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ELLIOT PARKER
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A l'issue du premier entraînement, Elliot ne s'était pas éternisé dans les vestiaires et avait préféré s'éclipser. Son sac de sport à l'épaule, sa gourde à la main et un rapide signe de main, et il avait filé en courant. Le Canadien n'était plus si Canadien à paraître presque impoli. Tout lui paraissait tellement nouveau et tellement loin de ce qu'il connaissait qu'il avait eu besoin de souffler seul.

Et si la session du jour l'avait particulièrement épuisé, il s'était toutefois promis de rester. Malgré sa toux qui ne le lâchait pas depuis trois jours, malgré ses mains qui semblaient brûler dû aux chocs des Souafles répétés. Elliot était d'abord descendu de son balai alors même que celui-ci volait encore à un mètre au-dessus du sol et avait trottiné rapidement sur l'herbe pour ne pas tomber. Puis, dégrafant les protections attachées à ses mains à l'aide de ses dents, il tenta d'héler un des poursuiveurs.

– Eh !, commença-t-il en courant vers lui pour le rattraper. Faudra que tu m'apprennes comment tu prends tes virages comme ça, j'ai bien cru que tu allais te prendre l'anneau plusieurs fois !

Combien de temps fallait-il rester dans l'équipe avant que les secrets ne soient partagés ? A l'inverse, le Canadien était bien obligé de se demander si lui en ferait autant. Il était quelque peu méfiant des Anglais. C'est qu'on disait qu'ils étaient à l'image de leur météo : froide et imprévisible. Alors oui, Elliot marchait sur des œufs avec cette équipe. Certes, il voulait bien faire, mais si c'était pour se prendre des coups de batte à peine arrivé, il lui faudrait changer de technique rapidement pour s'adapter. Et en partant de coups de batte...

Le gardien était sorti rapidement des vestiaires, mais avait attendu le Poursuiveur, pensant qu'il serait plus facile de faire connaissance si les deux partaient dans la même direction, mais c'était la batteuse qu'il croisa en sortant des vestiaires. Alors, à nouveau :

– Eh ! Sa voix porterait, il n'y avait aucun doute, mais par précaution, il s'avança vers elle en accélérant doucement le pas. Leo, c'est ça ? J'attendais Ethan pour lui proposer d'aller boire un verre. Ca te dit ? Enfin, je sais pas si c'est quelque chose que vous faites après les entrainements ?

Il avait bien eu envie de rajouter une blague sur la consommation de bières des Anglais, et , par conséquent, qu'il s'étonnerait qu'on lui refuse son verre, mais déjà, sa toux avait repris et ensuite, son ADN canadien l'empêchait de tenter cet humour à ce stade du jeu.

– C'est que vous avez un tas de choses à m'apprendre. Un sourire quelque peu taquin se dessina sur son visage et il ajouta. Enfin pas en terme de jeu. Là, je domine clairement.

Tant pis pour l'ADN canadien, puisqu'après tout celui-ci devait devenir anglais.

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@Leo Ginger

Fiche PR - 5e année RP - 1m73

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Leo est contente que les entraînements reprennent. Car qui dit entraînements, dit Quidditch. Qui dit entraînements, dit aussi journées organisées. Et surtout, reprise des entraînements dit reprise de la Ligue.

Cette année, ce sera la grande revanche des Frelons de Wimbourne.

Que ce soit dit. En tout cas, c'est ce qu'eux, ils se sont dit. Ça se sent dans l'ambiance de l'équipe, aussi. Ça se sent que les Frelons sont plus deter que jamais. Deter mais prêts à changer des choses, également. En même temps, l'avant dernière place au classement ce n'est pas un résultat avec lequel on peut se montrer satisfait. Encore moins quand on a tellement la rage de gagner que dans leur équipe. Simultanément, c'est probablement ça qui a contribué aussi à les couler l'année passée : au lieu de la prise de recul et de l'analyse posée, les Frelons ont serré les dents avec le même discernement que celui d'un taureau coiffé des œillères de l'obstination qui qui continue à charger, à foncer tête baissée en se disant qu'y aller plus fort encore serait forcément la clé de la victoire. Spoiler : pas tellement. Il y en a eu que deux durant la saison. Deux. Ça non plus, ce n'est pas un résultat avec lequel on peut se monter satisfait.

Des mauvaises langues ont crié à ce que l'on vire l'entraîneuse, mais Fakner est restée. Évidemment qu'elle-même s'est remise en question face au débâcle de la saison, mais les joueurs et joueuses de l'équipe et la direction de celle-ci lui font confiance et ainsi, elle est toujours là. La confiance, c'est ce qu'il y a de plus important chez les Frelons. On ne te l'accorde pas gratos dès le jour 1 – Leo en a fait l'expérience elle-même à son arrivée – mais une fois tu l'as, tu l'as. C'est une équipe très soudée, les Frelons. Très solidaire, genre on se lâche pas en cours de route. Aussi, leo est convainque qu'ensemble – cet ensemble incluant l'entraîneuse – ils sauront se relever. Ainsi, aujourd'hui, c'est toujours la même voix portante qui lance ses ordres sur le terrain, les mêmes coups de sifflet brefs mais stridents qui mettent fin à un exercice, ces mêmes sourcils forcés de détermination qui donnent à l'entraîneuse un air contrarié qui est en fait concentré. En même temps, elle a l'air plus détendue que d'habitude, ça se voit que Kent l'a forcée à prendre des vacances. Probablement que c'était une bonne chose.

Au niveau individuel, le bilan que l'Anglaise a tracé après sa première année a été plus positif. Elle se sent à sa place, dans cette équipe. L'esprit lui plaît, le style de jeu aussi. La preuve la plus flagrante de son épanouissement est probablement qu'après une année de remplacement en alternance, la voilà batteuse titulaire.

Et ce n'est pas la seule nouveauté de l'année, car si c'est vrai que si la coach est restée, il y a eu quelques changements dans leurs rangs. Tout d'abord, Igor, ancien batteur titulaire les a quittés. C'était un bon mentor et Leo est un peu triste de ce départ, mais comme c'est elle qui a pris sa place, elle ne peut pas trop s'en plaindre. Tsasis et Tom sont partis aussi. L'attrapeur a été remplacé par une certaine Lime Deville, tandis que c'est un Canadien qui défend dorénavant leurs anneaux.

En parlant du loup... le voilà qui l'interpelle pour lui proposer un verre.

Leo sourit et ralentit le pas, le laissant la rejoindre. Elliot Parker. Elle trouve qu'il a l'air plutôt sympa. Et puis même si elle reste la benjamine de l'équipe, ils ont quasiment le même âge, tous les deux. Ça aussi c'est cool. Alors évidemment qu'elle accepte la proposition : ça sera l'occasion d'apprendre à le connaître.

"Bah avec plaisir écoute, ouais ! Y a un pub pas loin où on va parfois, j'te montrerai."

Elle remarque qu'elle a un lacet défait, alors elle s'accroupit. Tout en renouant le noeud, elle lève les yeux vers son nouveau coéquipier et lui adresse un sourire.

"Par contre, montre pas cette toux à Maya, sinon c'est pas avec un verre mais une tasse de tisane que tu te retrouves ! Leo se relève. C'est le grand froid anglais qui a surpris le Canadien ?

Elle a dit ça sur un ton léger, le ton de la plaisanterie, mais en réalité, elle l'admire quand même pas mal, Elliot. Quitter son pays pour s'installer sur un autre continent, loin de chez soi, ce n'est pas ce qu'il y a de plus évident. Est-ce qu'elle le pourrait ? Leo n'en est pas sûre. Plus sérieuse, elle finit par demander :

"Tu connais du monde en Grande-Bretagne ?"

ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin