Masquerade

"Telling me I'm not allowed to feel this way
At least don't show it"
At least don't show it"
• 𝔗𝔯𝔬𝔦𝔰 𝔭𝔢𝔱𝔦𝔱𝔢𝔰 𝔫𝔬𝔱𝔢𝔰 avec VICTORIA OLSEN, ELISABETH ROSEWOOD & WILLOW AMBROSE | mai 2044
• 𝔗𝔯𝔦𝔠𝔨 𝔬𝔯 𝔱𝔯𝔢𝔞𝔱 ! avec VICTORIA OLSEN, WILLOW AMBROSE, APOLLO SANE & AARON OLSEN | octobre 2045
• 𝔅𝔬𝔯𝔫 𝔦𝔫 𝔉𝔩𝔞𝔪𝔢𝔰 avec VICTORIA OLSEN, WILLOW AMBROSE & ELIJAH SANE | novembre 2046
• 𝔗𝔦𝔱𝔯𝔢 avec NOM | date
| INDIQUE UN TW
"You got an image to protect now
Sell your soul if you don't, we'll know it"
Sell your soul if you don't, we'll know it"
• PERSONNAGE | NÉE SORCIÈRE · 28.05.2038 - Victoria Olsen, élève à Poudlard
• MÈRE | NÉE SORCIÈRE · 21.04.2017 - Elisabeth Rosewood, médicomage légiste
• PÈRE | NÉ SORCIER · 07.02.2014 - Charles Olsen, artiste peintre
• FRÈRE | NÉ SORCIER · 16.11.2035 - Aaron Olsen, élève à Poudlard
• MEILLEUR AMI | SANG-MÊLÉ · 31.10.2037 - Apollo Sane, élève à Poudlard
• PRÉCEPTEUR | NÉ SORCIER · 15.09.2014 - Elijah Sane, précepteur
• NOUNOU | NÉE SORCIÈRE · 12.07.2027 - Willow Ambrose, employée au manoir
• GRAND-PÈRE MATERNEL | NÉ SORCIER · 03.08.1980 - Isaac Rosewood, ancien diplomate (retraité)
• GRAND-MÈRE MATERNELLE | NÉE SORCIÈRE · 22.03.1982 - Martha Rosewood, aristocrate
• ENNEMI | NÉ SORCIER · 28.01.2037 - Eden Belmore, élève à Beauxbâtons
• AMIE | NÉE SORCIÈRE · 06.07.2040 - Margaret Belmore, élève à Beauxbâtons
• AMIE DE LA FAMILLE | NÉE SORCIÈRE - Violette Belmore, aristocrate
• AMI DE LA FAMILLE | NÉ SORCIER - Edmond Belmore, aristocrate
• ONCLE | NÉ SORCIER · 20.08.2024 - Perceval Rosewood, détective privé
• GRAND-PÈRE PATERNEL | NÉ SORCIER · 13.06.1981 - Henry Olsen, explorateur
• GRAND-MÈRE PATERNELLE | NÉE SORCIÈRE · 18.01.1984 - Lilith Olsen, ancienne scientifique (retraitée)
• | INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
"And the funny part is we all see right through
Everybody's mask except our own"
Everybody's mask except our own"
So welcome to the masquerade
We're all tryna fool each other that we're all ok
Dancin' with the devil 'round the truth
Face your smile
And hide your face
Keep it prim and proper
There's no stopping thе charade
Chant the words like you're supposed to do
"I'm fine, how are you?"
We're all tryna fool each other that we're all ok
Dancin' with the devil 'round the truth
Face your smile
And hide your face
Keep it prim and proper
There's no stopping thе charade
Chant the words like you're supposed to do
"I'm fine, how are you?"
Ce recueil a pour but de retranscrire/détailler des moments de vie de Victoria, plus ou moins importants. Il retrace son enfance avant Poudlard, mais également sa vie quotidienne au manoir Olsen. Il sert à expliquer et développer les relations qu'elle entretient au sein de sa famille et de son cercle proche, afin que ce qui reste secret pour votre personnage ne le soit plus pour vous.

Dernière modification par Victoria Olsen le 18 oct. 2026, 10:16, modifié 9 fois.
Masquerade
1 Née dans les flammes
Manoir Olsen
novembre 2046, nuit
8 ans
novembre 2046, nuit
8 ans
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VICTORIA OLSEN PJ #70805e |
WILLOW AMBROSE nourrice de Victoria (PNJ) #a571a5 |
ELIJAH SANE précepteur de Victoria (PNJ) #c9591d |
• | FICHE DE RÉFÉRENCEMENT DES PNJ
____________________
Willow me tient la main alors que je trottine joyeusement à ses côtés. Elle m'emmène dans ma chambre pour me border, comme elle le fait tous les soirs depuis 8 ans. Je vois qu'il fait déjà nuit dehors ; mesdames les étoiles brillent et la lune est ronde. Elle est trop belle, la lune. J'adore la lune.
Je constate que la nuit vient de plus en plus vite en ce moment. C'est un peu déprimant parce que ça nous empêche de jouer plus longtemps avec Apollo.
Maman n'est pas encore rentrée de son travail, comme d'habitude. Ce n'est pas grave, je lui ferai un câlin demain.
Papa est dans son atelier. Il m'a serré très fort dans ses bras quand je suis allée le voir. Il aime bien faire ça, Papa. C'est sa façon à lui de me dire bonne nuit.
Maître Sane et Apollo sont rentrés dans leur maison. J'ai passé une super journée avec lui ! J'ai commencé par mes cours habituels puis Willow nous a appris à faire des cookies et ça s'est transformé en bataille de farine ! C'était trop drôle.
Je pouffe à ce souvenir quand on arrive enfin devant ma chambre. Je me dépêche de pousser la porte, passe devant ma nounou et saute à plat ventre sur mon lit en riant. Je cherche le regard de Winnie et mon sourire s'élargit en voyant qu'elle se retient de rire, elle aussi. Je rampe jusqu'à mes coussins et me glisse sous les draps en attrapant Monsieur Carrot. Il est tout propre, il sent trop bon.
Willow me rejoint et coince un bord de ma couette sous mon matelas, avant de contourner le lit pour faire pareil de l'autre côté. Puis elle revient vers moi et me fait un bisou sur le front.
- Bonne nuit Milady, me murmure-y-elle tendrement.
D'habitude, j'aime pas ce surnom. J'ai l'impression que c'est toujours méchant quand ça sort de la bouche des autres. Mais avec Willow, c'est différent. Elle le dit bien.
Je ne savais que j'étais aussi fatiguée mais mes yeux deviennent lourds, alors je lutte pour les garder grands ouverts. Nounou éteint la lumière, sort en fermant la porte derrière elle. C'est le signal que j'attend pour enfin m'avouer vaincue, et je m'endors.
J'ai l'impression d'avoir fermé les yeux il y a cinq minutes quand un gros craquement effrayant me réveille brusquement et me fait sursauter. Une odeur me pique le nez, aussi. Je me redresse très vite et je jette un regard paniqué dans le noir.
Mais bizarrement, je vois super bien. La peur m'envahit quand je comprends ce qui se passe.
Ma chambre est en train de brûler.
Devant moi, il y a de grandes tâches noires sur les murs en bois clairs. Le joli papier peint à fleurs que Papa a posé est tout noir à certains endroits, et de la fumée monte jusqu'au plafond. Je vois aussi que de grandes flammes sortent de la cheminée et lèchent le mur d'à côté, comme de vicieuses langues rouges. Elles éclairent la pièce d'une lumière orange, et ça brille sur le lustre au-dessus. La porte est elle aussi en feu ; impossible passer. Je suis coincée. Des petites cendres volent partout autour de moi et se posent sur mes couvertures. Je sens que la chaleur monte très vite.
Je dois bouger, je dois sortir, je le sais.
Mais mon corps ne veut pas, il est très lourd. Il veut pas m'écouter. Je ne peux pas bouger du tout. Mon cerveau tourne super vite lui par contre. Je sens que c'est pour me sauver qu'il fait ça mais c'est pas très agréable.
Je me pince au cas où ce serait un mauvais rêve mais je ne me réveille pas. Je ne me réveillerai jamais, parce que ce que je vois maintenant c'est très très vrai.
Si j'étais vraiment en danger, quelqu'un viendrait me sauver, non ?
En y réfléchissant un peu, peut-être pas. Papa et Maman dorment loin, dans l'autre partie de la maison, ils ne sont sûrement pas au courant de ce qu'il se passe ici. Mon frère dort tellement fort que même la fin du monde ne le réveillerait pas, et Winnie est un étage plus haut. Apollo et Elijah, eux, sont dans la petite maison à côté. Personne ne peut voir ce qui se passe. Ma respiration se bloque.
J'essaie de crier pour qu'on me remarque mais la fumée a rendu ma gorge toute sèche, mes cordes vocales semblent toutes ridées.
Un petit bruit triste sort de ma gorge quand je comprends que je suis toute seule. J'essaie de me calmer, de ranger mes sentiments dans une petite boîte le temps de trouver une idée. Une larme roule sur ma joue. Ne rien pouvoir faire, ça me fait mal au ventre et ça me serre les poumons. Je secoue ma tête, fâchée contre moi.
Victoria, on se calme. Tu n'as pas le droit de finir grillée comme une saucisse sur un vulgaire barbecue !
L'adrénaline m'aide enfin à mieux réfléchir. Je regarde vite fait et je vois que la partie derrière moi n'a pas encore été enflammée. Je vois madame la lune par la fenêtre près de mon lit, et je prie pour que les belles étoiles me donnent une idée.
Oh, mais ! La fenêtre !
Je remercie madame la lune très fort, je repousse mes draps et je me précipite hors de mon lit, toute agitée. J'attrape Monsieur Carrot et je le coince bien dans ma chemise de nuit. Je me dépêche d'ouvrir les deux fenêtres. Mes mains tremblent et ont du mal à tourner la poignée.
L'air frais qui touche mon visage est très différent de la chaleur du feu. La nuit est belle, sans aucun nuage. La lune m'aide à voir le treillis où poussent les roses de Maman. Je pourrais descendre par là.
Et tant pis pour ces fleurs affreuses.
Je mets un pied sur le rebord de la fenêtre. La pierre froide me fait frissonner quand elle touche ma peau. En m'accrochant comme je peux au cadre, j'arrive à me mettre debout. Avec prudence, je me tourne pour regarder ma chambre. Le petit vent fait voler mes cheveux sur mon visage, mais je vois quand même les flammes qui avancent, sans s'arrêter.
Je me rapproche du bord et je me penche pour attraper le treillis à gauche. Je coince mon pied dans un des petits losanges et je sens une épine me piquer très fort le dessous.
Aïe, ça pique !
J'essaie de ne pas y penser et je me penche un peu plus sur le treillis ; il semble solide. Je garde mon équilibre et j'essaie de faire la même chose avec mon autre pied, mais je rate l'ouverture.
Je glisse et tombe en arrière.
J'ai très très très peur. Je balance mes bras partout, cherchant quelque chose à attraper. Mais à mon grand malheur, mes mains ne trouvent que le vent.
Je vais m'aplatir par terre comme une crêpe. C'est sur. Quel destin trop pas juste. Mes parents me trouveront demain matin, toute plate dans l'herbe verte, avec la rosée dessus. En plus de me transformer en crêpe, je vais être une crêpe mouillée... Génial...
Je tombe. Encore et encore, alors que je n'arrive pas à penser à quelque chose.
Je me prépare à sentir mes os craquer mais soudain, ma chute s'arrête d'un coup. À quelques mètres du sol, une sorte de filet invisible me retient. Je n'ai pas le temps de me demander pourquoi ou comment, que ce même filet disparaît aussi vite, me laissant tomber avec le panache d'un phoque sur l'herbe mouillée.
Il me faut un instant pour comprendre ce qui vient de se passer. Parmi toutes les émotions qui me remplissent, la peur ne veut pas partir. Je suis trop confuse pour bouger, alors je reste là, là joue dans l'herbe, en étoile. J'entends un cri strident qui vient du premier étage. Ah, Maman vient de rentrer et à découvert l'incendie.
Je suis toujours très fatiguée, alors je n'essaie pas de me mettre debout. L'herbe est comme un tapis tout doux sous mon corps lourd. C'est tellement confortable. Mes yeux se ferment lentement, c'est trop dur de les laisser ouverts.
J'ai juste le temps de voir une paire de bottes quand je sens qu'on me soulève. Des bras forts me portent, des bras rassurants et confortables. J'aimerais rester là toute la nuit.
Je n'ai pas la force d'ouvrir mes paupières pour voir qui c'est, mais je reconnais le parfum de maître Sane. Je soupire de satisfaction et je me blottis encore un peu plus contre lui. Il ne m'a jamais fait de câlin, mais ils sont trop agréables. Je sens aussi mon doudou tout contre mon cœur. Mes dernières pensées sont pour lui, avant que je ne tombe dans un sommeil très profond, sans rêve.
1499 mots

Dernière modification par Victoria Olsen le 11 oct. 2026, 21:14, modifié 2 fois.
Masquerade
Manoir Olsen
mai 2044
6 ans
mai 2044
6 ans
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VICTORIA OLSEN PJ #70805e |
ELISABETH OLSEN mère de Victoria (PNJ) #74070e |
WILLOW AMBROSE employée au manoir & nourrice (PNJ) #a571a5 |
• | FICHE DE RÉFÉRENCEMENT DES PNJ
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Le soleil rayonnait. Sa douce lumière filtrait par les fenêtres arquées et illuminait le salon. Là, une douce mélodie flottait dans l'air, venant du gros piano à queue posé sur une estrade. Et, assise devant l'instrument imposant, une jeune femme aux longs cheveux auburn jouait. A côté d'elle, une fillette observait ses doigts courir le long des touches en ivoire, en essayant tant bien que mal de mémoriser le trajet qu'ils prenaient. Elle avait les même traits que sa mère, hormis ses cheveux ébènes qu'elle avait hérité de son père.
Un soupir passa ses petites lèvres alors qu'Elisabeth terminait son morceau.
- C'est impossible que je retienne tout ça maman ! se plaignit elle
- Ça va venir, ne soit pas si impatiente. Allez, prend ma place et réessaye.
Grommelant des propos inintelligibles, Victoria poussa sa mère sur le bord du tabouret avec ses petites mains et s'assit sur le coussin blanc. Au bout de quelques essais, elle baissa les bras. Elle enchaînait les fausses notes et aucune jolie mélodie ne sortait du clavier.
- Je m'ennuie mamaaaan. Je peux aller dehors ? Il fait beau. Peut être qu'Apollo a terminé sa leçon ? Je peux aller le voir ? Steuplait ?
Elle n'avait pas vu son meilleur ami depuis une heure déjà et commençait à trouver le temps sacrément long. Il était en cours avec Elijah, et la jeune fille n'attendait qu'une chose, c'était qu'il sorte pour qu'ils puissent aller jouer.
- Victoria, ça suffit ! Déjà, on ne dis pas "steuplait" mais "s'il vous plaît maman". Et pour la dixième fois, c'est non. Non, tu ne peux pas aller dehors, non, tu n'iras pas voir Apollo puisque, non, il n'est pas encore sorti. Si ça continue, tu ne le verras pas du tout parce que tu seras punie dans ta chambre !
Devant la mine déconfite de sa fille, elle ajouta :
- Tu ne quitteras pas cette pièce tant que tu ne sauras pas jouer ce morceau convenablement. Tu te rappelle que la réception pour ton anniversaire est dans une semaine ? Tu dois maîtriser ce morceau, c'est primordial. Beaucoup de personnes importantes seront présentes, il faut leur montrer que tu sais jouer, tu comprends ?
- Voui... marmonna la jeune fille
Eugh... Super... À ce rythme là, elle était coincée pendant encore 3 heures, au moins. Nul doute que sa mère la ferait jouer jusqu'à ce qu'elle en ai des ampoules aux doigts ! Tout ça pour les gens ! Rah, mais pourquoi elle était rentrée des jardins, aussi ? Elle aurait été mieux dehors, à dessiner les fleurs colorés qui poussaient dans les bosquets.
Heureusement pour elle, la divine entrée de Willow la sauva. Un sourire contraint sur les lèvres, la domestique s'adressa à Elisabeth.
- Veuillez m'excuser Milady. J'aurai besoin de votre présence afin de rédiger le menu de la semaine prochaine.
- Merlin, j'allais oublier ! Je vous rejoint de suite dans les cuisines Willow, préparez les parchemins.
- Bien sûr, Milady. répondit l'employée, en tournant les talons.
- Toi, tu as de la chance pour cette fois. reprit Elisabeth en la menaçant du regard. Mais sache que tu n'y échapperas pas longtemps, continua-t-elle en se tournant vers Vicks, qui avait le sourire jusqu'aux oreilles.
Youpala ! Que Merlin bénissent toutes les servantes du monde et à jamais ! Filant comme si elle avait le feu au fesses et avant que sa mère ne change d'avis, elle se dirigea vers le premier étage du manoir, direction la salle de cours où elle espérait choper Apollo au vol.
609 mots

Dernière modification par Victoria Olsen le 11 oct. 2026, 21:15, modifié 1 fois.
Masquerade
Manoir Olsen,
mardi 31 octobre 2045
7 ans
mardi 31 octobre 2045
7 ans
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VICTORIA OLSEN PJ #314e43 |
WILLOW AMBROSE employée au manoir & nourrice (PNJ) #a571a5 |
APOLLO SANE meilleur ami de Victoria (PNJ) #5d4e00 |
AARON OLSEN frère de Victoria (PNJ) #388364 |
• | FICHE DE RÉFÉRENCEMENT DES PNJ
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Victoria aimait beaucoup Halloween. En fait, c'était même la fête qu'elle préférait, après Noël parce qu'il y avait les cadeaux. Déjà, on lui donnait des bonbons à foison dès qu'elle croisait un domestique. Ensuite, c'était en octobre et elle s'extasiait toujours devant les feuilles oranges des arbres, qui donnaient au jardin des allures de bronze. Le froid revenait, ce qu'il voulait dire qu'elle pouvait repiquer l'écharpe de Winnie. Et enfin, le carrot cake du chef était un argument plus que décisif dans la bataille.
Ah vouais, sans nul doute, l'automne était sa période préférée.
Depuis quelques années déjà (c'est à dire, depuis qu'elle savait mettre un pied devant l'autre), Halloween était synonyme de jour de fête au manoir Olsen. Willow Ambrose, fervente partisane des fêtes sorcières, faisait toujours en sorte que cette journée soit inoubliable pour les enfants. Dès que les parents partaient au travail, elle les missionnait pour rendre la décoration automnale du manoir plus effrayante, les aidait à préparer des farces et à choisir leur déguisement. En général, si Halloween tombait en semaine, un bal costumé suivait le samedi d'après, et si c'était le weekend... Bah, il était le jour même.
Cette année, ça tombait un mardi au plus grand bonheur de Victoria ; elle aurait le droit à la petite fête intimiste dans le jardin ET au bal le samedi soir.
La soirée était déjà bien entamée et ils avaient bien travaillé.
De grosse araignées étaient accrochées aux fenêtres, certaines bougeant les pattes quand on ne les regardait pas. Le manoir était décoré de squelettes, fantômes, toiles d'araignées, citrouilles et feuilles d'automne. Des citrouilles creusées de toute taille illuminaient l'allée centrale grâce aux bougies en leur centre. Des toiles recouvraient les buissons et des marques de main en faux sang salissaient les vitres. Victoria avait particulièrement aimé cette activité, surtout quand il avait fallu courir derrière Willow et Apollo pour leur en étaler partout. Aaron avait participé, lui aussi, mais avait été embauché en cuisines, où le chef et lui avaient fait des kilos de biscuits et gâteaux. Il y en avait de toute forme et pour tous les goûts ; des fantômes, des balais, des citrouilles, des feuilles, à la cannelle, au gingembre, au potimarron et le fameux carot cake du chef !
Il était maintenant l'heure de se costumer et de s'habiller. Cette année, Victoria avait choisi d'être princesse. Bon, ça changeait pas beaucoup de d'habitude, mais là au moins, Apollo serait le preux chevalier ! Willow lui avait cousu une belle robe rose bien kitch, pour aller avec sa couronne dorée. Apollo, lui, arborait fièrement une cote de maille en tissu, bien plus légère que celles en métal. Tout le reste de son costume suintait la cavalerie.
Elle enfila sa robe et, pendant qu'Aaron les rejoignait pour mettre son costume de dragon (bah oui, il en fallait bien un), elle se fit tresser les cheveux par Winnie, qui lui ajouta son diadème dès qu'elle eut terminé. Pas de chasse au bonbons de prévu pour ce soir -il n'avait pas le droit de sortir de la propriété- mais bien un cache-cache géant avec les employés de la maison et peut-être les parents s'ils voulaient les rejoindre, suivi d'un grand repas dans le jardin à base de délicieuses recettes d'automne et des desserts d'Aaron.
Bien que tout ne soit pas rose tous les jours chez les Olsen, Victoria ne put que s'avouer en se regardant dans le miroir, qu'elle avait de la chance d'être tombée dans cette vie. Elle avait des personnes sur qui compter et ça, personne ne pourrait jamais lui enlever.
Quand elle entendit son père rentrer de l'atelier et sa mère du cabinet, elle dévala les escaliers suivit de près par les deux compères et leur cria :
- Trick or treat1 !
1 Des bonbons ou un sort !
630 mots






