Au-delà de la timidité
Vendredi 1er septembre 2051Récréation
Ils courent dans tous les sens. Les enfants.
Plaqué contre un mur de la cour, je regarde cette agitation sans savoir qu'en faire. Habituellement, à cette heure-là de la journée je suis installé à ma table dans la bibliothèque de la maison, dos à la fenêtre pour que la course des nuages ne me distraie pas, et j'écoute monsieur Montgomery me parler de l'histoire d'Angleterre depuis deux bonnes heures. Ici, ce n'est pas du tout comme ça que ça se passe. Je retiens mes larmes depuis ce matin mais là, dans la cour, alors que personne ne me regarde car ils sont tous occupés à courir dans tous les sens, j'ai du mal à me retenir. Il le faut bien, pourtant. Je ne peux pas pleurer en public.
Ce matin, ça a failli déborder devant l'école. J'ai quitté la maison en sachant que je ne reverrai pas Clinton jusqu'à Noël. Père allait l'amener à la gare, alors Mère m'a amené à Maeve Queen. Devant l'école, elle m'a attrapé par l'épaule, ses ongles se sont enfoncés dans ma peau. « Et ne t'avise pas de pleurer ! Ne me fais pas honte ! ». Deux minutes plus tard, elle me regardait passer la grille et disparaissait avant que je termine de la franchir. Je me suis retrouvé seul au milieu des autres enfants, seul pour la première fois depuis... Peut-être depuis toujours. Des enfants partout, du bruit et seulement quelques adultes pour gérer tout ça. J'ai suivi bêtement les instructions. J'ai rejoint ma section. Cycle 4, l'Envol. C'est comme ça que ça s'appelle. Je n'ai pas l'impression de m'envoler, plutôt celle de m'enfoncer dans le sol. J'ai fait comme je dois le faire : rester silencieux, écouter, ne pas pleurer, garder le dos droit, regarder droit dans les yeux, être poli, ne pas parler à qui est moins bien que moi. Je ne sais pas qui est moins bien que moi. Alors je n'ai parlé à personne pendant les deux premières heures.
C'est allé de pis en pis. Il a fallu se présenter devant la classe. Pas debout, comme je l'ai craint au début. Mais en restant à sa place et en donnant nos noms. Tout le monde m'a regardé pendant que j'ai dit Derek et ils me regardaient encore quand j'ai buté sur Hangoover. J'ai sorti un Hangoo-goover. Une fille a ri. Elle a dit « Goo-goo ! » et ça a fait rire la classe. Elle s'est faite gronder. J'ai lutté contre les larmes. Puis les explications se sont enchainées. Explications sur l'emploi du temps, sur le fonctionnement de l'école, sur la directrice, sur les fournitures à avoir, sur l'importance d'être sérieux, sur la cantine — pour moi la cantine c'est une malle, un genre de gros contenant, mais pour les autres ça semblait être autre chose —, sur les ateliers à choisir. J'ai perdu le fil. Un groupe de garçons discutait derrière moi et j'entendais respirer la personne assise à mes côtés, c'est comme si tout attirait mon attention sauf ce qu'il fallait écouter.
Et maintenant je suis ici, le dos plaqué contre le mur le plus éloigné de la cour que j'ai trouvé. Les enfants s'agitent devant moi, ils courent, sautent dans les sens, ils font du bruit. Certains sont plus calmes, évidemment, comme s'ils n'étaient pas concernés par le bruit des autres. J'aimerais également avoir l'air "non concerné" mais en réalité je me sens juste seul. Je suis tout seul ici et je ne verrai même plus mon frère jusqu'à Noël. Autant dire toute une vie, une éternité ! Et ce soir, quand je devrais faire le compte rendu de ma journée à mon précepteur, il me demandera ce que j'ai appris et je devrais lui dire : rien, monsieur, rien car je n'ai pas réussi à écouter, il n'y avait trop de bruit et vous savez, je suis si nul, si nul que j'ai eu envie de pleurer toute la journée, comme le gros bébé que je suis, mais il ne faut pas le dire à mes parents parce qu'un homme ça ne pleure pas, tout comme un Hangoover, même quand le Hangoover n'a que neuf ans et qu'il ne sait pas ce que ça veut dire, être un homme.
Trois inspirations et tu ravales tes larmes.
C'est Clinton qui m'a appris ça.
Mais il me manque tellement que ça fait tout le contraire.
@George Cuthbert, bienvenue dans notre RP !
Neveu préféré d'Oncle Christie
9 ans - pas encore scolarisé à Poudlard
9 ans - pas encore scolarisé à Poudlard
Au-delà de la timidité
Reducio
Identité du PNJ : Cuthbert Hope
Lien avec le PJ : Fille
Lien dans le répertoire : Ici
Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? Non
Si "non", impact envisagé sur l'autre PJ : Un lien va être créer entre Hope et Derek mais qui va être mal vu par les parents de Derek. Et ce RP a également but de pouvoir permettre aux deux enfants de se parler et vaincre leur timidité respective.

Hope sortit dans la cour, le pas lent. Tout était nouveau pour elle : les nombreux enfants autour d'elle, les murs, les salles de classes...
Heureusement, son père avait pu partir de Poudlard pour l'accompagner pour son premier jour de rentrée. Il lui avait fait un gros câlin avant de la rassurer et de la regarder franchir le portail. Il était resté aussi longtemps qu'il avait pu ou en tout cas, jusqu'à ce qu'elle soit entrer dans le bâtiment. La fillette aurait aimé que Miss Jane - ou plutôt que sa maman - soit là aussi pour l'accompagner. Peut-être qu'elle pourrait la chercher une fois !
Elle avait ensuite été répartie dans le Cycle 2 - Les jeunes apprentis. Elle n'avait pas osé prononcé un seul mot, avait été attentive à tout ce qui se disait. Bien sûr, elle avait dû se présenter et elle l'avait fait d'une petite voix à tel point qu'elle avait dû répéter deux fois avant que toute sa classe avait pu entendre son prénom. Elle n'avait osé parler à personne. Elle avait suivi les instructions jusqu'à la récréation.
Et la voilà dans la cour. La fillette fut complètement surprise d'apercevoir de loin ses cousins avec qui elle formait le gang des Trois Mousquetaires. Ils étaient en pleines partie de jeux avec ce qui devait être leurs amis. Ils étaient à Maeve Queen depuis qu'ils avaient 2 ans alors ils avaient eu le temps de se faire des amis. Et même s'ils n'en avaient pas eu, ils avaient de la chance : ils étaient frères et soeurs. Et plus chanceux encore, ils étaient triplets ! Sebastian, Scarlett et Suzanne étaient le même jour de la même année.
Hope avait bien envie d'avoir elle aussi des frères et soeurs avec qui jouer au lieu de se retrouver seule à la récréation.
Et alors qu'elle se dirigeait vers un banc prête à rester seule jusqu'à la fin, elle le vit.
Ce garçon au cheveux noirs qui semblait être prêt à pleurer.
Ce garçon qui était aussi seul qu'elle l'était. Et qui semblait lui aussi s'ennuyer.
La petite fille de 6 ans esquissa un petit sourire. Peut-être qu'il accepterait de rester avec elle ?
Elle sortit son goûter de sa poche et elle remercia intérieurement son père de lui avoir donné deux cupcakes au chocolat. Elle les prit en main et se dirigea vers le garçon. Il semblait plus âgé qu'elle mais cela ne lui fit rien. D'une petite voix, elle lui dit :
- Tiens ! Papa m'a donné un cupcake en plus ! Prends-le !
Sa voix était légère et douce et ses paroles étaient bien maladroites. Pourtant, elle avait un sourire timide sur son visage alors qu'elle tendait un cupcake vers le garçon.
- Le chocolat, ça réconforte. En tout cas, c'est ce que dit Lily.
Hope baissa les yeux, embarrassée. Elle avait cette facheuse habitude de parfois trop parler. Et puis, elle ne connaissait pas le garçon : peut-être qu'il ne voudrait pas lui parler !
@Derek Hangoover J'aime trop
@Lily Dawson et @Jane Plogeth pour la mention
Professeur de SaCM depuis le 01.06.2051
HRP, j'accepte avec joie le tutoiement !
HRP, j'accepte avec joie le tutoiement !
Au-delà de la timidité
La grosse masse noire ne s'apaise pas malgré mes inspirations profondes. La peine est trop grosse à l'intérieur, il faut bien qu'elle déborde quelque part, non ? Malgré tous mes efforts, je ne parviens pas à l'endiguer totalement, seulement à la retenir maladroitement. La simple idée de rentrer chez moi ce soir et de ne pas retrouver mon frère suffit à noircir tout ce qui m'entoure. Ajoutez à ça tout le reste et... Non non non, arrête ! Faut rien ressentir ou tout garder à l'intérieur ! Père et Mère me l'ont suffisamment répété : je suis le premier Hangoover à mettre les pieds à Maeve Queen. Je dois donner l'exemple. Je serai, parfois, le premier contact de ces enfants avec ma famille. Il faut qu'ils m'admirent ou quelque chose dans ce goût-là. C'est essentiel car « ça impactera toutes tes relations futures, surtout celles que tu auras à Poudlard, ne nous fait pas honte » m'a dit Mère sur le chemin.
Je respire par la bouche pour ne pas renifler. Ne pas faire honte. J'ai chaud à la tête et aux oreilles, comme à chaque fois que je vais pleurer. Est-ce que ça se voit sur mon visage ? Je n'espère pas, il ne faut pas. Je carre un peu plus les épaules pour donner l'impression que je suis tout à fait sûr de moi, mais j'ai plutôt l'impression d'être ridicule. Ou peut-être pas ? Parce qu'il y a cette fille, là, cette petite fille qui semble marcher vers moi. Je la remarque parce que je suis placé de telle sorte que je vois toute la cour.
Son regard est vissé au mien. Mon cœur s'emballe. Elle approche bien de moi ! En donnant l'impression que je remets une mèche de cheveux en place, j'essuie en toute discrétion mes yeux humides avant de relever la tête vers elle. Elle tient quelque chose dans ses mains. Des cupcakes !
Plusieurs choses se passent simultanément, je ne sais plus quoi penser : premièrement, elle dit papa au lieu de Père et deuxièmement, elle m'en propose un, à moi, de cupcake ! Enfin, troisièmement mais peut-être le plus important : au lieu de se présenter en me serrant la main comme il faut le faire quand on rencontre une nouvelle personne, elle me parle sans attendre, elle me parle avec un sourire sur le visage, comme si elle en avait vraiment envie !
Mes yeux tombent sur le cupcake qui m'est offert. Au chocolat. Je salive aussitôt. Elle a de la chance que son père lui permette d'emporter des pâtisseries avec elle à l'école ! Je ne savais pas que c'était possible de manger des cupcakes à cette heure-là de la journée. N'est-ce pas une chose que l'on mange quand on sort et qu'on goûte à l'extérieur ? Mon estomac gronde. Ce matin, j'ai peu déjeuné car l'angoisse prenait toute la place, même la place dans mon estomac. J'ai faim. Je meurs d'envie de dire oui et de croquer allègrement dans ce cupcake si appétissant. Mais... Est-ce que j'ai le droit ? D'ailleurs, est-ce que j'ai le droit de lui parler à elle ? Habituellement, il y a tout le temps quelqu'un pour me dire ce que je peux faire ou ne pas faire, si ce ne sont pas mes parents, ce sont les elfes ou alors mon précepteur. Tout seul, c'est dur de savoir ce qui est autorisé ou non. J'ai tellement peur de faire une bêtise que j'en oublie d'être triste.
Je n'ai aucune idée de ce que je dois dire ou faire. La seule chose que je sais, c'est que je dois me présenter à un moment ou autre, parce que c'est comme ça que ça marche, il faut que je me présente en lui tendant la main. Mais est-ce que je dois le faire avant ou après avoir refusé cette délicieuse chose qu'elle place sous mon nez ? Si je le fais avant, elle va croire que je ne veux pas lui répondre. Mais si je le fais après, c'est aller contre la règle qui stipule qu'il faut se présenter quand on rencontre quelqu'un. En plus, je n'ai même pas envie de refuser. Je ne sais même pas pourquoi je dois refuser. Mais je le dois. Non ?
Je pense tant et si bien que le silence s'étire sans que je dise quoi que ce soit. « Dis quelque chose, au lieu de rester silencieux. On dirait un idiot. ». Une voix me ramène brutalement à l'ordre. C'est un mélange entre celle de ma mère et de mon père. L'urgence me fait lever bras entre nous.
« Derek Hangoover, » je débite à toute allure.
Le cupcake, maintenant.
« Pardon, mais je n'ai pas le droit, » ajouté-je d'une voix bien plus basse.
Je coule un regard lourd de regret vers le cupcake. Est-ce que je suis censé savoir qui est Lily ? Je suis persuadé que oui et j'ai oublié. Quel gros nul je fais, j'ai déjà oublié un truc essentiel alors que je suis ici depuis deux heures !
Je respire par la bouche pour ne pas renifler. Ne pas faire honte. J'ai chaud à la tête et aux oreilles, comme à chaque fois que je vais pleurer. Est-ce que ça se voit sur mon visage ? Je n'espère pas, il ne faut pas. Je carre un peu plus les épaules pour donner l'impression que je suis tout à fait sûr de moi, mais j'ai plutôt l'impression d'être ridicule. Ou peut-être pas ? Parce qu'il y a cette fille, là, cette petite fille qui semble marcher vers moi. Je la remarque parce que je suis placé de telle sorte que je vois toute la cour.
Son regard est vissé au mien. Mon cœur s'emballe. Elle approche bien de moi ! En donnant l'impression que je remets une mèche de cheveux en place, j'essuie en toute discrétion mes yeux humides avant de relever la tête vers elle. Elle tient quelque chose dans ses mains. Des cupcakes !
Plusieurs choses se passent simultanément, je ne sais plus quoi penser : premièrement, elle dit papa au lieu de Père et deuxièmement, elle m'en propose un, à moi, de cupcake ! Enfin, troisièmement mais peut-être le plus important : au lieu de se présenter en me serrant la main comme il faut le faire quand on rencontre une nouvelle personne, elle me parle sans attendre, elle me parle avec un sourire sur le visage, comme si elle en avait vraiment envie !
Mes yeux tombent sur le cupcake qui m'est offert. Au chocolat. Je salive aussitôt. Elle a de la chance que son père lui permette d'emporter des pâtisseries avec elle à l'école ! Je ne savais pas que c'était possible de manger des cupcakes à cette heure-là de la journée. N'est-ce pas une chose que l'on mange quand on sort et qu'on goûte à l'extérieur ? Mon estomac gronde. Ce matin, j'ai peu déjeuné car l'angoisse prenait toute la place, même la place dans mon estomac. J'ai faim. Je meurs d'envie de dire oui et de croquer allègrement dans ce cupcake si appétissant. Mais... Est-ce que j'ai le droit ? D'ailleurs, est-ce que j'ai le droit de lui parler à elle ? Habituellement, il y a tout le temps quelqu'un pour me dire ce que je peux faire ou ne pas faire, si ce ne sont pas mes parents, ce sont les elfes ou alors mon précepteur. Tout seul, c'est dur de savoir ce qui est autorisé ou non. J'ai tellement peur de faire une bêtise que j'en oublie d'être triste.
Je n'ai aucune idée de ce que je dois dire ou faire. La seule chose que je sais, c'est que je dois me présenter à un moment ou autre, parce que c'est comme ça que ça marche, il faut que je me présente en lui tendant la main. Mais est-ce que je dois le faire avant ou après avoir refusé cette délicieuse chose qu'elle place sous mon nez ? Si je le fais avant, elle va croire que je ne veux pas lui répondre. Mais si je le fais après, c'est aller contre la règle qui stipule qu'il faut se présenter quand on rencontre quelqu'un. En plus, je n'ai même pas envie de refuser. Je ne sais même pas pourquoi je dois refuser. Mais je le dois. Non ?
Je pense tant et si bien que le silence s'étire sans que je dise quoi que ce soit. « Dis quelque chose, au lieu de rester silencieux. On dirait un idiot. ». Une voix me ramène brutalement à l'ordre. C'est un mélange entre celle de ma mère et de mon père. L'urgence me fait lever bras entre nous.
« Derek Hangoover, » je débite à toute allure.
Le cupcake, maintenant.
« Pardon, mais je n'ai pas le droit, » ajouté-je d'une voix bien plus basse.
Je coule un regard lourd de regret vers le cupcake. Est-ce que je suis censé savoir qui est Lily ? Je suis persuadé que oui et j'ai oublié. Quel gros nul je fais, j'ai déjà oublié un truc essentiel alors que je suis ici depuis deux heures !
Neveu préféré d'Oncle Christie
9 ans - pas encore scolarisé à Poudlard
9 ans - pas encore scolarisé à Poudlard
Au-delà de la timidité
Hope n'osait pas lever les yeux. Elle se sentait terriblement gênée entre avoir trop parlé et avoir mal fait les choses.
Elle gardait son bras tendu avec un cupcake tendu vers le garçon.
Mais plus les minutes défilaient, plus elle sentit que les choses n'avançaient pas. Son bras était toujours tendu, la pâtisserie toujours dans sa main et un silence de plomb régnait entre eux. Lentement, la fillette leva la tête vers le garçon au moment même où il débita son prénom.
Déconcertée, Hope le regarda en arrondissant ses yeux. Elle avait mal fait les choses ? Aurait-elle d'abord dû se présenter avant de lui parler ? Complètement perdue, la petite fille sentait qu'elle devait lui répondre mais avec un cupcake dans chaque main, elle ne pouvait pas tellement lui serrer la main comme le faisait généralement les adultes. Elle continua de sourire timidement en lui répondant :
- Moi, c'est Hope Cuthbert.
Elle grimaça ensuite essayant tant bien que mal de faire tenir les deux pâtisseries dans sa mains gauche qu'elle serra tout contre son ventre avant de finalement tendre sa main droite enfin libre.
Si Derek lui serrait la main en retour, il sentirait une petite main douce qui ne serrait ni trop fort, ni pas assez.
Cependant, la remarque de Derek surprit énormément la fillette. Comment ça, il n'avait pas le droit ? Elle regarda son goûter puis Derek avant de reporter à nouveau son regard sur ses cupcakes. Ils étaient pas empoisonnés pourtant !
Hope avait pourtant cru que son geste n'était pas méchant ! Elle voulait être gentille et puis, jamais elle n'arriverait à les manger tous les deux. Son père avait dû lui en mettre un en plus pour le donner à un ami qu'elle se ferait.
Alors, une idée lui vint. Car Hope voyait bien que Derek regardait le cupcake comme s'il avait faim. Un lueur espiègle vint se dessiner sur son visage et elle déclara, défiant ainsi le garçon du regard :
- C'est mes cupcakes alors c'est moi qui décide qui peut en manger ou pas. Mais bon, si t'en veux pas, alors je vais le jeter à la poubelle. J'arriverai jamais à les manger tous les deux et puisque t'en veux pas...
Elle adressa ce qui ressemblait le plus à clin d'oeil à Derek avant de faire semblant de se diriger vers la poubelle. Au fond d'elle, Hope espérait que le garçon l'arrêterait et mangerait le cupcake qu'elle lui offrait.
Elle ne put s'empêcher de rajouter alors qu'elle faisait un pas vers ladite poubelle :
- C'est mon père qui les a fait en plus. Il est très fort en cuisine !
Elle gardait son bras tendu avec un cupcake tendu vers le garçon.
Mais plus les minutes défilaient, plus elle sentit que les choses n'avançaient pas. Son bras était toujours tendu, la pâtisserie toujours dans sa main et un silence de plomb régnait entre eux. Lentement, la fillette leva la tête vers le garçon au moment même où il débita son prénom.
Déconcertée, Hope le regarda en arrondissant ses yeux. Elle avait mal fait les choses ? Aurait-elle d'abord dû se présenter avant de lui parler ? Complètement perdue, la petite fille sentait qu'elle devait lui répondre mais avec un cupcake dans chaque main, elle ne pouvait pas tellement lui serrer la main comme le faisait généralement les adultes. Elle continua de sourire timidement en lui répondant :
- Moi, c'est Hope Cuthbert.
Elle grimaça ensuite essayant tant bien que mal de faire tenir les deux pâtisseries dans sa mains gauche qu'elle serra tout contre son ventre avant de finalement tendre sa main droite enfin libre.
Si Derek lui serrait la main en retour, il sentirait une petite main douce qui ne serrait ni trop fort, ni pas assez.
Cependant, la remarque de Derek surprit énormément la fillette. Comment ça, il n'avait pas le droit ? Elle regarda son goûter puis Derek avant de reporter à nouveau son regard sur ses cupcakes. Ils étaient pas empoisonnés pourtant !
Hope avait pourtant cru que son geste n'était pas méchant ! Elle voulait être gentille et puis, jamais elle n'arriverait à les manger tous les deux. Son père avait dû lui en mettre un en plus pour le donner à un ami qu'elle se ferait.
Alors, une idée lui vint. Car Hope voyait bien que Derek regardait le cupcake comme s'il avait faim. Un lueur espiègle vint se dessiner sur son visage et elle déclara, défiant ainsi le garçon du regard :
- C'est mes cupcakes alors c'est moi qui décide qui peut en manger ou pas. Mais bon, si t'en veux pas, alors je vais le jeter à la poubelle. J'arriverai jamais à les manger tous les deux et puisque t'en veux pas...
Elle adressa ce qui ressemblait le plus à clin d'oeil à Derek avant de faire semblant de se diriger vers la poubelle. Au fond d'elle, Hope espérait que le garçon l'arrêterait et mangerait le cupcake qu'elle lui offrait.
Elle ne put s'empêcher de rajouter alors qu'elle faisait un pas vers ladite poubelle :
- C'est mon père qui les a fait en plus. Il est très fort en cuisine !
Professeur de SaCM depuis le 01.06.2051
HRP, j'accepte avec joie le tutoiement !
HRP, j'accepte avec joie le tutoiement !
Au-delà de la timidité
Elle ne peut pas me serrer la main parce qu'elle n'a pas les mains libres. Je le réalise si soudainement que c'est comme si un poids me tombait sur les épaules. Mais quel idiot, quel idiot ! Je ne peux rien faire d'autre que la regarder se dépatouiller pour se libérer une main, trop angoissé par mon inattention pour réussir à l'aider. Et quand elle me tend la main, je la lui attrape maladroitement, en serrant trop fort ses tous petits doigts.
Ce n'est qu'après cette chose faite, quand je commence à respirer un peu mieux et à moins être étouffé par ma maladresse et toutes mes bêtises, que je note son nom. Cuthbert. Hope, elle a dit. C'est un joli prénom qui ne me dit rien. Mais Cuthbert, par contre... Je connais, non ? Mes parents m'innondent toujours d'un tas de nom de famille que je dois retenir, surtout avant les grosses soirées importantes qui rassemblent plein de gens super importants eux aussi. Je suis persuadé que Cuthbert c'est un nom qui appartient à ce genre de soirée. Faut pas que je fasse d'erreur ! je réalise subitement. Un bloc de glace me tombe au fond de l'estomac. Je dois pas faire d'erreur devant elle, surtout pas ! Sinon, elle se fera une mauvaise idée de la famille et ce sera de ma faute à moi !
Le malaise revient au devant de la scène alors même que j'étais fier d'avoir pu lui serrer la main. Maintenant, je me dis qu'elle doit juger ma droiture et aussi la façon dont je la regarde, et si je fais un truc de travers, et si je n'agis pas bien alors que c'est le tout premier jour, et si, et si, et si. Elle, elle continue de parler. Elle m'explique qu'elle a le droit de choisir à qui donner ses cupcake. Je déglutis péniblement en essayant de me concentrer sur l'instant présent. Je regarde les pâtisseries. C'est pas faux, ce qu'elle dit. C'est à elle de décider, non ? Je hoche doucement la tête, même si j'hésite encore. Mais ce qu'elle dit me semble logique. Elle peut décider. Et si elle me demande d'en prendre un moi je peux pas refuser, car c'est pas poli de refuser des cadeaux.
Quand elle s'éloigne, je la regarde faire, hanté par mon hésitation. Elle ne peut pas les jeter à la poubelle ! Tout à coup, mon visage se décompose. Et en plus, c'est son père qui lui a fait ! C'est un peu bizarre qu'un père cuisine mais surtout, elle ne peut pas le jeter si quelqu'un les a fabriqué ! Même s'il les avait acheté... Le gaspillage, c'est interdit ! Bon, Père, lui, ne termine parfois pas son assiette et personne ne lui dit rien, mais les enfants n'ont pas le droit de gaspiller, c'est connu. J'avance avant même d'en avoir conscience.
« Attends ! » m'entends-je dire.
Je rejoins rapidement la petite fille et je jette un regard embêté au cupcake qui a risqué de subir une terrible fin au fond d'une poubelle.
« Tu ne peux pas le jeter, dis-je gravement en secouant la tête, pas si ton père les a fait. Et puis... Tu... Si ce sont les tiens... »
Je baragouine. Je me mords les lèvres pour étouffer la culpabilité et la honte qui entravent ma gorge. Termine cette phrase, termine-là, tu ne peux pas baragouiner parce que « tu n'es plus en âge de balbutier, Derek ! Parle normalement ou ne parle pas du tout, par tous les mages ! » me dit souvent Père. Je prends une grande inspiration.
« Ce sont tes cupcakes. Si tu as le droit de décider ce que tu en fais et que tu m'en donnes un... »
Je fronce les sourcils, réfléchis un peu pour être sûr de ce que j'avance, puis je hoche la tête en ramenant mes yeux dans ceux de la fille.
« Alors je n'ai pas le droit de refuser, » conclus-je avec tout le sérieux du monde.
Elle est maline cette enfant, dis donc !
Ce n'est qu'après cette chose faite, quand je commence à respirer un peu mieux et à moins être étouffé par ma maladresse et toutes mes bêtises, que je note son nom. Cuthbert. Hope, elle a dit. C'est un joli prénom qui ne me dit rien. Mais Cuthbert, par contre... Je connais, non ? Mes parents m'innondent toujours d'un tas de nom de famille que je dois retenir, surtout avant les grosses soirées importantes qui rassemblent plein de gens super importants eux aussi. Je suis persuadé que Cuthbert c'est un nom qui appartient à ce genre de soirée. Faut pas que je fasse d'erreur ! je réalise subitement. Un bloc de glace me tombe au fond de l'estomac. Je dois pas faire d'erreur devant elle, surtout pas ! Sinon, elle se fera une mauvaise idée de la famille et ce sera de ma faute à moi !
Le malaise revient au devant de la scène alors même que j'étais fier d'avoir pu lui serrer la main. Maintenant, je me dis qu'elle doit juger ma droiture et aussi la façon dont je la regarde, et si je fais un truc de travers, et si je n'agis pas bien alors que c'est le tout premier jour, et si, et si, et si. Elle, elle continue de parler. Elle m'explique qu'elle a le droit de choisir à qui donner ses cupcake. Je déglutis péniblement en essayant de me concentrer sur l'instant présent. Je regarde les pâtisseries. C'est pas faux, ce qu'elle dit. C'est à elle de décider, non ? Je hoche doucement la tête, même si j'hésite encore. Mais ce qu'elle dit me semble logique. Elle peut décider. Et si elle me demande d'en prendre un moi je peux pas refuser, car c'est pas poli de refuser des cadeaux.
Quand elle s'éloigne, je la regarde faire, hanté par mon hésitation. Elle ne peut pas les jeter à la poubelle ! Tout à coup, mon visage se décompose. Et en plus, c'est son père qui lui a fait ! C'est un peu bizarre qu'un père cuisine mais surtout, elle ne peut pas le jeter si quelqu'un les a fabriqué ! Même s'il les avait acheté... Le gaspillage, c'est interdit ! Bon, Père, lui, ne termine parfois pas son assiette et personne ne lui dit rien, mais les enfants n'ont pas le droit de gaspiller, c'est connu. J'avance avant même d'en avoir conscience.
« Attends ! » m'entends-je dire.
Je rejoins rapidement la petite fille et je jette un regard embêté au cupcake qui a risqué de subir une terrible fin au fond d'une poubelle.
« Tu ne peux pas le jeter, dis-je gravement en secouant la tête, pas si ton père les a fait. Et puis... Tu... Si ce sont les tiens... »
Je baragouine. Je me mords les lèvres pour étouffer la culpabilité et la honte qui entravent ma gorge. Termine cette phrase, termine-là, tu ne peux pas baragouiner parce que « tu n'es plus en âge de balbutier, Derek ! Parle normalement ou ne parle pas du tout, par tous les mages ! » me dit souvent Père. Je prends une grande inspiration.
« Ce sont tes cupcakes. Si tu as le droit de décider ce que tu en fais et que tu m'en donnes un... »
Je fronce les sourcils, réfléchis un peu pour être sûr de ce que j'avance, puis je hoche la tête en ramenant mes yeux dans ceux de la fille.
« Alors je n'ai pas le droit de refuser, » conclus-je avec tout le sérieux du monde.
Elle est maline cette enfant, dis donc !
Neveu préféré d'Oncle Christie
9 ans - pas encore scolarisé à Poudlard
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