Le bourdonnement du cœur
L'inconnue fixa Soline un moment, si bien que cette dernière se sentit happée par ses yeux. Leurs regards se croisèrent un tout petit instant, puis elle baissa à nouveau le regard. Un calme s'installait entre les deux femmes, calme qui se trouvait être plutôt confortable pour la Thorne.
Puis, l'inconnue reprit la parole. Elle resterait ici, en attendant que la banque se vide. Soline la regarda à nouveau. Les sourcils froncés de la jeune femme ne voulaient dire qu'une seule chose : pas qu'elle restait près d'elle au cas où, pas qu'elle restait en sa compagnie. Qu'elle restait car c'était son spot, et qu'il serait bien que Soline la laisse tranquille. Une sueur froide coula le long de sa nuque, jusque dans le creux de ses reins. Elle n'était plus dans le besoin, donc elle n'était plus la bienvenue. La jeune femme aimait la quiétude, la solitude.
Quoi que, Soline remarqua qu'elle n'était pas réellement seule. Une petite créature pointa le bout de son nez, sur son épaule. Les yeux de la trentenaire s'écarquillèrent tandis qu'elle essayait de comprendre ce dont il s'agissait. Un petit renard bleu, comme elle n'en avait jamais vu auparavant. Elle le regarda un instant, puis reporta son regard sur celui de l'inconnue aux sourcils froncés. Il semblait inutile d'engager la conversation ou de poser des questions.
"Je reviendrai demain matin. Encore merci pour votre aide." dit Soline avec un signe de tête et un modeste sourire. Elle accorda un dernier regard au renard, avant de se retourner et de quitter les lieux, direction Honeydukes. Il lui fallait maintenant demander à Lila d'ouvrir la boutique seule, le lendemain matin.
C'est une fin pour moi, merci beaucoup pour cette rencontre !
Puis, l'inconnue reprit la parole. Elle resterait ici, en attendant que la banque se vide. Soline la regarda à nouveau. Les sourcils froncés de la jeune femme ne voulaient dire qu'une seule chose : pas qu'elle restait près d'elle au cas où, pas qu'elle restait en sa compagnie. Qu'elle restait car c'était son spot, et qu'il serait bien que Soline la laisse tranquille. Une sueur froide coula le long de sa nuque, jusque dans le creux de ses reins. Elle n'était plus dans le besoin, donc elle n'était plus la bienvenue. La jeune femme aimait la quiétude, la solitude.
Quoi que, Soline remarqua qu'elle n'était pas réellement seule. Une petite créature pointa le bout de son nez, sur son épaule. Les yeux de la trentenaire s'écarquillèrent tandis qu'elle essayait de comprendre ce dont il s'agissait. Un petit renard bleu, comme elle n'en avait jamais vu auparavant. Elle le regarda un instant, puis reporta son regard sur celui de l'inconnue aux sourcils froncés. Il semblait inutile d'engager la conversation ou de poser des questions.
"Je reviendrai demain matin. Encore merci pour votre aide." dit Soline avec un signe de tête et un modeste sourire. Elle accorda un dernier regard au renard, avant de se retourner et de quitter les lieux, direction Honeydukes. Il lui fallait maintenant demander à Lila d'ouvrir la boutique seule, le lendemain matin.
C'est une fin pour moi, merci beaucoup pour cette rencontre !
Le bourdonnement du cœur
Je crois qu'elle a vu Zikomo. Je le vois à ses yeux qui semblent hurler : « c'est quoi ? c'est quoi ? ». Je me tends, persuadée qu'elle va me questionner sur lui, comme tout le monde. Mais quand elle ouvre la bouche, ce n'est pas pour parler de lui. C'est pour prendre congé. Ça, je ne m'y attendais pas. Elle doit aller mieux, si elle est prête à affronter de nouveau la foule.
Je hoche la tête en la fixant. Alors que j'aurais pu garder le silence et me contenter de cette salutation discrète, j'ouvre finalement la bouche :
« Bonne idée, dis-je succinctement. Bonsoir. »
Je l'observe s'éloigner en menant la cigarette à ma bouche. J'apprécie sa discrétion et sa fuite silencieuse. Aucune fioriture, que des actions. Aucune curiosité déplacée, également. J'aurais certainement accepté qu'elle reste près de moi si elle s'était contentée de se reposer sans chercher à me parler, mais j'apprécie d'avantage qu'elle décide de me laisser à ma paix. Et qu'elle prenne la décision de s'en aller, aussi : ça fera toujours une cliente en moins dans la banque.
Elle disparaît dans la foule. Je m'adosse plus confortablement contre mon poteau et tourne le regard vers le ciel bleu, la tête tout aux tâches qu'il me reste à faire, notamment payer mon loyer avec l'argent récupéré à la banque puis rentrer et me préparer pour une énième soirée lecture avec Kristen devant la cheminée ou près de ces larges fenêtres donnant sur la campagne. Un bonheur simple coule dans mes veines à cette perspective.
« Tu t'en es bien sortie, » me complimente soudainement Zikomo d'une voix discrète.
Je lâche un rire étouffé.
« J'ai juste fait ce qu'il y avait à faire.
— Tu aurais pu ne rien faire.
— J'aurais rien si j'avais été de mauvaise humeur, lâché-je en appuyant la tête sur le poteau.
— Oh, je le sais bien. Je le sais bien. »
J'entends son sourire dans sa voix. Le mien grimpe jusqu'à mes lèvres. Je l'offre au ciel avant de le cacher derrière ma cigarette.
Et pour moi aussi ! Merci beaucoup, c'était très chouette cette petite rencontre chaotique !
Je hoche la tête en la fixant. Alors que j'aurais pu garder le silence et me contenter de cette salutation discrète, j'ouvre finalement la bouche :
« Bonne idée, dis-je succinctement. Bonsoir. »
Je l'observe s'éloigner en menant la cigarette à ma bouche. J'apprécie sa discrétion et sa fuite silencieuse. Aucune fioriture, que des actions. Aucune curiosité déplacée, également. J'aurais certainement accepté qu'elle reste près de moi si elle s'était contentée de se reposer sans chercher à me parler, mais j'apprécie d'avantage qu'elle décide de me laisser à ma paix. Et qu'elle prenne la décision de s'en aller, aussi : ça fera toujours une cliente en moins dans la banque.
Elle disparaît dans la foule. Je m'adosse plus confortablement contre mon poteau et tourne le regard vers le ciel bleu, la tête tout aux tâches qu'il me reste à faire, notamment payer mon loyer avec l'argent récupéré à la banque puis rentrer et me préparer pour une énième soirée lecture avec Kristen devant la cheminée ou près de ces larges fenêtres donnant sur la campagne. Un bonheur simple coule dans mes veines à cette perspective.
« Tu t'en es bien sortie, » me complimente soudainement Zikomo d'une voix discrète.
Je lâche un rire étouffé.
« J'ai juste fait ce qu'il y avait à faire.
— Tu aurais pu ne rien faire.
— J'aurais rien si j'avais été de mauvaise humeur, lâché-je en appuyant la tête sur le poteau.
— Oh, je le sais bien. Je le sais bien. »
J'entends son sourire dans sa voix. Le mien grimpe jusqu'à mes lèvres. Je l'offre au ciel avant de le cacher derrière ma cigarette.
FIN
Et pour moi aussi ! Merci beaucoup, c'était très chouette cette petite rencontre chaotique !