Un vent glacial
Samedi 8 avril 2051
Après presque sept mois sans un échange, l'irlandaise avait pour projet de s'éloigner de Poudlard pendant les vacances de printemps. Cependant, elle n'allait pas squatter une nouvelle fois chez l'entourage de son amie, comme elle l'avait déjà fait aux dernières vacances. Et elle ne comptait pas non plus fuguer à nouveau, de toute façon, elle avait besoin d'une autorisation pour quitter le château, étant toujours mineure, et sous surveillance. Lucia voulait revoir éli, et sans trop se l'avouer, retrouver un semblant de normalité. Pour cela, elle devait rentrer chez elle. Le problème étant que le dernier échange avec sa famille, restait le hibou sec de ses parents, exigeant des excuses, qui attendait toujours une réponse au fond du tiroir de son bureau, certainement froissé par ses parchemins qui s'accumulaient.
Finalement, l'irlandaise était passée par la voie officielle, sa fierté pas encore complètement rangée, elle n'avait pas souhaité revenir sur sa décision et rompre le silence en première. Les mots de ses parents avaient été durs, et surtout, elle ne comptait pas s'excuser de sitôt pour la décision qu'elle ne regrettait pas tant que ça. A vrai dire, elle regrettait toujours davantage son échec que son choix. La seule chose qu'elle regrettait, c'était l'inquiétude qu'elle avait pu causer autour d'elle, ce qu'elle n'avait jamais imaginé en partant. Lucia avait donc simplement demandé à rentrer, et c'était l'administration qui avait fait confirmer la demande auprès de sa famille. Famille qui avait accepté, sans un hibou supplémentaire.
Le retour en train avait été assez long, par la boule qui grossissait dans le ventre de la jeune fille. Le stress de se retrouver face à sa mère, ou sa famille, elle ne savait pas trop. Les premiers mots qui seraient échangés, leurs réactions. Et même plus largement, comment se passerait la semaine ensemble ? Mais d'un autre côté, le voyage en lui-même fut agréable. Lucia avait pu profiter du paysage changeant, de l'éloignement du château, et de cette fausse impression de liberté.
A son arrivée sur le quai, l'irlandaise ne savait pas à quoi s'attendre, est-ce que quelqu'un était réellement venu la chercher ? Ou est-ce qu'ils seraient capables de la laisser seule à Londres, pour la punir de son voyage clandestin ? Peut-être même qu'ils lui en voulaient d'être sortie à Noël sans même passer les voir, sans un cadeau, sans une lettre, même si en pratique, ils avaient fait de même.
Lucia avançait à pas lents, tirant sa valise derrière elle, observant les retrouvailles autour d'elle, et cherchant du regard un visage connu. Ce fut le visage de sa mère qu'elle découvrit, à l'entrée du quai, dans une expression neutre, presque fermée. Lucia s'avança, cherchant ses mots. Le silence se créa entre la fille et la femme, qui finit par se retourner et avancer vers la sortie, sans un mot supplémentaire. Les vacances commençaient bien.
La poufsouffle la suivit, essayant de suivre le rythme avec sa valise derrière. Le trajet retour fut rapide mais le temps semblait s'être arrêté tant le silence qui les entouraient était lourd. L'irlandaise savait ce que sa mère attendait, mais son avis sur la question n'avait pas changé. Si sa mère souhaitait des vacances dans le silence, qu'il en soit ainsi. En grandissant, l'irlandaise s'était découvert une fierté et une détermination qu'elle ne connaissait pas auparavant.
En arrivant devant l'entrée de la maison, les interrogations de Lucia reprirent de plus belle. Qu'est-ce qui l'attendait derrière cette porte ? Est-ce que son père attendait la même chose que sa mère ? Est-ce que son frère lui en voulait autant que la lettre de septembre le laisser penser ? Est-ce qu'il serait là ? Est-ce que les sept mois de silence avaient eu un impact sur lui ? La mère de Lucia ouvrit la porte d'entrée et Lucia se faufila derrière elle avant de refermer la porte.
Personne ne l'attendait, pas de sourire, pas de bonjour, rien. Son père était assis dans le salon et vaquait à diverses occupations. Il ne leva même pas la tête à son arrivée dans la maison, comme si rien ne s'était passé. Son frère semblait absent. Un simple bruit à l'étage lui indiqua qu'il se trouvait dans sa chambre, mais l'entousiasme des retrouvailles n'était pas non plus prévu au programme.
L'irlandaise suivit la politique qui semblait s'être imposée ici, et monta, portant comme elle pouvait sa lourde valise jusque dans sa chambre. Elle entendit ses parents échanger quelques mots pendant qu'elle grimpait l'escalier. Elle aurait été incapable de dire de quoi ils discutaient, mais une chose était sûre, le ton était doux et joyeux. Rien à voir avec le silence qui l'avait accueilli. A présent, c'était limpide. C'était à elle de faire le premier pas, et leurs attentes n'avaient pas changé.
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Après presque sept mois sans un échange, l'irlandaise avait pour projet de s'éloigner de Poudlard pendant les vacances de printemps. Cependant, elle n'allait pas squatter une nouvelle fois chez l'entourage de son amie, comme elle l'avait déjà fait aux dernières vacances. Et elle ne comptait pas non plus fuguer à nouveau, de toute façon, elle avait besoin d'une autorisation pour quitter le château, étant toujours mineure, et sous surveillance. Lucia voulait revoir éli, et sans trop se l'avouer, retrouver un semblant de normalité. Pour cela, elle devait rentrer chez elle. Le problème étant que le dernier échange avec sa famille, restait le hibou sec de ses parents, exigeant des excuses, qui attendait toujours une réponse au fond du tiroir de son bureau, certainement froissé par ses parchemins qui s'accumulaient.
Finalement, l'irlandaise était passée par la voie officielle, sa fierté pas encore complètement rangée, elle n'avait pas souhaité revenir sur sa décision et rompre le silence en première. Les mots de ses parents avaient été durs, et surtout, elle ne comptait pas s'excuser de sitôt pour la décision qu'elle ne regrettait pas tant que ça. A vrai dire, elle regrettait toujours davantage son échec que son choix. La seule chose qu'elle regrettait, c'était l'inquiétude qu'elle avait pu causer autour d'elle, ce qu'elle n'avait jamais imaginé en partant. Lucia avait donc simplement demandé à rentrer, et c'était l'administration qui avait fait confirmer la demande auprès de sa famille. Famille qui avait accepté, sans un hibou supplémentaire.
Le retour en train avait été assez long, par la boule qui grossissait dans le ventre de la jeune fille. Le stress de se retrouver face à sa mère, ou sa famille, elle ne savait pas trop. Les premiers mots qui seraient échangés, leurs réactions. Et même plus largement, comment se passerait la semaine ensemble ? Mais d'un autre côté, le voyage en lui-même fut agréable. Lucia avait pu profiter du paysage changeant, de l'éloignement du château, et de cette fausse impression de liberté.
A son arrivée sur le quai, l'irlandaise ne savait pas à quoi s'attendre, est-ce que quelqu'un était réellement venu la chercher ? Ou est-ce qu'ils seraient capables de la laisser seule à Londres, pour la punir de son voyage clandestin ? Peut-être même qu'ils lui en voulaient d'être sortie à Noël sans même passer les voir, sans un cadeau, sans une lettre, même si en pratique, ils avaient fait de même.
Lucia avançait à pas lents, tirant sa valise derrière elle, observant les retrouvailles autour d'elle, et cherchant du regard un visage connu. Ce fut le visage de sa mère qu'elle découvrit, à l'entrée du quai, dans une expression neutre, presque fermée. Lucia s'avança, cherchant ses mots. Le silence se créa entre la fille et la femme, qui finit par se retourner et avancer vers la sortie, sans un mot supplémentaire. Les vacances commençaient bien.
La poufsouffle la suivit, essayant de suivre le rythme avec sa valise derrière. Le trajet retour fut rapide mais le temps semblait s'être arrêté tant le silence qui les entouraient était lourd. L'irlandaise savait ce que sa mère attendait, mais son avis sur la question n'avait pas changé. Si sa mère souhaitait des vacances dans le silence, qu'il en soit ainsi. En grandissant, l'irlandaise s'était découvert une fierté et une détermination qu'elle ne connaissait pas auparavant.
En arrivant devant l'entrée de la maison, les interrogations de Lucia reprirent de plus belle. Qu'est-ce qui l'attendait derrière cette porte ? Est-ce que son père attendait la même chose que sa mère ? Est-ce que son frère lui en voulait autant que la lettre de septembre le laisser penser ? Est-ce qu'il serait là ? Est-ce que les sept mois de silence avaient eu un impact sur lui ? La mère de Lucia ouvrit la porte d'entrée et Lucia se faufila derrière elle avant de refermer la porte.
Personne ne l'attendait, pas de sourire, pas de bonjour, rien. Son père était assis dans le salon et vaquait à diverses occupations. Il ne leva même pas la tête à son arrivée dans la maison, comme si rien ne s'était passé. Son frère semblait absent. Un simple bruit à l'étage lui indiqua qu'il se trouvait dans sa chambre, mais l'entousiasme des retrouvailles n'était pas non plus prévu au programme.
L'irlandaise suivit la politique qui semblait s'être imposée ici, et monta, portant comme elle pouvait sa lourde valise jusque dans sa chambre. Elle entendit ses parents échanger quelques mots pendant qu'elle grimpait l'escalier. Elle aurait été incapable de dire de quoi ils discutaient, mais une chose était sûre, le ton était doux et joyeux. Rien à voir avec le silence qui l'avait accueilli. A présent, c'était limpide. C'était à elle de faire le premier pas, et leurs attentes n'avaient pas changé.
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#579f38 ~"Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin !" ~ #Pouffyfamily ~ 6è année RP en 2051/2052