La recette du désastre
Le samedi 2 Septembre 2051 à 11h15
avec @Abigail Grey
avec @Abigail Grey
Au lendemain de la reprise, le premier week-end au château avait ses ambiances tranquilles. C’était d’ailleurs à se demander pourquoi la reprise ne s’était pas plutôt faite le lundi. S’il y avait bien une chose que je détestais, enfin après le désordre, c’était l’absence de travail ou d’activité. Sans non plus être hyperactive, j’avais besoin de m’occuper.
Et Tiny aussi. Tandis que je rangeais convenablement mes placards et réfléchissais à une répartition efficace de mes affaires, le petit lézard n’avait cessé de s’agiter dans son terrarium.
Le dernier manuel aligné sur mon bureau aux côtés des autres, je finissais par sortir le petit animal de son espace de vie clos pour le caresser en le plaçant dans la paume de ma main.
- Là…, le rassurais-je. Je ne veux pas te laisser partir. Il y a trop de nouvelles ici et j’suis sûre qu’elles n’ont pas toutes l’habitude des petits lézards turbulents.
Tiny, visiblement outré ; il avait appris à lire le refus sur mon visage ; tourna sur lui-même pour me faire dos.
- Roh Tiny. Tu ne vas pas déjà bouder, si ? Bon allez, je cède ! On se fait une balade plutôt ?
Je le plaçai, sans attendre d’avis, dans la poche de ma chemise et pris le chemin du hall d’entrée. Le petit lézard s’y roula quant à lui en boule et n’y bougea plus. Il n’était visiblement plus d’humeur. Mais bon, ça lui passerait certainement au fil de la promenade.
Je flânai ainsi de longues minutes, observant avec attention le panneau d’affichage pour me tenir au courant des actualités de cette rentrée. Tiny étant calme, je décidai de descendre aux sous-sols me dégourdir les jambes.
Je descendis l’escalier à la droite du hall, celui qui menait à proximité des cuisines.
Parvenue aux sous-sols, un constat immédiat s’imposa. Il y avait une très bonne odeur qui montait des cuisines. Même Tiny sembla s’en rendre compte. Il agrippa le tissu de ses petites pattes pour sortir sa tête de la poche.
Je lui souris, contente de voir que quelque chose avait pu le sortir de sa torpeur, et instinctivement, décidai de m’approcher de la source de l’odeur.
Au plus près de la porte, j’insistai du bout de l'index pour que Tiny reste bien dans ma poche pendant que j’émettais mes suppositions sur le contenu qu’auraient nos assiettes ce midi. Et ce fut justement ce geste, qui pourtant s'était voulu précautioneux, qui conduit à la catastrophe. Le lézard le comprit tout à fait autrement. Une simple fraction de seconde fut suffisante pour qu'il ne grimpe sur ma main en quête de nouvelles gratouilles.
Surprise, et toute à ma maladresse naturelle, je le fis tomber au sol au pied de la porte de la cuisine.
Je me penchai immédiatement pour le récupérer, voyant déjà venir la catastrophe possible. Mais, c'était trop tard... Le lézard se glissa en toute discrétion sous l’interstice, me laissant seule face au tableau à la coupe de fruit qui ornait la porte.
498 mots
Tu me dis si tu veux que je change quelque chose !
La recette du désastre
J'étais enfin à Poudlard, mon nouveau lieu de travail. J'avais enfin atteint le but ultime de ma carrière. Pourtant, j'avais l'impression que quelque chose manquait. J'étais censée être heureuse, non ? J'avais surtout cette peur énorme, qui m'était assez familière, de ne pas réussir à trouver ma place, d'avoir rêvé trop loin pour finalement devoir abandonner. Et si je n'étais pas assez parfaite pour ce rôle ou pour mes collègues ? Est-ce qu'on pouvait justement être parfaits ? J'pense que c'est juste un terme qui existe sur le papier. Dans la vie, on hausse toujours nos attentes envers nous-mêmes, nos exigences, nos limites, pour ne jamais s'arrêter. Au final, c'est peut-être ça, la vie.
On peut toujours mordre notre langue même après avoir mangé mille repas, toujours faire un faux pas en marchant, toujours renverser quelque chose qu'on tenait pourtant bien entre les mains… Alors en quoi mon début à Poudlard serait-il différent ?
Bon, si je continue comme ça, je n'avancerai jamais dans la préparation du repas. C'était mon deuxième jour, fallait dire que la motivation se faisait bien montrer. Je ne tardai pas à comprendre que ce n'était probablement pas le meilleur jour pour travailler. Si ce n'était pas mes pensées qui allaient m'en empêcher, c'était alors un... lézard ?
Je relevai la tête. D'où était-il soudainement venu ? Était-ce un rêve ? Sûrement le manque de café que je n'avais pas pris ce matin. Ce n'était clairement ni le moment idéal ni le lieu idéal. Un inconvénient dès le deuxième jour, je ne pouvais pas demander mieux ! Plus qu'à espérer que son propriétaire apparaisse après lui. Mais quelle horreur de choisir un lézard comme animal de compagnie !
@Kate Hunter t'es rapide ! C'est parfait ! J'espère que le mien te plait
On peut toujours mordre notre langue même après avoir mangé mille repas, toujours faire un faux pas en marchant, toujours renverser quelque chose qu'on tenait pourtant bien entre les mains… Alors en quoi mon début à Poudlard serait-il différent ?
Bon, si je continue comme ça, je n'avancerai jamais dans la préparation du repas. C'était mon deuxième jour, fallait dire que la motivation se faisait bien montrer. Je ne tardai pas à comprendre que ce n'était probablement pas le meilleur jour pour travailler. Si ce n'était pas mes pensées qui allaient m'en empêcher, c'était alors un... lézard ?
Je relevai la tête. D'où était-il soudainement venu ? Était-ce un rêve ? Sûrement le manque de café que je n'avais pas pris ce matin. Ce n'était clairement ni le moment idéal ni le lieu idéal. Un inconvénient dès le deuxième jour, je ne pouvais pas demander mieux ! Plus qu'à espérer que son propriétaire apparaisse après lui. Mais quelle horreur de choisir un lézard comme animal de compagnie !
@Kate Hunter t'es rapide ! C'est parfait ! J'espère que le mien te plait
Vava en papillon avec l’unique Valérie Hamilton | Vava par l'incroyable Cassidy Harrington | Tu seras pour moi unique au monde...| Cuisinière de Poudlard depuis septembre 2051 | #A65E2E
La recette du désastre
Le petit lézard, était parvenu dans la pièce sans encore identifier la source de l’odeur qu’il avait senti depuis la poche de son humaine. C’est dire qu’au ras du sol, ce n’est pas pareil. L’odeur y est bien moins présente à ce niveau là de la pièce ; mieux valait être en hauteur pour ces choses là…
Dans la fraction de seconde qui suivit son entrée, il escalada le mur à sa droite.
Tournant ensuite à l’angle du mur, il se retrouva un instant en difficulté. Ses petites pattes accrochèrent ce qui semblait être des feuilles accrochées sur un paneau. Désorienté par ce parcours qu’il ne connaisait pas, il fit plusieurs tours sur lui-même. Tour vers la gauche, tour vers la droite… est-ce des tables plus loin là-bas ? Et… ohh... une humaine ? Une grande en plus.
Il secoua la queue, ravi de cette découverte-ci. Il aime bien les nouveaux humains. En plus, cela ne s’arrête pas là. Il n’y avait pas que l’humaine qu’il ne connaisait pas… c’était toute la pièce qui était nouvelle ! Et en plus…. qu’est-ce que… cela sentait autre chose de ce côté là de la pièce !
Il pointa droit la tête dans un instinct de chasse et se laissant conduire par son odorat monta un peu plus haut sur le mur. D’ici il avait une superbe vue sur un lieu rempli de nourriture… C’était comme la petite pièce chez Kate, où il n’avait pas le droit d’aller mais… en plus grand ! Un grand terrain de jeu !
Il secoua à nouveau la queue, au fur et à mesure cette pièce devenait de plus en plus fantastique.
Laissé à ses célébrations joyeuses, il ne s'attendit pas à la suite. Un coup fut frappé sur la porte et fit sursauter le petit lézard. Il s’en retourna sur lui-même et tomba sur le haut d’une étagère qui sentait étrangement bon le pain et le sucre…
Flûte de zut ! Par les chaussettes de Merlin, qu’avais-je fais ? Je restai un instant derrière la porte, espérant bêtement que le lézard revienne de lui-même sans que je n’ai besoin d’aller le chercher. Mais bien évidemment, ce ne fut pas le cas. Était-ce étonnant même ?
Connaissant Tiny, il devait certainement être en pleine visite de la pièce. Il est du genre curieux et ne reparaitra sûrement pas avant d’avoir fait le tour de la pièce, même si cela devait lui prendre toute la journée.
Et quant à moi, si je n’allais pas tout de suite le récupérer, c’était presque certain que les elfes allaient finir par me couper en morceaux ou pire qu’ils me priveraient de repas ce midi. Pour un retour à Poudlard, on ne pouvait pas imaginer pire… Heureusement, qu’ils ne pouvaient pas enlever de points au sablier. Enfin, je n’avais jamais vu un elfe le faire en tous cas.
Je prenais une grande boufée d’air, espérant que l’air accumulé dans mes poumons se transforme en courage. Il suffissait juste que je leur explique la situation et ça irait. Ils me connaissent après tout. Sept années sans leur causer le moindre soucis au château. Puis, j'avais certainement le coin de dortoir le mieux tenu de tout le château. Oui, ça se passerait bien.
Ma main s’approcha du bois de la porte. C’est simple, ils t’ouvrent, tu dis bonjour, tu récupères Tiny et puis tu t’en vas, me répétais-je.
Je toquais. Quatre coups vifs.
C'est parfait
Dans la fraction de seconde qui suivit son entrée, il escalada le mur à sa droite.
Tournant ensuite à l’angle du mur, il se retrouva un instant en difficulté. Ses petites pattes accrochèrent ce qui semblait être des feuilles accrochées sur un paneau. Désorienté par ce parcours qu’il ne connaisait pas, il fit plusieurs tours sur lui-même. Tour vers la gauche, tour vers la droite… est-ce des tables plus loin là-bas ? Et… ohh... une humaine ? Une grande en plus.
Il secoua la queue, ravi de cette découverte-ci. Il aime bien les nouveaux humains. En plus, cela ne s’arrête pas là. Il n’y avait pas que l’humaine qu’il ne connaisait pas… c’était toute la pièce qui était nouvelle ! Et en plus…. qu’est-ce que… cela sentait autre chose de ce côté là de la pièce !
Il pointa droit la tête dans un instinct de chasse et se laissant conduire par son odorat monta un peu plus haut sur le mur. D’ici il avait une superbe vue sur un lieu rempli de nourriture… C’était comme la petite pièce chez Kate, où il n’avait pas le droit d’aller mais… en plus grand ! Un grand terrain de jeu !
Il secoua à nouveau la queue, au fur et à mesure cette pièce devenait de plus en plus fantastique.
Laissé à ses célébrations joyeuses, il ne s'attendit pas à la suite. Un coup fut frappé sur la porte et fit sursauter le petit lézard. Il s’en retourna sur lui-même et tomba sur le haut d’une étagère qui sentait étrangement bon le pain et le sucre…
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Flûte de zut ! Par les chaussettes de Merlin, qu’avais-je fais ? Je restai un instant derrière la porte, espérant bêtement que le lézard revienne de lui-même sans que je n’ai besoin d’aller le chercher. Mais bien évidemment, ce ne fut pas le cas. Était-ce étonnant même ?
Connaissant Tiny, il devait certainement être en pleine visite de la pièce. Il est du genre curieux et ne reparaitra sûrement pas avant d’avoir fait le tour de la pièce, même si cela devait lui prendre toute la journée.
Et quant à moi, si je n’allais pas tout de suite le récupérer, c’était presque certain que les elfes allaient finir par me couper en morceaux ou pire qu’ils me priveraient de repas ce midi. Pour un retour à Poudlard, on ne pouvait pas imaginer pire… Heureusement, qu’ils ne pouvaient pas enlever de points au sablier. Enfin, je n’avais jamais vu un elfe le faire en tous cas.
Je prenais une grande boufée d’air, espérant que l’air accumulé dans mes poumons se transforme en courage. Il suffissait juste que je leur explique la situation et ça irait. Ils me connaissent après tout. Sept années sans leur causer le moindre soucis au château. Puis, j'avais certainement le coin de dortoir le mieux tenu de tout le château. Oui, ça se passerait bien.
Ma main s’approcha du bois de la porte. C’est simple, ils t’ouvrent, tu dis bonjour, tu récupères Tiny et puis tu t’en vas, me répétais-je.
Je toquais. Quatre coups vifs.
C'est parfait