- Ne l'appelles pas comme ça...
- DIS-LE.
Alaric se figea sur place. Cette fois, il avait peur. Peur de ce qu'il pouvait faire, peur du pouvoir que Jace détenait entre ses mains face à lui. Il savait. Il pouvait de nouveau le balancer. Et ça e terrifiait.
- Tu vois? Je t'avais dit que j'avais bien fait de te tirer de là.
- Je te déteste.
Jace planta un regard méprisant dans celui terrifié d'Alaric. Le plus grand n'attendit pas longtemps pour répondre, mais le lapse de temps qu'il laissa entre les deux prises de paroles paru comme durer une éternité. Quel grand frère n'aurait pas mal d'entendre son petit frère dire qu'il le détestait, les larmes aux yeux? Mais comment pouvait-il faire preuve d'une seule émotion quand il avait apprit à toutes les cacher et les redouter? Alors il se contenta de rester froid et méprisant, comme si le jugement d'Alaric lui importait peu.
- Mes parents m'aiment. C'est tout ce qui compte pour moi.
C'est sur ces mots qu'il laissa Alaric au milieu de ce couloir trop lumineux. Le Serpentard le regarda partir, avant d'éclater en sanglots. Grâce à ses dernières forces, il réussi à s'enfermer dans une cabine des toilettes abandonnées et y resta, assit sur le sol sale et dans l'ambiance sombre de la pièce. Il avait mal partout, il avait peur. Trop de questions, trop peu de réponses. Trop d'incertitudes. Il voulait rester ici jusqu'à la fin de sa vie, et ne plus jamais en sortir. Une partie de lui aurait préféré ne pas avoir existé, mais une autre se préparait déjà à tout arranger, préparant des mensonges, pour démentir tout ce qu'il s'était passé avec Elam. Mais l'oublier n'était pas une option. Il lui était impossible de le sortir de sa tête. Alors il laissa son visage trempé de larmes, ses yeux tristes et sa voix brisée tourner dans son esprit, encore et encore...
715 mots
*s'éclaircit la gorge* "je m'excuse pour la gêne occasionnée"
*s'éclaircit la gorge* "je m'excuse pour la gêne occasionnée"
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 2A 2051-2052 inscrit à la Chrono Fiche PR
#5e9a80 2A 2051-2052 inscrit à la Chrono Fiche PR