Sous le soleil
Juillet 2051
- Ne bouge pas Thémélia !
Le boursouflet s'agitait en tout sens tandis que la fillette passait une brosse dans sa fourrure.
- En même temps, j'la comprends ! T'arrête pas de la brosser.
- Mais il faut bien que je décolle le sable !
- Bah oui mais chaque fois elle y retourne.
- Et donc ?
- Ben tu recommences et à force, ça l'ennuie.
- Et je devrais arrêter et laisser le sable s'accumuler ? T'as raison, on va faire comme toi : pas de douche après la plage ! lança-t-elle avec hargne.
Le garçon fit la moue.
- Ouais bon... moi j'dis ça pour elle.
- Je sais qu'elle n'aime pas ça, parce que l'eau salée et le sable, ça colle mais... si je pouvais utiliser la magie, je commencerais par un Récurvite pour débarrasser le plus gros. Sauf que j'peux pas.
- T'as qu'à demander aux grands.
- J'ai une brosse, je la brosse.
- Ah fais comme tu veux.
Au fond, il n'avait pas tort : elle aurait pu demander aux adultes de lancer un sort sur Thémélia pour épargner à la pauvre bête de se faire nettoyer à la main.
Mais Calianor voulait faire les choses par elle-même ! Le plus possible en tout cas.
D'un autre côté... Thémélia payait les conséquences de sa forte soif d'indépendance...
Rhaaa mais pourquoi ne pouvaient-ils pas utiliser la magie ? !
- Ils arrivent quand au fait ?
- Qui ? interrogea la petite sorcière en relevant la tête vers son cousin.
- Les McNaelys.
- Dans deux jours.
- Tant mieux. Comme ça, Arabella et toi vous pourrez vous amuser, et moi j'aurai meilleure compagnie avec Aïden.
- Hey laisse-le tranquille. Il a rien fait pour mériter ça !
- Comment ça ?
- Te supporter est une vraie punition.
- Peut-être... mais à côté de te supporter toi, c'est une bénédiction.
- J'te déteste.
- Et réciproquement.
C'était faux bien sûr, enfin la plupart du temps quoi.
- Bon, j'ai enlevé le plus gros.
- Super ! Et maintenant, elle va y retourner.
- Mais tais-toi.
- Mais j'y peux rien si c'est vrai ! grommela-t-il.
- Fwiic !
Et vlan : Thémélia exécuta un bond prodigieux et atterrit droit dans le sable.
Calianor soupira, sans regarder vers son cousin.
Inutile de tourner la tête pour savoir qu'il affichait son petit sourire narquois et satisfait.
- Je Te Déteste.
- Oh pauvre Thémélia, elle ne mérite pas cette haine voyons.
- T'es vraiment un c...
- Cali !
Elle sursauta.
- Oui ?
- Ton frère est réveillé.
- Ah cool ! dit-elle en bondissant sur ses pieds.
Elle rejoignit sa mère qui préparait le nourrisson.
Derrière elle, Thémélia la suivait en laissant de petites traces de sable sur le sol de la terrasse.
- On peut y aller ? demanda la fillette en déboulant.
- Une minute encore. Voilà, il est prêt.
- J'peux le porter ?
- Bon allez.
Elenna mit le bébé dans les bras de sa grande sœur et elles partirent pour rejoindre la plage.
Le sable sous leurs pieds étaient chaud.
Les vagues s'étalaient quelques mètres plus loin.
- Il est tout glissant.
- C'est la crème solaire. T'as mis la tienne ?
- Oui.
Elles arrivèrent au bord de l'eau.
- Je le reprends maintenant, dit Elenna.
Elle entra dans l'eau, le bébé dans les bras, et s'avança jusqu'à ce que l'eau lui monte à la taille.
Calianor la suivit.
- Tu vas le lancer comme dans la piscine ?
Gowan s'était révélé être un véritable bébé nageur.
Très vite, il avait prit ses marques dans l'eau, comme un poisson dans son élément.
Si on le lançait - avec précaution - il adoptait tout de suite la bonne posture et se mettait en mouvement.
Il tournait ses petits bras et battait de ses petites jambes avec une telle ardeur !
- Non, on y va piano.
Finalement, Elenna bascula sur le dos, le bébé posé sur le ventre et avança doucement sur les vagues.
Le petit bonhomme s'anima et voulut se mettre en route.
- Tout doux.
Mais l'enfant était comme appelé par le milieu aquatique.
- Il est trop fort, s'extasia la fillette en le regardant s'élever entre les vagues.
- Hmmmouais... je me demande si je n'étais pas baleine ou narval dans une autre vie, lâcha sa mère.
- Pourquoi ?
- J'ai mis au monde deux petits dauphins... Ou... un dauphin et un poisson-clown... à voir.
- Méfie-toi du poisson-clown, répliqua la fillette. Là il est en mission baby/sùimting, mais plus tard, il pourrait bien se métamorphoser en bébé requin pour venir t'embêter.
- Oh j'en tremble, sourit Elenna. Je croyais que maintenant, les requins considéraient les poissons comme leurs amis, et ne leur faisaient plus de mal.
- D'abord, ça c'est dans les animés ! Et ensuite, t'es pas un poisson. Y a rien qui leur interdit de manger un humain. Hé il fait quoi ! s'inquiéta-t-elle.
Gowan venait de faire un cumulet, surfant sur une vague qui l'avait soulevé plus haut.
Il émergea en riant, tout content, et peut-être même fier de lui.
- J'ai des enfants inconscients. Il aurait pu boire la tasse.
Le bébé fouetta l'eau de ses bras pour avancer vers sa sœur.
- Oh mais regarde, un bébé dauphin vient me dire bonjour.
Elle ouvrit les bras et l'enfant arriva jusqu'à elle.
- Fwiiic !
Derrière eux, le cri aigu avait retenti.
Calianor se tourna pour voir une boule de poils violette en train de se battre contre les vagues.
Dans une eau paisible, son poids léger la faisait presque flotter, et même, elle parvenait à exécuter des roulades.
Bon plus sa fourrure s'imbibait, plus la flottaison était menacée.
Mais là, les vagues la repoussaient systématiquement vers la plage, empêchant le boursouflet de les rejoindre, ce qui semblait pourtant être sa volonté.
- Thémélia ! Retourne sur le sable.
Mais la créature ne voulut rien entendre et s'évertua à affronter les ondulations qui la poussaient pourtant en arrière.
- Je te le passe, dit la fillette en ramenant son petit frère vers sa mère. J'vais la chercher.
Elle rebroussa chemin et récupéra une Thémélia épuisée de son combat.
- T'es trop petite pour lutter contre la mer voyons.
Le boursouflet vint se pelotonner dans son cou.
La fillette hésita à la ramener au sec sur le sable, mais elle avait mis une telle détermination à venir les rejoindre...
- Allez viens. On va pas faire de grande folie de toute façon, c'est la première de Gowan dans la mer.
Elles rejoignirent Elenna et le bébé qui barbotait dans l'eau, les mains de sa mère toutes proches pour le saisir au besoin.
Thémélia avait grimpé sur la tête de Calianor, comme un marin juché sur la proue de son navire, d'où elle regardait les vagues avec défiance, comme pour leur dire : " osez encore venir me propulser vers la plage ! ".
- Tu ne l'avais pas nettoyée et peignée tout à l'heure ? demanda sa mère.
- Si ! soupira Calianor. Et je vais devoir tout recommencer. C'est désolant. Mais si je ne le fais pas, le sel reste dans sa fourrure et c'est une catastrophe quand elle sèche.
Elenna sourit, pensant au nombre de fois où elle-même avait démêlé l'abondante chevelure de sa fille, chaque jour, quand elle revenait de la plage.
Et sa propre mère avait fait pareil avec elle.
Gowan s'approcha d'elle et tendit le bras vers Thémélia qui sauta à l'eau pour le rejoindre, oubliant déjà sa rancœur envers la mer.
Il faut dire que les ondulations étaient un peu moins intenses ici, et Calianor se positionna pour faire barrage.
Bébé et boursouflet pataugèrent ainsi quelques temps encore dans les vagues, ponctuant leurs jeux de quelques figures et roulades, sous la surveillance attentive de la mère et de la fille.
- Bon, je crois que pour une première, c'est suffisant, décréta Elenna en récupérant le nourrisson entre ses bras.
Calianor récupéra Thémélia qui s'installa à nouveau sur le haut de son crâne pour profiter du voyage du retour vers la plage.
Et à peine sortis des vagues, le boursouflet bondit et se roula dans le sable qui s'accrocha à la fourrure trempée.
- Rhaaaa ça va être l'enfer ce soir ! gémit Calianor.
Sa mère sourit.
- Eh oui, c'est comme ça quand on a des enfants terribles.
Calianor fit une petite moue, puis ajouta :
- Mouais mais on les aime bien quand même !
Elenna lâcha un petit soupir.
- Ah ! que veux-tu ! Ça se saurait si l'amour était logique !
- Ne bouge pas Thémélia !
Le boursouflet s'agitait en tout sens tandis que la fillette passait une brosse dans sa fourrure.
- En même temps, j'la comprends ! T'arrête pas de la brosser.
- Mais il faut bien que je décolle le sable !
- Bah oui mais chaque fois elle y retourne.
- Et donc ?
- Ben tu recommences et à force, ça l'ennuie.
- Et je devrais arrêter et laisser le sable s'accumuler ? T'as raison, on va faire comme toi : pas de douche après la plage ! lança-t-elle avec hargne.
Le garçon fit la moue.
- Ouais bon... moi j'dis ça pour elle.
- Je sais qu'elle n'aime pas ça, parce que l'eau salée et le sable, ça colle mais... si je pouvais utiliser la magie, je commencerais par un Récurvite pour débarrasser le plus gros. Sauf que j'peux pas.
- T'as qu'à demander aux grands.
- J'ai une brosse, je la brosse.
- Ah fais comme tu veux.
Au fond, il n'avait pas tort : elle aurait pu demander aux adultes de lancer un sort sur Thémélia pour épargner à la pauvre bête de se faire nettoyer à la main.
Mais Calianor voulait faire les choses par elle-même ! Le plus possible en tout cas.
D'un autre côté... Thémélia payait les conséquences de sa forte soif d'indépendance...
Rhaaa mais pourquoi ne pouvaient-ils pas utiliser la magie ? !
- Ils arrivent quand au fait ?
- Qui ? interrogea la petite sorcière en relevant la tête vers son cousin.
- Les McNaelys.
- Dans deux jours.
- Tant mieux. Comme ça, Arabella et toi vous pourrez vous amuser, et moi j'aurai meilleure compagnie avec Aïden.
- Hey laisse-le tranquille. Il a rien fait pour mériter ça !
- Comment ça ?
- Te supporter est une vraie punition.
- Peut-être... mais à côté de te supporter toi, c'est une bénédiction.
- J'te déteste.
- Et réciproquement.
C'était faux bien sûr, enfin la plupart du temps quoi.
- Bon, j'ai enlevé le plus gros.
- Super ! Et maintenant, elle va y retourner.
- Mais tais-toi.
- Mais j'y peux rien si c'est vrai ! grommela-t-il.
- Fwiic !
Et vlan : Thémélia exécuta un bond prodigieux et atterrit droit dans le sable.
Calianor soupira, sans regarder vers son cousin.
Inutile de tourner la tête pour savoir qu'il affichait son petit sourire narquois et satisfait.
- Je Te Déteste.
- Oh pauvre Thémélia, elle ne mérite pas cette haine voyons.
- T'es vraiment un c...
- Cali !
Elle sursauta.
- Oui ?
- Ton frère est réveillé.
- Ah cool ! dit-elle en bondissant sur ses pieds.
Elle rejoignit sa mère qui préparait le nourrisson.
Derrière elle, Thémélia la suivait en laissant de petites traces de sable sur le sol de la terrasse.
- On peut y aller ? demanda la fillette en déboulant.
- Une minute encore. Voilà, il est prêt.
- J'peux le porter ?
- Bon allez.
Elenna mit le bébé dans les bras de sa grande sœur et elles partirent pour rejoindre la plage.
Le sable sous leurs pieds étaient chaud.
Les vagues s'étalaient quelques mètres plus loin.
- Il est tout glissant.
- C'est la crème solaire. T'as mis la tienne ?
- Oui.
Elles arrivèrent au bord de l'eau.
- Je le reprends maintenant, dit Elenna.
Elle entra dans l'eau, le bébé dans les bras, et s'avança jusqu'à ce que l'eau lui monte à la taille.
Calianor la suivit.
- Tu vas le lancer comme dans la piscine ?
Gowan s'était révélé être un véritable bébé nageur.
Très vite, il avait prit ses marques dans l'eau, comme un poisson dans son élément.
Si on le lançait - avec précaution - il adoptait tout de suite la bonne posture et se mettait en mouvement.
Il tournait ses petits bras et battait de ses petites jambes avec une telle ardeur !
- Non, on y va piano.
Finalement, Elenna bascula sur le dos, le bébé posé sur le ventre et avança doucement sur les vagues.
Le petit bonhomme s'anima et voulut se mettre en route.
- Tout doux.
Mais l'enfant était comme appelé par le milieu aquatique.
- Il est trop fort, s'extasia la fillette en le regardant s'élever entre les vagues.
- Hmmmouais... je me demande si je n'étais pas baleine ou narval dans une autre vie, lâcha sa mère.
- Pourquoi ?
- J'ai mis au monde deux petits dauphins... Ou... un dauphin et un poisson-clown... à voir.
- Méfie-toi du poisson-clown, répliqua la fillette. Là il est en mission baby/sùimting, mais plus tard, il pourrait bien se métamorphoser en bébé requin pour venir t'embêter.
- Oh j'en tremble, sourit Elenna. Je croyais que maintenant, les requins considéraient les poissons comme leurs amis, et ne leur faisaient plus de mal.
- D'abord, ça c'est dans les animés ! Et ensuite, t'es pas un poisson. Y a rien qui leur interdit de manger un humain. Hé il fait quoi ! s'inquiéta-t-elle.
Gowan venait de faire un cumulet, surfant sur une vague qui l'avait soulevé plus haut.
Il émergea en riant, tout content, et peut-être même fier de lui.
- J'ai des enfants inconscients. Il aurait pu boire la tasse.
Le bébé fouetta l'eau de ses bras pour avancer vers sa sœur.
- Oh mais regarde, un bébé dauphin vient me dire bonjour.
Elle ouvrit les bras et l'enfant arriva jusqu'à elle.
- Fwiiic !
Derrière eux, le cri aigu avait retenti.
Calianor se tourna pour voir une boule de poils violette en train de se battre contre les vagues.
Dans une eau paisible, son poids léger la faisait presque flotter, et même, elle parvenait à exécuter des roulades.
Bon plus sa fourrure s'imbibait, plus la flottaison était menacée.
Mais là, les vagues la repoussaient systématiquement vers la plage, empêchant le boursouflet de les rejoindre, ce qui semblait pourtant être sa volonté.
- Thémélia ! Retourne sur le sable.
Mais la créature ne voulut rien entendre et s'évertua à affronter les ondulations qui la poussaient pourtant en arrière.
- Je te le passe, dit la fillette en ramenant son petit frère vers sa mère. J'vais la chercher.
Elle rebroussa chemin et récupéra une Thémélia épuisée de son combat.
- T'es trop petite pour lutter contre la mer voyons.
Le boursouflet vint se pelotonner dans son cou.
La fillette hésita à la ramener au sec sur le sable, mais elle avait mis une telle détermination à venir les rejoindre...
- Allez viens. On va pas faire de grande folie de toute façon, c'est la première de Gowan dans la mer.
Elles rejoignirent Elenna et le bébé qui barbotait dans l'eau, les mains de sa mère toutes proches pour le saisir au besoin.
Thémélia avait grimpé sur la tête de Calianor, comme un marin juché sur la proue de son navire, d'où elle regardait les vagues avec défiance, comme pour leur dire : " osez encore venir me propulser vers la plage ! ".
- Tu ne l'avais pas nettoyée et peignée tout à l'heure ? demanda sa mère.
- Si ! soupira Calianor. Et je vais devoir tout recommencer. C'est désolant. Mais si je ne le fais pas, le sel reste dans sa fourrure et c'est une catastrophe quand elle sèche.
Elenna sourit, pensant au nombre de fois où elle-même avait démêlé l'abondante chevelure de sa fille, chaque jour, quand elle revenait de la plage.
Et sa propre mère avait fait pareil avec elle.
Gowan s'approcha d'elle et tendit le bras vers Thémélia qui sauta à l'eau pour le rejoindre, oubliant déjà sa rancœur envers la mer.
Il faut dire que les ondulations étaient un peu moins intenses ici, et Calianor se positionna pour faire barrage.
Bébé et boursouflet pataugèrent ainsi quelques temps encore dans les vagues, ponctuant leurs jeux de quelques figures et roulades, sous la surveillance attentive de la mère et de la fille.
- Bon, je crois que pour une première, c'est suffisant, décréta Elenna en récupérant le nourrisson entre ses bras.
Calianor récupéra Thémélia qui s'installa à nouveau sur le haut de son crâne pour profiter du voyage du retour vers la plage.
Et à peine sortis des vagues, le boursouflet bondit et se roula dans le sable qui s'accrocha à la fourrure trempée.
- Rhaaaa ça va être l'enfer ce soir ! gémit Calianor.
Sa mère sourit.
- Eh oui, c'est comme ça quand on a des enfants terribles.
Calianor fit une petite moue, puis ajouta :
- Mouais mais on les aime bien quand même !
Elenna lâcha un petit soupir.
- Ah ! que veux-tu ! Ça se saurait si l'amour était logique !
Reducio
(1441 mots)
Reducio
Plusieurs PNJs vont être présents au fil de ce RP qui raconte les vacances de Calianor à Cassis : les parents de Calianor (Elenna Andario et Cédric Daenarya), son petit-frère Gowan Daenarya (même s'il ne parle pas), ses grands-parents chez qui ils se trouvent (Nausikaa Magnus et Andreius Andario), son cousin Joaquin Andario, et ses meilleurs amis (les jumeaux Aïden et Arabella McNaelys) qui vont les rejoindre.
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" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "
Entrée en 3A le 01/09/2051, filière pratique et ouverture
Alias Marraine la bonne fée
Sous le soleil
Trois jours plus tard
- Et alors il en a mangé ? demanda Arabella, pleine de curiosité.
- Non heureusement. Dès que j'ai vu qu'il le tenait dans ses mains juste devant sa bouche entrouverte, j'ai crié : " Non Gowan " et j'ai fait tomber le pâté de sable. Papa a vérifié et il n'en avait pas dans la bouche ou même à l'arrière de la gorge, donc il ne doit pas en avoir avalé. Ouf ! s'exclama la fillette, soulagée en se remémorant cet épisode.
Elle était assise sur la plage, les genoux pliés, les bras posés dessus, entre les jumeaux McNaelys qui l'écoutaient attentivement.
A quelque pas, Jo dessinait des lettres dans le sable. Du moins il tentait.
Il releva la tête pour préciser :
- Ah ça n'aurait pas été si grave s'il en avait mangé. J'en ai bien avalé moi, quand j'étais petit.
- Et c'est sensé nous rassurer ça ? lui lança Arabella.
- C'est ça quoi ! renchérit Calianor. Tu ne fais qu'accroître notre inquiétude si on ne l'avait pas arrêté à temps.
Jo leur tira la langue.
- Je crains que tu n'arranges pas ton cas, lui dit doucement Aïden.
- Hé ! Normalement on se soutient entre hommes ! grogna Joaquin.
- Je vais ce que je peux mon vieux, mais là tu ne m'aides pas, sourit Aïden.
- Remarque, ajouta sa sœur, on accuse ce pauvre sable, mais il n'y est peut-être pour rien en effet.
Jo la fusilla du regard.
- Bella, n'en remet pas une couche, lui souffla son jumeau.
- Laisse tomber Aïden, elle est jalouse parce que j'étais devant elle à la course de tout à l'heure. Mais c'est pas ma faute si elle nage comme une baleine.
- Tu sais ce qu'elle te dit la baleine, s'énerva Arabella en se levant.
Calianor lui attrapa le bras.
- Ignore-le ! dit-elle, souhaitant surtout désamorcer le conflit. En plus une baleine, c'est pas lent du tout.
- Mais il me cherche ! se plaignit la petite brune.
- Et plus tu plonges, plus tu lui donnes satisfaction. Conclusion... ignore-le ! Allez c'est à toi de me raconter ton week-end en visite chez vos grands-parents.
- Ouais, ben comme j'te disais, la mer a été agitée la plupart du temps. Les courants du coin paraît-il, et parce que c'est l'océan et pas exactement la mer en fait, dit-elle en jetant un regard vers son frère pour qu'il vienne en renfort sur cette explication qui la dépassait un peu. A se demander pourquoi ils se sont exilés au sud si c'est pour même pas pouvoir se baigner quand ils le veulent. En Écosse, l'eau était souvent trop froide, là-bas, elle est souvent trop agitée. C'est NUL !
Calianor écouta son récit avec attention.
Et même s'il feignait d'ignorer la brunette, Jo finit par poser des questions, preuve qu'il suivait de près son histoire lui aussi.
- Et vous avez visité le fameux château ?
- Ouais mais ce qu'on dit dessus est vraiment du grand n'importe quoi : il est pas du tout hanté ! Y a beaucoup de vent c'est vrai, ce qui fait plein de bruits bizarres, mais y a aucun fantôme.
- C'est un truc pour appâter les touristes moldus, suggéra Jo.
- C'est vrai qu'il y en a beaucoup qui viennent en visite, approuva Aïden.
- Et ils ont peur eux ? demanda Calianor.
- Pas tant que ça. Mais ils passent beaucoup de temps à chercher un signe des fantômes. Mon père a bien failli utiliser sa baguette en douce pour faire bouger la cape d'un chevalier en pierre, mais ma mère l'a surpris à tant.
- Oh ça aurait été trop drôôôôle, s'exclama Jo.
- Moui ! et surtout un peu limite côté secret magique, nota Aïden.
- Ah ils n'en auraient rien su.
- Hé beh au moins on sait que si un jour on fait une visite avec toi, t'es susceptible d'essayer de nous effrayer, rétorqua Arabella. Enfin... quand tu pourras employer ta magie hors de Beauxbâtons !
- Ce qui arrivera avant toi ! répliqua Jo.
- Le dernier à l'eau est une méduse, s'écria Calianor en se relevant précipitamment pour couper court à l'affrontement.
Elle s'élança à toute vitesse vers l'eau, entendant derrière elle les protestations de Jo et Arabella.
- Hé mais on était pas prêts, criaient-ils en chœur.
- Au moins là ils sont d'accord, chuchota une voix à côté d'elle.
Elle tourna la tête, tout en poursuivant sa course : Aïden l'avait déjà rattrapée.
- Et alors il en a mangé ? demanda Arabella, pleine de curiosité.
- Non heureusement. Dès que j'ai vu qu'il le tenait dans ses mains juste devant sa bouche entrouverte, j'ai crié : " Non Gowan " et j'ai fait tomber le pâté de sable. Papa a vérifié et il n'en avait pas dans la bouche ou même à l'arrière de la gorge, donc il ne doit pas en avoir avalé. Ouf ! s'exclama la fillette, soulagée en se remémorant cet épisode.
Elle était assise sur la plage, les genoux pliés, les bras posés dessus, entre les jumeaux McNaelys qui l'écoutaient attentivement.
A quelque pas, Jo dessinait des lettres dans le sable. Du moins il tentait.
Il releva la tête pour préciser :
- Ah ça n'aurait pas été si grave s'il en avait mangé. J'en ai bien avalé moi, quand j'étais petit.
- Et c'est sensé nous rassurer ça ? lui lança Arabella.
- C'est ça quoi ! renchérit Calianor. Tu ne fais qu'accroître notre inquiétude si on ne l'avait pas arrêté à temps.
Jo leur tira la langue.
- Je crains que tu n'arranges pas ton cas, lui dit doucement Aïden.
- Hé ! Normalement on se soutient entre hommes ! grogna Joaquin.
- Je vais ce que je peux mon vieux, mais là tu ne m'aides pas, sourit Aïden.
- Remarque, ajouta sa sœur, on accuse ce pauvre sable, mais il n'y est peut-être pour rien en effet.
Jo la fusilla du regard.
- Bella, n'en remet pas une couche, lui souffla son jumeau.
- Laisse tomber Aïden, elle est jalouse parce que j'étais devant elle à la course de tout à l'heure. Mais c'est pas ma faute si elle nage comme une baleine.
- Tu sais ce qu'elle te dit la baleine, s'énerva Arabella en se levant.
Calianor lui attrapa le bras.
- Ignore-le ! dit-elle, souhaitant surtout désamorcer le conflit. En plus une baleine, c'est pas lent du tout.
- Mais il me cherche ! se plaignit la petite brune.
- Et plus tu plonges, plus tu lui donnes satisfaction. Conclusion... ignore-le ! Allez c'est à toi de me raconter ton week-end en visite chez vos grands-parents.
- Ouais, ben comme j'te disais, la mer a été agitée la plupart du temps. Les courants du coin paraît-il, et parce que c'est l'océan et pas exactement la mer en fait, dit-elle en jetant un regard vers son frère pour qu'il vienne en renfort sur cette explication qui la dépassait un peu. A se demander pourquoi ils se sont exilés au sud si c'est pour même pas pouvoir se baigner quand ils le veulent. En Écosse, l'eau était souvent trop froide, là-bas, elle est souvent trop agitée. C'est NUL !
Calianor écouta son récit avec attention.
Et même s'il feignait d'ignorer la brunette, Jo finit par poser des questions, preuve qu'il suivait de près son histoire lui aussi.
- Et vous avez visité le fameux château ?
- Ouais mais ce qu'on dit dessus est vraiment du grand n'importe quoi : il est pas du tout hanté ! Y a beaucoup de vent c'est vrai, ce qui fait plein de bruits bizarres, mais y a aucun fantôme.
- C'est un truc pour appâter les touristes moldus, suggéra Jo.
- C'est vrai qu'il y en a beaucoup qui viennent en visite, approuva Aïden.
- Et ils ont peur eux ? demanda Calianor.
- Pas tant que ça. Mais ils passent beaucoup de temps à chercher un signe des fantômes. Mon père a bien failli utiliser sa baguette en douce pour faire bouger la cape d'un chevalier en pierre, mais ma mère l'a surpris à tant.
- Oh ça aurait été trop drôôôôle, s'exclama Jo.
- Moui ! et surtout un peu limite côté secret magique, nota Aïden.
- Ah ils n'en auraient rien su.
- Hé beh au moins on sait que si un jour on fait une visite avec toi, t'es susceptible d'essayer de nous effrayer, rétorqua Arabella. Enfin... quand tu pourras employer ta magie hors de Beauxbâtons !
- Ce qui arrivera avant toi ! répliqua Jo.
- Le dernier à l'eau est une méduse, s'écria Calianor en se relevant précipitamment pour couper court à l'affrontement.
Elle s'élança à toute vitesse vers l'eau, entendant derrière elle les protestations de Jo et Arabella.
- Hé mais on était pas prêts, criaient-ils en chœur.
- Au moins là ils sont d'accord, chuchota une voix à côté d'elle.
Elle tourna la tête, tout en poursuivant sa course : Aïden l'avait déjà rattrapée.
Reducio
(758 mots)
" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "
Entrée en 3A le 01/09/2051, filière pratique et ouverture
Alias Marraine la bonne fée
Sous le soleil
- Moi aussi pour mes 13 ans je veux le même, déclara Arabella en descendant du Nimbus 3000.
- T'es moins portée sur le vol quand même, fit remarquer doucement son frère, sans méchanceté.
- Mouais mais... il est trop génial.
- Ce serait comme offrir un Éclairdefeu à ma grand-mère. Et encore que ! lança Joaquin.
Ce qui lui valut un geste obscène de la fillette.
- Bella ! protesta Aïden.
Puis tournant la tête vers Joaquin, il ajouta :
- Lâche-la toi aussi !
- Mais toi-même t'as dit que...
- ... un tel balai ne lui serait peut-être pas vraiment utile d'accord, mais t'as forcé le trait et tu l'as fait exprès.
Si Aïden lui faisait un reproche si véhément, c'est qu'il avait été vraiment trop loin dans la plaisanterie acerbe, même Jo le savait.
- Bon d'accord, je retire.
- Tu t'excuses donc ? demanda Arabella, avec force.
- Faut pas pousser. J'ai dit que " je retirais ".
- C'est déjà un énorme effort de sa part, crois-moi ! lui fit remarquer Calianor.
- Bon, on joue ou pas ? souffla Joaquin.
- On fait quoi ? deux poursuiveurs contre deux ? Ou un batteur + un poursuiveur ?
- Oh ouais faut un batteur, que je puisse utiliser le cognard.
- OK, un batteur et un poursuiveur par équipe.
- Je vais avec Cali, annonça Arabella.
- Juste pour pouvoir me fracasser ! protesta le français. Pas question.
- Je ne ferai pas équipe avec toi ! De toute façon, tout le monde voudra te fracasser ! lui rétorqua-t-elle.
- Non, pas ton frère. Et Cali moins fort que toi.
Calianor faisait tourner les possibles duos dans sa tête pour que ça ne finisse pas en bagarre.
Et pour gagner aussi.
- J'serai la batteuse, annonça Calianor. Bella sera poursuiveuse.
- Mais c'est lui qui va me fracasser alors !
- C'est un cognard d'entraînement de toute façon ! soupira l'adolescent.
- Alors ça valait aussi quand tu te plaignais contre moi !
- Toi tu me fracasseras direct avec la batte.
Calianor et Aïden échangèrent un regard las.
- Ils me fatiguent ! lui confia-t-elle.
- On fait un tirage au sort, lança Aïden, des postes et des équipes. Et le premier qui dépasse les bornes est privé de quidditch pour trois jours ! lâcha-t-il avec autorité, sans même élever la voix.
Calianor ne put s'empêcher de sourire en le regardant, admirative, les yeux brillant.
* Il ferait un sacré capitaine... *
- D'accord, consentit Jo.
- Et si je tombe dans son équipe ? demanda la jumelle.
- Tu seras sûre qu'il ne te fera pas de mal, lui répondit son frère.
Elle soupira.
- D'accord...
Les quatre jeunes sorciers écrivirent leurs noms et les 4 postes, et portèrent les papiers à Andreius pour qu'il fasse le tirage à l'aveugle.
Ils regagnèrent leur terrain de jeu : Arabella serait poursuiveuse avec son frère à la batte, et Calianor serait batteuse avec Jo comme poursuiveur.
Ils prirent place dans l'espace aménagé pour faire du quidditch, assez sommairement.
Les buts n'étaient pas des anneaux, mais au moins, si un moldu tombait dessus en se promenant, il ne se poserait pas de questions.
Et quand ils jouaient au quidditch, l'espace était protégé par des sorts repousse-moldus lancés par les adultes.
Le cognard d'entraînement fut libéré et le souafle lâché.
- C'est parti.
Comme il n'y avait pas de vifs d'or, la partie s'arrêtait quand une équipe atteignait 80 points.
Si la préparation avait connu quelques tensions, le match se déroula de manière relativement fair-play.
Les cousins l'emportèrent de justesse contre les jumeaux : 80 à 70.
Ils revinrent au sol.
- Je suis crevée ! déclara Arabella. Et t'as failli m'étêter !
- T'exagères, lui répondit Calianor.
- Bah presque quand même !
- Fallait que je t'arrête.
- A ce prix-là ?
- J'ai ciblé ton balai mais tu t'es penchée !
- Non en fait j'ai perdu l'équilibre, admit Arabella.
Calianor releva la tête et la regarda.
- Ben quoi ? c'est vrai ! reprit la petite brune.
- Euh donc... c'est pas totalement ma faute si le cognard est passé à deux centimètres de ta tête ? !
Et elles éclatèrent de rire.
Ils s'assirent au pied des pins pour se reposer.
- Où elle est Thémélia ?
- Elle joue avec Gowan.
- D'habitude elle essaie de te suivre partout.
- Oui mais pas quand je prends mon balai.
- Il lui fait peur ? s'enquit la fillette.
Calianor fit une petite moue hésitante.
- Non elle est jalouse, expliqua Jo.
- Mais qu'est-ce que tu racontes encore toi ? !
- Non il a raison, confirma son amie. Quand je prends le Nimbus, elle part en boudant. C'est comme ça depuis que je l'ai. J'ai cru aussi qu'il lui faisait peur la première fois. Mais elle n'a pas peur si je prends un autre balai.
- Elle boude ? répéta Aïden, étonné. Mais pourquoi ?
- J'sais pas.
- Parce qu'elle est jalouse du balai, répéta Jo. Elle sait que quand Cali monte là-dessus, elle ne jouera pas avec elle.
- Mais c'est pareil avec n'importe quel balai !
- Oui mais avec le Nimbus en plus elle est méga contente depuis qu'elle l'a, plus que ce qu'elle a vu avec les autres balais. Alors elle a développé une jalousie.
- Te voilà psychomage des boursouflets ? lui lança Arabella, sarcastique.
- Ça se tient, intervint Aïden.
Sa sœur le regarda avec étonnement.
- Cali est toujours contente d'aller en balai oui, mais quand elle a reçu son Nimbus, elle a dû être particulièrement réjouie. Et elle a filé direct l'essayer. Ça se peut que Thémélia ait ressenti ça comme... un abandon.
- Un abandon ? ! Mais je reviens près d'elle après ! dit Calianor, un peu inquiète par cette idée.
- Alors disons comme un rival.
- Elle voit le Nimbus comme un rival ? répéta la jumelle McNaelys.
- Tu crois ? interrogea Calianor tout en réfléchissant. Mais comment je fais pour la rassurer ? Parce que je vais l'emmener à l'école le balai, elle ne peut pas faire la tête dès que je le prends.
- Faudrait les réconcilier, suggéra Jo.
- Ils ne se disputent pas idiot !
- Oh mais arrête de me casser dès que je propose un truc. J'essaie de l'aider là. Propose autre chose toi, la grande maligne.
Arabella fit la moue, mais elle ne répondit rien, signe qu'elle ne lui donnait pas totalement tort.
- Tu crois que tu pourrais voler en la tenant ? demanda doucement Aïden.
- Voler en tenant Thémélia tu veux dire ? interrogea Calianor.
- Oui, acquiesça-t-il.
- Oh ouais ! approuva sa sœur. Comme ça, elle verrait que même si tu prends le Nimbus, tu ne te détournes pas d'elle ! C'est génial !
- Évidemment, il ne faut pas que ça devienne une habitude, compléta Aïden. Si non, elle voudra aller voler tout le temps. Mais juste une fois, pour... les réconcilier, conclut-il avec un clin d'œil à Joaquin.
Et Arabella ne dit rien.
- OK. Je vous confie le Nimbus. Je vais la chercher, décréta Calianor en se relevant.
- T'es moins portée sur le vol quand même, fit remarquer doucement son frère, sans méchanceté.
- Mouais mais... il est trop génial.
- Ce serait comme offrir un Éclairdefeu à ma grand-mère. Et encore que ! lança Joaquin.
Ce qui lui valut un geste obscène de la fillette.
- Bella ! protesta Aïden.
Puis tournant la tête vers Joaquin, il ajouta :
- Lâche-la toi aussi !
- Mais toi-même t'as dit que...
- ... un tel balai ne lui serait peut-être pas vraiment utile d'accord, mais t'as forcé le trait et tu l'as fait exprès.
Si Aïden lui faisait un reproche si véhément, c'est qu'il avait été vraiment trop loin dans la plaisanterie acerbe, même Jo le savait.
- Bon d'accord, je retire.
- Tu t'excuses donc ? demanda Arabella, avec force.
- Faut pas pousser. J'ai dit que " je retirais ".
- C'est déjà un énorme effort de sa part, crois-moi ! lui fit remarquer Calianor.
- Bon, on joue ou pas ? souffla Joaquin.
- On fait quoi ? deux poursuiveurs contre deux ? Ou un batteur + un poursuiveur ?
- Oh ouais faut un batteur, que je puisse utiliser le cognard.
- OK, un batteur et un poursuiveur par équipe.
- Je vais avec Cali, annonça Arabella.
- Juste pour pouvoir me fracasser ! protesta le français. Pas question.
- Je ne ferai pas équipe avec toi ! De toute façon, tout le monde voudra te fracasser ! lui rétorqua-t-elle.
- Non, pas ton frère. Et Cali moins fort que toi.
Calianor faisait tourner les possibles duos dans sa tête pour que ça ne finisse pas en bagarre.
Et pour gagner aussi.
- J'serai la batteuse, annonça Calianor. Bella sera poursuiveuse.
- Mais c'est lui qui va me fracasser alors !
- C'est un cognard d'entraînement de toute façon ! soupira l'adolescent.
- Alors ça valait aussi quand tu te plaignais contre moi !
- Toi tu me fracasseras direct avec la batte.
Calianor et Aïden échangèrent un regard las.
- Ils me fatiguent ! lui confia-t-elle.
- On fait un tirage au sort, lança Aïden, des postes et des équipes. Et le premier qui dépasse les bornes est privé de quidditch pour trois jours ! lâcha-t-il avec autorité, sans même élever la voix.
Calianor ne put s'empêcher de sourire en le regardant, admirative, les yeux brillant.
* Il ferait un sacré capitaine... *
- D'accord, consentit Jo.
- Et si je tombe dans son équipe ? demanda la jumelle.
- Tu seras sûre qu'il ne te fera pas de mal, lui répondit son frère.
Elle soupira.
- D'accord...
Les quatre jeunes sorciers écrivirent leurs noms et les 4 postes, et portèrent les papiers à Andreius pour qu'il fasse le tirage à l'aveugle.
Ils regagnèrent leur terrain de jeu : Arabella serait poursuiveuse avec son frère à la batte, et Calianor serait batteuse avec Jo comme poursuiveur.
Ils prirent place dans l'espace aménagé pour faire du quidditch, assez sommairement.
Les buts n'étaient pas des anneaux, mais au moins, si un moldu tombait dessus en se promenant, il ne se poserait pas de questions.
Et quand ils jouaient au quidditch, l'espace était protégé par des sorts repousse-moldus lancés par les adultes.
Le cognard d'entraînement fut libéré et le souafle lâché.
- C'est parti.
Comme il n'y avait pas de vifs d'or, la partie s'arrêtait quand une équipe atteignait 80 points.
Si la préparation avait connu quelques tensions, le match se déroula de manière relativement fair-play.
Les cousins l'emportèrent de justesse contre les jumeaux : 80 à 70.
Ils revinrent au sol.
- Je suis crevée ! déclara Arabella. Et t'as failli m'étêter !
- T'exagères, lui répondit Calianor.
- Bah presque quand même !
- Fallait que je t'arrête.
- A ce prix-là ?
- J'ai ciblé ton balai mais tu t'es penchée !
- Non en fait j'ai perdu l'équilibre, admit Arabella.
Calianor releva la tête et la regarda.
- Ben quoi ? c'est vrai ! reprit la petite brune.
- Euh donc... c'est pas totalement ma faute si le cognard est passé à deux centimètres de ta tête ? !
Et elles éclatèrent de rire.
Ils s'assirent au pied des pins pour se reposer.
- Où elle est Thémélia ?
- Elle joue avec Gowan.
- D'habitude elle essaie de te suivre partout.
- Oui mais pas quand je prends mon balai.
- Il lui fait peur ? s'enquit la fillette.
Calianor fit une petite moue hésitante.
- Non elle est jalouse, expliqua Jo.
- Mais qu'est-ce que tu racontes encore toi ? !
- Non il a raison, confirma son amie. Quand je prends le Nimbus, elle part en boudant. C'est comme ça depuis que je l'ai. J'ai cru aussi qu'il lui faisait peur la première fois. Mais elle n'a pas peur si je prends un autre balai.
- Elle boude ? répéta Aïden, étonné. Mais pourquoi ?
- J'sais pas.
- Parce qu'elle est jalouse du balai, répéta Jo. Elle sait que quand Cali monte là-dessus, elle ne jouera pas avec elle.
- Mais c'est pareil avec n'importe quel balai !
- Oui mais avec le Nimbus en plus elle est méga contente depuis qu'elle l'a, plus que ce qu'elle a vu avec les autres balais. Alors elle a développé une jalousie.
- Te voilà psychomage des boursouflets ? lui lança Arabella, sarcastique.
- Ça se tient, intervint Aïden.
Sa sœur le regarda avec étonnement.
- Cali est toujours contente d'aller en balai oui, mais quand elle a reçu son Nimbus, elle a dû être particulièrement réjouie. Et elle a filé direct l'essayer. Ça se peut que Thémélia ait ressenti ça comme... un abandon.
- Un abandon ? ! Mais je reviens près d'elle après ! dit Calianor, un peu inquiète par cette idée.
- Alors disons comme un rival.
- Elle voit le Nimbus comme un rival ? répéta la jumelle McNaelys.
- Tu crois ? interrogea Calianor tout en réfléchissant. Mais comment je fais pour la rassurer ? Parce que je vais l'emmener à l'école le balai, elle ne peut pas faire la tête dès que je le prends.
- Faudrait les réconcilier, suggéra Jo.
- Ils ne se disputent pas idiot !
- Oh mais arrête de me casser dès que je propose un truc. J'essaie de l'aider là. Propose autre chose toi, la grande maligne.
Arabella fit la moue, mais elle ne répondit rien, signe qu'elle ne lui donnait pas totalement tort.
- Tu crois que tu pourrais voler en la tenant ? demanda doucement Aïden.
- Voler en tenant Thémélia tu veux dire ? interrogea Calianor.
- Oui, acquiesça-t-il.
- Oh ouais ! approuva sa sœur. Comme ça, elle verrait que même si tu prends le Nimbus, tu ne te détournes pas d'elle ! C'est génial !
- Évidemment, il ne faut pas que ça devienne une habitude, compléta Aïden. Si non, elle voudra aller voler tout le temps. Mais juste une fois, pour... les réconcilier, conclut-il avec un clin d'œil à Joaquin.
Et Arabella ne dit rien.
- OK. Je vous confie le Nimbus. Je vais la chercher, décréta Calianor en se relevant.
Reducio
(1207 mots)
" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "
Entrée en 3A le 01/09/2051, filière pratique et ouverture
Alias Marraine la bonne fée