Vous avez de jolies rides, vous savez ?
Samedi 29 juillet 2051
FLEURY ET BOTT
FLEURY ET BOTT
Avachi sur la main courante de l'escalier, loin de se soucier de déranger la pile de livres posés en contre bas et mis en avant par le libraire (qui est toujours aussi agréable à regarder, par ailleurs, c'est important de le préciser car Christopher a grimacé un sourire charmeur dans sa direction lorsqu'il est entré dans la librairie), Christopher observe Jude qui est plongée dans un bouquin de l'autre côté de la salle. Quelques mèches sombres ont glissé sur son front et sont tombés devant ses yeux. Pourtant, cela ne l'empêche pas de poursuivre sa lecture. C'est comme si le monde entier avait disparu autour d'elle et que n'existaient plus que les lignes qui défilaient devant ses yeux. Quand elle est comme ça, il sait que rien ni personne ne peut pas la déranger. Ou plutôt, que rien ni personne n'aurait intérêt de la déranger. Il l'a déjà fait une ou deux fois. Ça s'est terminé par ses sourcils froncés à elle et pour lui, une vilaine douleur sur le haut du crâne. Parfois, Jude frappe vraiment fort. Mais elle a toujours cette étincelle dans le regard. Celle qui lui rappelle qu'elle l'aime, même si ces derniers temps, elle lui reproche de trop traîner avec la « bourgeoise », comme elle dit. Il l'a pas encore ramené à la Fausse Danse ou chez les River, Jude devrait lui en être reconnaissante !
La voix de Lloyd l'arrache à ses pensées. Christopher cligne des yeux et se tourne vers lui. Les plaintes de Lloyd font écho aux siennes, même si lui les garde pour lui. Si lui-même est avachi sur la rambarde, que dire de son ami ? S'il avait pu s'allonger sur les escaliers, Lloyd l'aurait certainement fait. Peut-être auraient-ils dû attendre Jude à l'extérieur, fumer une clope en attendant qu'elle trouve ses bouquins, pouvoir discuter à voix haute sans avoir l'impression de se noyer sous les livres qui débordent de tous les coins de cette fichue librairie.
« Moi aussi je me fais tellement chier que j'ai l'impression que les vers commencent à me bouffer par la racine des pieds, mais tu veux quoi ? Ta frangine veut ses livres, elle va nous défoncer si on lui dit de se bouger le... »
Christopher lève la main assez vite pour camoufler le très long bâillement qui lui décroche la mâchoire et qui l'empêche de terminer. Il abuse peut-être un peu des soirées, en ce moment. Il faut dire qu'il y a un bel homme en Angleterre qui occupe toute son attention et qu'il doit le satisfaire. Sortir avec Sacha est son nouveau passe-temps favori, juste après ramener de la bouffe bizarre à la maison pour faire froncer les sourcils à Alice, bien sûr. Et puis, c'est l'été. L'été, tout parait plus léger. Il se couche à pas d'heure, il s'amuse, il danse sur de la musique jusqu'à ce que le soleil se lève, il traîne sur les bords de la Tamise avec Jude ou il squatte Lloyd à la Fausse Danse pour l'empêcher de ruminer ce qu'il semble ruminer depuis quelques temps. Résultat ? Il est peut-être un peu plus fatigué que d'habitude, mais les vacances approchent.
Christopher ramène ses yeux sur Jude, penchée sur son livre. Il aimerait immortaliser ce moment, prendre une photo à la sauvage. Elle irait bien au-dessus de sa cheminée.
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@Eglantine Pinehead, coucou toi, comme on dit dans le milieu ! On en avait parlé il y a une éternité... Le voilà.
Dernière modification par Christopher Hangoover le 5 sept. 2026, 13:09, modifié 1 fois.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Vous avez de jolies rides, vous savez ?
TW : propos sur l'alcool, jeu d'argent, comportements déplacés
L'alcool n'a rien de cool, et la lecture c'est génial. Ne prenez jamais les mots de Lloyd pour vérité : il n'y a rien d'acceptable dans ce qu'il dit, pense, fait.

LLOYD RIVER | 33 ans
Je déteste que Jude adore lire. J’aimerai que ce soit une grosse pintade illettrée ou accro à autre choses qu’à de fichus livres. Mais non. Jude, elle dévore les livres. Si elle ne les rangeait pas systématiquement dans sa bibliothèque enchantée, j’te jure que je pourrai croire qu’elle dévore vraiment ses livres. Trois par semaine. La meuf, elle lit trois livres par semaine. Et ça, c’est que les romans, hein ! J’te dis pas les… trucs scientifiques qui défilent aussi, hein ! C’est simple : elle lit en une semaine ce que je lis en dix ans.
Et moi, ça me saoule. Parce que, parfois, c’est quand je suis avec Jude en virée en ville qu’elle se dit que cette librairie à vraiment l’air cool, on va voir ? Et vu que madame obtient toujours ce qu’elle veut, ça finit toujours comme ça : on rentre, Jude fouille, Jude trouve, Jude lit pendant bien quinze minutes pour être bien sûre que ça lui plaît. C’est un enfer.
Aujourd’hui, je pensais que ça serait moins relou parce que Lil’ est avec nous. T’as capté, avec Chris, tout est moins chiant.
Ouais, sauf que j’avais pas prévu que Jude soit méga indécise aujourd’hui.
Assis sur les marches des escaliers, les bras nus et tatoués et, surtout, ballants appuyés sur mes genoux, je joue avec mes pieds, avec mes doigts… j’attends, bordel. J’attends. J’attends, et j’aime pas ça. Tu peux pas savoir comme j’aime pas ça. Je suis pas un mec fait pour attendre. Je peux pas. C’est pas dans mes gênes : Jude a tout prit dans le bide de Maman… hm, nan. Jude, c’est pas une meuf patiente non plus. Sauf quand ça l’arrange, hein.
« J’me fais chieeeeeer », je gémis en m’étalant en arrière sur les marches. « J’en ai marre, j’en ai maaaaaaarre… Pourquoi elle est pas addict à l’alcool, hein ? On serait dans un bar, on boirait des coups… ou alors accro aux jeux d’argent ? On se taperait la discut’ avec une vieille branchée à sa machine à sous. Mais des bouquins, bordel. Des bouquins. J’ai envie de caner. »
J’ai envie de foutre le feu à Fleury et Botts. Elle y passera déjà beaucoup moins de temps. Elle se trouvera un autre centre d’intérêt. C’est une grande fille, j’lui fais confiance.
Je me redresse sur les fesses, puis sur les pattes. C’que je veux, Chris ? C’que je veux ? Là, maintenant ? Que Jude trouve le foutu livre de ses rêves et qu’on se barre. Mais il a raison. Il a entièrement raison : si on lui dit de se bouger le hum-hum — Maman dit que je suis trop vulgaire, j’essaye de me contrôler — elle va nous déboîter la tête. Chris comme moi, il sait que quand Jude dit qu’elle va nous démarrer, c’est pas une menace. C’est un fait.
« Vas y, j’en ai plein le…. Le… rah, eh, t’as capté ! » je grogne. « Viens, on fait un jeu ! Le… » je regarde autour de nous. T’as rien à faire, ici, bordel ! Ils ont pas une safe place pour les mecs qui s’ennuient ? Un bar caché ? Un salon de thé ? J’suis prêt à tout accepter là.
Force et de constater qu’il n’y a rien à boire, donc… pas de jeux d’alcool.
« Le jeu de… »
Je pivote sur mes talons. Je regarde partout. En haut. En bas. A droite. A gauche.
« On doit… »
Rien que des livres. Rien que de foutus livres partout ! Et des gens qui lisent ! Partout, partout, partout ! RIEN. RIEN. DU. TOUT.
J’vais péter un plomb.
La porte s’ouvre, quelqu’un passe. Une nana, pas trop mal.
Une nana.
Une idée me vient.
« La prochaine meuf qui rentre, j’la drague ! » je lance à Chris en fonçant vers lui. Ma main chope son épaule pour le tirer vers moi, histoire qu’il voit bien mes grands yeux de chien fous. « Ca s'appelle le Jeu de la Porte. Le but du jeu, c'est de réussir à obtenir un rendez-vous. Tu paries un gallion sur ma réussite ou mon échec. Si t’as eu juste, tu gagnes. Sinon, tu me dois du fric. Deal ? »
Au plaisir d'avoir une folle histoire d'amour avec toi, Eg'
707 mots
L'alcool n'a rien de cool, et la lecture c'est génial. Ne prenez jamais les mots de Lloyd pour vérité : il n'y a rien d'acceptable dans ce qu'il dit, pense, fait.

LLOYD RIVER | 33 ans
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Je déteste que Jude adore lire. J’aimerai que ce soit une grosse pintade illettrée ou accro à autre choses qu’à de fichus livres. Mais non. Jude, elle dévore les livres. Si elle ne les rangeait pas systématiquement dans sa bibliothèque enchantée, j’te jure que je pourrai croire qu’elle dévore vraiment ses livres. Trois par semaine. La meuf, elle lit trois livres par semaine. Et ça, c’est que les romans, hein ! J’te dis pas les… trucs scientifiques qui défilent aussi, hein ! C’est simple : elle lit en une semaine ce que je lis en dix ans.
Et moi, ça me saoule. Parce que, parfois, c’est quand je suis avec Jude en virée en ville qu’elle se dit que cette librairie à vraiment l’air cool, on va voir ? Et vu que madame obtient toujours ce qu’elle veut, ça finit toujours comme ça : on rentre, Jude fouille, Jude trouve, Jude lit pendant bien quinze minutes pour être bien sûre que ça lui plaît. C’est un enfer.
Aujourd’hui, je pensais que ça serait moins relou parce que Lil’ est avec nous. T’as capté, avec Chris, tout est moins chiant.
Ouais, sauf que j’avais pas prévu que Jude soit méga indécise aujourd’hui.
Assis sur les marches des escaliers, les bras nus et tatoués et, surtout, ballants appuyés sur mes genoux, je joue avec mes pieds, avec mes doigts… j’attends, bordel. J’attends. J’attends, et j’aime pas ça. Tu peux pas savoir comme j’aime pas ça. Je suis pas un mec fait pour attendre. Je peux pas. C’est pas dans mes gênes : Jude a tout prit dans le bide de Maman… hm, nan. Jude, c’est pas une meuf patiente non plus. Sauf quand ça l’arrange, hein.
« J’me fais chieeeeeer », je gémis en m’étalant en arrière sur les marches. « J’en ai marre, j’en ai maaaaaaarre… Pourquoi elle est pas addict à l’alcool, hein ? On serait dans un bar, on boirait des coups… ou alors accro aux jeux d’argent ? On se taperait la discut’ avec une vieille branchée à sa machine à sous. Mais des bouquins, bordel. Des bouquins. J’ai envie de caner. »
J’ai envie de foutre le feu à Fleury et Botts. Elle y passera déjà beaucoup moins de temps. Elle se trouvera un autre centre d’intérêt. C’est une grande fille, j’lui fais confiance.
Je me redresse sur les fesses, puis sur les pattes. C’que je veux, Chris ? C’que je veux ? Là, maintenant ? Que Jude trouve le foutu livre de ses rêves et qu’on se barre. Mais il a raison. Il a entièrement raison : si on lui dit de se bouger le hum-hum — Maman dit que je suis trop vulgaire, j’essaye de me contrôler — elle va nous déboîter la tête. Chris comme moi, il sait que quand Jude dit qu’elle va nous démarrer, c’est pas une menace. C’est un fait.
« Vas y, j’en ai plein le…. Le… rah, eh, t’as capté ! » je grogne. « Viens, on fait un jeu ! Le… » je regarde autour de nous. T’as rien à faire, ici, bordel ! Ils ont pas une safe place pour les mecs qui s’ennuient ? Un bar caché ? Un salon de thé ? J’suis prêt à tout accepter là.
Force et de constater qu’il n’y a rien à boire, donc… pas de jeux d’alcool.
« Le jeu de… »
Je pivote sur mes talons. Je regarde partout. En haut. En bas. A droite. A gauche.
« On doit… »
Rien que des livres. Rien que de foutus livres partout ! Et des gens qui lisent ! Partout, partout, partout ! RIEN. RIEN. DU. TOUT.
J’vais péter un plomb.
La porte s’ouvre, quelqu’un passe. Une nana, pas trop mal.
Une nana.
Une idée me vient.
« La prochaine meuf qui rentre, j’la drague ! » je lance à Chris en fonçant vers lui. Ma main chope son épaule pour le tirer vers moi, histoire qu’il voit bien mes grands yeux de chien fous. « Ca s'appelle le Jeu de la Porte. Le but du jeu, c'est de réussir à obtenir un rendez-vous. Tu paries un gallion sur ma réussite ou mon échec. Si t’as eu juste, tu gagnes. Sinon, tu me dois du fric. Deal ? »
Au plaisir d'avoir une folle histoire d'amour avec toi, Eg'
707 mots
Dernière modification par Lloyd River le 5 sept. 2026, 12:59, modifié 1 fois.
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Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Vous avez de jolies rides, vous savez ?
Quel bonheur simple que de profiter d'une période sans marmaille à gérer à tout bout de champ. Non pas que la vieille bibliothécaire détestait foncièrement les jeunes marmots, sans quoi elle n'en aurait pas fait sa profession. Mais depuis son retour à Poudlard, elle avait été confronté à ce qu'elle appelait la Décadence Générationnelle. Elle s'attendait à ce que le niveau ait baissé, que les mentalités aient évoluées, elle aurait été bien naïve de ne pas l'anticiper. Au cours de sa longue carrière, Eglantine avait croisé tellement de profils différents, tant de psychologies changeantes, d'éductions ratées ou incomplètes...
Mais ce qu'elle avait observé à Poudlard dépassait ce à quoi elle avait pu se préparer. Ce déferlement de rébellion non jugulé, ces vagues de contestation, ces infractions aux règlements, les insolences, les manques de respect... Cette école avait pourrie de l'intérieur, et seule la directrice de l'école semblait avoir encore une notion décente de l'autorité et du respect.
Si on lui avait laissé le choix de ses passions et de sa personnalité, elle serait restée chez elle, avec sa fille, pour la préparer à l'année suivante. Mais voilà, le besoin de nouvelles fournitures s'était fait sentir, et il était hors de question que sa fille ne commence son année sans les meilleurs ouvrages. Et comme chaque année, les manuels étaient susceptibles d'être revus, les programmes adaptés, les éditions réécrites, il fallait se tenir au courant.
Et bien que cela lui en coûte de le reconnaître, Fleury et Bott était la référence pour les manuels de cours. Au plus proche des programmes, avec ses partenaires de choix, ses habitués et ses contacts, difficile de passer à côté.
La vielle dame esquivait avec élégance la marmaille qui braillait et courait en tout sens, reconnaissant des visages, ou essayant de calculer le temps qui lui restait avant de les voir à l'école.
La clochette tinta lorsqu'elle poussa la porte, son regard acéré balayant la pièce. Immédiatement, ses sourcils se froncèrent face à la vision pitoyable que lui offrit la boutique.
Deux jeunes délinquants tatoués, visiblement alcoolisés ou en décuve, affalés comme des sauvageons sur l'escalier. Par Merlin... où était passé le standing de cet établissement ? Le gérant tolérait-il réellement de telles fréquentations ? De vulgaires brigands, des m'as-tu vu qui devaient probablement ne valoir guère mieux que les bas-fonds de l'Allée des embrumes. Elle ne serait d'ailleurs pas étonnée que ce soit de là qu'ils ne viennent...
"Mph... vauriens." Murmura-t-elle.
Se désintéressant immédiatement d'eux, elle rajusta sa posture en carrant les épaules d'un élégant naturel. Avant de faire le moindre achat, elle comptait bien toucher deux mots au premier employé qu'elle verrait. Il était hors de question que ces mauvaises graines ne passent une seconde de plus dans cette échoppe, pas en sa présence.
Mais ce qu'elle avait observé à Poudlard dépassait ce à quoi elle avait pu se préparer. Ce déferlement de rébellion non jugulé, ces vagues de contestation, ces infractions aux règlements, les insolences, les manques de respect... Cette école avait pourrie de l'intérieur, et seule la directrice de l'école semblait avoir encore une notion décente de l'autorité et du respect.
Si on lui avait laissé le choix de ses passions et de sa personnalité, elle serait restée chez elle, avec sa fille, pour la préparer à l'année suivante. Mais voilà, le besoin de nouvelles fournitures s'était fait sentir, et il était hors de question que sa fille ne commence son année sans les meilleurs ouvrages. Et comme chaque année, les manuels étaient susceptibles d'être revus, les programmes adaptés, les éditions réécrites, il fallait se tenir au courant.
Et bien que cela lui en coûte de le reconnaître, Fleury et Bott était la référence pour les manuels de cours. Au plus proche des programmes, avec ses partenaires de choix, ses habitués et ses contacts, difficile de passer à côté.
La vielle dame esquivait avec élégance la marmaille qui braillait et courait en tout sens, reconnaissant des visages, ou essayant de calculer le temps qui lui restait avant de les voir à l'école.
La clochette tinta lorsqu'elle poussa la porte, son regard acéré balayant la pièce. Immédiatement, ses sourcils se froncèrent face à la vision pitoyable que lui offrit la boutique.
Deux jeunes délinquants tatoués, visiblement alcoolisés ou en décuve, affalés comme des sauvageons sur l'escalier. Par Merlin... où était passé le standing de cet établissement ? Le gérant tolérait-il réellement de telles fréquentations ? De vulgaires brigands, des m'as-tu vu qui devaient probablement ne valoir guère mieux que les bas-fonds de l'Allée des embrumes. Elle ne serait d'ailleurs pas étonnée que ce soit de là qu'ils ne viennent...
"Mph... vauriens." Murmura-t-elle.
Se désintéressant immédiatement d'eux, elle rajusta sa posture en carrant les épaules d'un élégant naturel. Avant de faire le moindre achat, elle comptait bien toucher deux mots au premier employé qu'elle verrait. Il était hors de question que ces mauvaises graines ne passent une seconde de plus dans cette échoppe, pas en sa présence.
Cavalier de l'Apocalypse de 2050 - 2b1146
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
Vous avez de jolies rides, vous savez ?
Un ricanement bizarre sort de sa gorge bloquée contre son bras. Chris se retourne pour regarder Lloyd, sans se redresser de la main courante sur laquelle il est affalé. C'est ça qu'il aime bien avec son pote : il a toujours des idées débiles pour des jeux. Débiles, peut-être, mais amusantes. Amusantes et aussi un peu limites. Christopher se laisse attraper par Lloyd. Il se passe la main dans les cheveux pour arranger son style coiffé-décoiffé et jette un regard autour de lui. Draguer des meufs juste pour rire c'est un peu limite et il le sait parfaitement. On ne drague pas juste pour rire, ça s'appelle se moquer. Mais eh, regardez un peu l'air de chien fou de Lloyd, son sourire, son engouement. Avec un pincement au cœur, Christopher réalise qu'il n'a pas envie de casser le délire de son ami ; tout plutôt que de revoir sur son visage cette expression hantée qu'il associe aux pires périodes de la vie de Lloyd.
« Le Jeu de la Porte, grogne-t-il en attrapant le bras de son ami. Tu sais vraiment pas donner des noms aux choses, mon vieux. Mais allez... » Il passe la main derrière sa nuque pour la lui crocheter et pour mieux approcher son visage du sien. « Deal. »
Une petite tape derrière la nuque puis il le lâche, sinon Lloyd lui reprochera encore une fois d'être trop tactile. Mais en ce moment, il n'arrive pas à faire autrement.
« Par contre, vieux, tu fais ça bien. On joue, mais on se moque pas, » le prévient-il.
Un sourire aux lèvres, il plonge la main dans sa poche, farfouille un moment avec l'air concentré, puis en ressort un Gallion qu'il fait danser sur ses doigts. C'est beaucoup, un Gallion, et ça le tendrait de devoir perdre cette jolie pièce mais eh, les probabilités que la prochaine meuf qui entre soit intéressée par Lloyd sont de quoi ? Cinquante pour cent, il dirait. Lloyd est beau gosse, quand il oublie de se gratter les parties et de mal se tenir. On peut s'y laisser prendre. Sachant que personne n'aime les gros lourds qui draguent, allez, on descend à quarante pour cent de réussite. Christopher reste gagnant, sauf s'il manque de chance. Il fait voltiger la pièce entre eux deux et la rattrape au vol avec un sourire mutin.
« Maintenant, plus qu'à attendre qu'une meuf entr... »
La cloche de la porte d'entrée de la librairie retentit. Christopher se penche aussitôt pour voir qui est entrée. Il aperçoit déjà sa tenue, puis son visage, puis enfin ses cheveux gris, sans parler de ses lèvres pincées — et pas seulement par les rides — et de son regard froid qui les scanne. Une vieille dame. Ça explose d'un coup : Christopher plaque la main sur sa bouche pour retenir son rire qui déborde. Il s'accroche à l'épaule de Lloyd pour ne pas s'écrouler sur les escaliers.
« Mec... Oh, mec, halète-t-il de rire tout en s'efforçant de rester discret. T'as pio... Ahah ! Pioché le gros lot ! »
Il s'essuie les yeux du plat de la main mais il n'arrive pas à arrêter les gloussements qui secouent ses épaules.
« Ça tombe... Bien, essaie-t-il de dire entre deux rires, t'aimes bien les femmes plus âgé que toi ! Allez ! »
Il lui balance un grand coup dans l'épaule.
« Je te regarde, champion ! »
Sur ses lèvres danse un large sourire moqueur qui ne disparaîtra pas de si tôt.
Draguer pour s'amuser, c'est se moquer. C'est pas bien. On reproduit pas à la maison. Si vous voulez vous amuser, sortez un jeu de cartes.
« Le Jeu de la Porte, grogne-t-il en attrapant le bras de son ami. Tu sais vraiment pas donner des noms aux choses, mon vieux. Mais allez... » Il passe la main derrière sa nuque pour la lui crocheter et pour mieux approcher son visage du sien. « Deal. »
Une petite tape derrière la nuque puis il le lâche, sinon Lloyd lui reprochera encore une fois d'être trop tactile. Mais en ce moment, il n'arrive pas à faire autrement.
« Par contre, vieux, tu fais ça bien. On joue, mais on se moque pas, » le prévient-il.
Un sourire aux lèvres, il plonge la main dans sa poche, farfouille un moment avec l'air concentré, puis en ressort un Gallion qu'il fait danser sur ses doigts. C'est beaucoup, un Gallion, et ça le tendrait de devoir perdre cette jolie pièce mais eh, les probabilités que la prochaine meuf qui entre soit intéressée par Lloyd sont de quoi ? Cinquante pour cent, il dirait. Lloyd est beau gosse, quand il oublie de se gratter les parties et de mal se tenir. On peut s'y laisser prendre. Sachant que personne n'aime les gros lourds qui draguent, allez, on descend à quarante pour cent de réussite. Christopher reste gagnant, sauf s'il manque de chance. Il fait voltiger la pièce entre eux deux et la rattrape au vol avec un sourire mutin.
« Maintenant, plus qu'à attendre qu'une meuf entr... »
La cloche de la porte d'entrée de la librairie retentit. Christopher se penche aussitôt pour voir qui est entrée. Il aperçoit déjà sa tenue, puis son visage, puis enfin ses cheveux gris, sans parler de ses lèvres pincées — et pas seulement par les rides — et de son regard froid qui les scanne. Une vieille dame. Ça explose d'un coup : Christopher plaque la main sur sa bouche pour retenir son rire qui déborde. Il s'accroche à l'épaule de Lloyd pour ne pas s'écrouler sur les escaliers.
« Mec... Oh, mec, halète-t-il de rire tout en s'efforçant de rester discret. T'as pio... Ahah ! Pioché le gros lot ! »
Il s'essuie les yeux du plat de la main mais il n'arrive pas à arrêter les gloussements qui secouent ses épaules.
« Ça tombe... Bien, essaie-t-il de dire entre deux rires, t'aimes bien les femmes plus âgé que toi ! Allez ! »
Il lui balance un grand coup dans l'épaule.
« Je te regarde, champion ! »
Sur ses lèvres danse un large sourire moqueur qui ne disparaîtra pas de si tôt.
Draguer pour s'amuser, c'est se moquer. C'est pas bien. On reproduit pas à la maison. Si vous voulez vous amuser, sortez un jeu de cartes.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Vous avez de jolies rides, vous savez ?
TW : jeu d'argent, comportements déplacés
Ce que vous vous apprêtez à lire pourrait être nommé "comportement de gros blaireau". Comme l'a justement dit mon cher Chris, c'est pas bien. Pas bien du tout.
___
Draguer, c’est simple. Je suis bon à ça. Vraiment, hein. Je dis pas ça pour me faire mousser ou quoi. Je suis parolier, je sais écrire de belles chansons, et là encore, nan, c’est pas pour me la raconter ! Je sais dire de belles choses, c’est tout. Même en impro, ouais meuf. Il suffit que je capte un détail qui m’obsède chez la dame et je peux lui mettre un tunnel dessus.
Lil’ me suit ! Je souris grand. Il veut jouer, mon Chris. Il veut jouer avec son copain. J’aurai préféré qu’on fasse autre chose mais j’en ai marre de tourner en rond et de m’ennuyer. Faut bien s’amuser. Moi, j’ai besoin d’être stimulé. Pardon, madame que je ne connais pas encore. Après, peut-être que ça deviendra une belle histoire ? Peut-être qu’on va devenir quelque chose ? Peut-être que ce sera elle, la mère de mes —
Mon coeur se serre.
Focus, Lloyd.
Focus.
Chris est trop proche, et j’suis content qu’il me lâche. Il est ultra tactile en ce moment, c’est un truc de dingue. Normalement, il l’est pas tant. C’est un mec qui aime le contact, je le sais ! Mais le mien, je crois pas me souvenir qu’il l’ai souvent réclamé.
Je hoche la tête rapidement devant sa prévention. Bien sûr que j’vais faire ça bien ! Il me prend pour qui ? Moi, quand je joue, je joue bien. J’suis pas un gros chien, t’as capté ? Je fais les choses bien.
Mon oeil suit le gallion qu’il a sorti de sa poche pour jouer avec. Mon gallion, en fait. Le mien, que je vais gagner. Il va être deg. Je le sais. Chris, il est ultra proche de son pognon. Comme Jude. Moi ? J’m’en carre, du fric. J’en ai pas besoin. Tant que j’peux bouffer et m’offrir les trucs que je veux sur le moment, j’ai pas besoin d’en accumuler, t’as capté.
Je me tourne vers la porte en entendant quelqu’un entrer. Mon coeur bat furieusement dans ma poitrine. J’ai les mains moites d’excitation, les doigts qui se plient et se déplient. Une rousse. Donne moi une rousse, Univers. Une rousse de quarante berges. Allez, descend à trente-cinq si ça te fait kiffer, monte à cinquante si vraiment t’as rien sous la main. Mais pas une jeunette, pitié. Si c’est une jeunette, je déclare forfait. Hors de question que je joue à ça avec une moins de trente ans. C’est mort. Je fais pas ça, moi. Je veux pas être le genre de mec qui sort avec des plus jeunes que lui, même si elle a vingt-cinq ans, j’en ai rien à cirer, j’en veux pas j’en veux pas j’en veux PAS.
Elle entre ! Elle entre et…
Univers. T’es sérieux, là ?
Mon sourire dégouline.
Nan mais … nan, quoi ! C’est une vieille dame ! Je me tourne direct vers Chris, qui se retient clairement d’éclater de rire. Mate moi ce foutu sale gosse. Il se paye ma tête. Il est à deux doigts d’éclater. Moi ? Moi j’ai pas envie de rire. Je le regarde tantôt lui, tantôt elle. Pitié, non mais pas ça…
Je recule d’un pas quand il me cogne, la bouche plissée. Gneugneu t’aimes bien les femmes plus âgées que toi…. Ouais, ben faut pas déconner non plus, hein ! Je ramène mon regard sur la femme. C’est une mamie ! J’vais pas draguer une mamie ! En plus, vla le starter pack de la vieille coincée qui vit avec ses treize fléreurs parce qu’elle aime pas les humains, t’sais.
Univers, j’te déteste.
Mais j’suis un mec de parole. Alors… j’vais y aller, même si je préférerai me coincer les parties dans une porte. Je crois que la drague va me donner la même sensation.
J’inspire. Je gonfle mes poumons d’un air tout frais. Je fais un test haleine en soufflant dans ma main et renifle. J’sens la clope. Fais suer.
« Ouais, regarde moi gagner ma pièce et le coeur de cette jolie dame », je grogne en allant chercher un chewing-gum dans ma poche. Je le croque aussitôt. Allez, on observe, on cherche comment atteindre ce joli coeur. Elle doit en avoir un, quelque part, bien caché dans un gros tas de poussière. Ok… femme élégante, bien zappé, bourgeoise…. Pourquoi fallait que ce soit une bourgeoise…
Je souris, et je me mets en approche. On se tient bien droit, Lloyd ! T’y va pas en mode River, là. Nan nan nan. Tu redresse ton dos, tu t’avachis pas. Pas de mains dans les poches. Quoi que. Nan ! On y va tranquille, approche de chat, pas de gros félin. Tranquille, un pas après l’autre… bordel, elle a l’air de manger des mecs comme moi pour son petit dej’…
« J’ai jamais vu une femme aussi élégante que vous », je lui lance dans mon plus beau sourire. « Vous avez volé toutes mon attention dés que vous être rentré. Vous êtes enchanteresse ? Je me pose vraiment la question : j’ai perdu tout contrôle sur mon coeur. »
Bordel, que c’est nul.
849 mots
Ce que vous vous apprêtez à lire pourrait être nommé "comportement de gros blaireau". Comme l'a justement dit mon cher Chris, c'est pas bien. Pas bien du tout.
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Draguer, c’est simple. Je suis bon à ça. Vraiment, hein. Je dis pas ça pour me faire mousser ou quoi. Je suis parolier, je sais écrire de belles chansons, et là encore, nan, c’est pas pour me la raconter ! Je sais dire de belles choses, c’est tout. Même en impro, ouais meuf. Il suffit que je capte un détail qui m’obsède chez la dame et je peux lui mettre un tunnel dessus.
Lil’ me suit ! Je souris grand. Il veut jouer, mon Chris. Il veut jouer avec son copain. J’aurai préféré qu’on fasse autre chose mais j’en ai marre de tourner en rond et de m’ennuyer. Faut bien s’amuser. Moi, j’ai besoin d’être stimulé. Pardon, madame que je ne connais pas encore. Après, peut-être que ça deviendra une belle histoire ? Peut-être qu’on va devenir quelque chose ? Peut-être que ce sera elle, la mère de mes —
Mon coeur se serre.
Focus, Lloyd.
Focus.
Chris est trop proche, et j’suis content qu’il me lâche. Il est ultra tactile en ce moment, c’est un truc de dingue. Normalement, il l’est pas tant. C’est un mec qui aime le contact, je le sais ! Mais le mien, je crois pas me souvenir qu’il l’ai souvent réclamé.
Je hoche la tête rapidement devant sa prévention. Bien sûr que j’vais faire ça bien ! Il me prend pour qui ? Moi, quand je joue, je joue bien. J’suis pas un gros chien, t’as capté ? Je fais les choses bien.
Mon oeil suit le gallion qu’il a sorti de sa poche pour jouer avec. Mon gallion, en fait. Le mien, que je vais gagner. Il va être deg. Je le sais. Chris, il est ultra proche de son pognon. Comme Jude. Moi ? J’m’en carre, du fric. J’en ai pas besoin. Tant que j’peux bouffer et m’offrir les trucs que je veux sur le moment, j’ai pas besoin d’en accumuler, t’as capté.
Je me tourne vers la porte en entendant quelqu’un entrer. Mon coeur bat furieusement dans ma poitrine. J’ai les mains moites d’excitation, les doigts qui se plient et se déplient. Une rousse. Donne moi une rousse, Univers. Une rousse de quarante berges. Allez, descend à trente-cinq si ça te fait kiffer, monte à cinquante si vraiment t’as rien sous la main. Mais pas une jeunette, pitié. Si c’est une jeunette, je déclare forfait. Hors de question que je joue à ça avec une moins de trente ans. C’est mort. Je fais pas ça, moi. Je veux pas être le genre de mec qui sort avec des plus jeunes que lui, même si elle a vingt-cinq ans, j’en ai rien à cirer, j’en veux pas j’en veux pas j’en veux PAS.
Elle entre ! Elle entre et…
Univers. T’es sérieux, là ?
Mon sourire dégouline.
Nan mais … nan, quoi ! C’est une vieille dame ! Je me tourne direct vers Chris, qui se retient clairement d’éclater de rire. Mate moi ce foutu sale gosse. Il se paye ma tête. Il est à deux doigts d’éclater. Moi ? Moi j’ai pas envie de rire. Je le regarde tantôt lui, tantôt elle. Pitié, non mais pas ça…
Je recule d’un pas quand il me cogne, la bouche plissée. Gneugneu t’aimes bien les femmes plus âgées que toi…. Ouais, ben faut pas déconner non plus, hein ! Je ramène mon regard sur la femme. C’est une mamie ! J’vais pas draguer une mamie ! En plus, vla le starter pack de la vieille coincée qui vit avec ses treize fléreurs parce qu’elle aime pas les humains, t’sais.
Univers, j’te déteste.
Mais j’suis un mec de parole. Alors… j’vais y aller, même si je préférerai me coincer les parties dans une porte. Je crois que la drague va me donner la même sensation.
J’inspire. Je gonfle mes poumons d’un air tout frais. Je fais un test haleine en soufflant dans ma main et renifle. J’sens la clope. Fais suer.
« Ouais, regarde moi gagner ma pièce et le coeur de cette jolie dame », je grogne en allant chercher un chewing-gum dans ma poche. Je le croque aussitôt. Allez, on observe, on cherche comment atteindre ce joli coeur. Elle doit en avoir un, quelque part, bien caché dans un gros tas de poussière. Ok… femme élégante, bien zappé, bourgeoise…. Pourquoi fallait que ce soit une bourgeoise…
Je souris, et je me mets en approche. On se tient bien droit, Lloyd ! T’y va pas en mode River, là. Nan nan nan. Tu redresse ton dos, tu t’avachis pas. Pas de mains dans les poches. Quoi que. Nan ! On y va tranquille, approche de chat, pas de gros félin. Tranquille, un pas après l’autre… bordel, elle a l’air de manger des mecs comme moi pour son petit dej’…
« J’ai jamais vu une femme aussi élégante que vous », je lui lance dans mon plus beau sourire. « Vous avez volé toutes mon attention dés que vous être rentré. Vous êtes enchanteresse ? Je me pose vraiment la question : j’ai perdu tout contrôle sur mon coeur. »
Bordel, que c’est nul.
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Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
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