Les problèmes, les problèmes...
Samedi 1 juillet 2051
16h37
@Damon Nikonov
16h37
@Damon Nikonov
Non mais parce qu'il fallait quand même le dire : Rahima cherchait désespérément les problèmes.
Après avoir longuement, très longuement hésité quant à si elle débarquait au Café du Rosier ou non puisqu'elle avait appris que Damon travaillait au Café et que c'était potentiellement l'occasion de... l'occasion de quoi ? Discuter ? Ils avaient déjà discuté, à l'époque. Oui mais c'était à l'époque. Cela remontait à des années déjà. Peut-être que... son meilleur ami de toujours avait changé ? Roh, elle savait, elle savait qu'elle n'aurait jamais, ô grand jamais dû lui proposer de sortir avec lui. Elle savait pertinemment que c'était une idée plus que douteuse qu'elle avait eue en lui proposant. Et elle l'avait en fait su tout le long de leur relation, jusqu'à ce qu'elle lui propose qu'ils restent amis après avoir fait une sorte de période de "crash test" ensemble. Donc elle ne pouvait décemment pas lui en vouloir d'avoir été absolument stupide et de la blesser ainsi de la pire des manières, en étant littéralement insolent avec elle. Mais... depuis qu'elle avait brièvement croisé son regard durant cette fatidique soirée du premier juin, elle ne pouvait s'empêcher de s'en vouloir. Ne serait-ce qu'au moins un tout petit peu, pour les événements qui s'étaient déroulés il y a déjà quoi ? Neuf ans, presque dix, ça alors. Il y avait prescription. Il pouvait bien... arrêter d'être stupide au moins un petit moment sur cette histoire. Non ? Elle l'espérait, du moins.
Donc, elle... s'était décidée à se poser innocemment sur une table en terrasse, face à la place, pour commencer à observer le menu. Elle avait après tout bien le droit de prendre un simple café en terrasse. Non ? Enfin... plutôt un thé. Le café, cela ne lui réussissait pas vraiment.
Oui bon, je plaide coupable : j'ai ragequit l'idée de poster dans la périp avec mon absence et j'ai réadapté le post RP écrit il y a 3 semaines.
Ah et pour citer une grande sage qui cite un grand sage : « Demander la permission avant de lancer des RP ? Ts. Surfait, ça. »
Arbitre depuis le 01/09/50, en arrêt maladie à partir du 06/09/51 — Avatar par le ronchon Damon Nikonov
Tutoyez-moi — Des soupçons sur mon compte élève ? 1 chocogrenouille si vous visez juste !
#b5675d — #945149
Tutoyez-moi — Des soupçons sur mon compte élève ? 1 chocogrenouille si vous visez juste !
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Les problèmes, les problèmes...
Sérieusement ? Les gens ne veulent pas profiter d’être en extérieur, dans un parc, loin d’ici les samedis ? Quoiqu’il en soit… vivement que les vacances scolaires soient finies parce que tout ce bruit n’est pas aussi fort le reste de l’année et, en général, c’est presque supportable. Et comme Albert a refusé que je mette un sortilège pour insonoriser ma partie du comptoir du reste de la salle, ou que je trouve un moyen de me boucher les oreilles pendant les heures de pointe, je n’ai pas d’autre choix que d’écouter ces gens qui viennent s’asseoir juste devant moi. Sans arrêt.
Mais j’ai autre chose à faire que de m’intéresser aux clients. Enfin, normalement. Entre les commandes qui s’accumulent, les tasses qui bougent dans tous les sens et les gens qui pensent qu’en me regardant très fort je vais comprendre qu’ils veulent leur boisson dans les deux secondes, il y a largement de quoi m’occuper. Alors je fais ce que je fais d’habitude : je travaille, je râle intérieurement et je laisse passer le temps en attendant que les gens se lassent de venir me demander des choses à boire. Une organisation plutôt efficace à laquelle j’aurais dû donner toute mon énergie, ce qui m’aurait logiquement empêché de me concentrer sur cette personne qui entre dans mon champ de vision et à laquelle, pour une raison qui m’échappe encore, mon cerveau décide d’accorder beaucoup trop d’attention.
Je crois que pendant un moment, j’espère simplement qu’elle ne rentrera pas et qu’elle ne viendra pas amplifier le bruit de fond déjà suffisamment désagréable. Je remarque que cette personne s’installe en terrasse et je n’y prête pas vraiment attention. Ce n’est pas comme si je surveillais chaque personne qui s’assoit dehors. Et, Merlin, comme j’aurais aimé que ce soit vrai. J’aurais aimé ne pas lever la tête. Ne pas reconnaître cette silhouette.
Je la regarde une seconde de trop. Puis deux.
Rahima. Évidemment.
Je baisse immédiatement les yeux, comme si le simple fait de ne plus la regarder pouvait rendre la situation moins réelle. Ce qui est idiot, mais nettement moins idiot que de rester planté là à la fixer. Elle est dehors. Elle est assise. Elle ne fait rien de particulier. Et surtout, elle ne me regarde pas. Ce dernier détail est suffisamment rassurant pour me permettre de prétendre pendant quelques secondes que je n’ai rien remarqué.
Après tout, pourquoi serait-elle venue ici pour me voir ? C’est un café. Il y a des gens qui viennent dans les cafés pour boire des choses. C’est même une activité… assez répandue. Elle a parfaitement le droit d’avoir envie d’une boisson, et il existe probablement une quantité absolument ridicule de raisons pour lesquelles elle aurait choisi celui-ci sans que je sois concerné. Peut-être qu’elle passait dans le coin. Peut-être qu’elle avait envie de s’asseoir en terrasse. Peut-être qu’une de ses connaissances lui a donné rendez-vous ici. Tout est possible. Et surtout, tout est beaucoup plus plausible que l’idée complètement délirante selon laquelle elle aurait appris que je travaillais ici, serait venue jusqu’au Café du Rosier et se serait installée précisément devant moi dans l’espoir de me parler.
Non. Évidemment que non.
Je retourne à ma commande. Il faut juste que je passe à autre chose et que je me concentre. Elle est toujours là, ce qui n’a rien d’anormal puisque, contrairement à certaines personnes qui viennent uniquement pour me faire perdre mon temps, elle a probablement l’intention de rester suffisamment longtemps pour consommer quelque chose. Je me force à ne plus chercher à regarder ce qu’elle fait et réussis à tenir… quelques secondes. C’est déjà bien ?
Je soupire et passe une main sur mon visage. C’est ridicule, mais elle m’énerve. Je m’en sortais très bien jusqu’ici. J’avais réussi à ne pas penser à elle, à ne pas me demander où elle était passée, à ne pas me demander ce qu’elle devenait et, surtout, à ne pas avoir à gérer cette espèce de situation absurde. Et maintenant elle est là, tranquillement assise en terrasse, comme si de rien n’était. En plus, je suis sûr qu’il y a plein d’endroits où boire du thé en Irlande. C’est sûrement moins bon qu’ici, mais ça lui aurait évité… ça. Et je ne sais même pas pourquoi j’y fais attention.
Elle est là. Je suis ici. Fin de l’histoire.
Sauf que, manifestement, ça ne me suffit pas.
Je termine la commande que je suis en train de faire, enchaîne avec une autre et essaie encore quelques minutes de me convaincre que je suis parfaitement capable de rester derrière ce comptoir. Puis je finis par retirer mon tablier.
Je ne sais même pas pourquoi. C’est peut-être juste pour aller prendre l’air. Oui. C’est ça. J’ai besoin de prendre l’air. Je suis enfermé ici depuis plusieurs heures et il y a suffisamment de bruit pour que n’importe qui ait besoin de sortir cinq minutes. Ça n’a absolument rien à voir avec elle.
« Tu vas où ? » Je ne prends pas la peine de tourner la tête vers mon collègue. « Dehors, j’ai la tête qui tourne. »
Il regarde la salle, puis le comptoir, puis moi. « Maintenant ? Il y a trop de clients. »
Sans blague.
Je n’ai pas envie, ni le temps, de lui expliquer quoi que ce soit. Et certainement pas de lui dire que je viens de décider, pour une raison parfaitement inconnue, d’abandonner un comptoir rempli de clients pour aller m’asseoir avec une personne que je n’ai pas vraiment envie de voir. Il ne comprendrait pas de toute façon.
Je passe donc devant lui avant qu’il se mette à poser plus de questions, la tasse et le macaron au chocolat que j’ai attrapés au passage dans les mains, et je sors.
L’ambiance à l’extérieur est évidemment plus calme. Enfin, presque. Je m’arrête un moment, comme si j’avais vraiment eu besoin de prendre l’air et que ce n’était pas simplement une excuse pour déserter. Puis mes yeux se tournent presque directement sur la table où elle s’est installée.
Je pourrais poser la tasse sur la table, repartir et faire comme si rien de tout ça n’était arrivé. Ce serait sûrement la solution la plus raisonnable. Mais je continue d’avancer. Je traverse la terrasse jusqu’à elle. Je pose la tasse et le macaron devant elle un peu plus fort que nécessaire, suffisamment pour que le thé éclabousse sur la table. Je tire la chaise en face d’elle et m’assieds, le dos bien collé au dossier comme pour garder une certaine distance. Il faut que je fasse attention, à plusieurs reprises ça a été prouvé que je perdais tout mon bon sens dès que j’étais proche d’elle.
Je pars du principe qu’elle n’a pas encore commandé et qu’il vient avec une commande random.
Plouf plouf… thé noir Earl Grey, et si elle n’aime pas, elle finit dans la fontaine.
Mais j’ai autre chose à faire que de m’intéresser aux clients. Enfin, normalement. Entre les commandes qui s’accumulent, les tasses qui bougent dans tous les sens et les gens qui pensent qu’en me regardant très fort je vais comprendre qu’ils veulent leur boisson dans les deux secondes, il y a largement de quoi m’occuper. Alors je fais ce que je fais d’habitude : je travaille, je râle intérieurement et je laisse passer le temps en attendant que les gens se lassent de venir me demander des choses à boire. Une organisation plutôt efficace à laquelle j’aurais dû donner toute mon énergie, ce qui m’aurait logiquement empêché de me concentrer sur cette personne qui entre dans mon champ de vision et à laquelle, pour une raison qui m’échappe encore, mon cerveau décide d’accorder beaucoup trop d’attention.
Je crois que pendant un moment, j’espère simplement qu’elle ne rentrera pas et qu’elle ne viendra pas amplifier le bruit de fond déjà suffisamment désagréable. Je remarque que cette personne s’installe en terrasse et je n’y prête pas vraiment attention. Ce n’est pas comme si je surveillais chaque personne qui s’assoit dehors. Et, Merlin, comme j’aurais aimé que ce soit vrai. J’aurais aimé ne pas lever la tête. Ne pas reconnaître cette silhouette.
Je la regarde une seconde de trop. Puis deux.
Rahima. Évidemment.
Je baisse immédiatement les yeux, comme si le simple fait de ne plus la regarder pouvait rendre la situation moins réelle. Ce qui est idiot, mais nettement moins idiot que de rester planté là à la fixer. Elle est dehors. Elle est assise. Elle ne fait rien de particulier. Et surtout, elle ne me regarde pas. Ce dernier détail est suffisamment rassurant pour me permettre de prétendre pendant quelques secondes que je n’ai rien remarqué.
Après tout, pourquoi serait-elle venue ici pour me voir ? C’est un café. Il y a des gens qui viennent dans les cafés pour boire des choses. C’est même une activité… assez répandue. Elle a parfaitement le droit d’avoir envie d’une boisson, et il existe probablement une quantité absolument ridicule de raisons pour lesquelles elle aurait choisi celui-ci sans que je sois concerné. Peut-être qu’elle passait dans le coin. Peut-être qu’elle avait envie de s’asseoir en terrasse. Peut-être qu’une de ses connaissances lui a donné rendez-vous ici. Tout est possible. Et surtout, tout est beaucoup plus plausible que l’idée complètement délirante selon laquelle elle aurait appris que je travaillais ici, serait venue jusqu’au Café du Rosier et se serait installée précisément devant moi dans l’espoir de me parler.
Non. Évidemment que non.
Je retourne à ma commande. Il faut juste que je passe à autre chose et que je me concentre. Elle est toujours là, ce qui n’a rien d’anormal puisque, contrairement à certaines personnes qui viennent uniquement pour me faire perdre mon temps, elle a probablement l’intention de rester suffisamment longtemps pour consommer quelque chose. Je me force à ne plus chercher à regarder ce qu’elle fait et réussis à tenir… quelques secondes. C’est déjà bien ?
Je soupire et passe une main sur mon visage. C’est ridicule, mais elle m’énerve. Je m’en sortais très bien jusqu’ici. J’avais réussi à ne pas penser à elle, à ne pas me demander où elle était passée, à ne pas me demander ce qu’elle devenait et, surtout, à ne pas avoir à gérer cette espèce de situation absurde. Et maintenant elle est là, tranquillement assise en terrasse, comme si de rien n’était. En plus, je suis sûr qu’il y a plein d’endroits où boire du thé en Irlande. C’est sûrement moins bon qu’ici, mais ça lui aurait évité… ça. Et je ne sais même pas pourquoi j’y fais attention.
Elle est là. Je suis ici. Fin de l’histoire.
Sauf que, manifestement, ça ne me suffit pas.
Je termine la commande que je suis en train de faire, enchaîne avec une autre et essaie encore quelques minutes de me convaincre que je suis parfaitement capable de rester derrière ce comptoir. Puis je finis par retirer mon tablier.
Je ne sais même pas pourquoi. C’est peut-être juste pour aller prendre l’air. Oui. C’est ça. J’ai besoin de prendre l’air. Je suis enfermé ici depuis plusieurs heures et il y a suffisamment de bruit pour que n’importe qui ait besoin de sortir cinq minutes. Ça n’a absolument rien à voir avec elle.
« Tu vas où ? » Je ne prends pas la peine de tourner la tête vers mon collègue. « Dehors, j’ai la tête qui tourne. »
Il regarde la salle, puis le comptoir, puis moi. « Maintenant ? Il y a trop de clients. »
Sans blague.
Je n’ai pas envie, ni le temps, de lui expliquer quoi que ce soit. Et certainement pas de lui dire que je viens de décider, pour une raison parfaitement inconnue, d’abandonner un comptoir rempli de clients pour aller m’asseoir avec une personne que je n’ai pas vraiment envie de voir. Il ne comprendrait pas de toute façon.
Je passe donc devant lui avant qu’il se mette à poser plus de questions, la tasse et le macaron au chocolat que j’ai attrapés au passage dans les mains, et je sors.
L’ambiance à l’extérieur est évidemment plus calme. Enfin, presque. Je m’arrête un moment, comme si j’avais vraiment eu besoin de prendre l’air et que ce n’était pas simplement une excuse pour déserter. Puis mes yeux se tournent presque directement sur la table où elle s’est installée.
Je pourrais poser la tasse sur la table, repartir et faire comme si rien de tout ça n’était arrivé. Ce serait sûrement la solution la plus raisonnable. Mais je continue d’avancer. Je traverse la terrasse jusqu’à elle. Je pose la tasse et le macaron devant elle un peu plus fort que nécessaire, suffisamment pour que le thé éclabousse sur la table. Je tire la chaise en face d’elle et m’assieds, le dos bien collé au dossier comme pour garder une certaine distance. Il faut que je fasse attention, à plusieurs reprises ça a été prouvé que je perdais tout mon bon sens dès que j’étais proche d’elle.
Je pars du principe qu’elle n’a pas encore commandé et qu’il vient avec une commande random.
Plouf plouf… thé noir Earl Grey, et si elle n’aime pas, elle finit dans la fontaine.
« T'as l'air d'un dépressif accro à la caféine probablement emo raté dans ta jeunesse [...] » – C.W.