Wishbone
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Os à souhaits

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Os à souhaits
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Someone always gets the short end of the stick1
1quelqu'un a toujours le plus petit bout de l'os
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Comment une famille beaucoup trop conservatrice et un ami d'enfance peuvent-ils briser la confiance d'un enfant
TW : problèmes familiaux, violence intra-familiale, homophobie, manipulation émotionnelle
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- Acteur
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Dernière modification par Alaric Blackwood le 21 oct. 2026, 10:58, modifié 3 fois.
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 2A 2051-2052 inscrit à la Chrono Fiche PR
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Wishbone
![]() Alaric (5 ans) |
Actor1
1Acteur
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Vendredi 15 Juillet 2044 - 14h12
Dans le manoir Blackwood
Aucun parent n’avait le droit de laisser seul son enfant dans un si grand manoir que ceux des Grayson à Portree. Et pourtant, c’est ce que firent Hedwige et Conan pour fêter le fait que Jayce pouvait enfin sortir avec eux sans qu’il râle que la marche soit trop longue. Bon, il ne fallait pas exagérer, le manoir n’était pas vide, il y avait toujours les elfes de maison, mais ça ne comptait pas pour Alaric, qui avait été éduqué de façon à les voir comme des sous-hommes. Et un sorcier de ce nom ne s’abaisse pas à faire la conversation avec des sous-hommes. Ce n’était que du bon sens.
Alors, le petit roux passait ses journées à lire. Si il avait appris à lire si tôt, c’était grâce à sa mère. Du haut de ses cinq ans, il pouvait déjà lire tout ce qu’il voulait. Et la bibliothèque de ses parents avaient tant de livres qu’il pourrait se passer de tout autre choses pour s’occuper. Certes, ces livres n’étaient clairement pas intéressants pour un enfant de cinq ans, mais c’était la seule chose qu’il pouvait faire pour ne pas s’ennuyer, de toute façon. Alors il prit un livre au hasard et commença à le feuilleter, comprenant les mots, mais pas les phrases…
Puis, il eût finalement une idée. Ce grand manoir -presque- vide commençait à l’angoisser, alors il demanda à l’un des elfes si il pouvait sortir par la porte de derrière pour s’installer sur la plage de cailloux. Il aimait cet air frais qui se dégageait du vent doux de l’été. C’était toujours plus agréable que l’ambiance lugubre du grand manoir de sa mère. Il sortit, et se cala par terre, entre deux rochers, à côté de sa demeure, en demandant à l’elfe de revenir quand ses parents reviendraient. Puis il plongea de nouveau son nez dans le livre.
Les minutes passèrent, puis il y eût un bruit. De pas. Non, c’était quelqu’un qui courait. Vite. Un enfant. Alaric releva sa tête du livre et fronça les sourcils, et c’est là qu’il le vit pour la première fois. Une tête brune et des sourcils froncés, un visage tourné vers derrière lui, comme si il fuyait quelque chose… Ou quelqu’un. Et des jambes qui s’emmêlèrent en trébuchant sur un rocher avant de s’écraser de tout son long sur la plage.
Alaric se releva avant de voir que sa mère était derrière lui et le redressait déjà. Son nez était ensanglanté, il était essoufflé, et pourtant… Il lui sourit. D’abord à sa mère, puis à lui, ce garçon roux qui venait de se redresser, comme si il pouvait lui apporter de l’aide alors qu’il ne le connaissait pas. Puis il lui fit un signe de la main.
– T’en fais pas, je vais bien!
Alaric leva un sourcil et l’observa un peu plus. Il ne lui avait pas demandé son avis, mais… Ça le rassurait. Un peu. Il les regarda silencieusement s’en aller dans l’autre sens, pour ne pas le déranger plus longtemps, et Alaric regretta presque de ne pas leur avoir demandé de rester. Seulement… Une part de lui n’avait plus envie de les voir, pour la simple raison qu’ils étaient bien trop unis. Ça, c’était une mère qui ne laisserait jamais son enfant seul chez elle. Ça se voyait immédiatement. Quelque chose qu’Alaric n’osait espérer avoir. Mais, un jour, qui sait ? Peut-être pourrait-il sortir avec ses parents et son grand-frère, et ensemble, formeraient-ils une famille unie et comblée ?
582 mots
Dédicace à @Elam Thomais, parce que tu l'attendais
Dédicace à @Elam Thomais, parce que tu l'attendais
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 2A 2051-2052 inscrit à la Chrono Fiche PR
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Wishbone
This Song1
1Cette Chanson
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Samedi 16 Juillet 2044 - 14h08
Le lendemain, le petit garçon de la veille était revenu, sans aucune égratignure, comme par magie. Cette fois, sa mère n’était pas avec lui, mais Alaric ne le releva pas, ayant l’habitude d’être seul chez lui. Le fait qu’un petit garçon de cinq ans doit seul dehors pouvait s’expliquer par le fait que, tout d’abord, il était surveillé, de loin, car la plage était petite, et ensuite, parce qu’il habitait juste à côté du manoir Grayson, chez sa grand-mère maternelle. Le manoir Melion était habités par des sorciers depuis plusieurs générations, et la grand-mère d’Alaric disait même qu’à une époque, les deux familles étaient amies. Puis, ils avaient commencé à fréquenter des « Sang Impurs », comme ils le disaient, et les Grayson avaient décidé de rompre le contact. Mais ils n’étaient pas en froid pour autant. Juste… Sans contact.
Le brun couru donc jusqu’à l’endroit où était posé Alaric, qui lisait tranquillement, comme depuis quelques jours maintenant, et se pencha vers lui, un grand sourire aux lèvres. C’était comme si il savait que le roux et lui allaient devenir les meilleurs amis du monde… Du moins, l’espérait-il. Du côté du roux, ce n’était pas la même chose. Il fallait toujours se méfier, et il n’avait pas envie d’être dérangé par un petit garçon qui n’arrivait même pas à courir sur une plage sans tomber par terre. Il n’avait donc aucun sourire sur le visage, juste une expression… Agacée. Cinq ans, et déjà énervé…
– Tu lis quoiiiiii?
Alaric soupira et ferma son livre avant de se relever tant bien que mal. Dire qu’il était si bien installé… Mais apparemment, son voisin ne voulait pas le lâcher. Il aurait dû rester chez lui, peut-être que c’était grand et lugubre, mais au moins, il n’y avait personne pour l’embêter.
– Quelque chose de bien trop compliqué pour toi.
Le problème, quand on a cinq ans et qu’on a ce genre de propos, c’est qu’il est très facile de se ridiculiser. Alaric avait été élevé comme ça, il fallait se montrer méprisant, ou c’était toi qui te faisais mépriser, donc il trouvait ça presque normal de dire ça à un inconnu avec un ton agacé et méprisant. Mais, malgré tout, il avait cinq ans. Le petit garçon d’en face aussi, certes, mais il connaissait mieux son âge que lui, apparemment.
– Prends pas la grosse tête, je suis sûr que je le comprendrais même mieux que toi.
Il fit un grand sourire moqueur et se pencha vers le livre avant de plisser les yeux. Le titre du livre était tellement ennuyant qu’il ne prit même pas la peine de le terminer et releva immédiatement la tête vers la moue agacée d’Alaric, continuant de sourire. Il n’allait pas se laisser abattre par quelques mots. Il entreprit donc une bataille de regard. Pendant une minute, il fixa le roux droit dans les yeux, sans bouger, et en cillant à peine. Ce fût Alaric qui craqua en premier, et qui baissa le regard.
– Tu sais que tu fais peur?
– Oh, non, tu as peur?
Son ton était tout sauf compatissant, et Alaric comprit vite à quoi il jouait et releva vivement sa tête vers lui avant de le fusiller du regard. Mais il n’eût pas le temps de répliquer que déjà, le petit garçon brun en face de lui reprenait la parole.
– Je veux pas te faire peur, moi, je veux jouer avec toi. Ma maman elle dit que tu es seul et que tu as besoin de quelqu’un pour jouer avec toi, et que tu fais en faux de lire pour pas montrer que tu t’ennuies.
Attaquer la fierté d’Alaric n’était pas la meilleure idée qu’ait eu ce garçon.
– Même si je pense que tu lis parce que tu aimes ça. Mais alors, ça fait de toi quelqu’un d’ennuyant.
Il s’était presque rattrapé. Assez, au moins, pour qu’Alaric se relève avant de découvrir que le petit garçon était plus grand que lui. De pas grand-chose, mais assez pour lui faire lever le menton quand il lui parlait. Il ne pût s’empêcher de froncer les sourcils, puis croisa les bras, ne supportant pas ce double-affront.
– Et bah vous avez tous les deux torts, parce que je lis pour de vrai, et je suis même pas ennuyant.
– Bah prouves-le alors.
Quand il était debout et bien droit, il faisait définitivement une demi-tête de plus qu’Alaric. De quoi lui faire dégonfler un peu ses chevilles, mais pas de quoi l’abattre pour autant. Il releva son manteau excessivement haut, avant de lui lancer un regard de défi, puis de se diriger vers l’eau du lac et de prendre un caillou. C’était son grand-frère qui lui avait apprit une semaine plus tôt, c’était l’occasion de montrer de quoi il était capable.
– Je peux m’amuser en faisant survoler des cailloux sur l’eau. Et sans magie.
Il brandit alors son caillou qu’il avait prit soin de choisir plat et assez rond puis le lança dans l’eau. Il fit alors quelques rebonds sur la surface avant de couler au fond du lac. Content de sa performance, Alaric afficha un sourire fier avant de retourner sa tête vers l’autre garçon, qui faisait des grands yeux, émerveillés par ce qu’il venait de voir. Il n’avait jamais vu ça, avant.
– Tu vois ? Je m’amuse où je veux, quand je veux!
– Apprends moi, apprends moi ! S’il te plaît.
Sa demande fût tellement enthousiaste qu’Alaric oublia totalement son animosité envers lui, heureux de s’être trouvé un nouvel ami. C’est ça qui est bien quand on a cinq ans. L’animosité s’en va aussi vite qu’elle est arrivée, et l’amitié peut arriver de nulle part, comme ça. Et c’est ainsi qu’il lui apprit à faire de ricochets.
959 mots
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
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Wishbone
Vodka Cranberry
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Samedi 6 Août 2044 - 16h09
Si Alaric avait adoré apprendre à faire des ricochets à Christopher, il ne s'était certainement pas attendu à passer autant de semaines à jouer avec lui, soit l'entièreté de son séjour à Portree. Et pourtant, c'était bel et bien ce qu'il s'était passé, et ça, sans que ses parents n'en sachent rien. Un mensonge par omission était-il vraiment un mensonge? En tout cas, pas assez pour angoissée le rouquin, qui avait décidé qu'il avait mieux à faire que de lancer une discussion qui pouvait embêter ses parents, alors que ceux-ci je lui demandaient même pas ce qu'il avait fait seul dans ce grand manoir quand ils rentraient.
Cependant, chaque bonne chose avait une fin, et bientôt la fin du séjour arriva. Il avait prévenu Chris qu'aujourd'hui était le dernier jour où ils pourraient se voir avant... un an. C'était long, un an, et encore plus quand on en avait cinq. C'était une vie entière, un an. Alaric n'avait jamais fait d'adieu aussi long à qui que ce soit, il avait toujours la sûreté de revoir les amis de ses parents ou sa famille bientôt, mais qu'en était-il du fils de la famille méprisée par la sienne? Reverrait-il Christopher, l'an prochain? Se souviendrait-il de lui?
C'est avec cette crainte au ventre qu'Alaric attendit l'autre petit garçon devant le manoir Grayson, ce jour-là. Mais, malgré cette angoisse, le fait de l'apercevoir, au loin, avec le sourire aux lèvres juste en croisant son regard le calma un peu, et il le rejoint très vite sur les galets, au bord de l'eau. Christopher dut le premier à attraper un galet plat, et le lança sur l'eau, en faisant un... Deux... Trois... Quatre... Cinq ricochets. Il s'était amélioré pendant ces dernières semaines. Sans un mot, Alaric en lança un à son tour. Un... Deux... Trois... Quatre... Cinq... Six... Sept!
- Je suis plus fort que toi!
- Bientôt, je te sur passerais. Je deviendrais plus fort que toi et je pourrais faire des ricochets à l'infini!
- C'est même pas vrai! J'en ferais toujours plus que toi quand on se reverra!
- Demain?
Le regard joueur de Christopher se planta dans les grands yeux tristes et brun d'Alaric, qui maudit la distance qui les séparerait bientôt. Il sentit les larmes monter, et se contenta de secouer la tête, ne trouvant soudain plus la force de prononcer le moindre mot. C'est alors que, sur la jour de Christopher, coula une larme. Puis une autre, et encore une autre. Mais, refusant de comprendre, il retenta sa chance.
- Après-demain?
Sa voix était soudainement plus faible, plus hésitante, et en voyant Alaric secouer doucement sa tête de gauche à droite tout en s'efforçant d'éviter son regard, il finit par se rendre à l'évidence qu'ils ne se reverraiemt pas avant longtemps. Très longtemps. Trop longtemps pour ces deux petits garçons dont l'amitié s'était créée en quelques secondes, pour être détruite en autant de temps. C'était trop de souffrance que de perdre un ami, à cinq ans.
C'est alors que, sans cri égard, Alaric sentit une main se poser sur son épaule, puis l'attirer vers Christopher. Que faisait-il? Pourquoi le serrait-il dans ses bras comme cela? Les bras ballants et le corps crispé, Alaric ne comprenait pas ce qu'il se passait, ni ce qu'il était censé faire. Christopher, quand à lui, avait prit l'initiative de l'enlacer et de le serrer contre lui.
- C'est un câlin. C'est pour réconforteres autres quand ils sont tristes. Tu peux me serrer dans les bras aussi, si tu veux, mais pas trop fort.
- Je ne suis pas triste.
- Alors pourquoi tu pleurs?
Alaric se tue et le prit dans ses bras en sentant les premières larmes couler sur ses joues. Il le serra fort, mais pas trop non plus, puis sentit le visage du brun s'enfouir dans le creux de son épaule. Il aurait une partie de sa chemise trempée de larmes, mais peu importait, car il était vrai que c'était réconfortant malgré tout. À cet instant, il avait l'impression qu'il ne risquait pas de se faire crier dessus par sa mère, et qu'il ne risquait plus rien. En fait, il aimait bien les câlins. C'était simple. C'était bon. Mais, une fois de plus, les bonnes choses avaient une fin.
Les adieux se firent sans un mot de plus. Pas parce qu'ils n'avaient plus rien à se dire, mais parce qu'il leur était impossible de prononcer un mot de plus. La mère de Christopher le ramena à sa maison, et le roux se retrouva bientôt de nouveau seul sur la plage de galets. Regardant l'horizon, il se repassait encore et encore le souvenir de Christopher heureux, qui lançait des galets, et lui parlait de tout et de rien. Il sécha petit à petit ses larmes et se décida finalement à rentrer chez lui, et de s'installer dans le canapé avec un livre à la main pour attendre le reste de sa famille, qui ne pouvait tarder. Christopher, quand à lui, demanda à sa mère si ils retourneraient ici l'an prochain, et celle-ci ne put qu'acquiescer.
851 mots
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
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Wishbone
Romeo
TW Racisme anti-moldu
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Samedi 16 Juillet 2045 - 18h32
- Maman...
- Mère, Alaric.
- Pardonnez-moi, mère. Qu'est-ce qu'un moldu?
Hedwige releva le nez de son livre et fronça les sourcils en entendant son fils lui demander cela. Elle n'aimait pas ce mot, "moldu". Ce n'était pas assez degradant, selon elle, pour décrire ce type de personne. Elle les trouvait tellement insignifiants et inutiles qu'ils n'auraient pas dû avoir un nom pour les nommer, mais plutôt un adjectif pour les décrire, tel quees méprisables, ou les imbéciles. Mais bon, ce n'était pas elle qui faisait les lois, et heureusement pour les sorciers qui n'étaient pas né-sorciers ou sang-pur, d'ailleurs. Elle fini par soupirer et fermier son livre pour le poser délicatement à côté d'elle, puis invita son fils à s'asseoir en face d'elle, le préparant alors à une longue conversation.
- Dans ce monde, il y a des sorciers et des moldus. Les sorciers sont des personnes avec la faculté de faire de la magie avec ou sans baguette, tandis que les moldus sont des personnes sans magie, ne descendant pas de parents sorciers. Tu comprends, jusque là, Alaric?
- Oui mam- mère.
Hedwige hocha la tête et son expression se renfrogna légèrement.
- Nous, nous sommes des né-sorciers depuis des générations, ce qui veut dire que dans ton sang comme dans le mien ne coulera jamais du sang sale de moldu. Chez d'autres familles de sorciers, ce n'est pas comme ça...
Hedwige fit une pause, et Alaric fronça les sourcils, intrigué. Est-ce que cela voulait dire que certains sorciers avaient du sang moldus en eux?
- Il y a plusieurs classes de sorciers. Nous sommes là us haute, car notre sang n'est pas souillé. D'autres par contre.... D'abord, il y a les sang-mêlés. Ceux-là sont très certainement les pires. Ce sont des traîtres car l'un des parents a dû trahir le secret magique. Autrement dit, c'est ceux à qui tu ne peux pas faire confiance, ils sont vicieux, et voudront passer du temps avec toi uniquement pour remonter dans l'échelle sociale et rien d'autre. Ne sois jamais ami avec un faux sorcier comme ça, tu comprends, Alaric? Jamais.
Alaric déglutit et hocha la tête, ayant compris plus que jamais ce que cela voulait dire. Les sang-mêlés étaient des traîtres au monde des sorciers et ne méritaient pas leur statut de sorcier. Ils étaient mauvais, et ne cherchaient qu'à avoir un meilleur rang dans l'échelle sociale en se servant d'eux, les né-sorciers. Il fallait se méfier d'eux.
- Il y a, ensuite, les né-moldus. Enfin, les sang-de-bourbes. Ceux-là sont justes faibles. Ma mère disait même que c'est à cause d'eux qu'il y a des cracmols, car ils volent la faculté de faire de la magie à des sorciers de sang, qui deviennent alors aussi faibles que les moldus. Ce sont des sorciers sans mérite, qui ne devraient même pas avoir le droit d'entrer dans de grandes écoles de magie comme Poudlard. Quand tu y entreras, il y en aura des sang-de-bourbes. Évites d'ailleurs de dire ce genre de mots devant les adultes de Poudlard, car certains sont assez stupides pour penser que ces faux sorciers ont autant leurs places que nous dans cette école. Mais ils n'ont que le sang des faibles moldus dans leurs veines. Autrement dit, nous vallons bien mieux qu'eux.
Alaric hocha de nouveau la tête en faisant une mine dégoûtée en pensant aux sang-de-bourbes (oups, pardon, aux né-moldus) qui allaient suivre les mêmes cours que lui à Poudlard. Comment pouvait-pn aujourd'hui accepter ce genre d'élève à Poudlard? C'était... Répugnant. Et dénigrant pour l'école. Mais bon, peut-être n'avaient-ils pas le choix, les pauvres...
- Mère, jamais je ne vous décevrais en devenant ami avec de faux sorciers comme des sang-mêlés ou des sang-de-bourbes.
- Mais j'y compte bien, Alaric. Sinon, je t'apprendrai à les haïr et les mépriser encore plus en te punissant.
Alaric déglutit et releva sa tête vers sa mère en lui adressant un regard qui voulait dire qu'il avait bien reçu le message. Puis, il laissa finalement sa mère tranquille et remonta dans sa chambre tout en réfléchissant à ce qu'il venait d'apprendre. Les moldus étaient faibles et inutiles, les né-moldus étaient juste des voleurs de magie, et les sang-mêlés étaient des traîtres. Oui, les sang-mêlés étaient les pires. Jamais, au grand jamais il ne pourrait un jour se lier d'amitié avec un sang-mêlé. Il se le promit.
740 mots
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
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