Tu connais Spiderman ?
Samedi 2 septembre 2051
PARC
PARC
Le danger en vaut la peine, se répète-t-il en boucle depuis ce midi. Cela ne l'empêche pas d'avoir des bouffées de panique, comme lorsque Nathan lui a demandé durant le déjeuner ce qu'il comptait faire de son après-midi, puisque Clinton lui a dit qu'il ne resterait pas avec lui, au moins au début. Heureusement, la vie a appris à Clint que le mensonge est parfois nécessaire et il a su rebondir comme il le devait. Si ce n'était pas pour son frère, jamais il ne ferait ce qu'il compte faire. Il n'y a que Derek pour instiller en lui un courage dont il est généralement dépourvu. Quel pauvre Gryffondor tu fais !
Il a attrapé Brando à la sortie du petit-déjeuner, ce matin. Une chance que Nathan ait eu besoin de quitter la table sur le champ pour aller aux cabinets, hein ? En voyant le Poufsouffle quitter la Grande Salle, Clinton s'est faufilé derrière lui. Il l'a dépassé au niveau des portes et lui a jeté à la volée : « Rejoins-moi à l'entrée du parc après le déjeuner, s'il te plaît, je dois te dire un mot ». Il a filé sans savoir si le garçon l'avait entendu, trop effrayé à l'idée que Nathan le voit parler à l'un des sans statuts les plus infréquentables de l'école.
Pourquoi Brando ? Ce n'est qu'un type bizarre qui passe son temps à courir dans le parc, qui porte des vêtements étranges qu'il appelle jogging, et que dire de ce costume qu'il porte même à l'école ? Qui porte un costume le dimanche dans un tel environnement ? Ses excentricités sont souvent excusées par le fait qu'il soit de basse extraction. Et parfois, on les oublie car il brille en duel et en Défense. Clinton, lui, se fiche des étrangetés d'un garçon qu'il ne compte pas fréquenter. Ce qui l'intéresse tient en deux mots : moldu et gentil. Le second fait est presque aussi connu que le premier, dans l'école. Narcisse Brando est un mec gentil. Il n'y a que les rageux pour dire qu'il est insupportable. Narcisse, c'est l'un des grands regrets honteux de Clinton. Parfois, il se dit qu'il aurait aimé être son ami. Mais il n'a pas le droit de penser ça.
« Je te retrouve à la bibliothèque pour notre session d'études, Nathan, annonce-t-il à Nathan d'une voix contrôlée en quittant la table. À tout à l'heure. »
Il sent son regard le suivre jusqu'à ce qu'il soit sorti de la Grande Salle. Quel soulagement de ne plus sentir sur lui ses yeux scrutateurs ! Clinton hâte le pas en ressassant son discours. Il a passé la nuit à y réfléchir. Et à faire la liste de tout ce qu'il pourrait proposer à Brando en échange de son service : ça va de l'argent à des actes plus honteux. Clinton est prêt à beaucoup, tant que Brando sait tenir sa langue.
Clinton arrive finalement à l'entrée du parc. Les grandes portes sont ouvertes mais les étudiants sont encore rares dans cette partie du château : le déjeuner n'est même pas terminé. Il va sûrement devoir attendre un moment mais ce n'est pas grave. Clint franchit les portes ; une agréable brise soulève ses cheveux. Il les plaque machinalement sur son crâne en s'adossant au mur, côté extérieur. Juste sur la droite. Il ne verra pas Brando arriver mais au moins sera-t-il invisible de l'intérieur. C'est ce qui angoisse le plus Clinton : qu'on le surprenne en compagnie du sans statut. C'est pour ça qu'il a choisi un endroit aussi éloigné de la Grande Salle, il n'est pas fou. Maintenant, il n'a plus qu'à attendre. Et droit comme un i, contrôlant ses expressions faciales pour que ne se remarque pas son angoisse, c'est ce que fait Clinton.
@Narcisse Brando
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
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Tu connais Spiderman ?
Narcisse avait toujours bon appétit. Un immense appétit, pour être plus précis. Toujours à bouffer pour deux, voire trois, il avait bien hérité de sa mère quand à cet aspect. De véritables estomacs sur pattes, des gouffres à nourriture. C'était probablement une partie de l'explication sur leur grande force, qui est bien nourri, grandi bien, et peut forger son corps à volonté ! Et la nourriture à Poudlard était la plus délicieuse qu'il ait jamais connu. Il préférerait toujours manger chez sa famille, mais la façon dont les plats ne manquaient jamais d'être délicieux avait de quoi intriguer.
Alors pourquoi, depuis la rentrée, Narcisse peinait à simplement terminer ne serait-ce qu'une assiette ?
Toutes ses pensées étaient restées bloquées plusieurs jours en arrière. Ses émotions verrouillées au fond de son cœur, transfusées à l'intérieur de son portable, resté, bien naturellement, à la maison. Car sur ce portable, demeurait le numéro de Rose Tyler. Et il sourit en pensant qu'aux prochaines vacances, il pourrait peut-être lui envoyer un petit message. Simplement pour voir si tout allait bien, lui demander ce qu'elle devenait, si ses études lui plaisaient... Il ne lui avait même pas demandé sa date d'anniversaire, tant de...
Un soupir lui échappe, avant de finalement abandonner la lutte contre sa nourriture. Rajustant sa cravate, il fait monter Klee sur son épaule, qui le rejoint sans se faire prier. Après tout, il a passé tout le mois d'août à courtiser cette humaine aux cheveux roses. Une bien étrange lubie, pensait-elle, pourquoi se limiter à une seule partenaire de reproduction, lorsque l'on pouvait se constituer son harem personnel ? Klee songea qu'il serait d'ailleurs bientôt temps de rappeler à ses esclaves qui était la maîtresse ici, ils oubliaient toujours, durant les vacances, et...
"He ?"
Narcisse pivota brusquement lorsque Clinton lui chuchota son invitation. La tête dans les nuages, il ne réussit à l'entendre que grâce à un réflexe in extremis. Mais de là à savoir qui avait parlé... Non, on y était pas. Qu'importe, au final, cette petite aventure mystérieuse suffit à dorer sa matinée d'impatience. Qu'il ne put satisfaire que quelques heures plus tard, en rejoignant son partenaire mystère dans le parc.
"Yo ! C'est toi qui m'a invité ? Tout baigne, héhé ? Tu voulais quoi ?"
Main dans une poche, il salua son cadet de l'autre, un large sourire aux lèvres. Klee l'avait guidé, suivant l'odeur du petit Gryffondor à la trace, ponctuant ses recherches de commentaires forts désobligeants, que nous ne traduirons pas ici.
Alors pourquoi, depuis la rentrée, Narcisse peinait à simplement terminer ne serait-ce qu'une assiette ?
Toutes ses pensées étaient restées bloquées plusieurs jours en arrière. Ses émotions verrouillées au fond de son cœur, transfusées à l'intérieur de son portable, resté, bien naturellement, à la maison. Car sur ce portable, demeurait le numéro de Rose Tyler. Et il sourit en pensant qu'aux prochaines vacances, il pourrait peut-être lui envoyer un petit message. Simplement pour voir si tout allait bien, lui demander ce qu'elle devenait, si ses études lui plaisaient... Il ne lui avait même pas demandé sa date d'anniversaire, tant de...
Un soupir lui échappe, avant de finalement abandonner la lutte contre sa nourriture. Rajustant sa cravate, il fait monter Klee sur son épaule, qui le rejoint sans se faire prier. Après tout, il a passé tout le mois d'août à courtiser cette humaine aux cheveux roses. Une bien étrange lubie, pensait-elle, pourquoi se limiter à une seule partenaire de reproduction, lorsque l'on pouvait se constituer son harem personnel ? Klee songea qu'il serait d'ailleurs bientôt temps de rappeler à ses esclaves qui était la maîtresse ici, ils oubliaient toujours, durant les vacances, et...
"He ?"
Narcisse pivota brusquement lorsque Clinton lui chuchota son invitation. La tête dans les nuages, il ne réussit à l'entendre que grâce à un réflexe in extremis. Mais de là à savoir qui avait parlé... Non, on y était pas. Qu'importe, au final, cette petite aventure mystérieuse suffit à dorer sa matinée d'impatience. Qu'il ne put satisfaire que quelques heures plus tard, en rejoignant son partenaire mystère dans le parc.
"Yo ! C'est toi qui m'a invité ? Tout baigne, héhé ? Tu voulais quoi ?"
Main dans une poche, il salua son cadet de l'autre, un large sourire aux lèvres. Klee l'avait guidé, suivant l'odeur du petit Gryffondor à la trace, ponctuant ses recherches de commentaires forts désobligeants, que nous ne traduirons pas ici.
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Clinton déploie toutes ses capacités de contrôle de soi pour ne pas sursauter lorsque Brando débarque à côté de lui en le saluant joyeusement de ce « Yo ! » exotique qu'il n'a jamais entendu dans une autre bouche que la sienne. Il s'éjecte néanmoins du mur, le cœur battant la chamade, pour faire face au garçon qui le dépasse largement de taille. Pour la première fois, ce costume qu'il porte constamment — le lave-t-il seulement ? — intimide Clinton qui laisse ses yeux courir sur la cravate avant de ne les faire remonter précipitamment vers le visage de Narcisse car c'est très impoli, ce qu'il est en train de faire. Porter un costume le weekend, c'est déjà étrange, mais pourquoi la cravate ? Cela aurait été plus facile s'il était habillé comme tout le monde avec l'un des ces hoodies déformés.
D'une inspiration rapide, Clinton se reprend. Politesse. Droiture. Pas d'émotion. Les leçons familiales lui reviennent avec une aisance effarante.
« Bonjour, répond-il en jetant des coups d'œil autour de lui. C'est bien moi, oui. Enchanté. Je m'appelle Clinton et... »
Il aurait dû lui serrer la main mais... Ses yeux tombent sur la boule rose. Un costume, un boursoufflet rose et ce « yo ! » tonitruant. Ce n'est pas exactement ce que l'on peut appeler de la discrétion. L'angoisse de se faire surprendre par des yeux mal intentionnés qui répéteraient tout à ses parents est suffisamment forte pour qu'il fasse une croix sur cette politesse essentielle qui régit toutes ses relations.
« Excuse-moi, reprend-il à mi-voix en reculant, est-ce qu'on pourrait aller se mettre un peu plus loin ? Là-bas, dit-il en désignant le mur du château qui s'éloigne avant de prendre un angle brutal, comme ça on sera tranquilles pour discuter. »
Clinton fait quelques pas en arrière pour l'encourager à le suivre, sans pour autant oser franchement s'éloigner. Au fond de son corps bat son cœur d'enfant qui n'en revient pas d'être en train de parler à Narcisse Brando, le garçon souriant qui n'a aucune autre difficulté dans la vie que de gérer ses nombreuses relations amicales qu'il a à travers la château.
D'une inspiration rapide, Clinton se reprend. Politesse. Droiture. Pas d'émotion. Les leçons familiales lui reviennent avec une aisance effarante.
« Bonjour, répond-il en jetant des coups d'œil autour de lui. C'est bien moi, oui. Enchanté. Je m'appelle Clinton et... »
Il aurait dû lui serrer la main mais... Ses yeux tombent sur la boule rose. Un costume, un boursoufflet rose et ce « yo ! » tonitruant. Ce n'est pas exactement ce que l'on peut appeler de la discrétion. L'angoisse de se faire surprendre par des yeux mal intentionnés qui répéteraient tout à ses parents est suffisamment forte pour qu'il fasse une croix sur cette politesse essentielle qui régit toutes ses relations.
« Excuse-moi, reprend-il à mi-voix en reculant, est-ce qu'on pourrait aller se mettre un peu plus loin ? Là-bas, dit-il en désignant le mur du château qui s'éloigne avant de prendre un angle brutal, comme ça on sera tranquilles pour discuter. »
Clinton fait quelques pas en arrière pour l'encourager à le suivre, sans pour autant oser franchement s'éloigner. Au fond de son corps bat son cœur d'enfant qui n'en revient pas d'être en train de parler à Narcisse Brando, le garçon souriant qui n'a aucune autre difficulté dans la vie que de gérer ses nombreuses relations amicales qu'il a à travers la château.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Tu connais Spiderman ?
"Ravi, Clinton !"
Narcisse eu le réflexe de tendre la main pour donner une généreuse et ferme poignée de main, comme il les aimait, à son nouvel ami. Mais pris au dépourvu par l'embarras visible de son cadet, il s'interrompit en cours de geste, sa main hors de la poche. Sa tête penchant sur le côté, perplexe, mais aussi et surtout, curieux, intrigué. Sans réfléchir, il regarda autour de lui, souriant, avec des frissons d'excitation, le mystère avait toujours exercé sur l'adolescent une attirance irrépressible.
Ramené sur terre par la demande inhabituelle, il n'hésita cependant pas, et rengainant sa main dans sa poche, il emboîta le pas au Gryffondor.
"Oh, ouais, pas d'souci ! Eh, atta, ça m'donne envie d'tester un sort..."
Sa baguette jaillit de sa gaine, accrochée à son poignet, pour finir dans sa main. Depuis deux mois qu'il n'avait pas fait de magie, il lui faudrait bien davantage qu'un jour de rentrée pour épancher sa soif de lancer des sortilèges à tout va. Pivotant sur lui-même, tout en suivant habilement son camarade, il tenta de catalyser le sort :
"Assurdiato. Héhé, comme ça, on peut pas nous entendre, t'inquiète !"
Il avait eu un bon retour sur ce sort, malgré son premier essai. Comme quoi, il n'avait pas perdu la main, voilà de quoi lui coller un nouveau sourire jusqu'aux oreilles ! Mais il continua néanmoins de suivre Clinton, avant de ranger sa baguette, de croiser les bras sur la poitrine, pour s'accouder au mur en détente.
"Vas-y, balance !"
Klee gardait un œil méfiant sur le petit Gryffondor. Elle n'était pas dupe, et voyait bien que ce jeune homme était bien plus nerveux qu'il ne voulait le montrer... Son odeur le trahissait, et elle glissa un petit couinement discret à Narcisse, pour le lui dire. Il se contenta de la regarder en arquant un sourcil, la remerciant d'un hochement de tête. Pour le moment, il était bien trop intrigué par la situation pour se soucier d'autre chose.
Narcisse eu le réflexe de tendre la main pour donner une généreuse et ferme poignée de main, comme il les aimait, à son nouvel ami. Mais pris au dépourvu par l'embarras visible de son cadet, il s'interrompit en cours de geste, sa main hors de la poche. Sa tête penchant sur le côté, perplexe, mais aussi et surtout, curieux, intrigué. Sans réfléchir, il regarda autour de lui, souriant, avec des frissons d'excitation, le mystère avait toujours exercé sur l'adolescent une attirance irrépressible.
Ramené sur terre par la demande inhabituelle, il n'hésita cependant pas, et rengainant sa main dans sa poche, il emboîta le pas au Gryffondor.
"Oh, ouais, pas d'souci ! Eh, atta, ça m'donne envie d'tester un sort..."
Sa baguette jaillit de sa gaine, accrochée à son poignet, pour finir dans sa main. Depuis deux mois qu'il n'avait pas fait de magie, il lui faudrait bien davantage qu'un jour de rentrée pour épancher sa soif de lancer des sortilèges à tout va. Pivotant sur lui-même, tout en suivant habilement son camarade, il tenta de catalyser le sort :
"Assurdiato. Héhé, comme ça, on peut pas nous entendre, t'inquiète !"
Il avait eu un bon retour sur ce sort, malgré son premier essai. Comme quoi, il n'avait pas perdu la main, voilà de quoi lui coller un nouveau sourire jusqu'aux oreilles ! Mais il continua néanmoins de suivre Clinton, avant de ranger sa baguette, de croiser les bras sur la poitrine, pour s'accouder au mur en détente.
"Vas-y, balance !"
Klee gardait un œil méfiant sur le petit Gryffondor. Elle n'était pas dupe, et voyait bien que ce jeune homme était bien plus nerveux qu'il ne voulait le montrer... Son odeur le trahissait, et elle glissa un petit couinement discret à Narcisse, pour le lui dire. Il se contenta de la regarder en arquant un sourcil, la remerciant d'un hochement de tête. Pour le moment, il était bien trop intrigué par la situation pour se soucier d'autre chose.
Tu connais Spiderman ?
Rassuré que le garçon accepte de le suivre sans poser davantage de question, Clinton avance plus franchement vers l'angle du mur extérieur, soucieux de se mettre rapidement à l'abri. Il ne tourne la tête vers Narcisse que parce qu'il est intrigué par le sort qu'il veut lancer. Assurdiato ? Il connait ce sortilège qui sert à préserver son intimidé quand on a envie d'avoir une conversation secrète. Mais le problème, ce n'est pas que quelqu'un les entende : difficile de se faire surprendre dans le coin où il va emmener Brando. Non, lui, il a peur qu'on les voit ensemble. Peut-être que le cinquième année connait un sort pour les rendre invisible ? Sûrement mais il n'a pas envie de le lui demander. Être redevable pour un service, c'est déjà bien trop.
Il lui fait un sourire automatique et le remercie d'un coup du menton.
« Ça sera bien utile, je te remercie. »
Ce qui n'empêche pas Clinton de jeter un regard vers l'arrière pour vérifier que personne ne les suit. Il y a bien quelques étudiants plus loin dans le parc mais ils sont trop loin pour qu'il vérifie s'ils le connaissent ou non. Il ne dit rien de plus jusqu'à ce qu'il ait amené Brando derrière le mur. Là seulement, il se sent moins sous pression. Il n'y a personne visible ici et personne pour les apercevoir des fenêtres du château, à moins de se pencher à travers une ouverture dans les étages.
Aussi franc que dans sa façon de le saluer, Brando le questionne sans attendre sur ce qu'il attend de lui. Clinton ramène ses yeux sur lui. Très bien, donc ils ne passeront pas par les cheminements habituels des fils et filles biens nés de la société sorcière, à savoir tourner autour du pot et dire les choses à travers quelques sous-entendus bien trouvés. Cela rassure Clinton autant que ça le déstabilise. Mais il est habitué à faire face à ce genre de conversation. Il n'y a guère que le coup d'œil que Narcisse à son boursouflet rose pour le faire tiquer.
Tout à coup, il lève le bras entre eux, doigts tendus vers Brando. Une invitation à la lui serrer.
« Je ne t'ai pas salué comme je le devais, tout à l'heure, » fait Clinton avec un sourire d'excuse.
Il avance encore un peu la main pour que le cinquième année la saisisse. S'il le fait, Clint la lui serrera fermement en le regardant dans les yeux. Puis sans attendre plus longtemps, il se lance, décidant de se calquer sur la façon de faire de Narcisse et d'aller, lui-aussi, droit au but. Enfin, aussi droit qu'il est capable de le faire.
« Merci d'être venu malgré cette demande un peu étrange. Écoute, voilà. Tu es un né-moldu. »
Il s'est retenu de dire sans statut, bien conscient des dissensions que le terme créé au sein de la population concernée.
« Et j'aurais besoin d'un objet de ton monde que je ne peux pas me procurer par moi-même. Je me demandais si tu pouvais m'aider. »
Voilà, il l'a dit. Son cœur tonne comme un tambour dans sa poitrine. Il retient sa respiration : le risque est grand que le plus âgé se braque ou se moque de lui.
Il lui fait un sourire automatique et le remercie d'un coup du menton.
« Ça sera bien utile, je te remercie. »
Ce qui n'empêche pas Clinton de jeter un regard vers l'arrière pour vérifier que personne ne les suit. Il y a bien quelques étudiants plus loin dans le parc mais ils sont trop loin pour qu'il vérifie s'ils le connaissent ou non. Il ne dit rien de plus jusqu'à ce qu'il ait amené Brando derrière le mur. Là seulement, il se sent moins sous pression. Il n'y a personne visible ici et personne pour les apercevoir des fenêtres du château, à moins de se pencher à travers une ouverture dans les étages.
Aussi franc que dans sa façon de le saluer, Brando le questionne sans attendre sur ce qu'il attend de lui. Clinton ramène ses yeux sur lui. Très bien, donc ils ne passeront pas par les cheminements habituels des fils et filles biens nés de la société sorcière, à savoir tourner autour du pot et dire les choses à travers quelques sous-entendus bien trouvés. Cela rassure Clinton autant que ça le déstabilise. Mais il est habitué à faire face à ce genre de conversation. Il n'y a guère que le coup d'œil que Narcisse à son boursouflet rose pour le faire tiquer.
Tout à coup, il lève le bras entre eux, doigts tendus vers Brando. Une invitation à la lui serrer.
« Je ne t'ai pas salué comme je le devais, tout à l'heure, » fait Clinton avec un sourire d'excuse.
Il avance encore un peu la main pour que le cinquième année la saisisse. S'il le fait, Clint la lui serrera fermement en le regardant dans les yeux. Puis sans attendre plus longtemps, il se lance, décidant de se calquer sur la façon de faire de Narcisse et d'aller, lui-aussi, droit au but. Enfin, aussi droit qu'il est capable de le faire.
« Merci d'être venu malgré cette demande un peu étrange. Écoute, voilà. Tu es un né-moldu. »
Il s'est retenu de dire sans statut, bien conscient des dissensions que le terme créé au sein de la population concernée.
« Et j'aurais besoin d'un objet de ton monde que je ne peux pas me procurer par moi-même. Je me demandais si tu pouvais m'aider. »
Voilà, il l'a dit. Son cœur tonne comme un tambour dans sa poitrine. Il retient sa respiration : le risque est grand que le plus âgé se braque ou se moque de lui.
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« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Tu connais Spiderman ?
Décroisant ses bras sans réfléchir ni se formaliser de ce que racontait son cadet, Narcisse étendit à son tour sa main pour venir serrer celle de Clinton. La poigne de l'adolescent était ferme et puissante, et le Gryffondor pourrait sentir les cals sur sa paume. Narcisse hocha la tête devant la fermeté de celle de Clinton, appréciant une bonne poignée de main, parfait. Il se replaça ensuite contre le mur, désireux d'en apprendre davantage, dévoré par la curiosité.
Déjà mille et une théories s'étaient carambolées dans son esprit, toutes plus farfelues les unes que les autres. L'une des plus folles avait déjà imaginé une chasse aux dragons, sous couvert d'exploration d'un endroit interdit... Hélas, il se doutait bien que la réalité ne serait jamais aussi amusante, mais qu'importe. Les oreilles grandes ouvertes, il hocha doucement la tête.
"Mhm..."
Oui, il était né-moldu, et ensuite ? Ah, oui, un objet de son monde ? Parfait, en voilà une demande facile ! Il attendit même une seconde de plus la suite, histoire de s'assurer que cette demande ne s'arrêtait pas là... Dans un petit haussement d'épaules, il demanda, amusé.
"C'est tout ?"
Il était perturbé et incrédule. Le comportement de son cadet ne collait pas avec la simplicité de cette requête, et il était incapable de réussir à mettre le doigt sur une explication. Klee lui couina à l'oreille de se méfier, que cette demande ne pouvait pas être naturelle, et qu'elle cachait sûrement quelque chose. Il l'écouta d'une oreille distraite, dissipant les accusations de sa boursouflette en secouant la tête.
"Non Klee... j'pense pas."
Puis il s'adressa de nouveau à l'adolescent, tout sourire dehors.
"Bah carrément, avec plaisir, y t'faut quoi ?"
Déjà mille et une théories s'étaient carambolées dans son esprit, toutes plus farfelues les unes que les autres. L'une des plus folles avait déjà imaginé une chasse aux dragons, sous couvert d'exploration d'un endroit interdit... Hélas, il se doutait bien que la réalité ne serait jamais aussi amusante, mais qu'importe. Les oreilles grandes ouvertes, il hocha doucement la tête.
"Mhm..."
Oui, il était né-moldu, et ensuite ? Ah, oui, un objet de son monde ? Parfait, en voilà une demande facile ! Il attendit même une seconde de plus la suite, histoire de s'assurer que cette demande ne s'arrêtait pas là... Dans un petit haussement d'épaules, il demanda, amusé.
"C'est tout ?"
Il était perturbé et incrédule. Le comportement de son cadet ne collait pas avec la simplicité de cette requête, et il était incapable de réussir à mettre le doigt sur une explication. Klee lui couina à l'oreille de se méfier, que cette demande ne pouvait pas être naturelle, et qu'elle cachait sûrement quelque chose. Il l'écouta d'une oreille distraite, dissipant les accusations de sa boursouflette en secouant la tête.
"Non Klee... j'pense pas."
Puis il s'adressa de nouveau à l'adolescent, tout sourire dehors.
"Bah carrément, avec plaisir, y t'faut quoi ?"
Tu connais Spiderman ?
Des mains de paysan. La réplique qui aurait pu sortir de la bouche de son père traverse si facilement son esprit que pendant un instant, Clinton pense l'avoir pensé lui-même et s'étonne de se montrer si dur envers ce qui n'est qu'une simple bonne poignet de main. Il a encore la sensation de la main calleuse de Narcisse dans la sienne quand ce dernier lui donne la réaction la moins compréhensible de tout le monde des réactions : un "c'est tout ?" qui fait fait passer sur son visage un bref éclair de surprise.
C'est tout ce que lui à répondre ? Il s'attendait à quoi, au juste ? Pour quelle raison les gens viennent le voir, habituellement ? Clinton a entendu dire qu'il apprenait aux gens à se battre comme des moldus. Il a même entendu parler d'élèves qui admiraient tant son talent qu'ils voulaient que Narcisse leur apprenne la magie. S'attendait-il à ce que Clinton vienne pour ça ? Un léger malaise s'infiltre dans ses veines : il n'a pas envie que qui que ce soit pense qu'il vient quémander des leçons que ses parents n'approuveraient pas.
L'intervention du boursouflet ne fait qu'accentuer ce sentiment. Peut-on réellement dire qu'une créature peut intervenir ? Que peut bien raconter un boursouflet à son maître ? Voir Narcisse lui parler est si irréel que Clinton reste interdit quelques secondes, même lorsque le cinquième année lui demande avec tout son naturel ce dont il a besoin, sans même se questionner sur la raison pour laquelle il passe par un garçon à qui il n'a jamais parlé au lieu de se rapprocher de sa famille.
Pour la dixième fois depuis qu'il a eu cette idée, Clinton se met à douter. Et si Narcisse racontait tout ? Et si des oreilles mal intentionnées l'apprenaient ? Et si ça remontait jusqu'à ses parents ? Mais si c'est facile de songer à faire demi-tour seul dans sa chambre, c'est une autre histoire maintenant qu'il est devant Narcisse Brando. Impossible de faire marche arrière sans nuire à sa réputation. Et au fond de lui, il n'en a pas envie : son frère mérite qu'il prenne des risques.
Le cœur battant mais le regard déterminé, Clinton enfonce la main dans sa poche et carre les épaules pour se donner du courage.
« Je te paierai, bien sûr, précise-t-il comme s'il avait besoin de convaincre Narcisse. À la fois pour le service et pour l'achat de l'objet en question. »
Toujours annoncer les termes du contrat avant de se mettre en danger en avouant une vérité honteuse. Premier terme annoncé. Maintenant, reste le second et le dernier, le plus important et peut-être le plus sensible. Si Clinton a l'impression que Narcisse ne le respectera pas, il mettra un terme à leur affaire sans hésitation. Malgré tout, il a envie de croire en la gentillesse légendaire du Poufsouffle, celle-là même qui donne parfois envie à certaines personnes de se servir de lui — Clinton en a déjà entendu parler dans les couloirs.
« Mais avant de t'en dire plus, j'ai besoin de ta promesse que tu ne raconteras rien à personne. Personne ne doit savoir. »
Qu'on se voit et que tu vas m'acheter ce que tu vas m'acheter. Si le second moins est plutôt clair, le premier l'est peut-être moins mais Clinton a des réticences à l'avouer franchement : il n'a pas envie de blesser Narcisse. C'est peut-être un sans statut mais il n'est pas exempt de sentiment.
C'est tout ce que lui à répondre ? Il s'attendait à quoi, au juste ? Pour quelle raison les gens viennent le voir, habituellement ? Clinton a entendu dire qu'il apprenait aux gens à se battre comme des moldus. Il a même entendu parler d'élèves qui admiraient tant son talent qu'ils voulaient que Narcisse leur apprenne la magie. S'attendait-il à ce que Clinton vienne pour ça ? Un léger malaise s'infiltre dans ses veines : il n'a pas envie que qui que ce soit pense qu'il vient quémander des leçons que ses parents n'approuveraient pas.
L'intervention du boursouflet ne fait qu'accentuer ce sentiment. Peut-on réellement dire qu'une créature peut intervenir ? Que peut bien raconter un boursouflet à son maître ? Voir Narcisse lui parler est si irréel que Clinton reste interdit quelques secondes, même lorsque le cinquième année lui demande avec tout son naturel ce dont il a besoin, sans même se questionner sur la raison pour laquelle il passe par un garçon à qui il n'a jamais parlé au lieu de se rapprocher de sa famille.
Pour la dixième fois depuis qu'il a eu cette idée, Clinton se met à douter. Et si Narcisse racontait tout ? Et si des oreilles mal intentionnées l'apprenaient ? Et si ça remontait jusqu'à ses parents ? Mais si c'est facile de songer à faire demi-tour seul dans sa chambre, c'est une autre histoire maintenant qu'il est devant Narcisse Brando. Impossible de faire marche arrière sans nuire à sa réputation. Et au fond de lui, il n'en a pas envie : son frère mérite qu'il prenne des risques.
Le cœur battant mais le regard déterminé, Clinton enfonce la main dans sa poche et carre les épaules pour se donner du courage.
« Je te paierai, bien sûr, précise-t-il comme s'il avait besoin de convaincre Narcisse. À la fois pour le service et pour l'achat de l'objet en question. »
Toujours annoncer les termes du contrat avant de se mettre en danger en avouant une vérité honteuse. Premier terme annoncé. Maintenant, reste le second et le dernier, le plus important et peut-être le plus sensible. Si Clinton a l'impression que Narcisse ne le respectera pas, il mettra un terme à leur affaire sans hésitation. Malgré tout, il a envie de croire en la gentillesse légendaire du Poufsouffle, celle-là même qui donne parfois envie à certaines personnes de se servir de lui — Clinton en a déjà entendu parler dans les couloirs.
« Mais avant de t'en dire plus, j'ai besoin de ta promesse que tu ne raconteras rien à personne. Personne ne doit savoir. »
Qu'on se voit et que tu vas m'acheter ce que tu vas m'acheter. Si le second moins est plutôt clair, le premier l'est peut-être moins mais Clinton a des réticences à l'avouer franchement : il n'a pas envie de blesser Narcisse. C'est peut-être un sans statut mais il n'est pas exempt de sentiment.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Tu connais Spiderman ?
Intrigué et plus curieux que jamais, l'adolescent ne parvenait pas à décrocher le sourire qui pendait à ses lèvres. Comment avait-il pu oublier, ne serait-ce qu'une journée, pourquoi il aimait à ce point Poudlard ? Toutes ces péripéties, ces épopées, ces aventures à venir, le mystère et les surprises que cette école et ses élèves lui réservaient chaque jour. Véritable assoiffé du frisson, Narcisse ne se voyait plus vivre sans ces moments d'adrénaline, de curiosité, qu'il ne pourrait jamais retrouver ailleurs. Tout comme Rose.
Un trait de mélancolie le frappa, faisant tiquer la commissure de ses lèvres. Mais dans un soupir, il fut bien vite balayé par la nécessité urgente de répondre à une absurdité que venait de dire son camarade. En se redressant brusquement, il mit sa main entre lui et Clinton, un sourire amusé aux lèvres.
"Ouh la, tu rêves mon pote ! Tu payes rien du tout, j'veux rien entendre, haha ! C'est normal, ça m'fait plaisir, dis-moi c'est quoi ?"
Il se reprit une nouvelle fois, après que le Gryffondor lui fasse promettre le secret, ce qui... étonnait l'adolescent. Mais ce n'était pas dans sa nature de chercher à questionner pourquoi quelqu'un voulait garder tel ou tel secret. Aussi, il tendit son petit doigt pour saisir celui de Clinton, pour sceller ce pacte.
"Promis ! Y'a personne qui saura, héhé."
Personne excluait par définition sa famille. Mais l'adolescent avait tellement intégré cette notion qu'il ne la précisait même plus, aujourd'hui. Sa famille trouvait toujours exception aux secrets, il n'en avait aucun pour elle, et il aurait fallu lui arracher une toute autre promesse pour cela. Ce qui n'était pas prêt d'arriver, il lui paraissait inconcevable de devoir cacher quelque chose à ses parents...
Un trait de mélancolie le frappa, faisant tiquer la commissure de ses lèvres. Mais dans un soupir, il fut bien vite balayé par la nécessité urgente de répondre à une absurdité que venait de dire son camarade. En se redressant brusquement, il mit sa main entre lui et Clinton, un sourire amusé aux lèvres.
"Ouh la, tu rêves mon pote ! Tu payes rien du tout, j'veux rien entendre, haha ! C'est normal, ça m'fait plaisir, dis-moi c'est quoi ?"
Il se reprit une nouvelle fois, après que le Gryffondor lui fasse promettre le secret, ce qui... étonnait l'adolescent. Mais ce n'était pas dans sa nature de chercher à questionner pourquoi quelqu'un voulait garder tel ou tel secret. Aussi, il tendit son petit doigt pour saisir celui de Clinton, pour sceller ce pacte.
"Promis ! Y'a personne qui saura, héhé."
Personne excluait par définition sa famille. Mais l'adolescent avait tellement intégré cette notion qu'il ne la précisait même plus, aujourd'hui. Sa famille trouvait toujours exception aux secrets, il n'en avait aucun pour elle, et il aurait fallu lui arracher une toute autre promesse pour cela. Ce qui n'était pas prêt d'arriver, il lui paraissait inconcevable de devoir cacher quelque chose à ses parents...
Tu connais Spiderman ?
Clinton louche sur la main de Narcisse brandie entre eux deux, pas pour saisir la sienne comme lui tout à l'heure, mais au contraire pour l'arrêter, le faire taire. Ne rien payer du tout ? C'est ce qu'il a dit : tu payes rien du tout. Le regard horrifié de Clinton passe de la main au visage du garçon. Il est absolument hors de question qu'il ne paye pas pour ce qu'il va demander ! Qu'il ne paie pas le service, bon, c'est une chose et Clinton n'exigera rien de plus si Brando dit qu'il ne souhaite pas être payé pour ça. Mais par contre c'est hors de question, absolument hors de question qu'il paie à sa place ce qu'il va lui demander d'acheter. Absolument hors de question. En plus d'être très impoli, ce serait tout simplement contracter une dette envers lui, ce qui serait bien plus répréhensible pour sa famille que l'objet que Clinton souhaite se procurer.
L'angoisse tord un instant ses entrailles. Il faut absolument qu'il lui dise qu'il va payer, il faut que Narcisse accepte et le laisse faire. C'est d'une telle importance pour lui qu'il n'arrive plus à se concentrer sur ce qui se passe. Il n'y a guère que la promesse qu'il parvient à tirer au Poufsouffle pour le faire revenir à l'instant présent. Un bref sourire passe sur ses lèvres, comme un remerciement silencieux, mais à l'instant même où il allait reprendre la parole pour mettre les choses au clair, voilà que Narcisse Brando fait quelque chose auquel il ne s'attendait absolument pas.
Leurs petits doigts se retrouvent accrochés l'un à l'autre. C'est très bref et ça ne dure qu'une fraction de seconde, mais ça suffit pour déstabiliser Clinton et pour qu'il le montre, cette fois-ci.
« Euh... »
Il ramène sa main vers lui sans comprendre ce qui vient de se passer. Est-ce que c'est une façon pour les moldus de valider leur promesse ? C'est à ça que ça ressemble, en tout cas, mais Clinton n'avait jamais vu ça avant ce jour et, évidemment, ne l'avait jamais expérimenté.
« D'accord, merci pour ta..., balbutie-t-il avant de se reprendre et de continuer avec plus d'assurance, habitué à compartimenter ses pensées : merci pour ta promesse. »
Clinton frotte ses doigts l'un contre l'autre, toujours aussi déstabilisé par ce drôle de geste que Narcisse a fait avec un naturel désarmant. Au cas où, il croise ses mains derrière son dos pour être certain que le garçon ne les lui attrape pas de nouveau ; il n'est pas bien certain que cela lui plait.
« Par contre, je tiens vraiment à te payer, articule-t-il en pompant le ton professionnel qu'a sa mère quand elle parle travail. J'ai besoin que tu m'achètes quelque chose dans le monde moldu, tu n'as aucune raison de payer ça à ma place. Je te rembourserai à hauteur de tes dépenses. »
Ceci étant éclairci... Autant ne plus tourner autour du pot.
« J'ai besoin d'une bande dessinée de ton monde, » dit-il tout de go, un peu trop précipitamment.
Il l'annonce en plongeant son regard noir dans les billes claires du Poufsouffle. Son visage est mortellement sérieux.
L'angoisse tord un instant ses entrailles. Il faut absolument qu'il lui dise qu'il va payer, il faut que Narcisse accepte et le laisse faire. C'est d'une telle importance pour lui qu'il n'arrive plus à se concentrer sur ce qui se passe. Il n'y a guère que la promesse qu'il parvient à tirer au Poufsouffle pour le faire revenir à l'instant présent. Un bref sourire passe sur ses lèvres, comme un remerciement silencieux, mais à l'instant même où il allait reprendre la parole pour mettre les choses au clair, voilà que Narcisse Brando fait quelque chose auquel il ne s'attendait absolument pas.
Leurs petits doigts se retrouvent accrochés l'un à l'autre. C'est très bref et ça ne dure qu'une fraction de seconde, mais ça suffit pour déstabiliser Clinton et pour qu'il le montre, cette fois-ci.
« Euh... »
Il ramène sa main vers lui sans comprendre ce qui vient de se passer. Est-ce que c'est une façon pour les moldus de valider leur promesse ? C'est à ça que ça ressemble, en tout cas, mais Clinton n'avait jamais vu ça avant ce jour et, évidemment, ne l'avait jamais expérimenté.
« D'accord, merci pour ta..., balbutie-t-il avant de se reprendre et de continuer avec plus d'assurance, habitué à compartimenter ses pensées : merci pour ta promesse. »
Clinton frotte ses doigts l'un contre l'autre, toujours aussi déstabilisé par ce drôle de geste que Narcisse a fait avec un naturel désarmant. Au cas où, il croise ses mains derrière son dos pour être certain que le garçon ne les lui attrape pas de nouveau ; il n'est pas bien certain que cela lui plait.
« Par contre, je tiens vraiment à te payer, articule-t-il en pompant le ton professionnel qu'a sa mère quand elle parle travail. J'ai besoin que tu m'achètes quelque chose dans le monde moldu, tu n'as aucune raison de payer ça à ma place. Je te rembourserai à hauteur de tes dépenses. »
Ceci étant éclairci... Autant ne plus tourner autour du pot.
« J'ai besoin d'une bande dessinée de ton monde, » dit-il tout de go, un peu trop précipitamment.
Il l'annonce en plongeant son regard noir dans les billes claires du Poufsouffle. Son visage est mortellement sérieux.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
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Tu connais Spiderman ?
Avec un petit hochement de tête, Narcisse rendit un grand sourire à son nouvel ami, les bras croisés sur la poitrine.
"Héhé, t'inquiète, c'est normal !"
Mais l'adolescent prit une profonde inspiration devant l'insistance de son cadet. Pourquoi tenait-il à ce point à le payer ? Ce n'était pas concevable pour Narcisse, qui à la place du Gryffondor, aurait certainement insisté de la même manière, mais qu'importe... Ce n'était pas la question, hors de question ! S'il avait eu un brin de jugeotte, il aurait prétendu accepter, pour au final refuser une fois la tâche accomplie, tirant une vive satisfaction à faire preuve de gentillesse. Mais bon... lui... il n'y pensa même pas. Aussi leva-t-il à nouveau sa main, en secouant la tête.
"Nan, c'est mort ! C'est rien, ça m'fait plaisir, et insiste pas, c'est perdu d'avance !"
Dans son grand éclat de rire satisfait, Klee ne put s'empêcher de lui couiner à quel point il était bête ! Prend l'argent, disait-elle, c'est la moindre des choses. Puis on prendra sa bourse, et ses vêtements, puis sa baguette, et ses sucreries. Narcisse avait arrêté d'écouter quand elle avait commencé à parler de prendre sa bourse, quelle drôle d'idée.
Puis vint enfin le moment de la grande révélation, les yeux de Narcisse brillaient d'excitation. Et lorsque le grand final fut révélé, il demeura immobile, une seconde, et hocha la tête, sans quitter Clinton des yeux.
"Ok, quoi comme BD ?"
Le regard sérieux de son cadet déstabilisa un peu Narcisse, qui ne put résister à la pression devant tant de gravité. Aussi échangea-t-il un regard avec Klee, qui venait de se frapper sa petite tête contre le front de son humain de compagnie. Elle qui s'était imaginé bien pire...
"Héhé, t'inquiète, c'est normal !"
Mais l'adolescent prit une profonde inspiration devant l'insistance de son cadet. Pourquoi tenait-il à ce point à le payer ? Ce n'était pas concevable pour Narcisse, qui à la place du Gryffondor, aurait certainement insisté de la même manière, mais qu'importe... Ce n'était pas la question, hors de question ! S'il avait eu un brin de jugeotte, il aurait prétendu accepter, pour au final refuser une fois la tâche accomplie, tirant une vive satisfaction à faire preuve de gentillesse. Mais bon... lui... il n'y pensa même pas. Aussi leva-t-il à nouveau sa main, en secouant la tête.
"Nan, c'est mort ! C'est rien, ça m'fait plaisir, et insiste pas, c'est perdu d'avance !"
Dans son grand éclat de rire satisfait, Klee ne put s'empêcher de lui couiner à quel point il était bête ! Prend l'argent, disait-elle, c'est la moindre des choses. Puis on prendra sa bourse, et ses vêtements, puis sa baguette, et ses sucreries. Narcisse avait arrêté d'écouter quand elle avait commencé à parler de prendre sa bourse, quelle drôle d'idée.
Puis vint enfin le moment de la grande révélation, les yeux de Narcisse brillaient d'excitation. Et lorsque le grand final fut révélé, il demeura immobile, une seconde, et hocha la tête, sans quitter Clinton des yeux.
"Ok, quoi comme BD ?"
Le regard sérieux de son cadet déstabilisa un peu Narcisse, qui ne put résister à la pression devant tant de gravité. Aussi échangea-t-il un regard avec Klee, qui venait de se frapper sa petite tête contre le front de son humain de compagnie. Elle qui s'était imaginé bien pire...
