Libre Sept heures, et déjà la honte

J’étais tranquillement en train de prendre mon petit déjeuner à la table des rouge et or, quand une enveloppe rouge vif éclata devant une fille de ma maison, et qu’une voix - sans doute celle de sa mère - retentit dans la grande salle. Je m’immobilise au milieu de mon mouvement, une tartine à mi chemin vers ma bouche entrouverte, reconnaissant une beuglante, ces lettres qui ressemblent plus à une malédiction portable qu’à une lettre. A la fin de l’explosion sonore - car quel autre nom lui donner -, la jeune fille a l’air mortifiée - et je la comprends.

Elle est cependant rejoint rapidement par ses amis, qui semblent la réconforter. J’hésite une seconde ou deux, mais décide finalement de me mêler de mes affaires, et reste assis à ma place - mais lui lance néanmoins un sourire compatissant. Toute cette histoire aurait pu s’arrêter là pour moi, car en effet je me commence à me lever pour partir après quelques instants - mais dieu merci je ne me suis pas levé pas plus tôt, car j’aurais autrement raté le magnifique spectacle qui suivit.

Un mouvement attire mon regard, et je tourne la tête juste à temps pour voir ce qui ressemble à une serviette mouillée traverser la grande salle et atterrir droit sur… Eric Grimm. Le serpentard semble se figer sur place, serrant ses couverts dans sa main. Un sourire se glisse aussitôt sur mes lèvres, et un ricanement m’échappe. De toutes les personnes de la grande salle, c’est tombé sur lui. Quel magnifique spectacle pour un lundi matin ! Cette semaine s’annonce prometteuse. Je ne devrait sans doute pas, mais j’éprouve une certaine satisfaction à le voir agacé de la sorte. Je me rassois sans même y penser, curieux de voir comment tout cela va évoluer.

« Magnifique… » je marmonne entre mes dents, un grand sourire amusé aux lèvres, en fixant le serpentard.

Je le regarde se lever pour se diriger d’un air énervé vers la table des Poufsouffle pour confronter l’élève qui a lancé le projectile.

Encore une fois, toute cette histoire aurait pu s’arrêter là. Mais non, un autre projectile - un morceau de tartine cette fois - vole à travers la grande salle. Je tourne la tête pour essayer d’en déterminer l’origine et découvre… la fille qui a reçu la beuglante quelques instants plus tôt. Je hausse aussitôt un sourcil. Elle vient de recevoir une beuglante, a eu l’air mortifiée, et décide de lancer un bout de tartine à travers la grande salle ? Décidément, il y a certaines personnes que je ne comprendrait jamais…

« Ach cad atá sí á dhéanamh..?* » je marmonne en irlandais entre mes dents.

* : Mais qu’est-ce qu’elle fait..?
430 mots
@Eric Leroy Grimm @Sheryl Zaun @Nymeria Nifadis @Elisabeth Swanmere @Calianor Deanarya @Andreas Wilson @Auriel Ingham pour la mention normalement j’ai oublié personne :ninja:

2eme année non inscrit à la chrono _ gryffondor _ Couleur RP = #11053b
# Eryan forever
There could be a ghost aggressively breakdancing beside you right now and you would have no idea

Libre Sept heures, et déjà la honte
Je me retourne définitivement sans leur laisser le temps de me répondre, et puis, si par malheur elles m'ont répondu, je n'ai tout simplement pas écouté. Ce qu'elles pourraient bien dire ne m'intéresse pas le moins du monde. En plus, je sens des regards planer sur moi et des sourires amusés dessinés sur les lèvres de certains élèves, et ça ne me plaît pas, mais alors là, pas du tout. Afin de me faire une idée de l'ampleur de ma honte et de ma colère, je lève les yeux vers la table des rouges et or, à jamais trop bruyante.

Évidemment, pour continuer dans ma malchance, je croise le regard de cet empoté de Pinepeak qui a l'air tout à fait ravi de me voir aussi à cran. Eejit... ça te fait marrer de me voir couvert de honte, pas vrai ? Une pointe de haine et de remords pointe dans ma poitrine et s'amuse à venir titiller mon mal de crâne. Une grimace déforme partiellement mon visage, lui donnant un doux mélange de haine et de douleur qui ne se marie définitivement pas avec mon teint. En 10 minutes à peine, j'avais réussi à cumuler les poisses et ce n'était que le début de la journée. On m'avait fait boire une potion de malheur à mon insu ou était-ce naturel d'être aussi malchanceux ?

Mon regard dévia naturellement sur le reste de la table des Gryffondor et je remarquai que je ne me trouvais pas très loin de la fille de tout à l'heure, celle qui avait reçu la beuglante. Dès que je la vis, mon cerveau eut ce réflexe de déception et de fatigue qu'on a quand quelqu'un fait quelque chose de stupide. Sérieux, n'a-t-elle pas provoqué assez de désordre pour un repas ? Se doit-elle vraiment d'en rajouter une couche ? Se croit-elle maline ? À coup sûr, son morceau de tartine allait provoquer une bataille de nourriture puérile.
Ce genre de comportement idiot a tendance à m'énerver encore plus que je ne le suis déjà. Alors, bien conscient de n'être pas vraiment la personne la plus sage et la plus à même de faire la leçon aux autres, je m'approche de la première année.

Quand j'arrive près d'elle, je vois son morceau de tartine s'envoler en direction du centre de la Grande Salle. J'ai l'impression de voir la scène au ralenti. Le pain s'envole et la cuillère vibre entre les doigts de la jeune fille. Dans un soupir et sans porter attention au point d'impact, je la fixe et lui déclare froidement :

« Ça ne t'a pas suffi de te recevoir une beuglante pour embêter toute l'école ? Tu te sens obligée de ramener toute l'attention à ta petite personne, c'est ça ? »

Je suis détestable, mais pour ma défense — et je considère que je n'ai pas vraiment de raison de me défendre —, on m'embête depuis ce matin, donc je me venge.

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@Kayan Pinepeak @Sheryl Zaun j'arrive près de vous !

“ Pouvons nous imaginez que nos larmes abreuvent les arbres?”
Couleur RP: #00855d
# Eryan 4ever

Libre Sept heures, et déjà la honte
Nymeria était en train d'observer la scène qui se déroulait un peu plus loin tandis que Sheryl lui répondit sur un ton enthousiaste. Nymeria lâcha un petit rire lorsqu'elle mentionna le chaudron qui exploserait à midi. C'est alors qu'une idée passa dans le regard de son amie, et pas une bonne à en juger par son léger sourire en coin.
Nymeria qui garda toujours le sourire, prête à suivre les idées folles de la Gryffondor, la questionna sans attendre de réponse : "Houla... qu'est-ce que tu as derrière la tête ?"

Très rapidement, elle eut une réponse à sa question puisqu'elle vit Sheryl attraper un morceau de sa tartine pour la catapulter à l'autre bout de la salle. Nymeria qui voulait bien accompagner son amie dans ses plus folles aventures s'inquiéta tout de même de la voir se lancer dans une bataille de nourriture à la suite de la beuglante qu'elle venait de recevoir. Et puis, Nymeria restait une aiglonne au fond d'elle et la Grande Salle ne lui paraissait pas le meilleur lieu pour faire des bêtises sans se faire remarquer, elle ne voulait surtout pas se retrouver à avoir un professeur ou autre sur le dos. Avant qu'elle ait pu dire quelque chose, Lucas tenta d'intervenir pour raisonner Sheryl, mais le morceau était déjà parti. Lucas fit ses adieux et quitta la Grande Salle.

Nymeria suivit le morceau du regard et tenta d'observer la prochaine victime de cette attaque : "Mais t'es folle, s'exclama Nymeria avec un mélange de rire et d'inquiétude, c'est malin maintenant les regards vont être encore sur toi, lui fit-elle remarquer en se tournant vers elle."

La Serdaigle voyait déjà quelques têtes de plus se tourner vers Sheryl dont un Gryffondor non loin d'elles. Nymeria malgré sa peur qu'un adulte intervienne restait sur le ton de la rigolade. Elle ne pouvait pas s'empêcher de sourire face aux agissements de Sheryl car c'était son amie et qu'elle était bon public. Mais cela était sans compter l'intervention du Serpentard.
En effet, le fameux garçon qui l'avait si mal regardée tout à l'heure et qui semblait en vouloir tout particulièrement à la Poufsouffle, se planta devant Sheryl et lui lança une remarque piquante.

Nymeria détestait par-dessus tout l'injustice, se sentit blessée par ces propos comme s'ils lui étaient destinés. Habituellement, elle pouvait très vite se laisser impressionner par les grosses têtes comme ce Serpentard qui osait lancer des piques de ce genre. Mais là, ce n'était pas elle qui recevait l'insulte, c'était son amie, et dans ce moment-là elle reprit du poil de la bête :
"Et toi t'as décidé de faire propager ta mauvaise humeur à tout le monde ? demanda-t-elle rhétoriquement sur un ton qui se voulait glacial malgré sa voix cassée."

La petite ne put s'empêcher de rougir. C'était sans doute la première fois qu'elle répondait de la sorte à une remarque désobligeante. Elle espérait tout de même que le garçon ne surenchérisse pas car c'était bien rare qu'elle ait assez de répartie pour remettre les individus de son genre à leur place.

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@Sheryl Zaun@Eric Leroy Grimm

Nymeria Nifadis,12 ans, deuxième année, serdaigle
- couleur rp: darkblue, inscrite à la chronologie et ma fiche PR + participation à coucou rapeltout- abs 1 à 2 semaines à partir du 04/09

Libre Sept heures, et déjà la honte
Je suivis ma tartine des yeux avec beaucoup plus d'intérêt qu'elle ne le méritait, essayant de deviner sur qui elle allait finir. Sur une tête, ça aurait été parfait. Dans une assiette, déjà pas mal. Par terre… franchement décevant.

Le " t'es folle " de Nymeria me fit glousser et je tournai la tête vers elle avec un grand sourire, absolument pas désolée de ce que je venais de faire. Elle n'avait peut-être pas tort concernant les regards qui allaient encore se tourner vers moi, mais après la Beuglante que toute la Grande Salle venait d'entendre, je n'étais franchement plus à quelques spectateurs près. Et puis, avec un peu de chance, si ça finissait vraiment en bataille de nourriture, on se souviendrait surtout de moi pour ça ce matin et un peu moins pour la Beuglante.
Finalement, mon idée était peut-être encore meilleure que prévu.

Sauf que je n'eus même pas le temps de connaître le point d'atterrissage de ma tartine qu'une voix particulièrement aimable vint me couper dans mon observation.
Je tournai la tête vers le Serpentard qui venait de s'approcher et le fixai quelques secondes, un sourcil légèrement relevé. Ah. Lui. Celui qui avait déjà l'air de vouloir étrangler quelqu'un avec sa fourchette quelques minutes plus tôt. Visiblement, la serviette mouillée n'avait pas arrangé son humeur.
Sa remarque me fit d'abord ouvrir légèrement la bouche. Il venait vraiment de traverser une partie de la Grande Salle juste pour venir me dire ça ? Après la Beuglante, j'avais déjà eu ma dose de morale pour la matinée et, surtout, celle de ma mère avait au moins l'avantage d'être méritée.

Nymeria répondit avant même que j'aie le temps de le faire. Je tournai aussitôt les yeux vers elle, assez surprise de l'entendre répliquer comme ça, surtout avec ce ton-là. La voir rougir juste après me donna encore plus envie de sourire. Je ne m'attendais pas vraiment à ce qu'elle sorte les griffes pour moi, mais j'aimais beaucoup cette version de Nymeria. Je lui adressai un petit sourire reconnaissant avant de reporter mon attention sur notre Serpentard grincheux.
Je le détaillai de haut en bas avec un air faussement sérieux.

" Attends… on se connaît, Monsieur-je-fais-la-gueule ?"

Je retins difficilement un rire avant de désigner vaguement la Grande Salle avec ma cuillère.

" Parce que si ma petite personne t'embête autant, tu peux toujours sortir. En plus, à ta place, je traînerais pas trop ici, tu risques de te prendre un autre projectile."

Je jetai un coup d'œil autour de nous, comme si une deuxième tartine pouvait effectivement surgir de n'importe où, avant de revenir vers lui avec un sourire beaucoup trop innocent.

" Et puis t'as pas un cours de bonne humeur dans pas longtemps ? Si t'es pas trop naze, avec un peu d'entraînement, tu devrais réussir à sourire avant la fin de l'année."

Cette fois, je ne pus pas retenir mon rire. Sérieusement, comment on pouvait être aussi ronchon dès le petit-déjeuner ? Il avait réussi à se prendre une serviette mouillée et, au lieu d'en rire, il se promenait maintenant entre les tables pour distribuer sa mauvaise humeur à tout le monde. Rien que de l'imaginer assis devant un professeur essayant de lui apprendre à sourire rendait la scène encore plus drôle.
Les gens qui ne savaient jamais rire m'ennuyaient au plus haut point. Et lui avait l'air particulièrement doué dans cette matière.

Je lançai finalement un regard complice à Nymeria, le sourire toujours accroché aux lèvres, avant de reprendre tranquillement ma cuillère comme si notre Serpentard grincheux n'était déjà plus très intéressant. Même si, évidemment, je gardais quand même un œil sur lui. Juste au cas où Monsieur-je-fais-la-gueule aurait encore quelque chose à ajouter.

Je cherchai ensuite du regard ma tartine disparue quelque part dans la Grande Salle, avant de marmonner pour moi-même, légèrement contrariée :
" Pfff… bravo, avec tout ça, je sais même pas qui j'ai eu avec ma tartine volante."

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@Nymeria Nifadis , @Eric Leroy Grimm:kiss2:
Bon alors qui se la mange ma tartine volante ? Des volontaires ?

2A RP (promo50)#691414 « Les bonnes idées changent le monde. Les mauvaises écrivent les légendes. »
Andreas Ma best

Libre Sept heures, et déjà la honte
Craignant de perdre de vue sa boulette, Auriel s’interdit de cligner des paupières un seul instant et plissa les yeux. Sa trajectoire terminée, le projectile atterrit tout droit dans le cou d’un élève assis à la table des Serpentard.

Yeah, t’as vu ça ? En plein dans le mile ! dit-elle à sa voisine en rigolant.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle savait viser. Enfin… la cible n’avait pas été définie. Disons plutôt que sa boulette de papier avait eu la chance de trouver quelqu’un sur sa route. Et avec la fréquentation de la Grande Salle pour le petit déjeuner, ce n’était pas si miraculeux.
En relevant la tête, la jeune Ingham croisa le regard de sa victime. De la fureur, voilà ce qu’elle y vit. Elle retroussa ses lèvres, haussa ses épaules et ses sourcils en une mine feignant le pardon, qu’elle ne ressentait évidemment pas. À cet instant, elle était surtout fière de son lancer. Le voyant si vexé par l’incident, la sorcière ne put retenir un ricanement en direction de sa camarade. Ce n’était qu’un papier humide, pas la peine d’en faire tout un fondant du chaudron. Mais visiblement le garçon était loin d’être du même avis puisqu’il s’avançait dans leur direction.

Merci mais je ne mange pas encore de papier, t’aurais pu la garder. lui répondit-elle sur un ton sarcastique en retirant la boulette de son assiette pour la mettre à côté.

La Poufsouffle ne prit pas la peine de répondre à sa seconde remarque. Elle n’avait pas agit de la sorte pour l’embêter mais bien pour exprimer son mécontentement face à la beuglante. Sauf que ça, il n’était vraisemblablement pas en capacité de le comprendre, et encore moins de l’entendre, à cet instant précis. De toute façon il tournait déjà les talons pour prendre la direction de la table des Gryffondor. Auriel le suivit du regard et vit la destinataire de la beuglante envoyer elle aussi un projectile.

Pas mal ! lui lança-t-elle en lui adressant un pouce en l’air pour la féliciter. C’était quoi toi ? Un bout d’omelette ?

Elle n’était pas certaine qu’elle l’entendrait, d’autant plus que le Serpentard semblait bien décidé à lui tenir, à elle aussi, un discours moralisateur.

@Eric Leroy Grimm hehe, de rien 😁, @Lucy Dale, @Sheryl Zaun et @ Nymeria Nifadis

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5ème année RP (2051-2052)