Drôle de panne
Dimanche 3 septembre
14h13
Avec @Onyx Willard
Mais la jeune femme avait beau être prise le plus au sérieux du monde, ce n'était pas ce qui allait suffire. Chacun de leur duel pouvait parfaitement se solder par la victoire de l'un ou de l'autre. Et au fil des années, difficile de clairement dégager un vainqueur fiable à chaque fois. Les deux adversaires se complétaient presque parfaitement.
L'une était brutalement offensive, chaque sort qu'elle catalysait avait la puissant de détruire sa cible, si elle ne réagissait pas à temps. Elle était endurante, vicieuse, intelligente, et savait anticiper bien mieux que Narcisse ne saurait jamais le faire. Lui, en revanche, était devenu un expert des sortilèges de protection. Protego au départ, c'était désormais Protego Duo qui avait pris le relai.
En avance sur ses camarades, il avait maîtrisé ce sortilège l'année dernière, et pouvait donc s'en servir aussi tôt dans l'année sans peine. Et seul son talent inné pour cette magie protectrice lui permettait d'encaisser les costauds sortilèges d'Onyx, qui auraient brisés tout autre bouclier. Il avait également pour lui la vitesse, l'instinct de combat, l'adaptabilité, et une maîtrise des arts martiaux qu'aucun autre camarde ne possédait.
Donc oui, en temps normal, les deux rivaux se valaient de façon plutôt équivalente.
Encore un sortilège qui s'écrasa sur son écran, il sentit son bras picoter, le bouclier vola en éclats.
Mais aujourd'hui, il peinait à seulement contrer. Il ne voyait plus rien, n'anticipait plus la moindre attaque, et ne réagissait que grâce à ses réflexes hors du commun. Aucune ouverture ne lui apparaissait, ses membres étaient comme ramollis, et aucune excitation ne débordait de son cœur. Son visage était plat, ses yeux virevoltaient ailleurs, ses pensées en faisaient tout autant.
"BWAÏE !"
C'est lorsqu'un sortilège final traversa son bouclier trop finement catalysé, l'envoyant voltiger, qu'il perçut la senteur du lilas.
Heureusement qu'Onyx retenait certains de ses sortilèges durant leurs duels. Sans quoi, cet Acuo aurait réduit les os de son visage en poudre. Au lieu de cela, il s'en tirait avec seulement d'énormes contusions, et une vive douleur qui le lançait comme une langue de feu sur sa peau. Et même en temps normal, il se serait relevé immédiatement. Ce n'était pas la première fois qu'il encaissait cette attaque. Alors pourquoi le contact du sol froid continuait de se faire ressentir sur ses bras étalés le long de son corps, là où il gisait encore, en contemplant le plafond.
Non, il avait beau faire, à chaque fois qu'il inspirait, cette maudite odeur de lilas sucré emplissait ses narines.
Drôle de panne
Ça m’énerve. Mon Acuo brise le Protego Duo du Poufsouffle et le projette au sol. Je baisse ma garde : je refuse de gagner comme ça. Non, aujourd’hui j’ai l’impression de faire face à un élève de première année, de perdre mon temps, et oui ; j’en suis clairement agacée. J’avance vers le garçon. D’habitude ça ne se passe pas comme ça. D’habitude, nos duels me font progresser, apprendre, me font prendre conscience de mes limites, mais là… il est mou. Voilà, c’est ça : il est mou. Passif, même. Il ne fait que parer mes sorts avec de minables boucliers, qui n’ont rien à voir avec ceux qu’il lance d’ordinaire. Tu parles d’une rentrée, j’aurais mieux fait d’aller à la bibliothèque réviser, poursuivre mes recherches sur la magie noire, ou n’importe quoi d’autre plutôt que ça.
- Tu fous quoi, Brando ?
Je ne l’appelle jamais par son nom de famille. Jamais. Mais là, il mérite cette distance. Mes sourcils se froncent, je m’approche plus près encore de celui qui préfère compter les mouches. Mais pourquoi Merlin ne se relève t-il pas ?
- C’est quoi ton problème aujourd’hui ? Ma voix est plus posée que précédemment, mais mon ton reste froid et tranchant.
Je veux savoir, très honnêtement. Pour la simple et bonne raison que je n’ai pas envie de perdre le seul adversaire qui me pousse autant dans mes retranchements dans ce fichu château. J’y tiens.
- Tu fous quoi, Brando ?
Je ne l’appelle jamais par son nom de famille. Jamais. Mais là, il mérite cette distance. Mes sourcils se froncent, je m’approche plus près encore de celui qui préfère compter les mouches. Mais pourquoi Merlin ne se relève t-il pas ?
- C’est quoi ton problème aujourd’hui ? Ma voix est plus posée que précédemment, mais mon ton reste froid et tranchant.
Je veux savoir, très honnêtement. Pour la simple et bonne raison que je n’ai pas envie de perdre le seul adversaire qui me pousse autant dans mes retranchements dans ce fichu château. J’y tiens.
Code couleur : #50001c | Fiche élève | Légionnaire Bellone
6ème année RP (2051-2052) | Joueuse de Quidditch | Arbitre hRP du Club de duel