Pirate d'eau douce
RP libre !
Fin août 2051
Au bord de la Towy
Pouah qu'est-ce que c'est lourd ! Je grogne, grimace tandis qu'une certaine douleur commence à se faire sentir dans mes bras – oui, malgré mes gros (et pas du tout humbles) muscles de batteuse, figurez-vous ! Je m'efforce de ne rien laisser paraître. Après tout, je suis en public, en plein Godric's Hollow et je ne compte clairement pas me taper cette honte phénoménale qu'est la surestime de soi-même.
Juste pour qu'on soit d'accord : je ne me suis pas surestimée. Je sais parfaitement de quoi je suis capable. À savoir : avoir des idées de génie. Bon par contre, je sais visiblement pas raconter d'histoires parce qu'en fait, peut-être qu'il faudrait déjà que j'commence par vous expliquer depuis le début. Et ce début, c'est qu'avec Bertie, on a fait un trouvaille de dingue l'autre jour ! Trouvaille qu'à présent, j'essaie tant bien que mal de transporter jusqu'au bord de la rivière. Peut-être qu'un locomotor aurait été une solution futée à mon soucis, mais par mesure de précaution, j'ai laissé ma baguette magique chez moi pour écarter tout risque de perte dans un chavirage ou un malheureux naufrage.
Parce que ouais ! La trouvaille de dingue est un bateau d'aviron !!! Alors évidement, quand on l'a vu, avec Bertie, on a été obligées de l'embarquer (...ha ! jeu de mots ! Bref.)
Le mec de la brocante nous a dit qu'il est vieux mais qu'il a été restauré et tout (j'avoue que j'ai pas très bien écouté vu comment j'étais hypée par la trouvaille, demandez à Bertie si jamais, elle saura mieux vous expliquer) et effectivement, c'est très loin des modèles dernier cri qu'utilisent les moldus aujourd'hui. Mais c'est parfait pour moi. Et puis c'est pas grave parce que mon but c'est pas forcément d'aller vite. Après, faut pas croire que je rame pour faire des p'tites balades tranquilles et chilli vanilli, hein ! Au contraire : ce qui m'intéresse est avant tout l'aspect sportif de la discipline. À Poudlard, j'avais pris l'habitude de ramer sur le Lac noir. Faut avouer que les barques mises à disposition des élèves ne sont pas un équipement sportif spécialement adapté à la pratique d'un aviron sportif, mais on a fait avec les moyens du bord, quoi ! Et pour le coup, ça faisait bien l'affaire. À vrai dire, ramer m'a un peu manqué, cette année. Surtout qu'il paraît que c'est particulièrement bon, l'aviron. Je veux dire : logiquement, on travaille les bras, les épaules et le dos mais en réalité, c'est quasi tout le corps qui est sollicité. Autrement dit, pour une batteuse, c'est un complément parfait aux entraînements sur balai.
Bon par contre, là ça commence à devenir vraiment lourd.
Aussi délicatement que possible, je pose le bateau parterre avant de secouer mes bras endoloris pour les détendre. Me disant que c'est bête de marcher alors que je pourrais tout aussi bien ramer, j'interpelle la première personne qui passe non loin de moi. Désignant l'objet de ma toute nouvelle fierté puis la Towy qui se trouve à quelques mètres de là, je demande :
"S'cusez-moi ? Vous pouvez m'aider à la mettre à l'eau ?"
Fin août 2051
Au bord de la Towy
Pouah qu'est-ce que c'est lourd ! Je grogne, grimace tandis qu'une certaine douleur commence à se faire sentir dans mes bras – oui, malgré mes gros (et pas du tout humbles) muscles de batteuse, figurez-vous ! Je m'efforce de ne rien laisser paraître. Après tout, je suis en public, en plein Godric's Hollow et je ne compte clairement pas me taper cette honte phénoménale qu'est la surestime de soi-même.
Juste pour qu'on soit d'accord : je ne me suis pas surestimée. Je sais parfaitement de quoi je suis capable. À savoir : avoir des idées de génie. Bon par contre, je sais visiblement pas raconter d'histoires parce qu'en fait, peut-être qu'il faudrait déjà que j'commence par vous expliquer depuis le début. Et ce début, c'est qu'avec Bertie, on a fait un trouvaille de dingue l'autre jour ! Trouvaille qu'à présent, j'essaie tant bien que mal de transporter jusqu'au bord de la rivière. Peut-être qu'un locomotor aurait été une solution futée à mon soucis, mais par mesure de précaution, j'ai laissé ma baguette magique chez moi pour écarter tout risque de perte dans un chavirage ou un malheureux naufrage.
Parce que ouais ! La trouvaille de dingue est un bateau d'aviron !!! Alors évidement, quand on l'a vu, avec Bertie, on a été obligées de l'embarquer (...ha ! jeu de mots ! Bref.)
Le mec de la brocante nous a dit qu'il est vieux mais qu'il a été restauré et tout (j'avoue que j'ai pas très bien écouté vu comment j'étais hypée par la trouvaille, demandez à Bertie si jamais, elle saura mieux vous expliquer) et effectivement, c'est très loin des modèles dernier cri qu'utilisent les moldus aujourd'hui. Mais c'est parfait pour moi. Et puis c'est pas grave parce que mon but c'est pas forcément d'aller vite. Après, faut pas croire que je rame pour faire des p'tites balades tranquilles et chilli vanilli, hein ! Au contraire : ce qui m'intéresse est avant tout l'aspect sportif de la discipline. À Poudlard, j'avais pris l'habitude de ramer sur le Lac noir. Faut avouer que les barques mises à disposition des élèves ne sont pas un équipement sportif spécialement adapté à la pratique d'un aviron sportif, mais on a fait avec les moyens du bord, quoi ! Et pour le coup, ça faisait bien l'affaire. À vrai dire, ramer m'a un peu manqué, cette année. Surtout qu'il paraît que c'est particulièrement bon, l'aviron. Je veux dire : logiquement, on travaille les bras, les épaules et le dos mais en réalité, c'est quasi tout le corps qui est sollicité. Autrement dit, pour une batteuse, c'est un complément parfait aux entraînements sur balai.
Bon par contre, là ça commence à devenir vraiment lourd.
Aussi délicatement que possible, je pose le bateau parterre avant de secouer mes bras endoloris pour les détendre. Me disant que c'est bête de marcher alors que je pourrais tout aussi bien ramer, j'interpelle la première personne qui passe non loin de moi. Désignant l'objet de ma toute nouvelle fierté puis la Towy qui se trouve à quelques mètres de là, je demande :
"S'cusez-moi ? Vous pouvez m'aider à la mettre à l'eau ?"
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
Pirate d'eau douce
Godric's Hollow était une ville magnifique. Ses grandes bâtisses avaient un charme tout sorcier et si l'animation fourmillante de ses rues n'était en rien comparable au Chemin de Traverse, ou à son port adoré, Thorn ne regrettait pas d'être venu.
Si l'on mettait de côté toute la symbolique de cet endroit, et les évènements trop récents qui le faisait frissonner, le jeune homme aurait même pu apprécier sa visite.
Cela dit, il n'était en rien ici pour apprécier quoi que cela soit. Autrement, l'âme un poil chauvine serait resté à Cork, ou, dans un grand élan aventurier, se serait rendu à Dublin.
Mais non. Son père l'avait forcé à prendre un jour de congé, formule qui sonnait à présent tout à fait risible, et puisqu'il était forcé, il avait décider de faire un voyage utile. Une rebellion à la manière du fils parfait qu'il s'efforçait de devenir.
Hors, Godric's Hollow était le lieu où sa mère - ou la Docteure Orlov en l'occurence - trouvait la majorité de ses ingrédients et soins. Elle lui avait demandé à plusieurs reprises de s'y rendre, et voilà qu'il s'exécutait.
Enfin presque. Sa sacoche était encore vide, la liste intacte mais la journée devant lui, n'est ce pas.
Pour le moment, il avait décidé de se balader, bafouant sa promesse de ne pas profiter. Retrouver l'eau, celle qui ne cessait jamais vraiment de s'appeler, et dans le silence, noyer l'angoisse pesante.
Derrière l'obligation de se reposer, pesait la rentrée imminente. La rentrée dans son école de rêve qui ne cessait pas de goûter amer.
C'est donc le visage fermé, le pas morose et l'humeur un peu acéré qu'il repérait une jeune femme. Ou plutôt qu'il sursauterait à son interpellation, se retournerait pour trouver une autre âme, et n'en trouvant aucune, supposerait qu'elle s'adressait à lui.
Une interaction n'était que peu alléchante. Mais elle portait un bateau. Un magnifique bateau.
Le pas se ferait ainsi pressé, claquant sur le pavé alors qu'il s'approchait au pas de course.
"Le mettre à l'eau vous dites? Avec plaisir!", l'accent irlandais s'était affuté durant cette année, il s'en rendait à présent compte.
Les questions le démangeaient mais il ne les formuleraient pas. Au lieu de ça, il lui adresserait le sourire poli, et replacerait sa sacoche dans son dos avant de remonter les manches de sa chemise.
Maintenant qu'ils étaient plus proches, son visage lui était bizarrement familier. Une camarade de promotion peut-être. Peu importait.
406 mots
@Leo Ginger Je me glisse là, dis moi si quoi que ce soit cloche
@Leo Ginger Je me glisse là, dis moi si quoi que ce soit cloche
Deuxième Année- Serdaigle・Inscrite à la Chronologie・color=#00364a・Fiche PR・Marrainage
Cour de la Semeuse de Discorde - avatar par le merveilleux Orion #OsonsOrion
Pirate d'eau douce
Je bugue un instant parce qu’il m’a dit vous. Alors qu'on a... genre le même âge, je dirais. Je sais que c'est moi qui ai commencé, mais c'est clairement pas pareil ! Je l'ai juste vu du coin de l'œil au moment de l'appeler et puis... eh mais j'le connais en plus ! Enfin pas vraiment, je sais même pas comment il s'appelle, mais je sais que : c'est un mec (bravo) de ma promo (...) mais qui ne suivait ni mes cours de vol, ni mes cours de DCFM, ni mes cours de Sortilèges (autrement dit : on avait tellement peu en commun qu'il n'est pas trooop scandaleux que je ne me souvienne pas vraiment de lui). Oh, et il est Irlandais ! Bon ça, peut-être que je viens juste de le deviner à son accent. Pour résumer : disons que je vois vite fait qui c'est et que c'est suffisant pour que ce soit chelou qu'on s'adresse la parole avec "vous". Alors avant qu'on s'enfonce pour de bon dans la gênance, je m'exclame :
“Ah mais déso, j’avais pas vu que t’es jeune, j’t’aurais pas vouvoyé !”
Je sais pas pourquoi ça me trigger autant de voir des jeunes se vouvoyer.
On pourrait argumenter le respect, mais que dalle. Le respect c'est dans le ton et plus encore, dans les actions. Je crois bien que le vouvoiement est une invention des adultes pour faire grandir celles et ceux qui aimeraient rester jeunes. Celles et ceux qui aimeraient pouvoir créer du lien facilement, chaleureusement, spontanément. Commencer par "vous", ça fait posé, ça fait socialement correct, c'est un truc de MonsieurMadame bien comme il faut. Ou alors, peut-être que chez les jeunes, c'est surtout un truc de bourgeois, en vrai. Ouais peut-être que c'est ça : le vous est prudent, il garde la distance le temps de vérifier si la personne en face est assez... assez selon whatever les critères des p'tits bourges sont en matière de création de relations humaines. Je crois que le vous tue la rébellion. Après tout, a-t-on déjà entendu un "comment allez-vous, camarade" ?
Je me demande quel est l'âge maléfique auquel on arrête tous et toutes de se tutoyer pour passer au vous face aux personnes du même âge. Je ne sais pas, mais je refuse d'y être. Alors avec véhémence et pour rectifier piste erronée sur laquelle je nous ai lancés, j'ajoute :
“Et moi c’est tu aussi. Enfin c’est Leo, mais… bref. Merci !”
Et puis je lui souris. Parce que plus important, c'est qu'il ait accepté de m'aider avec mon petit bateau. Plantant les poings sur mes hanches, sourcils froncés et la mine penseuse, j'analyse brièvement la situation et viens à la conclusion (ultra sophistiquée) suivante :
“Je prends derrière et toi devant ?”
Je crois même qu'il y aune corde à l'avant, si jamais ça peut aider. Et puis de toute façon, l'eau n'est pas trop basse, donc je pense qu'on devait arriver à poser l'embarcation sur la rivière sans plonger dans la Towy tête la première. Je me positionne à l'arrière du bateau, prêt à le soulever s'il acquiesce. Et puis parce que ça me stresse de voir vite fait qui c'est tout en étant incapable de mettre un nom sur le visage, je finis par demander :
“On était dans la même promo, non ? Tu t'appelles déjà comment ?”
–––––––––
Note : j'ai conscience que la question du tu/vous ne se pose pas en anglais, mais comme on écrit en français, je me permets
“Ah mais déso, j’avais pas vu que t’es jeune, j’t’aurais pas vouvoyé !”
Je sais pas pourquoi ça me trigger autant de voir des jeunes se vouvoyer.
On pourrait argumenter le respect, mais que dalle. Le respect c'est dans le ton et plus encore, dans les actions. Je crois bien que le vouvoiement est une invention des adultes pour faire grandir celles et ceux qui aimeraient rester jeunes. Celles et ceux qui aimeraient pouvoir créer du lien facilement, chaleureusement, spontanément. Commencer par "vous", ça fait posé, ça fait socialement correct, c'est un truc de MonsieurMadame bien comme il faut. Ou alors, peut-être que chez les jeunes, c'est surtout un truc de bourgeois, en vrai. Ouais peut-être que c'est ça : le vous est prudent, il garde la distance le temps de vérifier si la personne en face est assez... assez selon whatever les critères des p'tits bourges sont en matière de création de relations humaines. Je crois que le vous tue la rébellion. Après tout, a-t-on déjà entendu un "comment allez-vous, camarade" ?
Je me demande quel est l'âge maléfique auquel on arrête tous et toutes de se tutoyer pour passer au vous face aux personnes du même âge. Je ne sais pas, mais je refuse d'y être. Alors avec véhémence et pour rectifier piste erronée sur laquelle je nous ai lancés, j'ajoute :
“Et moi c’est tu aussi. Enfin c’est Leo, mais… bref. Merci !”
Et puis je lui souris. Parce que plus important, c'est qu'il ait accepté de m'aider avec mon petit bateau. Plantant les poings sur mes hanches, sourcils froncés et la mine penseuse, j'analyse brièvement la situation et viens à la conclusion (ultra sophistiquée) suivante :
“Je prends derrière et toi devant ?”
Je crois même qu'il y aune corde à l'avant, si jamais ça peut aider. Et puis de toute façon, l'eau n'est pas trop basse, donc je pense qu'on devait arriver à poser l'embarcation sur la rivière sans plonger dans la Towy tête la première. Je me positionne à l'arrière du bateau, prêt à le soulever s'il acquiesce. Et puis parce que ça me stresse de voir vite fait qui c'est tout en étant incapable de mettre un nom sur le visage, je finis par demander :
“On était dans la même promo, non ? Tu t'appelles déjà comment ?”
–––––––––
Note : j'ai conscience que la question du tu/vous ne se pose pas en anglais, mais comme on écrit en français, je me permets
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
Pirate d'eau douce
Le visage fermé s'était détendu par politesse d'abord. A présent, sous la véhémence anti-vouvoiement de la rouquine, et son énergie irrémédiablement contagieuse, il se ferait même tirer un sourire.
Voilà que la promesse de ne pas profiter de cette journée se voyait noyer au fond de la Towy.
"Pas de souc' ", lâcherait-il ainsi, finissant de replier les manches du vêtement le moins bien choisi pour cette journée. Il n'avait pas exactement prévu de finir par porter un bateau.
Et à présent, que cela soit pas l'indice évident de son prénom - cela aidait souvent à reconnaitre une personne - , la chevelure rousse ou l'énergie brûlante, il la reconnaissait définitivement. Ginger. Enfin, Leo, mais Ginger avait toujours gardé une marque plus forte.
Peut être parce que c'était évident lorsqu'on la regardait, ou qu'il la connaissait comme la joueuse de Quidditch. Par Hécate, Dec' et Sean ne cessait jamais d'encenser la meilleur batteuse de la génération. Ils auraient bien les nerfs lorsqu'il leur racontait sa journée.
"Ouaip ça me va", lancerait-il s'avançant déjà vers le bateau. Généreuse elle était, à lui laisser le côté où une corde tombait. Il l'enroulerait dans le geste habile autour de son poignet, attendant qu'elle se saisisse de l'autre bout pour soulever le bateau.
Comment avait-elle porté ce machin à elle toute seule d'ailleurs? La meilleure batteuse de la génération. Ah oui, voilà.
"Yup. C'est Thorn", répond-t-il dans un sourire. Honnêtement, comment aurait-elle pu s'en souvenir? Ils ne partageaient même plus la moitié des cours dans leurs dernière années. Et puis, on ne peut pas dire qu'il ai cherché à se faire remarquer.
Si elle avait été préfète, une autre histoire aurait été à raconter. Mais elle ne l'était pas, et tant mieux. Les Trois Mousquetaires n'avaient jamais fait bonne affaire avec ceux qui portaient le badge brillant.
"Tu l'a trouvé où ton bateau au fait? Il est sacrément cool!", quelques égratignures, ne peut s'empêcher de remarquer le regard acéré, un petit accro qu'il frôle de sa main libre, autrement, magnifique.
Le corps est retenu de s'accroupir pour observer le bois, regard lancé sur Leo pour s'en déconcentrer.
354 mots
Deuxième Année- Serdaigle・Inscrite à la Chronologie・color=#00364a・Fiche PR・Marrainage
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