De cendres et de sang
28 juin 2051.
Entre la Norvège et la France.
Avec @Alice Sangblanc et ses PNJ.
Mention de @Lorelyne Jenkins.
Entre la Norvège et la France.
Avec @Alice Sangblanc et ses PNJ.
Mention de @Lorelyne Jenkins.
Morgan ne se considérait pas comme une grande voyageuse. Même si, par rapport à d’autres sorciers, elle avait effectivement eu son lot d’expérience à l’étranger. L’Allemagne, le Mexique, les États-Unis… Et pourtant, sa liste s’arrêtait là.
Jusqu’à ce qu’elle traverse la mer du Nord pour rejoindre les terres qui avaient vu naître Lorelyne Jenkins. Et cette escapade dans les contrées plus froides de l’Europe n’avait été qu’une première étape. Car il n’était qu’une question de minutes avant qu’elle ne prenne un portoloin international qui la conduirait en Allemagne quelques jours puis... en France, auprès de Thomas et des siens.
Sa famille à elle, puis sa famille à lui. Sa… future belle famille à elle.
L’expression lui paraissait encore étrange. Presque étrangère.
Belle-famille.
Morgan avait encore du mal à associer ces mots à des personnes qui pourraient tout aussi bien devenir les siens que décider qu’elle n’avait rien à faire auprès de leur héritier. Il y avait quelque chose d’étrangement présomptueux à imaginer qu’un jour elle pourrait employer ce terme sans hésitation, alors même que ces personnes auraient entre leurs mains le pouvoir de convaincre Thomas que son choix était une erreur.
Et elle ne pouvait pas entièrement leur en vouloir.
Le souvenir du français réduisant sa chevalière en poussière était encore gravé dans son esprit avec une netteté presque douloureuse. Une part d’elle voulait garder Thomas auprès d’elle, préserver ce lien qu’ils avaient construit et accomplir son propre devoir, même si cela signifiait risquer de l’éloigner de sa famille. L’autre refusait catégoriquement de devenir la raison pour laquelle il tournerait le dos aux siens, n'attendant que cela, de le libérer des promesses qu’elle ne lui avait jamais demandé de lui faire.
Et malgré tout, une part encore attendait ce voyage avec une impatience qu’elle refusait soigneusement d’examiner.
Parce que, derrière l’appréhension, derrière les calculs et les scénarios catastrophes qu’elle avait déjà envisagés sous toutes leurs formes, il y avait la perspective de retrouver celui dont l’absence avait laissé un silence bien trop présent.
Les nuages norvégiens ne lui avaient jamais vraiment rendu l’image des boucles blanches qui avaient le don de désordonner ses pensées. Les paysages montagneux n’avaient pas réussi à lui faire oublier cette nuance de gris si particulière qui habitait le regard de l’être insensé ayant décidé, contre toute logique, de l’aimer. Et le silence de Lorelyne avait beau avoir accompagné son séjour dans le Nord, il n’avait rien eu de comparable aux mots si diablement bien maîtrisés de son chevalier. Ces phrases capables de l’agacer, de la désarmer ou de la convaincre lorsqu’elle aurait préféré rester obstinée.
Morgan était hautement agacée par tout cela - une semaine, ce n’était rien pourtant.
La sorcière réajusta distraitement la lanière de sa sacoche sur son épaule avant de jeter un bref regard à la malle posée à ses pieds. Le brouhaha du magi'port reprit peu à peu sa place autour d'elle, remplaçant le fil de ses pensées par la réalité bien plus immédiate : il était l'heure de prendre son portoloin.
Dernière modification par Morgan Rosenwald le 27 juil. 2026, 12:32, modifié 2 fois.
Professeure hRP de DcFM. Présente inRP à Poudlard le mardi après-midi et le samedi matin. Coucou Rapeltout
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
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De cendres et de sang
L’appréhension.
Thomas n’y était pas coutumier. Voilà ce que l’on gagne à sortir du chemin tracé par sa famille pour se lancer dans la plus intense, la plus improbable, la plus grande des aventures. Celle qu’il rêvait de vivre à jamais au côté de la sorcière qui avait volé son cœur quelques années auparavant.
Morgan serait bientôt de retour. Après avoir passé du temps en Norvège auprès d’une… amie, était-ce bien cela ? La belle avait poursuivit son voyage jusqu’en Allemagne, là où une famille que Thomas avait malmené dans sa traque. A cette pensée, un sourire fleurissait aux lèvres fines de l’homme. Merlin, il était à prévoir qu’elle aurait de nombreux reproches à lui faire. Lui en voudrait-il d’avoir fait montre de pugnacité enrobé de rage auprès des siens ? Ou bien serait-elle charmée de voir son chevalier si prompte à bousculer ciel et terre pour la récupérer ?
Quoi qu’il en soit, Thomas le savait : Morgan aurait bien des choses à lui reprocher, qu’elle soit charmée ou non. Ainsi était Morgan. Ainsi était la femme qu’il s’apprêtait à présenter à sa famille.
Dans le Magic’Port français, Thomas patientait, le nez levé vers le plafond de verre. L’été était bien là, désormais. Bouillonnant comme il le détestait. Pour une fois, Thomas avait hâte de retrouver le confort du domaine familial. Là, perché dans les hauteurs de la Haute-Savoie, bordé par les immenses sapins, soufflé par le vent alpin, Thomas osait dire qu’il s’y sentait bien, malgré tout ce que le manoir aux pierres blanches symbolisait pour lui et son avenir.
Pendant des semaines, l’héritier qui ne l’était plus vraiment s’était employé à préparer le terrain pour accueillir sa dame au cœur des siens. Cela, c’était sur le papier. En réalité, Thomas avait annoncé devoir leur “présenter quelqu’un”. Il n’avait pas parlé de fiancée. Il n’avait pas mentionné de belle dame aux boucles d’ébène qui avait volé son coeur pour ne plus jamais lui rendre, il y a trois ans de cela. Il n’avait fait que parler d’elle en “quelqu’un”. Quelqu’un qui s’apprêtait à sacrer roi leur chevalier.
Père s’était montré curieux, mais sans réellement le montré. Le chef de famille et son fils n’étaient plus en très bon terme depuis… eh bien, depuis toujours, n’est-ce-pas ? Quant à Grand-Père ? Le patriarche était inquiet, car lorsque votre petit fils décadent et malséant veut vous présenter quelqu’un, il y a bien du soucis à se faire. Peut-être s’imaginait-il que Thomas s’apprêtait à lui ramener un criminel notoire ou bien une chimère affamée. Si il connaissait Morgan, Grand-Père comprendrait qu’elle était l’un et l’autre selon les phases lunaires.
L’heure approchait. Thomas se sentit sourire. Il remonta les manches de sa chemise blanche, passa une main dans ses boucles blanches dépouillées de leur éternel couvre-chef.
Thomas glissa ses pouces dans les poches de son pantalon noir, et attendit que sa Morgan ne lui revienne.
Coeur battant.
Inquiétude aux tripes.
Il ne s’agissait pas là des affres de retrouvailles, ni même de celles d’un homme se sentant condamné par les mots qu’il avait prononcés envers sa belle famille.
Non. Ces affres là étaient celles qu’on ressent lorsqu’on se sait prêt à voir sa vie changer du tout au tout.
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 2 ème année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
De cendres et de sang
Morgan ne voulait pas devenir une femme politique, au grand désarroi de sa grand-mère. Et, quand on voyait le genre de familles avec lesquelles la sorcière devait déjà composer, elle estimait avoir bien assez à faire en matière de diplomatie et d’affaires sans avoir besoin d’en faire officiellement son métier.
Les relations au sein de la famille galloise de l’héritière n’étaient déjà pas au beau fixe, résultat des fiertés mal placées et des querelles intergénérationnelles qui gangrenaient les trois branches des Moenith. Pourtant, face à l’état interne de la famille Rosenwald, tout cela paraissait presque dérisoire.
La matriarche était loin d’y faire l’unanimité. Il y avait les changements relativement douteux apportés aux règles de succession par le précédent patriarche, le caractère jugé peu légitime de sa naissance et, bien sûr, le rôle qu’avait joué l’arriviste d’arrière-petite-fille du Traître dans son ascension.
Et pour cette arriviste - Morgan, donc - Astrid représentait probablement le meilleur espoir de faire quelque chose de bien de cette famille.
Quand bien même cet espoir n’était pas bien grand.
Revenir en Allemagne après le Dominion, Poudlard et la Norvège n’avait donc pas été la chose la plus reposante qu’elle ait eu à faire. Il avait fallu affronter les conséquences de son absence de réponses aux lettres d’Astrid et de Loren, mais aussi…
Thomas.
Son Thomas.
Qui n’avait apparemment démontré aucune des qualités et compétences que l’on aurait pu attendre d’un homme éduqué - et encore moins de l’héritier d’une famille comme les Sangblanc - lors de sa visite.
Morgan lui en avait voulu, bien évidemment. Elle lui en avait voulu de ne pas lui avoir simplifié la tâche, de s’être précipité tête baissée dans une situation qui n’avait certainement pas besoin de devenir plus compliquée qu’elle ne l’était déjà.
Mais en réalité…
Elle en voulait davantage à Garwen d’avoir menti à Thomas. De ne pas avoir prévu qu’il chercherait la vérité, qu’il la traquerait obstinément jusqu’à remonter à sa source. Et elle en voulait à cette autre Morgan, surtout. Celle qui avait choisi de rester dans le Dominion et qui, par cette seule décision, avait provoqué tout le reste.
Alors, comme toujours lorsqu’une pensée menaçait de devenir trop lourde pour être portée, elle l’enterra. Quelque part dans ce cimetière qu’était devenu une petite partie de son esprit, parmi toutes les autres choses qu’elle refusait consciencieusement de déterrer, sous la terre meuble des limbes de son inconscient.
D’autant qu’une tout autre épreuve l’attendait désormais.
Une épreuve qui, à ses yeux, paraissait infiniment plus terrifiante que d’affronter seule le jugement, les reproches et le mécontentement des membres de sa propre famille : rencontrer celle de Thomas.
Et depuis qu’elle avait quitté le domaine allemand des Rose-Forêt, Morgan ne parvenait pas à se débarrasser de l’appréhension qui lui comprimait progressivement la poitrine. Elle l’avait accompagnée durant tout le voyage, jusqu’au Magic’Port français où elle venait finalement d’atterrir, une main refermée sur la poignée de sa malle.
Une pensée revenait surtout, aussi désagréable qu’obstinée.
Que son Impossible ait finalement retrouvé la raison dans toute cette histoire.
Petit à petit, tirant sa malle derrière elle, Morgan s’éloigna de son point d’atterrissage pour rejoindre ce qui lui semblait être le hall principal. Son regard parcourut les lieux et les silhouettes qui s’y trouvaient, à la recherche de celui qu’elle espérait voir autant qu’elle redoutait de le trouver.
Les relations au sein de la famille galloise de l’héritière n’étaient déjà pas au beau fixe, résultat des fiertés mal placées et des querelles intergénérationnelles qui gangrenaient les trois branches des Moenith. Pourtant, face à l’état interne de la famille Rosenwald, tout cela paraissait presque dérisoire.
La matriarche était loin d’y faire l’unanimité. Il y avait les changements relativement douteux apportés aux règles de succession par le précédent patriarche, le caractère jugé peu légitime de sa naissance et, bien sûr, le rôle qu’avait joué l’arriviste d’arrière-petite-fille du Traître dans son ascension.
Et pour cette arriviste - Morgan, donc - Astrid représentait probablement le meilleur espoir de faire quelque chose de bien de cette famille.
Quand bien même cet espoir n’était pas bien grand.
Revenir en Allemagne après le Dominion, Poudlard et la Norvège n’avait donc pas été la chose la plus reposante qu’elle ait eu à faire. Il avait fallu affronter les conséquences de son absence de réponses aux lettres d’Astrid et de Loren, mais aussi…
Thomas.
Son Thomas.
Qui n’avait apparemment démontré aucune des qualités et compétences que l’on aurait pu attendre d’un homme éduqué - et encore moins de l’héritier d’une famille comme les Sangblanc - lors de sa visite.
Morgan lui en avait voulu, bien évidemment. Elle lui en avait voulu de ne pas lui avoir simplifié la tâche, de s’être précipité tête baissée dans une situation qui n’avait certainement pas besoin de devenir plus compliquée qu’elle ne l’était déjà.
Mais en réalité…
Elle en voulait davantage à Garwen d’avoir menti à Thomas. De ne pas avoir prévu qu’il chercherait la vérité, qu’il la traquerait obstinément jusqu’à remonter à sa source. Et elle en voulait à cette autre Morgan, surtout. Celle qui avait choisi de rester dans le Dominion et qui, par cette seule décision, avait provoqué tout le reste.
Alors, comme toujours lorsqu’une pensée menaçait de devenir trop lourde pour être portée, elle l’enterra. Quelque part dans ce cimetière qu’était devenu une petite partie de son esprit, parmi toutes les autres choses qu’elle refusait consciencieusement de déterrer, sous la terre meuble des limbes de son inconscient.
D’autant qu’une tout autre épreuve l’attendait désormais.
Une épreuve qui, à ses yeux, paraissait infiniment plus terrifiante que d’affronter seule le jugement, les reproches et le mécontentement des membres de sa propre famille : rencontrer celle de Thomas.
Et depuis qu’elle avait quitté le domaine allemand des Rose-Forêt, Morgan ne parvenait pas à se débarrasser de l’appréhension qui lui comprimait progressivement la poitrine. Elle l’avait accompagnée durant tout le voyage, jusqu’au Magic’Port français où elle venait finalement d’atterrir, une main refermée sur la poignée de sa malle.
Une pensée revenait surtout, aussi désagréable qu’obstinée.
Que son Impossible ait finalement retrouvé la raison dans toute cette histoire.
Petit à petit, tirant sa malle derrière elle, Morgan s’éloigna de son point d’atterrissage pour rejoindre ce qui lui semblait être le hall principal. Son regard parcourut les lieux et les silhouettes qui s’y trouvaient, à la recherche de celui qu’elle espérait voir autant qu’elle redoutait de le trouver.
Professeure hRP de DcFM. Présente inRP à Poudlard le mardi après-midi et le samedi matin. Coucou Rapeltout
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
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De cendres et de sang
Thomas observa les sorcières et sorciers s’approprier le hall principal. Des frères venus récupérer leur mère, des parents attendant le retour de leur enfant étudiant… Thomas serait bientôt le prochain à retrouver Morgan. Il avait hâte autant qu’il s’inquiétait, et le français n’appréciait pas ce curieux mélange. Il aurait préféré n’être allégresse à l’idée de revoir sa Morgan, de sentir le parfum familier de sa peau et le jeu sauvage de ses boucles noirs.
Au lieu de cela, Thomas angoissait. Ce qu’ils s’apprêtaient à faire, à annoncer, à promettre… était un outrage aux Ancêtres eux-mêmes, et si l’héritier n’avait que faire de l’avis d’une armée de morts tous revenus à la cendre, il n’en était pas de même pour sa grande et noble famille. Thomas devrait épouser une sorcière française de Sang-Pur, pas une galloise, quand bien même ses veines portaient la pureté absolue. Choisir Morgan, c’était choisir décemment de fragiliser la construction familiale, c’était mettre Père porte-à-faux, c’était ouvrir un chemin belligérant pour l’Ours de Sibérie qui n’attendait qu’une démonstration de faiblesse de la branche principale pour proposer l’indépendance des secondaires.
C’était être un faible cœur faisant passer son bonheur avant celui des siens. Et cela, on ne lui pardonnerait pas.
Mais il serait sot de croire que Thomas n’avait pas un joker dans sa poche. Un sacré joker.
La silhouette de Morgan émergea enfin dans le hall principal. Ses pouces quittèrent les poches de son pantalon pour bondir jusqu’à ses boucles blanches et les arranger, un tant soi peu. Il n’avait pas oublié la potentielle pagaille qu’il avait pu faire en Allemagne, aussi avait-il décidé d’être irréprochable lorsqu’ils se retrouveraient. Néanmoins, cela ne suffirait peut-être pas, et Thomas en avait toute conscience.
Aussi avait-il décidé ce matin d’aller chercher quelques alliés.
Thomas récupéra sa baguette pour, d’un tour de poignet, faire apparaître une petite boîte vert anis floqué du nom d’une pâtisserie sorcière française autrement apprécié chez les bouches sucrées. L’intérieur en était rempli de macarons goût citrouille.
Les préférés de sa dame, et peut-être le salut de Thomas. Morgan pouvait se montrer très vilaine.
Au lieu de cela, Thomas angoissait. Ce qu’ils s’apprêtaient à faire, à annoncer, à promettre… était un outrage aux Ancêtres eux-mêmes, et si l’héritier n’avait que faire de l’avis d’une armée de morts tous revenus à la cendre, il n’en était pas de même pour sa grande et noble famille. Thomas devrait épouser une sorcière française de Sang-Pur, pas une galloise, quand bien même ses veines portaient la pureté absolue. Choisir Morgan, c’était choisir décemment de fragiliser la construction familiale, c’était mettre Père porte-à-faux, c’était ouvrir un chemin belligérant pour l’Ours de Sibérie qui n’attendait qu’une démonstration de faiblesse de la branche principale pour proposer l’indépendance des secondaires.
C’était être un faible cœur faisant passer son bonheur avant celui des siens. Et cela, on ne lui pardonnerait pas.
Mais il serait sot de croire que Thomas n’avait pas un joker dans sa poche. Un sacré joker.
La silhouette de Morgan émergea enfin dans le hall principal. Ses pouces quittèrent les poches de son pantalon pour bondir jusqu’à ses boucles blanches et les arranger, un tant soi peu. Il n’avait pas oublié la potentielle pagaille qu’il avait pu faire en Allemagne, aussi avait-il décidé d’être irréprochable lorsqu’ils se retrouveraient. Néanmoins, cela ne suffirait peut-être pas, et Thomas en avait toute conscience.
Aussi avait-il décidé ce matin d’aller chercher quelques alliés.
Thomas récupéra sa baguette pour, d’un tour de poignet, faire apparaître une petite boîte vert anis floqué du nom d’une pâtisserie sorcière française autrement apprécié chez les bouches sucrées. L’intérieur en était rempli de macarons goût citrouille.
Les préférés de sa dame, et peut-être le salut de Thomas. Morgan pouvait se montrer très vilaine.
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 2 ème année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
