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drop dead stupid song honeybee maggots for brains u + me = <.3 my way purple the cure begged what's wrong with me ? less expectations cigarette smoke |
Les titres du recueil et de chaque OS ainsi que toutes les image parsemées dans ce RP sont et seront tous inspirés/repris du dernier album de la chanteuse Olivia Rodrigo. Pour une expérience complète, je vous conseille vivement d'écouter la musique correspondante à chaque OS, autant pour vous plonger dans l'ambiance que pour profiter du travail d'Olivia.
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traduction titre du RP : "tu as l'air bien triste pour une fille si amoureuse"
(les titres des OS seront traduits au fur et à mesure de leur écriture)
traduction titre du RP : "tu as l'air bien triste pour une fille si amoureuse"
(les titres des OS seront traduits au fur et à mesure de leur écriture)
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
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![]() (drop dead : tomber raide mort.e) |
dimanche 01 janvier 2051
chez Sisyphe, Allée
chez Sisyphe, Allée
Pourquoi j'ai fait ça ? Je regrette rien. Est-ce que ça veut dire qu'on a envie de recommencer notre relation ? Je regrette rien du tout. Est-ce que j'en ai envie ? Mon coeur a un sursaut que je reconnais trop bien, un sursaut qui me donne envie de frapper dans les murs autant que de sortir et courir à la Fausse Danse. Vraiment ? Ouais. Ce stupide organe tambourine si fort que je sens mes os trembler. Je déglutis et ferme les yeux une seconde... Erreur.
Je ressens de nouveau la chaleur de ses paumes contre mon corps, le brasier dans son regard qui glisse sur moi, et la pression familière, si familière, de ses lèvres sur les miennes. Je rouvre les yeux aussitôt, la respiration saccadée et la gorge nouée. Merde. Qu'est-ce qui se passe ? Je sais pas, je préfèrerais ne pas savoir ce qui se passe. Sauf que je sais exactement ce qui se passe, et je suis pas sûre que ça soit une bonne chose. Je déglutis de nouveau, repousse ce sentiment brûlant loin, très loin au fond de moi, et je fais de mon mieux pour le cadenasser, pour le laisser à un endroit où je n'y penserais plus. Mais alors pourquoi je garde la clef ? Coupable, je me mords la langue fort en priant pour que les picotements effacent le reste, pour qu'ils me coupent de ces pensées que je ne devrais pas avoir. Kieran me tuerait, Winnie aussi. Bordel j'imagine pas la réaction de Kal. Le tatoueur m'enfermerait dans son appartement pour une autre décennie, jusqu'à ce que je sois défaite de cet am- Nan ! Si j'y pense, c'est réel. Si je pense le mot, y'a plus de retour en arrière, je vais devoir accepter cela sans ronchonner ni essayer de me cacher.
Je regrette rien. C'était pas une erreur. J'ai encore envie de l'embrasser. Rien qu'à cette pensée, c'est tout mon corps qui se tend et réagit, c'est tout mon être qui frissonne.
« Fait chier, je jure à voix basse, serrant un verre dans mon poing. Arrête, arrête ça tout de suite Miya, je m'ordonne. Tu vas pas tout... tout recommencer comme ça.. Pas maintenant, pas après avoir tenu au Japon, puis pendant dix ans, et ce soir-là à la Fausse Danse... Merde ! »
Des sanglots remontent dans ma gorge mais je les chasser rapidement, trop effrayée par ce que mon âme me souffle pour accepter de me laisser aller à pleurer. Je veux pas y penser. Je pense qu'à ça. J'ai pas dormi, je suis venue directement au bar. C'est le bordel dans ma tête, j'ai jamais été aussi perdue, aussi désemparée, aussi...creuse. Si, c'est déjà arrivé. Quand j'ai fui au Japon, quand j'ai arraché le lien qui nous rattachait l'un à l'autre, quand je me suis imposée la thérapie de l'absence. Une absence m'a jamais fait aussi mal. Et hier, je l'ai embrassé. Je regrette pas.
« Je fais quoi ? »
Bordel, je fais quoi ? Dans ma tête, ça tourne à mille à l'heure, je comprends pas ce qui se passe, je veux pas savoir. Pourquoi j'arrive pas à arrêter de me rejouer la scène, pourquoi je suis aussi perturbée, pourquoi j'arrête pas de m'assoir pour m'envelopper de mes bras, pourquoi est-ce que ça me touche autant, pourquoi je ne cesse de penser à lui, à ça, à ce terrifiant nous. Merde je suis obsédée par ces souvenirs, ces pensées, ces réminiscences de nous, de ce qu'on a été, de ce qui a failli être, de ce qui ne sera jamais, de ce qui pourrait être. Je me donne mal à la tête, je pense trop et je me perds dans ces pensées. Le verre glisse entre mes doigts, je le lave sans réfléchir, mécaniquement. Parce qu'au fond, je sais ce qui se passe, je le sais par Morgane. Mais si je l'admets... Si je le dis à voix haute, tout sera foutu, je pourrais pas revenir en arrière, je ne pourrais pas faire comme si de rien n'était, sans lui, sans le voir, sans continuer avec lui, sans... sans le vouloir lui dans ma vie comme avant. J'ai rechuté pour de vrai, c'est ça ? Ouais. Et fort.
Ce constat m'achève. Incapable de penser ou de faire quoi que ce soit d'autre, je m'accroupis au sol et essaye de faire le tri dans ma tête.
Le sentiment brûlant revient à toute vitesse, explose le cadenas, me saute à la figure. Il me ruine et me désarme, il me fait fondre et me détruit de l'intérieur, il me redonne vie et me fige. Je peux pas lutter, je cède et je cède en entière. Le sentiment me ravage, m'obsède, me rend captive de sa force. Je sais plus ce que j'en attendais mais je suis satisfaite, je suis comblée.
« Bordel Lloyd.... j'suis retombée amoureuse. »
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@Lloyd River
801 mots
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
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![]() (stupid song : chanson stupide) |
nuit du lundi 13 au mardi 14 février 2051
appartement de Miya, Pré-au-Lard
appartement de Miya, Pré-au-Lard
"Tu dois passer à autre chose." Ouais merci pour le conseil Winnie, j'aurais vraiment pas pensé à ça toute seule. Frustrée, je me tourne et me retourne dans mon lit. Dehors, l'aube est encore loin, tellement loin. Je devrais dormir, je devrais me préparer à la semaine de service qui arrive, je devrais me reposer. Mais à la place, je laisse mes pensées tourner en boucle, je laisse ma tête et chaque once de mon corps penser à lui. J'y pense si fort que ça me fait mal à l'intérieur, ça me déchire les entrailles, ça me brûle de l'intérieur. "Ça devient une obsession, faut que t'arrêtes." Oh Eowyn, ça a toujours été pire qu'une obsession, crois-moi je le sais. Des années passées à essayer de l'oublier, des putains d'années, toutes réduites à néant par un seul baiser. Mon corps se contracte encore quand j'y pense, ma gorge s'assèche encore quand le souvenir me possède à des moments où je m'y attends le moins, mon coeur part encore en vrille sans prévenir quand je passe devant la Fausse Danse. Je dois passer à autre chose, huh ? Facile à dire, pas à faire.
Soupirant, je me tourne dans mon lit et mon bras se referme sur du vide. Evidemment. A quoi je m'attendais ? Mes draps sont froids, mon corps aussi, mais mon coeur n'a jamais été si vivace.
« Putain d'bal, je marmonne dans le silence. Je fais quoi moi maintenant ? »
Ma question rebondit sur tout ce qui m'entoure et me revient en pleine face, comme des regards accusateurs pleins de haine, des doigts tendus vers moi. Mal à l'aise, je replie mon corps sous la couverture, comme dans l'espoir ridicule de me cacher de ces pensées qui m'attaquent toutes les heures, à longueur de journée et de nuit. Surtout la nuit. Quand je dors, dans tous mes pires cauchemars et mes rêves les plus fous, elles se faufilent à la manière de lianes, elles viennent se glisser dans mes songes pour me tuer à petit feu, me réveiller en sursaut et en sueur, terrifiée.
Parfois je rêve de toi, souvent je rêve de nous. Je suis de retour dans mon ancien appartement, et t'es là. Je rêve que je me réveille dans notre lit, que tu es déjà levé et que tu seras là quand je me rendrais dans la cuisine. Je rêve que je t'enlace sans jamais me lasser, je rêve de ta peau encore chaude contre moi, du réconfort que tu m'apportes, du bonheur de te serrer contre moi. Je rêve que tu ris, que tu te tournes et que tu m'embrasses. Je rêve qu'on existe encore et que c'est rien que toi et moi, je rêve de toi et tout mon être s'embrase, je comprends pas cette fièvre. On se poursuit dans l'appartement, on fume ensemble sur le toit, on se dit "je t'aime" la nuit, on se chatouille, on se taquine, on regarde tous les films moldus que tu veux, on joue de la guitare ensemble et on chante dessus, moi et ma voix abîmée par la cigarette, toi et ta voix de chanteur faite pour ça. Mais parfois je rêve de ces nuits sans fins pendant lesquelles je errais dans la ville, je rêve de toutes ces choses qu'on s'est hurlées à la figure, je rêve que je sombre dans un gouffre sans fin, je rêve que je meurs et tu n'es pas là, je rêve que je t'appelle à m'en déchirer les cordes vocales mais que tu ne réponds pas, jamais, et je rêve que je ne te vois plus jamais, que tu n'es plus ni à la Fausse Danse, ni à Dublin, ni à Londres, ni dans l'Allée, ni dans les bars, ni à aucun autre endroit où tu te rends souvent, tu as juste....disparu de ma vie. Et c'est toujours à ce moment là que je me réveille en sursaut, hurlant ton prénom, t'appelant jusqu'à ne plus avoir de voix parce que ma vie en dépend. Et je m'accroche à ces rêves parce qu'ils sont tout ce que j'ai.
C'est tout ce qui me reste de toi, et ça suffit à me faire vriller.
« Regarde ce qui reste de moi, je souffle. J'ai... je veux encore te voir, passer du temps avec toi.. Comment je fais ? J'en peux plus de tout ça, j'en peux plus... »
Aucun écho, juste le silence et ma tête en vrac. Putain je vais péter un truc. Les dents serrées, je prends une inspiration. Puis une autre. Inspirer, expirer. Recommencer. Mais je n'arrive pas à les retenir, les larmes se mettent quand même à couler. Alors je pleure, pathétiquement, dans cet appartement vide de moi et plein de toi, je pleure sur les draps froids.
Froid. Tout mon corps a froid, mon âme est gelée, mon coeur a des engelures. Plus rien ne va dès qu'il n'est plus là, et j'ai beau penser à lui toute la journée et toute la nuit j'arrive pas à poser de mots clairs sur ce que je ressens, sur ce qui se passe dans ma tête. Je me lève sans m'en rendre compte et vais me faire couler un café, abandonnant l'idée de rester cachée dans mon lit. Mon coeur de cire fond à ta lumière, je me défaits comme une stupide pelote de laine, et je te veux plus que n'importe quels mots pourraient le dire. Un sanglot enfle dans ma gorge, ça me fait un mal de fou, je comprends pas cette douleur dans ma poitrine, ces pleurs dans mes yeux. Je suis déchirée de l'intérieur, tordue dans tous les sens, j'ai mal putain, et j'ai vraiment mal, j'ai jamais eu mal auparavant. Je ne veux plus de cette douleur, ne veux plus de ces remords, je veux plus de ces pensées, je veux plus rien, rien du tout.
« Putain pourquoi ça fait aussi mal ! »
Effondrée sur le sol de ma cuisine, je pleure et je jure à mi-voix, je maudits les dieux et souffle des prières, je dit n'importe quoi, je me perds en balbutiements sans aucun sens.
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1019 mots
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
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![]() (honeybee : abeille [surnom affectueux]) |
Qu'est-ce qui m'a pris. Pourquoi j'ai fait ça. Des années qu'on ne s'est pas reparlés et tout d'un coup je débarque comme ça à la Fausse Danse pendant son concert. Mais quelle idée de merde. Il faut vraiment que je révise mon sens d'auto préservation, parce que ça va pas là. Mon coeur bat la chamade, il bat furieusement dans ma poitrine, comme un monstre qui essaierait de sortir de cette poitrine douloureuse. Je marche, dans l'Allée, je marche sans but précis ni envie. Faut que je bouge, que je fasse quelque chose. Qu'est-ce qui m'a pris ? Pourquoi j'ai fait ça ?
Je sais pas. C'est con. J'aurais pu passer ma soirée chez moi, ou chez Al ou chez Kai. J'aurais pu la passer avec Finn et Winnie, j'aurais sortir, aller en boite, en soirée. Faire n'importe quoi. Mais il a fallu que j'aille à la Fausse Danse pour le voir jouer. Je comprends toujours pas pourquoi je me suis infligé ça, je comprends pas pourquoi mon coeur bat aussi fort, pourquoi j'ai si chaud. Juste je comprends pas. J'étais passée à autre chose, j'ai réussi à défaire les coutures de mon coeur qui me rattachaient à lui, je croyais que je pouvais le revoir sans m'en vouloir, sans me sentir aussi affectée. Sans avoir envie d'aller lui parler. Cette réalisation me frappe en pleine face, c'est si fort que je suis obligée de m'arrêter pour accepter cette info. Je pensais que j'étais forte au point de pouvoir passer complètement à autre chose, au point de pas avoir le besoin viscéral de le toucher encore une fois, de l'enlacer une dernière fois. Je voudrais pouvoir l'aimer une fois de plus, encore la fois de trop. Mais je dois retenir mon coeur, je dois... Merlin je sais même pas ce que je dois faire. Recommencer à marcher. Cette pensée, stupide, prend toute la place. Mais elle me semble logique et légitime, alors c'est ce que je fais ; je me remets à marcher. Et je m'arrête plus.
Je marche droit devant moi, ma baguette serrée dans ma main. Je marche sans m'arrêter parce que c'est ce que je sais faire de mieux. M'en aller, fuir, m'éloigner, partir. Tous ces mots que je ne voudrais pas associer à moi et pourtant qui me vont comme un gant.
« J'avais pas le choix, je marmonne, fébrile. Tu..tu sais pas, tu sauras jamais ce..ce que... »
Ma voix meurt dans ma gorge. La nausée monte, j'ai mal au bide et à la gorge. Pas très bien, je me m'arrête malgré mes promesses, et je me penche sur le côté de la ruelle. J'ai un spasme, puis un deuxième, suivi d'un troisième. J'ai mal, j'ai si mal. Je veux faire demi-tour, je veux revenir là-bas et je veux marcher vers lui. Je veux m'avancer à travers la foule et aller le trouver, je veux qu'il me prenne dans ses bras et me dise que tout va bien, que dix ans c'est rien et qu'on va trouver une solution. Je veux aller le voir et je veux lui parler d'elle, je veux expliquer tout ce que j'ai vécu, toutes les personnes que j'ai rencontrées, les gens auxquels j'ai parlés de lui. Je veux qu'il sache que j'ai dit "je t'aime" qu'à une personne depuis, une femme, ma merveilleuse ensorceleuse.
Je veux lui parler de Cat, lui dire à quel point elle est incroyable. Je veux lui parler d'elle et dire à quel point elle m'a fait du bien, je veux qu'il sache que j'ai réussi à être heureuse même sans lui, je veux qu'il sourie, qu'il me dise que j'ai le droit, que lui aussi est passé à autre chose. Je veux qu'il sache que j'ai envie qu'il retombe amoureux, qu'il rencontre une fille géniale.
Sauf que tout ça, c'est un mensonge.
Je veux pas lui parler de tout ça, je veux pas qu'il pense que j'ai aimé quelqu'un d'autre, je veux pas revenir dix ans en arrière quand on s'engueulait, je veux pas repenser à ça. Je veux pas qu'il me parle d'une autre fille, je veux rien savoir de la vie qu'il a eue sans moi. Je veux retrouver le Lloyd que je connais. Je veux pouvoir me fondre dans ses bras, je veux pleurer contre lui et savoir qu'il est là pour me retenir. Je veux le retrouver je veux le retrouver je veux le retrouver. Je me répète ce mantra plusieurs fois d'affilée sans m'arrêter, et la nausée ne reflue pas. Au contraire, j'ai l'impression que c'est pire, que je m'en sortirais jamais. Le manque de lui me vient par vagues, et ce soir je me noie. Dans l'océan du manque de lui, dans cette mer depuis toujours agitée, dans ces flots menaçants qui me font sombrer sans cesse, je n'arrive pas à me relever.
« Pourquoi j'ai fait ça, je souffle. Pourquoi pourquoi...Pourquoi ! Merde ! »
Mon cri rebondit sur les murs et me reviens en écho désagréable. L'écho du manque, l'écho de la panique et de la peur, l'écho de ce vide abyssal et insupportable qui se creuse en moi à chaque fois que je pense à lui. « Je suis désolée » je murmure sans m'adresser à personne en particulier. Il faut que je sorte de là, que je m'éloigne de l'Allée et de la Fausse Danse. Il faut que je m'éloigne de lui sans quoi je sens que je vais faire demi-tour, je vais écouter ce que mon corps me hurle de faire sans prendre en considération toutes les pensées logiques que j'essaye désespérément d'avoir. C'est pas le bon moment. Y'a pas de bon moment. On n'a plus rien à se dire. Je veux lui dire tellement de choses. Pourquoi se voir. Je meurs d'envie de le revoir. Et ça tourne en boucle dans ma tête, toutes ces pensées me blessent, me donne le tournis, me donnent la nausée.
Vaincue par le mal-être, je me laisse tomber à genoux dans la rue.
« Je suis tellement désolée » Les mots m'échappent sans que je les contrôle. « J'aurais aimé ne jamais partir, ne jamais te laisser je- Je sais pas quoi dire je suis désolée... » Les larmes se mettent à couler sur mon visage. « Je t'ai pas assez dit que je t'aimais et je...je suis désolée je- je... Je voudrais que tu continues de me réconforter, p-p-parce que tout est facile avec toi. »
Je déglutis, essuie ma bouche puis mon front. Je suis brûlante. J'ai la fièvre.
« Je suis désolée... »
Lentement, laborieusement, je me relève. Je tremble.
« Je t'aime. »
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1100 mots
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
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