Le fourreau vide de Damoclès
Jeudi 21 septembre 2051 - courant de la journée
OS ou RP - voir mot de fin
OS ou RP - voir mot de fin
Un cours à la première heure. Un autre en toute fin de journée. Entre les deux : suffisamment de temps pour regretter de ne pas avoir prévu autre chose, mais pas assez, selon ses propres critères, parfaitement objectifs et absolument pas discutables, pour justifier de transplaner jusqu’à Pré-au-Lard ou Cardiff ou… on ne savait où, avant de devoir refaire le trajet inverse quelques heures plus tard.
Elle avait donc échoué à la bibliothèque. Pas pour étudier. Enfin. Pas ses cours. Deux ouvrages ouverts occupaient une partie de la table devant elle, accompagnés d’une pile de parchemins dont l’organisation aurait probablement semblé douteuse à n’importe qui d’autre. Sur l’un d’eux s’étalait la liste des élèves inscrits à ses prochaines sessions du programme R.E.D. Sur un deuxième, quelques exercices. Un troisième avait été abandonné après trois lignes, froissé dans un coin puis aplati à nouveau lorsqu’elle avait estimé qu’elle pourrait peut-être sauver quelque chose de cette première tentative.
La galloise mordilla distraitement l’intérieur de sa joue. Elle avait déjà barré deux exercices. Le troisième allait probablement connaître le même sort.
Son regard glissa sur les quelques noms inscrits en haut du parchemin, puis sur les annotations qu’elle avait ajoutées à côté de certains. Les difficultés n’étaient pas les mêmes. Les raisons de leur présence non plus. Elle pouvait parfaitement leur donner vingt fois le même exercice jusqu’à ce qu’ils soient capables de l’exécuter les yeux fermés ; cela ne servirait à rien si elle ne comprenait pas d’abord pourquoi ils échouaient. Et elle refusait que RED devienne simplement l’endroit où l’on envoyait les mauvais élèves faire davantage de ce qu’ils faisaient déjà mal.
« Non. »
La plume raya définitivement une partie du parchemin.
Trop scolaire.
Elle posa son menton contre sa main et contempla son œuvre avec une contrariété grandissante. Peut-être qu’elle aurait mieux fait de travailler ses propres cours, finalement. Au moins, lorsqu’elle était l’élève, quelqu’un d’autre avait la responsabilité de trouver comment lui faire entrer quelque chose dans le crâne - combien même la majorité des choses qu’on lui “apprenait” étaient déjà acquises depuis des années.
La pensée lui arracha un bref rictus, et son regard quitta le parchemin. La bibliothèque n’avait pas tellement changé. Elle ne s’était pas fait cette réflexion en entrant. Elle n’avait même pas réellement regardé autour d’elle. Elle avait trouvé une table libre, déposé sa sacoche, récupéré les ouvrages dont elle avait besoin et commencé à travailler avec l’efficacité de quelqu’un qui avait plusieurs heures à perdre et aucune intention de véritablement les perdre.
Mais maintenant qu’elle levait les yeux...
Onze ans.
Quelque chose comme ça.
Elle calcula malgré elle.
Treize, plutôt, depuis la première fois. Et pendant une seconde, elle revit une jeune femme traverser ces mêmes rayonnages avec beaucoup moins d’assurance qu’elle n’aurait accepté de le reconnaître à l’époque.
Dix-neuf ans. Et une sale habitude de fumer dès qu’elle avait besoin de respirer. Une autre, plus ancienne encore, de considérer chaque attente placée sur ses épaules comme une nouvelle raison de vouloir foutre le camp.
Morgan détourna les yeux.
Elle n’était pas venue ici pour ça.
Sa plume retrouva le parchemin.
Exercice trois.
Elle resta quelques secondes devant les mots avant de reprendre son écriture. Une minute passa. Puis deux. Au bout de la troisième, elle abandonna sa plume sur la table.
Son regard venait de dériver vers l'une des hautes fenêtres de la bibliothèque.
Ce n’était même pas la même. Probablement. En fait, elle n’en savait rien. Mais elle se souvenait parfaitement d’une fenêtre de couloir, entrouverte dans l’obscurité. Du froid contre ses doigts. De la fumée qui s’échappait lentement de ses lèvres avant de disparaître dans la nuit écossaise. Elle se souvenait surtout d’avoir cru qu’il suffisait de tenir jusqu’au matin.
Morgan fixa la vitre quelques secondes de trop.
Puis baissa les yeux.
La sorcière récupéra finalement sa plume et ajouta quelques mots au bas de son parchemin, avec un peu plus d’application qu’auparavant.
Elle n’avait plus dix-neuf ans.
Ludwig n’enseignait même plus ici.
Personne ne l’attendait dans un bureau, ni bourreau ni mythe. Il n’y avait plus d’épée.
La réalisation aurait peut-être dû avoir quelque chose de libérateur. À la place, Morgan resta un instant immobile devant son parchemin. Parce qu'il y avait quelque chose d'étrangement inconfortable à revenir dans un endroit où elle avait passé autant de temps à attendre la chute d'une lame qui n'existait plus. Comme si son corps, lui, n'avait pas encore reçu l'information.
Elle expira silencieusement par le nez.
Puis barra une nouvelle ligne.
« Ça aussi, c'est nul. »
Les fantômes pouvaient attendre. Elle avait des adolescents bien vivants à empêcher de rater leurs BUSE et leurs ASPIC.
___________
RP libre pour quiconque étant à la GEAD (maximum deux personnages).
Pas de nécessité de me hibouter.
Sinon aura la valeur d'un OS !
Références mentionnées : Dans l'Ombre des Rose-Forêt - OS (attention, TW)
RP libre pour quiconque étant à la GEAD (maximum deux personnages).
Pas de nécessité de me hibouter.
Sinon aura la valeur d'un OS !
Références mentionnées : Dans l'Ombre des Rose-Forêt - OS (attention, TW)
Professeure hRP de DcFM. Présente inRP à Poudlard le mardi après-midi et le samedi matin. Coucou Rapeltout
Vava-InkTober 2026 #Cin'aMo'nroll #BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
Vava-InkTober 2026 #Cin'aMo'nroll #BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b