La délicatesse du crash contrôlé
Faudrait peut-être lui donner un mouchoir, se dit Lud qui l'entend renifler mais qui ne se doute pas qu'elle retient ses larmes. Parce que sa maman lui a appris que renifler ce n'était pas bien. Ça fait du bruit, ça dérange les gens et en plus c'est pas très ragoutant. C'est M'man Ca qui dit ragoutant. Ça fait toujours rire Ludwig. Donc peut-être qu'il devrait lui donner un mouchoir, à Sonia. Et si elle est en train d'attraper froid, il pourrait même lui donner sa cape ! Cette idée lui plait tellement qu'il se redresse sur un coude pour surveiller la jeune fille. C'est super classe de donner un vêtement à quelqu'un qui a froid, après la personne est super reconnaissante et tout et même que...
Son prénom qui sort de la bouche de Sonia parasite totalement les pensées de Ludwig. Il se redresse comme un pic, tout à fait attentif, son regard fouillant le visage de la Gryffondor qui est véritablement en train de tomber malade, ça se voit, elle a le nez rouge et les yeux brillants. Pendant un instant, Ludwig se demande si elle pleure. Mais pourquoi est-ce qu'elle pleurerait alors qu'elle est en train de réviser, c'est pas du tout cohérent, c'est pas du tout logique, alors il repousse cette hypothèse loin de lui et bientôt, il n'y pense plus du tout.
Les sourcils de Ludwig se froncent doucement. Se moquer, lui ? Mais de quoi ? Il ne comprend rien à rien. Et Sonia se contente de regarder le manuel et elle ne lui jette plus aucun regard. Ça ne lui plait pas beaucoup. Lui, il aimait bien quand elle le regardait avec ses jolis yeux brillants. Il veut qu'elle le fasse encore et qu'elle ne s'arrête jamais.
« Bah... Ouais, d'accord ! fait-il en se frottant l'arrière du crâne avec un sourire un peu benêt. Mais me moquer de quoi ? »
Il baisse les yeux vers le manuel de potion puis les relève vers elle. Il pourrait lui dire que lui il se moque pas des gens (sauf si c'est pour rire de quelqu'un en bonne compagnie, bien sûr), que c'est plutôt les gens qui se moquent de lui en général, donc qu'elle peut se rassurer ! Mais il ne lui racontera jamais ça. C'est trop la honte d'être la cible de moqueries.
« J'vais pas me moquer du tout, hein ! C'est genre carrément promis, insiste-t-il en se penchant sur la table, les yeux arrondis pour bien montrer qu'il est sincère. Tu peux tout touuuut dire. »
Il veut qu'elle puisse croire qu'elle peut se confier à lui. Il aimerait bien qu'elle se confie à lui. Qu'elle lui dise tout et que lui, il la réconforte. Il sait réconforter les gens, c'est facile. Suffit de leur mentir et puis voilà, ça marche tout seul.
Son prénom qui sort de la bouche de Sonia parasite totalement les pensées de Ludwig. Il se redresse comme un pic, tout à fait attentif, son regard fouillant le visage de la Gryffondor qui est véritablement en train de tomber malade, ça se voit, elle a le nez rouge et les yeux brillants. Pendant un instant, Ludwig se demande si elle pleure. Mais pourquoi est-ce qu'elle pleurerait alors qu'elle est en train de réviser, c'est pas du tout cohérent, c'est pas du tout logique, alors il repousse cette hypothèse loin de lui et bientôt, il n'y pense plus du tout.
Les sourcils de Ludwig se froncent doucement. Se moquer, lui ? Mais de quoi ? Il ne comprend rien à rien. Et Sonia se contente de regarder le manuel et elle ne lui jette plus aucun regard. Ça ne lui plait pas beaucoup. Lui, il aimait bien quand elle le regardait avec ses jolis yeux brillants. Il veut qu'elle le fasse encore et qu'elle ne s'arrête jamais.
« Bah... Ouais, d'accord ! fait-il en se frottant l'arrière du crâne avec un sourire un peu benêt. Mais me moquer de quoi ? »
Il baisse les yeux vers le manuel de potion puis les relève vers elle. Il pourrait lui dire que lui il se moque pas des gens (sauf si c'est pour rire de quelqu'un en bonne compagnie, bien sûr), que c'est plutôt les gens qui se moquent de lui en général, donc qu'elle peut se rassurer ! Mais il ne lui racontera jamais ça. C'est trop la honte d'être la cible de moqueries.
« J'vais pas me moquer du tout, hein ! C'est genre carrément promis, insiste-t-il en se penchant sur la table, les yeux arrondis pour bien montrer qu'il est sincère. Tu peux tout touuuut dire. »
Il veut qu'elle puisse croire qu'elle peut se confier à lui. Il aimerait bien qu'elle se confie à lui. Qu'elle lui dise tout et que lui, il la réconforte. Il sait réconforter les gens, c'est facile. Suffit de leur mentir et puis voilà, ça marche tout seul.
La délicatesse du crash contrôlé
Le comble pour une fille de potionniste d'être nulle en potions... Ethan, lui, il s'en sort super bien. Il n'a que des bonnes notes, c'est le fils modèle, l'élève parfait. Le rêve pour n'importe quel père potionniste... Moi, c'est une toute autre histoire... Je suis la pire fille qui soit... C'est vrai, Ethan reçoit plein de compliments et l'attention de père, tandis que moi je me fais réprimander. Au mieux, il me jette des regards noirs ou ne me regarde pas du tout...
« Promis ? »
Je relève timidement la tête vers lui. Je veux qu'il comprend pas ma détresse, mais qu'il veut juste être là pour moi et m'écouter. J'enlève mes lunettes et essuie mes larmes d'un revers de manche. Puis je le regarde timidement. Moins hésitante qu'avant, mais toujours très honteuse...
« C'est que... Père est potionniste, tu vois ? Donc il est super doué en potions... Mon frère Ethan aussi est super doué... »
Je pose le contexte et je mets de côté de ce qui ne va pas. C'est un bon début ? Il sait que dans ma famille c'est une matière très importante, dans laquelle on est doué. Enfin, je dis "on"... Maman, je sais pas. Mais père et Ethan, oui. Je relève la tête vers Ludwig et le trouve toujours aussi attentif, il m'écoute vraiment et attend que je poursuive.
« Tu te moques pas, hein ? »
Ma gorge se serre et je sens les larmes revenir. Je remets rapidement mes lunettes, histoire de me redonner un peu de contenance, comme si elles pouvaient me cacher de la honte et de la peur que je ressens en ce moment même.
« Eux ils sont très forts et moi... moi je suis trop nulle. Je suis une ratée... Voilà, tu peux te moquer maintenant... »
En sachant ça, c'est sûr que Ludwig va rigoler. C'est obligé. Il va me regarder longtemps en se demandant si je rigole, puis il va pouffer en mettant sa main devant sa bouche avant de me rire au nez, n'en croyant pas ses oreilles. Si Tom savait que j'étais une sorcière et le métier de père, il ne se priverait pas. Au contraire, ça lui ferait une raison de plus pour mieux me détester...
« Promis ? »
Je relève timidement la tête vers lui. Je veux qu'il comprend pas ma détresse, mais qu'il veut juste être là pour moi et m'écouter. J'enlève mes lunettes et essuie mes larmes d'un revers de manche. Puis je le regarde timidement. Moins hésitante qu'avant, mais toujours très honteuse...
« C'est que... Père est potionniste, tu vois ? Donc il est super doué en potions... Mon frère Ethan aussi est super doué... »
Je pose le contexte et je mets de côté de ce qui ne va pas. C'est un bon début ? Il sait que dans ma famille c'est une matière très importante, dans laquelle on est doué. Enfin, je dis "on"... Maman, je sais pas. Mais père et Ethan, oui. Je relève la tête vers Ludwig et le trouve toujours aussi attentif, il m'écoute vraiment et attend que je poursuive.
« Tu te moques pas, hein ? »
Ma gorge se serre et je sens les larmes revenir. Je remets rapidement mes lunettes, histoire de me redonner un peu de contenance, comme si elles pouvaient me cacher de la honte et de la peur que je ressens en ce moment même.
« Eux ils sont très forts et moi... moi je suis trop nulle. Je suis une ratée... Voilà, tu peux te moquer maintenant... »
En sachant ça, c'est sûr que Ludwig va rigoler. C'est obligé. Il va me regarder longtemps en se demandant si je rigole, puis il va pouffer en mettant sa main devant sa bouche avant de me rire au nez, n'en croyant pas ses oreilles. Si Tom savait que j'étais une sorcière et le métier de père, il ne se priverait pas. Au contraire, ça lui ferait une raison de plus pour mieux me détester...
376 mots
Encore pardon pour cette attente longue de plusieurs mois, @Aelle Bristyle
Encore pardon pour cette attente longue de plusieurs mois, @Aelle Bristyle
#3E0576 | 4A RP | 3A devoir | rédactrice | capitaine de la fanfare | soliste | gérante du Club Théâtre | membre du Fich'tre ! — —
La délicatesse du crash contrôlé
Oh. Oh. Oh, bouse de veaudelune, elle ne tombe pas du tout malade, mais alors pas du tout du tout ! Sonia est en train de s'essuyer les yeux. Le coeur de Ludwig s'emballe comme un animal fou. Ça frappe ça frappe ça frappe. Elle pleure. Elle pleure. Il fait quoi, elle pleure ! Une fille pleure devant lui ! Les mains de Ludwig deviennent moites, il a du mal à respirer, il jette des coups d’œil autour de lui. Il doit faire quoi, là ? Répondre, peut-être, déjà ?
« Promis ! répète-t-il d'une voix toute coincée en hochant la tête un peu trop vite. Genre... Super promis, même. »
Ses grands yeux écarquillés, des plaques rouges sur ses pommettes, Ludwig a du mal à regarder Sonia en face, mais il essaie quand même car elle est en train de dire un truc super important et qu'il doit se concentrer pour ne pas rire. Et si c'est super drôle, ce qu'elle dit ? Mais il a promis de ne pas rire, donc il ne doit surtout pas rigoler, ce serait vraiment pas cool. Rire plus tard, d'accord, mais pas devant elle. Il cache ses mains moites sous la table et enfonce l'ongle de son pouce dans son index. S'il se concentre sur la douleur, il ne rira pas. Tout ce qu'elle veut tant qu'elle pleure pas, il sait pas quoi faire si elle pleure. Il préfère quand elle parle. Et elle parle.
Il écoute, c'est promis ! Mais il ne comprend pas. Son père est potionniste. Son frère Ethan est doué aussi, ce qui est d'un ennui absolument profond, mais ce n'est pas drôle. Elle est où la chute ? Ludwig grimace un sourire et hoche la tête pour dire qu'il comprend alors qu'il ne voit pas du tout où elle veut en venir. Et encore elle lui demande s'il ne va pas se moquer ! Alors là, il n'a vraiment pas envie de rire, genre... Y'a rien de drôle ? Il hoche frénétiquement la tête : j'te jure j'ris pas, juré craché !
Ludwig a l'impression que les larmes reviennent dans les yeux de Sonia. Il se rencogne contre le dossier de sa chaise, le désespoir l'envahissant. Puis la vérité sort de la bouche de la fille. Une vérité qui plonge leur table dans un long silence. Lud cligne trois fois des yeux exactement. À la troisième, il ne comprend pas davantage ce qui est censé faire rire. Il croit qu'elle va se moquer de lui parce qu'elle est nulle alors que son frère et son père sont forts, c'est ça ?
« Mais j'ai promis d'pas me moquer ! s'écrit-il en se penchant sur la table. Tu crois que je vais rire parce que t'es nulle en potions ? T'sais maman Rach elle est pompière, ça veut dire qu'elle combat le feu dans le monde moldu. Bah elle est super forte en sport et moi je suis pas fort du tout. »
Compatir en disant qu'on est tout pareil, ça aide les gens à se sentir mieux et ça leur fait plaisir. Sauf que pour une fois, il va vraiment pouvoir dire la vérité en parlant de choses pour lesquelles il est nul, c'est pas une de ces fois-là où il fait semblant qu'il est trop fort dans un domaine.
« Et m'man Ca', elle, elle a un élevage de veaudelunes mais moi je suis trop naze aux cours de soin aux créatures magiques. Bah c'est pas grave, hein. L'ciel me tombe pas sur la tête. J'ai vu cette expression dans une BD. C'est pour ça qu'tu... Tu... Enfin, que tu... »
Il désigne vaguement son visage, gêné, puis le mot sort finalement quand il le chuchote :
« Que tu pleures ? »
Ludwig est incapable de comprendre pourquoi elle en arrive à de telles émotions. Elle est nulle, ils sont forts, et alors ? Son papa va lui dire, comme sa maman à lui lui dit : ce n'est pas grave d'être moins bon quelque part, tu seras meilleure ailleurs. C'est sûr qu'il lui dit ça.
« Promis ! répète-t-il d'une voix toute coincée en hochant la tête un peu trop vite. Genre... Super promis, même. »
Ses grands yeux écarquillés, des plaques rouges sur ses pommettes, Ludwig a du mal à regarder Sonia en face, mais il essaie quand même car elle est en train de dire un truc super important et qu'il doit se concentrer pour ne pas rire. Et si c'est super drôle, ce qu'elle dit ? Mais il a promis de ne pas rire, donc il ne doit surtout pas rigoler, ce serait vraiment pas cool. Rire plus tard, d'accord, mais pas devant elle. Il cache ses mains moites sous la table et enfonce l'ongle de son pouce dans son index. S'il se concentre sur la douleur, il ne rira pas. Tout ce qu'elle veut tant qu'elle pleure pas, il sait pas quoi faire si elle pleure. Il préfère quand elle parle. Et elle parle.
Il écoute, c'est promis ! Mais il ne comprend pas. Son père est potionniste. Son frère Ethan est doué aussi, ce qui est d'un ennui absolument profond, mais ce n'est pas drôle. Elle est où la chute ? Ludwig grimace un sourire et hoche la tête pour dire qu'il comprend alors qu'il ne voit pas du tout où elle veut en venir. Et encore elle lui demande s'il ne va pas se moquer ! Alors là, il n'a vraiment pas envie de rire, genre... Y'a rien de drôle ? Il hoche frénétiquement la tête : j'te jure j'ris pas, juré craché !
Ludwig a l'impression que les larmes reviennent dans les yeux de Sonia. Il se rencogne contre le dossier de sa chaise, le désespoir l'envahissant. Puis la vérité sort de la bouche de la fille. Une vérité qui plonge leur table dans un long silence. Lud cligne trois fois des yeux exactement. À la troisième, il ne comprend pas davantage ce qui est censé faire rire. Il croit qu'elle va se moquer de lui parce qu'elle est nulle alors que son frère et son père sont forts, c'est ça ?
« Mais j'ai promis d'pas me moquer ! s'écrit-il en se penchant sur la table. Tu crois que je vais rire parce que t'es nulle en potions ? T'sais maman Rach elle est pompière, ça veut dire qu'elle combat le feu dans le monde moldu. Bah elle est super forte en sport et moi je suis pas fort du tout. »
Compatir en disant qu'on est tout pareil, ça aide les gens à se sentir mieux et ça leur fait plaisir. Sauf que pour une fois, il va vraiment pouvoir dire la vérité en parlant de choses pour lesquelles il est nul, c'est pas une de ces fois-là où il fait semblant qu'il est trop fort dans un domaine.
« Et m'man Ca', elle, elle a un élevage de veaudelunes mais moi je suis trop naze aux cours de soin aux créatures magiques. Bah c'est pas grave, hein. L'ciel me tombe pas sur la tête. J'ai vu cette expression dans une BD. C'est pour ça qu'tu... Tu... Enfin, que tu... »
Il désigne vaguement son visage, gêné, puis le mot sort finalement quand il le chuchote :
« Que tu pleures ? »
Ludwig est incapable de comprendre pourquoi elle en arrive à de telles émotions. Elle est nulle, ils sont forts, et alors ? Son papa va lui dire, comme sa maman à lui lui dit : ce n'est pas grave d'être moins bon quelque part, tu seras meilleure ailleurs. C'est sûr qu'il lui dit ça.
La délicatesse du crash contrôlé
Ludwig continue de m'encourager. Il est super gentil, c'est mieux si je lui dis. J'ai pas envie de briser tous ces espoirs et qu'il ne m'aime plus à cause de ça... Ça recommence comme avec Estelle quand on a voulu réviser les potions et que j'ai fini en pleurs... Je veux pas gâcher tout ça. Ludwig est tellement gentil et agréable. Il accepte de m'aider et il me donne toute son attention alors qu'il sait qu'il va être super déçu et qu'il va plus vouloir travailler ou jouer avec moi...
Je sens les larmes revenir, ma gorge se serrer et mains trembler. J'attends... j'attends le moment où il va enfin rigoler. Il va se moquer et il aura bien raison. Comment une fille d'un potionniste peut être aussi nulle ? La logique est où dans tout ça ? Nulle part. C'est ça le truc. Il n'y a pas de logique à ça. Ça me frustre tellement et ça me fait tellement mal. Les regards de père, cette déception sur son visage...
Les larmes dévalent mon visage alors que je repense à père. Je veux pas le décevoir... je veux lui prouver que je suis plus si nulle, que j'ai travaillé dur. Je veux lui montrer que je fais des efforts. Mais c'est tellement dur ! Tellement dur de... J'ai l'impression que quoi que je fasse, je resterai toujours aussi nulle. Au moins, ma moyenne est stable, elle ne descend pas. Mais elle ne monte pas non plus...
Je relève timidement la tête vers Ludwig alors que je réalise qu'il ne se moque pas. Hein ? Il se moque vraiment pas ? Non. Il me parle de ses mamans et se compare à elles... Elles sont l'air tellement gentilles ses mamans... Maman aussi est très gentille, sûrement aussi gentilles et douces que les mamans de Ludwig. Mais père... c'est pas la même histoire...
Quand il me demande si c'est pour ça que je suis dans cet état, je baisse la tête honteuse. Honteuse parce que je suis la plus nulle qui soit en potions, malgré le métier de mon père. Mais aussi parce que sa réaction est... tellement différente de ce à quoi je m'attendais. Il ne m'a pas critiqué. Il n'a pas posé de questions. Il m'a juste dit que... c'est normal d'avoir des difficultés... Mais moi... Il sait pas que père me mets une pression pas possible. Enfin, il l'a jamais dit, c'est moi qui me mets une pression pour lui montrer que je progresse... Mais ça revient au même.
« O-Oui... » dis je d'une toute petite voix, essayant de reprendre le contrôle sur mes émotions en essuyant mes larmes.
Je sens les larmes revenir, ma gorge se serrer et mains trembler. J'attends... j'attends le moment où il va enfin rigoler. Il va se moquer et il aura bien raison. Comment une fille d'un potionniste peut être aussi nulle ? La logique est où dans tout ça ? Nulle part. C'est ça le truc. Il n'y a pas de logique à ça. Ça me frustre tellement et ça me fait tellement mal. Les regards de père, cette déception sur son visage...
Les larmes dévalent mon visage alors que je repense à père. Je veux pas le décevoir... je veux lui prouver que je suis plus si nulle, que j'ai travaillé dur. Je veux lui montrer que je fais des efforts. Mais c'est tellement dur ! Tellement dur de... J'ai l'impression que quoi que je fasse, je resterai toujours aussi nulle. Au moins, ma moyenne est stable, elle ne descend pas. Mais elle ne monte pas non plus...
Je relève timidement la tête vers Ludwig alors que je réalise qu'il ne se moque pas. Hein ? Il se moque vraiment pas ? Non. Il me parle de ses mamans et se compare à elles... Elles sont l'air tellement gentilles ses mamans... Maman aussi est très gentille, sûrement aussi gentilles et douces que les mamans de Ludwig. Mais père... c'est pas la même histoire...
Quand il me demande si c'est pour ça que je suis dans cet état, je baisse la tête honteuse. Honteuse parce que je suis la plus nulle qui soit en potions, malgré le métier de mon père. Mais aussi parce que sa réaction est... tellement différente de ce à quoi je m'attendais. Il ne m'a pas critiqué. Il n'a pas posé de questions. Il m'a juste dit que... c'est normal d'avoir des difficultés... Mais moi... Il sait pas que père me mets une pression pas possible. Enfin, il l'a jamais dit, c'est moi qui me mets une pression pour lui montrer que je progresse... Mais ça revient au même.
« O-Oui... » dis je d'une toute petite voix, essayant de reprendre le contrôle sur mes émotions en essuyant mes larmes.
442 mots
#3E0576 | 4A RP | 3A devoir | rédactrice | capitaine de la fanfare | soliste | gérante du Club Théâtre | membre du Fich'tre ! — —
La délicatesse du crash contrôlé
Elle confirme que c'est bien pour ça qu'elle pleure, parce que son papa est potionniste et qu'elle, elle est nulle en potion. Sincèrement, eh sincèrement il trouve ça un peu nul comme raison de pleurer, il comprends pas pourquoi ça la rend aussi triste, pourquoi elle en fait tout un plat. Ça reste des potions, des cours à l'école ! C'est pas très important, non ? Au pire, elle aura pas de dessert le soir où elle ramènera son bulletin puis le lendemain ce sera passé. Bon d'accord, peut-être que comme lui ses mamans seront hyper agaçantes pendant des semaines après à insister pour qu'il travaille mais après ça leur passera, elles oublieront quand il aura fait rendu quelques bons devoirs ou quand il aura pleuré trop souvent pendant les révisions et voilà, ce sera oublié ! Non ?
Bon, maintenant il fait quoi ? Parce qu'il a la tête aussi vide qu'une citrouille le soir d'Halloween. Alors il fait quoi, concrètement ? Elle a l'air à deux doigts de pleurer encore et lui il ne sait plus du tout quoi dire. Il baisse les yeux sur les ouvrages ouverts devant eux. Si les potions la font pleurer, elle devrait juste arrêter de les travailler. Ce serait pas plus simple ?
« Tu sais quoi ? dit-il tout en coup en relevant son sourire vers elle. Si les potions ça te fait pleurer, faut faire disparaître les potions ! T'as pas envie de faire autre chose ? »
Il attrape un livre et le ferme bruyamment. Et hop, un deuxième subit le même sort.
« Plus de potions ! s'écrit-il. Plus de potions ! »
Il parle un peu trop fort et dans la précipitation, encouragé par l'idée qu'il a eue, Ludwig ne se retient pas et envoie valser l'un des livres. Celui-ci s'envole et atterrit bruyamment par terre, les pages écrasées sur le sol. Plusieurs étudiants se tournent vers eux et ceux qui révisent leurs examens froncent les sourcils, mécontents. Ludwig se plaque contre le table, penaud, le rouge brûlant ses joues.
« Oups, murmure-t-il très bas en se tournant vers Sonia. J'ai peut-être un peu... »
Abusé ? Le mot se perd dans sa gorge. Ludwig glisse sur la chaise et va rapidement récupérer le livre. Il le pose sagement sur les autres en osant un regard vers Sonia.
Bon, maintenant il fait quoi ? Parce qu'il a la tête aussi vide qu'une citrouille le soir d'Halloween. Alors il fait quoi, concrètement ? Elle a l'air à deux doigts de pleurer encore et lui il ne sait plus du tout quoi dire. Il baisse les yeux sur les ouvrages ouverts devant eux. Si les potions la font pleurer, elle devrait juste arrêter de les travailler. Ce serait pas plus simple ?
« Tu sais quoi ? dit-il tout en coup en relevant son sourire vers elle. Si les potions ça te fait pleurer, faut faire disparaître les potions ! T'as pas envie de faire autre chose ? »
Il attrape un livre et le ferme bruyamment. Et hop, un deuxième subit le même sort.
« Plus de potions ! s'écrit-il. Plus de potions ! »
Il parle un peu trop fort et dans la précipitation, encouragé par l'idée qu'il a eue, Ludwig ne se retient pas et envoie valser l'un des livres. Celui-ci s'envole et atterrit bruyamment par terre, les pages écrasées sur le sol. Plusieurs étudiants se tournent vers eux et ceux qui révisent leurs examens froncent les sourcils, mécontents. Ludwig se plaque contre le table, penaud, le rouge brûlant ses joues.
« Oups, murmure-t-il très bas en se tournant vers Sonia. J'ai peut-être un peu... »
Abusé ? Le mot se perd dans sa gorge. Ludwig glisse sur la chaise et va rapidement récupérer le livre. Il le pose sagement sur les autres en osant un regard vers Sonia.