Une invitée à l'arrivée peu motivée
Lily n'osa pas relever la tête pour regarder Alyssa en face. Et c'était peut-être ça le pire, ce qui en disait long sur leurs non-dits et le caractère presque irrémédiable de leurs différends. Presque, parce que, malgré tout, la châtain y croyait encore. Ou plutôt, elle avait vraiment envie d'y croire. Parce que, bien que les mots froids et cassants et l'absence de soutien d'Alyssa étaient encore profondément gravés dans sa mémoire, elle se souvenait aussi très bien de tous les bons moments passés avec elle. Le voyage en train, la fête foraine, l'expérience avec la bombabouse, les séances d'entraînement, Halloween et les monstrueux profs, la course en binôme... Et ces moments étaient, à ses yeux, trop important pour n'appartenir qu'au passé. Elle ne l'avait compris que trop tardivement.
Même si elle ne put vraiment la regarder, ses yeux verts louchèrent un peu histoire de guetter sa réaction, d'une façon très peu subtile. Qu'importe : elle venait de passer des rires aux larmes et de donner l'impression qu'elle était folle, elle n'avait plus rien à perdre. La Godrichienne vit donc l'agitation chez sa camarade de classe, passant par de nombreux tics corporels. Tout chez elle trahissait l'hésitation. Moi aussi, j'hésite, tu sais ! se retint-elle de faire remarquer. Toi aussi, tu m'as blessée ! Cette hésitation transparut même dans les paroles de son invitée, qui eut du mal à avouer ce qu'elle voulut lui dire : qu'elle avait fait la même erreur qu'elle.
Malgré le ton un peu sec - elle-même avait du mal à adopter un rythme calme - , Lily s'apprêta à esquisser un petit sourire, croyant qu'elles étaient sur la bonne voie et ne sachant pas quoi dire pour autant. Néanmoins, les paroles qui suivirent la prirent de cours, littéralement. Elle en oublia même de respirer. Chaque question résonna en elle comme un coup de couteau dans le dos, lui arracha une inspiration précipitée. Chaque accusation sonna avec bien plus de haine, bien plus de fureur qu'elle n'avait due être prononcée. Pire encore : à la voix d'Alyssa se mêla une voix atrocement familière, scandait ces paroles et d'autres allant encre plus loin. Sa propre voix.
Si tu avais été toi-même tu lui aurais dit la vérité de suite pour les barques, hein ? Nooon, bien sûr que non, tu ne mérites tellement pas d'être à Gryffondor que tu serait partie en courent ! Car c'est ce que tu es, une froussarde, une dégonflée ! Tu l'aurais aidé à gagner le duel dans les cachots ? Et pourquoi l'aurais tu fais ? Tu es tellement médiocre dans le lancer des sorts, surtout en métamorphose que c'était trop risqué pour toi. Eh puis t'étais trop accablée par les paroles de tes camarades, pauvre petite chose fragile ! L'atelier premier secours ? Même si t'étais pas devenue aussi pathétique, tu l'étais suffisamment pour éviter les conflits et ne même pas prendre la défense de ton amie. Les figurines ? Avant, tu n'aurais même pas réussi à aligner trois mots ne serait-ce que pour demander des bombabouses au vendeur. Et tu sais pourquoi tu as fait exploser ces feux d'artifice ? Parce que tu es vicieuse et tu n'aimes personne. Tu m'étonnes que tu aies mis si longtemps à te faire des amies ! Tu es en danger ambulant, tu es MAUVAISE TU M'ENTENDS ??
Alors que cette partie d'elle-même commentait chaque mot tranchant d'Alyssa, ces deux voix vinrent à bout de tous les efforts de Lily pour parvenir à se regarder dans le miroir. L'espace d'un instant, tout fut balayé dans son esprit : les mots du garde-chasse, de la psychomage, de Sandra, de ses parents, de Lily Sr dans ses rêves, de Shawna, d'Arthur... Les paroles de tous ceux qui l'avaient aidée à se reconstruire, du moins en façade, volèrent en éclat. Mais peut-être que son corps et son cœur avaient besoin de ce coup d'éclat, de cet ultime craquage pour, enfin, aller mieux.
Sans pouvoir se contrôler le moins du monde, Lily sombra dans ce gouffre de souffrance et d'accusation. Sa respiration et ses sanglots s'accélèrent, devenant saccadés et bruyants. Instinctivement, son dos se pencha et sa tête vint se loger entre ses mains, sur ses genoux, car elle ne parvenait pas à se maintenir. Les spasmes secouaient son corps au même rythme que son cerveau faisait tourner en boucle toute cette méchanceté, trop grande pour ne pas être extériorisée.
Ce n'était pas sa première crise d'angoisse, mais c'était la première qu'elle faisait devant un témoin depuis très longtemps.
Et ça ne faisait que la renforcer, à travers son dégoût accru d'elle-même.
765 mots
@Alyssa Wright aucun souci, ça rend ton personnage plus réel !
Je suis vraiment désolée pour cette scène imprévue, elle m'est venue comme ça et c'est très clairement la réaction qu'aurait Lily, surtout à cette période de sa vie.
Sincèrement, je te plains ainsi qu'Alyssa pour devoir gérer cette situation, j'ai voulu modifier mais je ne pouvais pas m'y résoudre sans être irréaliste avec mon perso
Même si elle ne put vraiment la regarder, ses yeux verts louchèrent un peu histoire de guetter sa réaction, d'une façon très peu subtile. Qu'importe : elle venait de passer des rires aux larmes et de donner l'impression qu'elle était folle, elle n'avait plus rien à perdre. La Godrichienne vit donc l'agitation chez sa camarade de classe, passant par de nombreux tics corporels. Tout chez elle trahissait l'hésitation. Moi aussi, j'hésite, tu sais ! se retint-elle de faire remarquer. Toi aussi, tu m'as blessée ! Cette hésitation transparut même dans les paroles de son invitée, qui eut du mal à avouer ce qu'elle voulut lui dire : qu'elle avait fait la même erreur qu'elle.
Malgré le ton un peu sec - elle-même avait du mal à adopter un rythme calme - , Lily s'apprêta à esquisser un petit sourire, croyant qu'elles étaient sur la bonne voie et ne sachant pas quoi dire pour autant. Néanmoins, les paroles qui suivirent la prirent de cours, littéralement. Elle en oublia même de respirer. Chaque question résonna en elle comme un coup de couteau dans le dos, lui arracha une inspiration précipitée. Chaque accusation sonna avec bien plus de haine, bien plus de fureur qu'elle n'avait due être prononcée. Pire encore : à la voix d'Alyssa se mêla une voix atrocement familière, scandait ces paroles et d'autres allant encre plus loin. Sa propre voix.
Si tu avais été toi-même tu lui aurais dit la vérité de suite pour les barques, hein ? Nooon, bien sûr que non, tu ne mérites tellement pas d'être à Gryffondor que tu serait partie en courent ! Car c'est ce que tu es, une froussarde, une dégonflée ! Tu l'aurais aidé à gagner le duel dans les cachots ? Et pourquoi l'aurais tu fais ? Tu es tellement médiocre dans le lancer des sorts, surtout en métamorphose que c'était trop risqué pour toi. Eh puis t'étais trop accablée par les paroles de tes camarades, pauvre petite chose fragile ! L'atelier premier secours ? Même si t'étais pas devenue aussi pathétique, tu l'étais suffisamment pour éviter les conflits et ne même pas prendre la défense de ton amie. Les figurines ? Avant, tu n'aurais même pas réussi à aligner trois mots ne serait-ce que pour demander des bombabouses au vendeur. Et tu sais pourquoi tu as fait exploser ces feux d'artifice ? Parce que tu es vicieuse et tu n'aimes personne. Tu m'étonnes que tu aies mis si longtemps à te faire des amies ! Tu es en danger ambulant, tu es MAUVAISE TU M'ENTENDS ??
Alors que cette partie d'elle-même commentait chaque mot tranchant d'Alyssa, ces deux voix vinrent à bout de tous les efforts de Lily pour parvenir à se regarder dans le miroir. L'espace d'un instant, tout fut balayé dans son esprit : les mots du garde-chasse, de la psychomage, de Sandra, de ses parents, de Lily Sr dans ses rêves, de Shawna, d'Arthur... Les paroles de tous ceux qui l'avaient aidée à se reconstruire, du moins en façade, volèrent en éclat. Mais peut-être que son corps et son cœur avaient besoin de ce coup d'éclat, de cet ultime craquage pour, enfin, aller mieux.
Sans pouvoir se contrôler le moins du monde, Lily sombra dans ce gouffre de souffrance et d'accusation. Sa respiration et ses sanglots s'accélèrent, devenant saccadés et bruyants. Instinctivement, son dos se pencha et sa tête vint se loger entre ses mains, sur ses genoux, car elle ne parvenait pas à se maintenir. Les spasmes secouaient son corps au même rythme que son cerveau faisait tourner en boucle toute cette méchanceté, trop grande pour ne pas être extériorisée.
Ce n'était pas sa première crise d'angoisse, mais c'était la première qu'elle faisait devant un témoin depuis très longtemps.
Et ça ne faisait que la renforcer, à travers son dégoût accru d'elle-même.
765 mots
@Alyssa Wright aucun souci, ça rend ton personnage plus réel !
Je suis vraiment désolée pour cette scène imprévue, elle m'est venue comme ça et c'est très clairement la réaction qu'aurait Lily, surtout à cette période de sa vie.
Sincèrement, je te plains ainsi qu'Alyssa pour devoir gérer cette situation, j'ai voulu modifier mais je ne pouvais pas m'y résoudre sans être irréaliste avec mon perso
Une invitée à l'arrivée peu motivée
Alyssa ne parvenait plus à s'arrêter, alors que les paroles, les accusations, filaient à travers ses lèvres sans aucun contrôle. Le fait que Lily ne croise même pas son regard n'arrangeait en rien son énervement grandissant avec son ton abrupt, comme si celle-ci refusait de voir la vérité en face. Faut savoir. Un coup on reprochait à Alyssa de ne rien dire, et maintenant qu'elle l'ouvrait, Lily ne semblait même plus l'entendre.
Pourquoi, déjà, ses parents l'avaient-ils envoyée ici ? Pour qu'elle puisse s'expliquer avec celle qui était, autrefois, son amie ? Pour entendre que si Lily avait fait tout cela, c'était simplement car elle n'était pas elle-même ? Comment Alyssa pouvait donc comprendre cela, et l'accepter avec un sourire dans une maturité n'étant pas la sienne ? En fait, elle avait failli, mais une nouvelle fois elle se laissait déborder par ses émotions, et par une rancune qui, visiblement, n'étaient pas encore guérie.
La respiration soudainement sifflante, alors que sa bouche s'asséchait dans son monologue, Alyssa pila net en voyant sa camarade ramener sa tête vers ses genoux, se la cachant de ses mains. Déjà qu'elle fuyait son regard, on croirait presqu'elle voulait disparaître dans le rembourrage de son fauteuil, maintenant ! Mais ce qui choqua la jeune fille furent les soudains tremblements qui secouèrent le dos de Lily, se propageant dans sa mince silhouette. Il lui arrivait quoi, exactement, là ?
Trop emportée par ses paroles, Alyssa se refusait de croire être la cause de son... problème ? Tout comme elle refusait d'y voir des signes d'une crise d'angoisse, qu'elle connaissait pour en avoir vécu pour la première fois l'année passée, mais qu'elle n'avait que très rarement vu chez quelqu'un d'autre. Pour ne pas dire une seule et unique fois. Maladroitement, les sourcils froncés, elle s'approcha de Lily pour lui tapoter d'un geste gauche l'épaule, comme si cette dernière s'était simplement assoupie :
- Hé, j'ai pas fini de parler !, fit-elle, mécontente. Pourquoi, lorsqu'elle parlait enfin, sa camarade se repliait sur sa propre personne ?
Cependant, cela ne semblait pas faire grand effet sur Lily qui semblait aussi fermée qu'une coquille. Alyssa recula rapidement d'un pas, profondément mal à l'aise, sans savoir quoi faire. Elle avisa ce qui l'entourait dans le salon, et son regard croisa son verre abandonné sur la table. Peut-être que... Non, il était vide, la limonade bien rafraichissante n'était plus là pour rafraichir dans un geste bien placé les idées de Lily et Lily elle-même. Que faire d'autre ? Alyssa se trouvait dans un lieu presque inconnu, avec aucun moyen de repli, et ainsi aucun repère.
Elle sentit une nouvelle appréhension monter en elle. Et si les parents de Lily l'accusaient d'être la cause de l'état bizarre de leur fille ? Faudrait-il aussi leur dire qu'elle passait du rire aux larmes en un battement de cil, et qu'elle souffrait sans aucun doute d'une profonde folie ? Alyssa ne voulait pas être cette personne, et ne souhaitait encore moins être punie pour les agissements incompréhensibles de Lily ! Mais sans verre d'eau -ou de limonade- à lui lancer dessus, la Gryffondor se sentait pour ainsi dire à court d'idée. Alors elle fit le dernier choix possible : appeler à l'aide et déléguer la tâche.
- Heu... M'sieur Dawson, M'dame Dawson, votre fille elle est... Etrange ? Bizarre ? Folle ?! Vous pouvez venir ? C'est un peu beaucoup urgent !, fit-elle d'une voix forte quoiqu'un peu hésitante.
Pourquoi, déjà, ses parents l'avaient-ils envoyée ici ? Pour qu'elle puisse s'expliquer avec celle qui était, autrefois, son amie ? Pour entendre que si Lily avait fait tout cela, c'était simplement car elle n'était pas elle-même ? Comment Alyssa pouvait donc comprendre cela, et l'accepter avec un sourire dans une maturité n'étant pas la sienne ? En fait, elle avait failli, mais une nouvelle fois elle se laissait déborder par ses émotions, et par une rancune qui, visiblement, n'étaient pas encore guérie.
La respiration soudainement sifflante, alors que sa bouche s'asséchait dans son monologue, Alyssa pila net en voyant sa camarade ramener sa tête vers ses genoux, se la cachant de ses mains. Déjà qu'elle fuyait son regard, on croirait presqu'elle voulait disparaître dans le rembourrage de son fauteuil, maintenant ! Mais ce qui choqua la jeune fille furent les soudains tremblements qui secouèrent le dos de Lily, se propageant dans sa mince silhouette. Il lui arrivait quoi, exactement, là ?
Trop emportée par ses paroles, Alyssa se refusait de croire être la cause de son... problème ? Tout comme elle refusait d'y voir des signes d'une crise d'angoisse, qu'elle connaissait pour en avoir vécu pour la première fois l'année passée, mais qu'elle n'avait que très rarement vu chez quelqu'un d'autre. Pour ne pas dire une seule et unique fois. Maladroitement, les sourcils froncés, elle s'approcha de Lily pour lui tapoter d'un geste gauche l'épaule, comme si cette dernière s'était simplement assoupie :
- Hé, j'ai pas fini de parler !, fit-elle, mécontente. Pourquoi, lorsqu'elle parlait enfin, sa camarade se repliait sur sa propre personne ?
Cependant, cela ne semblait pas faire grand effet sur Lily qui semblait aussi fermée qu'une coquille. Alyssa recula rapidement d'un pas, profondément mal à l'aise, sans savoir quoi faire. Elle avisa ce qui l'entourait dans le salon, et son regard croisa son verre abandonné sur la table. Peut-être que... Non, il était vide, la limonade bien rafraichissante n'était plus là pour rafraichir dans un geste bien placé les idées de Lily et Lily elle-même. Que faire d'autre ? Alyssa se trouvait dans un lieu presque inconnu, avec aucun moyen de repli, et ainsi aucun repère.
Elle sentit une nouvelle appréhension monter en elle. Et si les parents de Lily l'accusaient d'être la cause de l'état bizarre de leur fille ? Faudrait-il aussi leur dire qu'elle passait du rire aux larmes en un battement de cil, et qu'elle souffrait sans aucun doute d'une profonde folie ? Alyssa ne voulait pas être cette personne, et ne souhaitait encore moins être punie pour les agissements incompréhensibles de Lily ! Mais sans verre d'eau -ou de limonade- à lui lancer dessus, la Gryffondor se sentait pour ainsi dire à court d'idée. Alors elle fit le dernier choix possible : appeler à l'aide et déléguer la tâche.
- Heu... M'sieur Dawson, M'dame Dawson, votre fille elle est... Etrange ? Bizarre ? Folle ?! Vous pouvez venir ? C'est un peu beaucoup urgent !, fit-elle d'une voix forte quoiqu'un peu hésitante.
Purée je m'y attendais pas xD Bon bah c'est une affaire rondement gérée par Alyssa hein
(non pas du tout mdrrrr) En tous cas t'inquiète, c'est important de rester en cohérence avec son perso !
6A RP | 16 ans | 1m55 | 44 kg | Préfète de Gryffondor | Attrapeuse des Griffes Ardentes | Futur Horcruxe d'Onyx | Color = MintCream
Be a writer, 장르로는 fantasy
Une invitée à l'arrivée peu motivée
Lily avait beau essayer, elle ne parvenait pas à se calmer et ses épaules continuaient de tressauter.
Si elle parvenait à oublier, l’espace d’un instant, qu’elle se trouvait nulle et complètement folle, destinée à l’internement à Sainte Mangouste, ou qu’elle était une amie affreuse et une mauvaise personne, c’était la situation elle-même qui la faisait suffoquer. Généralement, dans ces moments là, elle ne parvenait pas à s’arrêter, le ridicule de la crise d’angoisse la faisant angoisser davantage. Le seul moyen pour elle d’espérer se calmer, c’était de prendre la fuite, de s’enfermer un moment dans les toilettes jusqu’à ce qu’elle soit trop épuisée pour continuer à haleter.
Ou jusqu’à ce que ses yeux soient trop secs pour pleurer.
Et la tentative d’aide d’Alyssa n’arrangeait rien : son ton sec lui faisait prendre conscience qu’elle faisait subir sa crise à son ancienne amie au lieu de garder son calme pour arranger la situation. Elle doit encore plus me haïr, et surtout vouloir s’enfuir loin d’la maison ! Mais j’peux même pas m’arrêter pour lui dire quoi que ce soit, j’y arrive pas ! Sa respiration se fit plus bruyante lorsque la blonde s’exprima d’un air contrarié. J’arrêterai jamais d’me ridiculiser devant les gens qu’il faut pas !
Malgré tous ses efforts, elle n’arrivait toujours pas à retrouver son état normal, car chaque échec à essayer de le faire ne faisait qu’accroître ses spasmes. Et si Alyssa se servait de ce moment pour se venger, à la rentrée, en répondant des rumeurs parmi ses camarades ? Son angoisse se creusa. Elle ne savait plus de quoi sa camarade était capable, après ce qu’elle lui avait fait.
Ce fut l’appel déconcerté d’Alyssa à ses parents qui lui donna la force de se calmer juste assez pour articuler quelques mots, entre chaque respiration saccadée. Elle avait fait tant d’effort pour essayer d’aller mieux, il était hors de question que ses parents la voient dans cet état !
N-non… s’il… te plaît… j’vais… m’calmer… tout’ seule… j’reviens… !
Elle ne put en dire plus et fonça hors de la pièce en haletant de plus belle, le corps tremblant. Arrivée à la salle d’eau, elle s’enferma à double tour et se laissa tomber le long du battant, laissant éclater sa crise sans la retenir. Peu à peu, mais de manière laborieuse, sa respiration ralentit à mesure que ses pensées se vidaient. Quand ses poumons décrivirent un mouvement presque normal, c’est ce qu’elle était : complètement vide. Alors, elle se leva péniblement, légèrement chancelante, et s’appuya au lavabo. Elle ouvrit grand le robinet, passa ses mains dessous et se barbouilla vigoureusement le visage, tout rouge. Enfin, après une longue hésitation, elle se décida à sortir.
Pendant ce temps, Mrs Dawson avait accouru aux cris d’Alyssa, n’ayant pas bien entendu ce qu’elle disait.
Oui, qu’est-ce qu’il se passe ? Où est passée Lily ? demandra-t-elle d’une voix qui ne laissa pas paraître ses craintes.
Qu’importait ce que répondit Alyssa, la mère de famille sortit rapidement après, soit pour chercher sa fille, soit parce qu’elle se rendit compte que tout allait bien, au final. Mère et enfant se croisèrent donc dans le couloir, et Lily afficha son plus beau sourire de façade, espérant qu’Athena n’avait rien deviné, avant d’entrer à nouveau.
Évitant Alyssa du regard, elle se laissa lourdement tomber dans son fauteuil en murmurant.
J’suis désolée, je… J’m’y attendais pas non plus… Mais t’avais raison. Entièrement raison… j’suis vraiment désolée !
@Alyssa Wright il me semblait bien qu’un RP était passé à la trappe, désolée
Dis-moi s’il y a le moindre souci par rapport à ce que j’écris, et j’espère qu’on parviendra à se sortir de cette situation RP plutôt mal partie
Si elle parvenait à oublier, l’espace d’un instant, qu’elle se trouvait nulle et complètement folle, destinée à l’internement à Sainte Mangouste, ou qu’elle était une amie affreuse et une mauvaise personne, c’était la situation elle-même qui la faisait suffoquer. Généralement, dans ces moments là, elle ne parvenait pas à s’arrêter, le ridicule de la crise d’angoisse la faisant angoisser davantage. Le seul moyen pour elle d’espérer se calmer, c’était de prendre la fuite, de s’enfermer un moment dans les toilettes jusqu’à ce qu’elle soit trop épuisée pour continuer à haleter.
Ou jusqu’à ce que ses yeux soient trop secs pour pleurer.
Et la tentative d’aide d’Alyssa n’arrangeait rien : son ton sec lui faisait prendre conscience qu’elle faisait subir sa crise à son ancienne amie au lieu de garder son calme pour arranger la situation. Elle doit encore plus me haïr, et surtout vouloir s’enfuir loin d’la maison ! Mais j’peux même pas m’arrêter pour lui dire quoi que ce soit, j’y arrive pas ! Sa respiration se fit plus bruyante lorsque la blonde s’exprima d’un air contrarié. J’arrêterai jamais d’me ridiculiser devant les gens qu’il faut pas !
Malgré tous ses efforts, elle n’arrivait toujours pas à retrouver son état normal, car chaque échec à essayer de le faire ne faisait qu’accroître ses spasmes. Et si Alyssa se servait de ce moment pour se venger, à la rentrée, en répondant des rumeurs parmi ses camarades ? Son angoisse se creusa. Elle ne savait plus de quoi sa camarade était capable, après ce qu’elle lui avait fait.
Ce fut l’appel déconcerté d’Alyssa à ses parents qui lui donna la force de se calmer juste assez pour articuler quelques mots, entre chaque respiration saccadée. Elle avait fait tant d’effort pour essayer d’aller mieux, il était hors de question que ses parents la voient dans cet état !
N-non… s’il… te plaît… j’vais… m’calmer… tout’ seule… j’reviens… !
Elle ne put en dire plus et fonça hors de la pièce en haletant de plus belle, le corps tremblant. Arrivée à la salle d’eau, elle s’enferma à double tour et se laissa tomber le long du battant, laissant éclater sa crise sans la retenir. Peu à peu, mais de manière laborieuse, sa respiration ralentit à mesure que ses pensées se vidaient. Quand ses poumons décrivirent un mouvement presque normal, c’est ce qu’elle était : complètement vide. Alors, elle se leva péniblement, légèrement chancelante, et s’appuya au lavabo. Elle ouvrit grand le robinet, passa ses mains dessous et se barbouilla vigoureusement le visage, tout rouge. Enfin, après une longue hésitation, elle se décida à sortir.
Pendant ce temps, Mrs Dawson avait accouru aux cris d’Alyssa, n’ayant pas bien entendu ce qu’elle disait.
Oui, qu’est-ce qu’il se passe ? Où est passée Lily ? demandra-t-elle d’une voix qui ne laissa pas paraître ses craintes.
Qu’importait ce que répondit Alyssa, la mère de famille sortit rapidement après, soit pour chercher sa fille, soit parce qu’elle se rendit compte que tout allait bien, au final. Mère et enfant se croisèrent donc dans le couloir, et Lily afficha son plus beau sourire de façade, espérant qu’Athena n’avait rien deviné, avant d’entrer à nouveau.
Évitant Alyssa du regard, elle se laissa lourdement tomber dans son fauteuil en murmurant.
J’suis désolée, je… J’m’y attendais pas non plus… Mais t’avais raison. Entièrement raison… j’suis vraiment désolée !
@Alyssa Wright il me semblait bien qu’un RP était passé à la trappe, désolée
Dis-moi s’il y a le moindre souci par rapport à ce que j’écris, et j’espère qu’on parviendra à se sortir de cette situation RP plutôt mal partie
Une invitée à l'arrivée peu motivée
Alyssa rêvait. Ou plutôt cauchemardait ? Oui, il s'agissait du terme le plus approprié alors qu'elle avait l'impression que la respiration de Lily s'accélérait drastiquement. Très mauvais signe qui puait le veracrasse. Alors dans une situation aussi dramatique, autant appeler un adulte à l'aide.
Mais visiblement, Lily n'était pas de cet avis.
- Hé !, s'exclama Alyssa avec surprise, alors que sa camarade fuyait littéralement de la pièce sans demander son reste. Bah super, j'fais quoi moi maintenant ?, marmonna-t-elle en regardant ses propres bras ballants, l'air complètement perdu.
La jeune fille n'eut cependant guère le temps de réfléchir car la mère de Lily ne tarda pas à accourir, pour lui demander ce qu'il se passait. Alyssa ouvrit la bouche, prête à lui dire que sa fille s'était mise à rire, puis à pleurer, puis à s'énerver, puis à respirer bizarrement. Et que ce n'était vraiment pas cool qu'elle réagisse comme cela, car elle-même n'avait pas pu dire tout ce qu'elle souhaitait. Seulement, une boule se forma d'un coup dans sa gorge, la faisant déglutir. Qu'est-ce qui la bloquait ? Peut-être les quelques mots soufflés par Lily avant qu'elle ne s'échappe de la pièce, ou l'habituel rebut qu'éprouvait Alyssa pour demander de l'aide. Peu importe. Mais maintenant, la blondinette n'avait plus vraiment envie de raconter. D'un ton dégagé, ouvrant ses yeux bleus clairs pour profiter de son air innocent, elle déclara alors d'un ton affirmé :
- Rien en fait. J'crois qu'elle avait une envie pressante... Et je ne savais pas où étaient les toilettes. Mais c'est bon, elle s'est débrouillée !
En d'autres circonstances Alyssa aurait éclaté de rire à propos de sa propre excuse, mais là difficile. Presque aussi difficile que de savoir à quel point sa crédibilité (ou sa non crédibilité) s'affirmait, mais Miss Dawson ne tarda pas à sortir, laissant à nouveau Alyssa seule dans la pièce. Cette dernière soupira, enfouissant ses poings dans les poches de son short, se sentant à nouveau fâchée contre ses parents qui l'avaient laissée ici sans cérémonie.
Et voila que Lily revenait, avant de murmurer des paroles qu'Alyssa manqua de ne pas entendre, alors qu'elle réprimait de justesse un soupir agacé. "T'avais raison." Oh par Merlin, qu'est-ce que la jeune fille adorait entendre cette phrase qui désenfla d'un coup son agacement. Seulement, voir Lily qui fuyait son regard et qui lui soumettait une explication... Pas du tout explicative, ne l'avançait guère.
- OK..., lâcha-t-elle en haussant les épaules, feignant un air désintéressé alors qu'en son fort intérieur, ses pensées réclamaient désespérément plus d'explications. Le comportement de Lily la perdait complètement, Alyssa avait besoin de structure avec sa concentration évasive et son impulsivité marquée, et surtout pas de voir le reflet de ses propres crises d'angoisse chez son amie-ou-ancienne-amie. Ce fut sans doute à cause de cela qu'elle ne trouva rien de mieux que de demander : Heu. Ca va quand même ?
Mais visiblement, Lily n'était pas de cet avis.
- Hé !, s'exclama Alyssa avec surprise, alors que sa camarade fuyait littéralement de la pièce sans demander son reste. Bah super, j'fais quoi moi maintenant ?, marmonna-t-elle en regardant ses propres bras ballants, l'air complètement perdu.
La jeune fille n'eut cependant guère le temps de réfléchir car la mère de Lily ne tarda pas à accourir, pour lui demander ce qu'il se passait. Alyssa ouvrit la bouche, prête à lui dire que sa fille s'était mise à rire, puis à pleurer, puis à s'énerver, puis à respirer bizarrement. Et que ce n'était vraiment pas cool qu'elle réagisse comme cela, car elle-même n'avait pas pu dire tout ce qu'elle souhaitait. Seulement, une boule se forma d'un coup dans sa gorge, la faisant déglutir. Qu'est-ce qui la bloquait ? Peut-être les quelques mots soufflés par Lily avant qu'elle ne s'échappe de la pièce, ou l'habituel rebut qu'éprouvait Alyssa pour demander de l'aide. Peu importe. Mais maintenant, la blondinette n'avait plus vraiment envie de raconter. D'un ton dégagé, ouvrant ses yeux bleus clairs pour profiter de son air innocent, elle déclara alors d'un ton affirmé :
- Rien en fait. J'crois qu'elle avait une envie pressante... Et je ne savais pas où étaient les toilettes. Mais c'est bon, elle s'est débrouillée !
En d'autres circonstances Alyssa aurait éclaté de rire à propos de sa propre excuse, mais là difficile. Presque aussi difficile que de savoir à quel point sa crédibilité (ou sa non crédibilité) s'affirmait, mais Miss Dawson ne tarda pas à sortir, laissant à nouveau Alyssa seule dans la pièce. Cette dernière soupira, enfouissant ses poings dans les poches de son short, se sentant à nouveau fâchée contre ses parents qui l'avaient laissée ici sans cérémonie.
Et voila que Lily revenait, avant de murmurer des paroles qu'Alyssa manqua de ne pas entendre, alors qu'elle réprimait de justesse un soupir agacé. "T'avais raison." Oh par Merlin, qu'est-ce que la jeune fille adorait entendre cette phrase qui désenfla d'un coup son agacement. Seulement, voir Lily qui fuyait son regard et qui lui soumettait une explication... Pas du tout explicative, ne l'avançait guère.
- OK..., lâcha-t-elle en haussant les épaules, feignant un air désintéressé alors qu'en son fort intérieur, ses pensées réclamaient désespérément plus d'explications. Le comportement de Lily la perdait complètement, Alyssa avait besoin de structure avec sa concentration évasive et son impulsivité marquée, et surtout pas de voir le reflet de ses propres crises d'angoisse chez son amie-ou-ancienne-amie. Ce fut sans doute à cause de cela qu'elle ne trouva rien de mieux que de demander : Heu. Ca va quand même ?
@Lily Dawson aucun soucis, t'en fais pas !
Et pour moi c'était très bien ce que tu as écris, hésite pas également. Espérons qu'on s'en sorte oui, ça risque de pas être de la tarte 
6A RP | 16 ans | 1m55 | 44 kg | Préfète de Gryffondor | Attrapeuse des Griffes Ardentes | Futur Horcruxe d'Onyx | Color = MintCream
Be a writer, 장르로는 fantasy
Une invitée à l'arrivée peu motivée
Athena Dawson fixa l’invitée de sa fille - ou plutôt, celle qu’ils avaient invitée pour elle, avec son mari - un long moment, surprise. Apparemment, il s’agissait d’une histoire de toilette et d’envie pressante de la châtain, qui était donc partie. Mais pourquoi la jeune Wright l’avait elle donc appelée ? Si Lily voulait se rendre aux toilettes, elle n’avait qu’à le faire sans problème, puisqu’elle était chez elle et savait donc parfaitement où elles se trouvaient ! Mais après tout, peut-être que la blonde n’était pas quelqu’un de très futé, ce genre de choses arrivaient… Dubitative, elle finit par répondre.
Mmm, je vois, merci. Je vais voir si elle ne s’est pas perdue en cours de route.
Mrs Dawson avait prononcé ces mots de manière tout à fait polie, mais il ne fallait pas ignorer pour autant le sous entendu sarcastique, mais sans méchanceté. Ah les jeunes, qu’est-ce qu’ils pouvaient inventer de comique ! Peut-être qu’elles faisaient une bêtise, d’ailleurs, mais dans ce cas elle ne voulait rien savoir. Si c’était le signe d’une réconciliation, elle devait les laisser faire. Quittant la pièce, elle croisa sa fille au passage et soupira de manière imperceptible en voyant son drôle de sourire. Ça devait être ça…
Soulagée lorsque sa mère quitta la pièce, Lily alla s’asseoir en vitesse sur le fauteuil qu’elle avait quitté il y a quelques instants. Mais ce soulagement fut de courte durée lorsqu’elle dut confronter à nouveau le regard de son amie - non, ex-amie. Forcément, celle-ci se posa des questions, se demandant sûrement si elle était folle. Alors, elle fit la seule chose qu’elle avait encore la force de faire, au moins pour le moment, à la place de s’expliquer : elle s’excusa. Elle demanda pardon pour cette crise d’angoisse, mais aussi pour tout le reste. Pour les feux d’artifices, pour ne pas l’avoir soutenue face à Éli, et pour s’être éloignée d’elle, trop blessée pour voir que ça l’avait peut-être attristée.
La réaction d’Alyssa lui parut bien trop courte, bien trop insuffisante. Ok… Qu’est-ce que cela voulait dire ? Ok pour accepter le fait qu’elle soit désolée, ou bien ses excuses ? Elle doutait que son invitée soit très disposée à lui pardonner tout de suite. Mais alors, pourquoi ce « OK » ? C’est la question qui suivit qui la prit réellement de court.
Est-ce qu’elle allait bien « quand même » ? Ça, c’était très clair. Elle avait l’air de ne pas aller bien, mais peut-être que malgré les apparences c’était un peu le cas. Et, fondamentalement, il y avait des progrès. Depuis décembre, depuis avril, Lily avait bien remonté la pente. Elle avait rencontré Sandra, renoué avec ses parents, qui s’étaient rapprochés, retrouve Arthur, son meilleur ami d’enfance qui lui avait fait comprendre qu’elle n’allait pas bien et qu’elle devait se reprendre en main, commencé à se détacher du souvenir construit de toute pièce de sa tante, Lily, qui hantait ses rêves… Il y avait du mieux, elle ne pouvait le nier.
C’était cette rencontre avec Alyssa, la ramenant à la période la plus sombre, qui l’avait ébranlée.
Mais elle sentait qu’il s’agissait d’un mal pour un bien.
Hésitante, l’anglaise répondit :
Oui ! Ça… ça va mieux. Enfin, je crois… Disons que… qu’ça va un peu moins mal. J’ai… j’ai pris des séances de psy, puis… puis j’me suis réconciliée avec beaucoup d’monde. C’est pour ça qu’mes parents ont pensé que… qu’ce serait bien que j’continue sur ma lancée. Avec toi. Mais…
Sa voix se brisa, et elle hésita à poursuivre, les joues écarlates. Mais en terme de honte, elle avait été servie aujourd’hui, alors elle n’avait plus rien à perdre. Le timbre tremblant, elle reprit donc.
Mais j’ai peur que… qu’ce soit perdu d’avance, tu vois ?
Une nouvelle larme coulait sur sa joue, mais elle retint la marée.
Plus de larmes : elle devait parler à cœur ouvert, et assumer.
@Alyssa Wright et voilà
Désolée pour la balle perdue de la mère de Lily…
C’est un défi, mais on peut y arriver
Mmm, je vois, merci. Je vais voir si elle ne s’est pas perdue en cours de route.
Mrs Dawson avait prononcé ces mots de manière tout à fait polie, mais il ne fallait pas ignorer pour autant le sous entendu sarcastique, mais sans méchanceté. Ah les jeunes, qu’est-ce qu’ils pouvaient inventer de comique ! Peut-être qu’elles faisaient une bêtise, d’ailleurs, mais dans ce cas elle ne voulait rien savoir. Si c’était le signe d’une réconciliation, elle devait les laisser faire. Quittant la pièce, elle croisa sa fille au passage et soupira de manière imperceptible en voyant son drôle de sourire. Ça devait être ça…
Soulagée lorsque sa mère quitta la pièce, Lily alla s’asseoir en vitesse sur le fauteuil qu’elle avait quitté il y a quelques instants. Mais ce soulagement fut de courte durée lorsqu’elle dut confronter à nouveau le regard de son amie - non, ex-amie. Forcément, celle-ci se posa des questions, se demandant sûrement si elle était folle. Alors, elle fit la seule chose qu’elle avait encore la force de faire, au moins pour le moment, à la place de s’expliquer : elle s’excusa. Elle demanda pardon pour cette crise d’angoisse, mais aussi pour tout le reste. Pour les feux d’artifices, pour ne pas l’avoir soutenue face à Éli, et pour s’être éloignée d’elle, trop blessée pour voir que ça l’avait peut-être attristée.
La réaction d’Alyssa lui parut bien trop courte, bien trop insuffisante. Ok… Qu’est-ce que cela voulait dire ? Ok pour accepter le fait qu’elle soit désolée, ou bien ses excuses ? Elle doutait que son invitée soit très disposée à lui pardonner tout de suite. Mais alors, pourquoi ce « OK » ? C’est la question qui suivit qui la prit réellement de court.
Est-ce qu’elle allait bien « quand même » ? Ça, c’était très clair. Elle avait l’air de ne pas aller bien, mais peut-être que malgré les apparences c’était un peu le cas. Et, fondamentalement, il y avait des progrès. Depuis décembre, depuis avril, Lily avait bien remonté la pente. Elle avait rencontré Sandra, renoué avec ses parents, qui s’étaient rapprochés, retrouve Arthur, son meilleur ami d’enfance qui lui avait fait comprendre qu’elle n’allait pas bien et qu’elle devait se reprendre en main, commencé à se détacher du souvenir construit de toute pièce de sa tante, Lily, qui hantait ses rêves… Il y avait du mieux, elle ne pouvait le nier.
C’était cette rencontre avec Alyssa, la ramenant à la période la plus sombre, qui l’avait ébranlée.
Mais elle sentait qu’il s’agissait d’un mal pour un bien.
Hésitante, l’anglaise répondit :
Oui ! Ça… ça va mieux. Enfin, je crois… Disons que… qu’ça va un peu moins mal. J’ai… j’ai pris des séances de psy, puis… puis j’me suis réconciliée avec beaucoup d’monde. C’est pour ça qu’mes parents ont pensé que… qu’ce serait bien que j’continue sur ma lancée. Avec toi. Mais…
Sa voix se brisa, et elle hésita à poursuivre, les joues écarlates. Mais en terme de honte, elle avait été servie aujourd’hui, alors elle n’avait plus rien à perdre. Le timbre tremblant, elle reprit donc.
Mais j’ai peur que… qu’ce soit perdu d’avance, tu vois ?
Une nouvelle larme coulait sur sa joue, mais elle retint la marée.
Plus de larmes : elle devait parler à cœur ouvert, et assumer.
@Alyssa Wright et voilà
Désolée pour la balle perdue de la mère de Lily…
C’est un défi, mais on peut y arriver
Une invitée à l'arrivée peu motivée
Son excuse était passée ? Huuum... Alyssa n'était pas une professionnelle des décryptages d'expression -au contraire- mais face au ton de Miss Dawson, même une insouciante comme elle n'en mettrait pas son balai à vendre. Au moins, l'adulte s'éloignait, et c'était exactement le but d'Alyssa. Mission réussie !
Pour le reste, elle aurait volontiers délégué à son boursouflet. Inventer des excuses branlantes comptait parmi ses nombreuses compétences, mais réagir à des excuses gonflées de sensibilité, ça non. Surtout que Lily ne lui délivrait aucun détail d'aide à la compréhension, là, au contraire même ! Ce fut sans doute pour cela qu'Alyssa lui délivra un simple "OK" avant de plutôt s'intéresser à son état. Elle n'avait pas vraiment envie de revoir sa camarade se fondre dans sa panique au beau milieu d'un salon avec des parents à quelques mètres d'elles. Seulement, encore une fois, Lily répondit à côté de la plaque. Ou peut-être qu'Alyssa l'était elle-même à sa place. Peu importe, mais celle-ci se retrouvait maintenant avec le détail de l'état mental de son amie sur plusieurs mois... Alors qu'elle voulait juste savoir si là maintenant tout de suite, elle ne repartirait plus dans une crise !
Alyssa tiqua à la mention de "psy", spécifiquement le genre de personne qu'elle redoutait. Raconter ses problèmes à un inconnu ne l'intéressait vraiment pas ; il était suffisamment galère de s'exprimer face à des visages connus. Alors cela lui fit d'autant plus bizarre d'apprendre que Lily, elle, le faisait ; la blondinette avait presque l'impression d'entendre un secret interdit. Se rasseyant dans son fauteuil, ses jambes se balançant à nouveau en dessous, elle fronça les sourcils alors que son (ex-)amie poursuivait.
Par Merlin, elle n'aimait vraiment pas le ton presque piteux que prenait Lily, cela la touchait plus qu'elle ne voulait le prétendre, et elle se sentait presque poussée vers cette possibilité de pardon. En temps normal, prendre des décisions hâtives lui convenait à merveille, mais là, c'était particulièrement sérieux, alors elle ne voulait pas se faire inflencer !
- J'aime pas faire comme les adultes le veulent.
Ca c'était pour ses propres parents, ainsi que pour les parents de Lily, qui l'avaient tirée vers ce nid de Billywig sans lui demander son avis. La faire réfléchir pendant les vacances d'été, un véritable scandale ! Sans doute Godric serait d'accord avec elle, même s'il était mort depuis belle lurette. Bref.
- Mais... Heu... Alyssa s'efforçait de peser autant ses mots que ses pensées, dans une difficulté visible. Elle n'avait vraiment pas envie de revoir Lily exploser, ni d'exploser elle-même, d'ailleurs. Son visage se renfrogna. J'sais pas moi. J'ai vraiment pas envie de reparler de cette année, c'était super nul et je veux plus jamais vivre ça. Pour l'reste, ben j'en sais rien.
Pour le reste, elle aurait volontiers délégué à son boursouflet. Inventer des excuses branlantes comptait parmi ses nombreuses compétences, mais réagir à des excuses gonflées de sensibilité, ça non. Surtout que Lily ne lui délivrait aucun détail d'aide à la compréhension, là, au contraire même ! Ce fut sans doute pour cela qu'Alyssa lui délivra un simple "OK" avant de plutôt s'intéresser à son état. Elle n'avait pas vraiment envie de revoir sa camarade se fondre dans sa panique au beau milieu d'un salon avec des parents à quelques mètres d'elles. Seulement, encore une fois, Lily répondit à côté de la plaque. Ou peut-être qu'Alyssa l'était elle-même à sa place. Peu importe, mais celle-ci se retrouvait maintenant avec le détail de l'état mental de son amie sur plusieurs mois... Alors qu'elle voulait juste savoir si là maintenant tout de suite, elle ne repartirait plus dans une crise !
Alyssa tiqua à la mention de "psy", spécifiquement le genre de personne qu'elle redoutait. Raconter ses problèmes à un inconnu ne l'intéressait vraiment pas ; il était suffisamment galère de s'exprimer face à des visages connus. Alors cela lui fit d'autant plus bizarre d'apprendre que Lily, elle, le faisait ; la blondinette avait presque l'impression d'entendre un secret interdit. Se rasseyant dans son fauteuil, ses jambes se balançant à nouveau en dessous, elle fronça les sourcils alors que son (ex-)amie poursuivait.
Par Merlin, elle n'aimait vraiment pas le ton presque piteux que prenait Lily, cela la touchait plus qu'elle ne voulait le prétendre, et elle se sentait presque poussée vers cette possibilité de pardon. En temps normal, prendre des décisions hâtives lui convenait à merveille, mais là, c'était particulièrement sérieux, alors elle ne voulait pas se faire inflencer !
- J'aime pas faire comme les adultes le veulent.
Ca c'était pour ses propres parents, ainsi que pour les parents de Lily, qui l'avaient tirée vers ce nid de Billywig sans lui demander son avis. La faire réfléchir pendant les vacances d'été, un véritable scandale ! Sans doute Godric serait d'accord avec elle, même s'il était mort depuis belle lurette. Bref.
- Mais... Heu... Alyssa s'efforçait de peser autant ses mots que ses pensées, dans une difficulté visible. Elle n'avait vraiment pas envie de revoir Lily exploser, ni d'exploser elle-même, d'ailleurs. Son visage se renfrogna. J'sais pas moi. J'ai vraiment pas envie de reparler de cette année, c'était super nul et je veux plus jamais vivre ça. Pour l'reste, ben j'en sais rien.
@Lily Dawson pas de soucis, ça m'a fait beaucoup rire 
Aller, on y croit, désolée pour cette Alyssa pas vraiment coopérative ?
Aller, on y croit, désolée pour cette Alyssa pas vraiment coopérative ?
6A RP | 16 ans | 1m55 | 44 kg | Préfète de Gryffondor | Attrapeuse des Griffes Ardentes | Futur Horcruxe d'Onyx | Color = MintCream
Be a writer, 장르로는 fantasy
Une invitée à l'arrivée peu motivée
Si ces explications sur son état mental avaient été très dures, elles l’étaient d’autant plus que Lily ne se rendit pas compte tout de suite qu’il ne s’agissait pas du tout de la question d’Alyssa. Ce n’est qu’en voyant son expression du coin de l’œil - parce qu’elle avait un mal fou à la regarder droit dans les yeux - qu’elle aperçut un certain malaise face à cette information qu’elle venait de lui balancer. Ce n’était pas le genre de choses qui se disaient aussi facilement, elle n’en était pas fière du tout et comptait, au départ, ne pas trop l’ébruiter. Alors, qu’est-ce qu’il lui avait prit ?
Mal à l’aise à mesure qu’elle parlait, les yeux de la gryffonne se baissèrent sur son short, dont elle s’occupa à nouveau à triturer l’extrémité. C’était le seul moyen pour extérioriser sa gêne intense, histoire de ne pas repartir dans une crise de larmes ou d’hyperventilation. Pathétique… Heureusement, et ça la surprit beaucoup, Alyssa sembla plutôt compréhensive sur ce point, et l’espace d’un instant la châtain y vit une minuscule chance de retrouver son amitié.
Minuscule, mais existante.
Moi non plus… souffla-t-elle de sa voix rauque lorsque son invitée forcée l’interrompit.
Son ton était, cette fois, plus las et fatigué qu’énervé. En effet, alors que sa haine des adultes avaient été alimentée par la dispute de ses parents, puis par des retenues qu’elle avait eu au cours de l’année, elle en avait désormais marre de les détester. Malgré tout, certains étaient dignes de confiance. Et, même si elle était d’accord avec Alyssa, elle ne voulait plus leur faire la guerre. Si pour ça il fallait se plier à quelques unes de leurs exigences pour qu’ils lui fichent la paix, elle le ferait. Cela ne la mettait pas en joie, mais il lui fallait juste tenir quelques temps, et tout reviendrait comme avant.
Enfin, presque… Retrouverait-elle sa complicité avec la jeune attrapeuse ? Elle n’en était pas du tout sûre, et ce doute, et cette crainte s’échappa de ses lèvres avant qu’elle ne puisse réfléchir. Mais il semblerait que cette incertitude était partagée. Alors qu’elle s’attendait à s’en prendre plein la figure, comme tout à l’heure, Lily ouvrit des yeux ronds à la réponse de la blonde. Elle n’avait pas dit que c’était fichu. Pour autant, elle n’avait pas affirmé que leur amitié reviendrait, mais elle n’avait pas dit non plus qu’elle était terminée.
Et cela suffit pour afficher un mince, très mince sourire sur le visage de sa camarade.
J’suis d’accord. C’était… c’était la pire année à Poudlard. Si… si ça te va, on a qu’à faire comme si de rien n’était ?
Elle prit aussitôt conscience que ses paroles étaient un peu dures à accepter, alors elle se reprit tout de suite.
’Fin non, c’est pas ça que j’veux dire… Ça va être super dur, voire impossible d’oublier tout ça et de rev’nir comme avant, mais… voilà, on en parle plus et on recommence à zéro. Ni amies… (ces mots furent plus durs à dire qu’elle ne l’aurait pensé) …ni fâchées. Puis on voit c’que l’année nous réserve. Ça… ça t’irait ?
Pleine d’appréhension, elle osa relever légèrement son regard pour croiser les yeux bleus d’Alyssa.
Histoire de lui montrer qu’elle était sincère, qu’elle s’en voulait et qu’elle espérait à la fois.
@Alyssa Wright tant mieux
Et pas de soucis, y’a quand même du progrès !
Mal à l’aise à mesure qu’elle parlait, les yeux de la gryffonne se baissèrent sur son short, dont elle s’occupa à nouveau à triturer l’extrémité. C’était le seul moyen pour extérioriser sa gêne intense, histoire de ne pas repartir dans une crise de larmes ou d’hyperventilation. Pathétique… Heureusement, et ça la surprit beaucoup, Alyssa sembla plutôt compréhensive sur ce point, et l’espace d’un instant la châtain y vit une minuscule chance de retrouver son amitié.
Minuscule, mais existante.
Moi non plus… souffla-t-elle de sa voix rauque lorsque son invitée forcée l’interrompit.
Son ton était, cette fois, plus las et fatigué qu’énervé. En effet, alors que sa haine des adultes avaient été alimentée par la dispute de ses parents, puis par des retenues qu’elle avait eu au cours de l’année, elle en avait désormais marre de les détester. Malgré tout, certains étaient dignes de confiance. Et, même si elle était d’accord avec Alyssa, elle ne voulait plus leur faire la guerre. Si pour ça il fallait se plier à quelques unes de leurs exigences pour qu’ils lui fichent la paix, elle le ferait. Cela ne la mettait pas en joie, mais il lui fallait juste tenir quelques temps, et tout reviendrait comme avant.
Enfin, presque… Retrouverait-elle sa complicité avec la jeune attrapeuse ? Elle n’en était pas du tout sûre, et ce doute, et cette crainte s’échappa de ses lèvres avant qu’elle ne puisse réfléchir. Mais il semblerait que cette incertitude était partagée. Alors qu’elle s’attendait à s’en prendre plein la figure, comme tout à l’heure, Lily ouvrit des yeux ronds à la réponse de la blonde. Elle n’avait pas dit que c’était fichu. Pour autant, elle n’avait pas affirmé que leur amitié reviendrait, mais elle n’avait pas dit non plus qu’elle était terminée.
Et cela suffit pour afficher un mince, très mince sourire sur le visage de sa camarade.
J’suis d’accord. C’était… c’était la pire année à Poudlard. Si… si ça te va, on a qu’à faire comme si de rien n’était ?
Elle prit aussitôt conscience que ses paroles étaient un peu dures à accepter, alors elle se reprit tout de suite.
’Fin non, c’est pas ça que j’veux dire… Ça va être super dur, voire impossible d’oublier tout ça et de rev’nir comme avant, mais… voilà, on en parle plus et on recommence à zéro. Ni amies… (ces mots furent plus durs à dire qu’elle ne l’aurait pensé) …ni fâchées. Puis on voit c’que l’année nous réserve. Ça… ça t’irait ?
Pleine d’appréhension, elle osa relever légèrement son regard pour croiser les yeux bleus d’Alyssa.
Histoire de lui montrer qu’elle était sincère, qu’elle s’en voulait et qu’elle espérait à la fois.
@Alyssa Wright tant mieux
Et pas de soucis, y’a quand même du progrès !
Une invitée à l'arrivée peu motivée
Au moins, Alyssa et Lily partageaient le même point de vue : se plier aux adultes, ça craignait un max. Déjà, la blonde avait été obligée durant ces vacances de faire des révisions après la réception de son bulletin, un total abus de son avis. Et maintenant, ses parents magouillaient avec ceux de son (ex-)amie pour les faire se rabibocher ; quelle grosse blague. Seulement, partager à peu près la même vision ne suffisait pas à Alyssa pour pouvoir s'ouvrir à Lily sur cette année. C'était juste impossible pour elle : à chaque fois que l'idée lui effleurait l'esprit, sa gorge se serrait comme par magie.
Mais Lily avait de la chance malgré tout. En plein début du mois d'Août, Alyssa se sentait merveilleusement loin de l'école et de ses chimères, et se montrait donc capable de l'écouter un minimum sans claquer la porte en prétextant une envie pressante. Seulement, aux paroles de Lily, les yeux clairs d'Alyssa se plissèrent d'hésitation. Faire comme si... de rien n'était ? Lily suggérait de tout oublier ?
Sans s'en rendre compte, Alyssa commença à se mordiller la lèvre inférieure, aussi surprise que songeuse. Autant ne plus en parler, pas de soucis, elle savait faire. La jeune fille était la spécialiste du "je me tais jusqu'à ce que ça déborde" et elle venait de tout déballer quelques minutes auparavant. Alors pas de soucis. Néanmoins, il lui était maintenant difficile de savoir si elle se sentait mieux ou pas, ses propres émotions s'étant tassées face à la place qu'avaient prises celles de Lily sous forme de crise de panique.
Par ailleurs, tout oublier, elle ne voyait pas comment, après tous ses efforts infructueux, pour le faire. Un souvenir soudain remonta dans sa mémoire, le soir où elle avait demandé à Lily de l'oublietter, alors que les évènements de sa noyade la perturbaient depuis plusieurs semaines. Son amie avait refusé, et l'avait prise dans les bras. Et Alyssa n'était pas parvenue à oublier. Non, cela ne pourrait décidemment pas fonctionner.
- Huuum..., bien incapable de rester silencieuse bien longtemps, Alyssa avait déjà ouvert la bouche alors qu'elle n'avait absolument aucune idée de quoi dire. Son regard plein de réserve croisa cette fois sans effort les prunelles vertes de Lily. P't'être que... Promis, Alyssa ne faisait pas volontairement planer le suspense.
Lily avait de la chance sur un tout autre point : la petite blonde était en manque constant de divertissement, d'autant plus avec son immobilisation forcée par sa cheville, alors elle ne se voyait vraiment pas passer deux ou trois jours ici dans un silence de plomb. Et, à vrai dire, elle espérait très fort ne pas revivre une année aussi catastrophique que la précédente, à la rentrée (bien qu'il est connu que penser à la rentrée pendant les vacances apporte la pluie et le cafard).
- J'pense que oublier complètement, ça ne peut pas marcher. Moi j'ai pas réussi. (Comme si cela signifiait que personne d'autre ne pourrait y parvenir.) Mais, pas fâchées et on verra pour le reste, ça j'veux bien essayer. Alyssa hocha doucement la tête, comme pour donner son assentiment à ses propres paroles.
Elle hésita un instant, avant qu'un soupçon de sourire nerveux ne se dessine sur ses lèvres ; comme quoi elle ne pouvait taire sa franchise entière :
- Puis faudrait pas qu'on s'ennuie ici, les prochains jours. Les vacances c'est important.
Mais Lily avait de la chance malgré tout. En plein début du mois d'Août, Alyssa se sentait merveilleusement loin de l'école et de ses chimères, et se montrait donc capable de l'écouter un minimum sans claquer la porte en prétextant une envie pressante. Seulement, aux paroles de Lily, les yeux clairs d'Alyssa se plissèrent d'hésitation. Faire comme si... de rien n'était ? Lily suggérait de tout oublier ?
Sans s'en rendre compte, Alyssa commença à se mordiller la lèvre inférieure, aussi surprise que songeuse. Autant ne plus en parler, pas de soucis, elle savait faire. La jeune fille était la spécialiste du "je me tais jusqu'à ce que ça déborde" et elle venait de tout déballer quelques minutes auparavant. Alors pas de soucis. Néanmoins, il lui était maintenant difficile de savoir si elle se sentait mieux ou pas, ses propres émotions s'étant tassées face à la place qu'avaient prises celles de Lily sous forme de crise de panique.
Par ailleurs, tout oublier, elle ne voyait pas comment, après tous ses efforts infructueux, pour le faire. Un souvenir soudain remonta dans sa mémoire, le soir où elle avait demandé à Lily de l'oublietter, alors que les évènements de sa noyade la perturbaient depuis plusieurs semaines. Son amie avait refusé, et l'avait prise dans les bras. Et Alyssa n'était pas parvenue à oublier. Non, cela ne pourrait décidemment pas fonctionner.
- Huuum..., bien incapable de rester silencieuse bien longtemps, Alyssa avait déjà ouvert la bouche alors qu'elle n'avait absolument aucune idée de quoi dire. Son regard plein de réserve croisa cette fois sans effort les prunelles vertes de Lily. P't'être que... Promis, Alyssa ne faisait pas volontairement planer le suspense.
Lily avait de la chance sur un tout autre point : la petite blonde était en manque constant de divertissement, d'autant plus avec son immobilisation forcée par sa cheville, alors elle ne se voyait vraiment pas passer deux ou trois jours ici dans un silence de plomb. Et, à vrai dire, elle espérait très fort ne pas revivre une année aussi catastrophique que la précédente, à la rentrée (bien qu'il est connu que penser à la rentrée pendant les vacances apporte la pluie et le cafard).
- J'pense que oublier complètement, ça ne peut pas marcher. Moi j'ai pas réussi. (Comme si cela signifiait que personne d'autre ne pourrait y parvenir.) Mais, pas fâchées et on verra pour le reste, ça j'veux bien essayer. Alyssa hocha doucement la tête, comme pour donner son assentiment à ses propres paroles.
Elle hésita un instant, avant qu'un soupçon de sourire nerveux ne se dessine sur ses lèvres ; comme quoi elle ne pouvait taire sa franchise entière :
- Puis faudrait pas qu'on s'ennuie ici, les prochains jours. Les vacances c'est important.
@Lily Dawson eeeet c'est même un miracle à ce point là ! 
6A RP | 16 ans | 1m55 | 44 kg | Préfète de Gryffondor | Attrapeuse des Griffes Ardentes | Futur Horcruxe d'Onyx | Color = MintCream
Be a writer, 장르로는 fantasy
Une invitée à l'arrivée peu motivée
Les poings de Lily se serrèrent lorsqu’elle remarqua l’expression crispée d’Alyssa, alors qu’elle avait bêtement émit l’idée de « faire comme si de rien n’était ». En réalité, ce n’était pas sa volonté, et loin de là, parce qu’elle savait pertinemment que c’était impossible. Sa troisième année à Poudlard, celle où elle avait atteint ses quatorze ans, resterait à jamais gravée en elle. Et sûrement au sein de la promo toute entière, ou en tout cas une bonne partie, à bien y réfléchir. Comment oublier sa rupture avec Chloé, puis celles, amicales mais toutes aussi dures à avaler, avec Éli puis Alyssa ? Comment oublier cette année où elle s’était créé tant d’ennemis : Hunter, Links, Redose, Mélissandre, Tamsin… ? La liste n’avait fait que s’accroître à mesure qu’elle frappait, avec sa baguette ou ses poings, ceux qui lui rappelaient que c’était elle qui méritait d’être frappée.
Oui, cette année scolaire avait été traumatisante en ce sens, et jamais elle ne pourrait l’oublier. Toutefois, elle y avait aussi fait de belles rencontres, comme Emma, sa cousine, Mr O’Dea, le garde-chasse ou bien Ernest et Sandra, tous deux forts sympathiques. Et si chacune de ces rencontres s’étaient faites dans un contexte peu glorieux, ou bien si elles avaient été le début ou l’aboutissement de quelque chose de difficile, jamais elle ne voudrait les oublier.
Sauf que, pour ne pas oublier le beau, il fallait se souvenir du douloureux.
Et non seulement ça faisait mal, mais c’était collé à sa peau.
Ainsi Lily comprenait-elle mieux que personne le ressenti d’Alyssa, et ce même si cette dernière s’efforçait sans doute à le nier. À moins qu’elle ne finisse par comprendre, en fin de compte ? Une nouvelle fois, l’espoir gagna la petite châtain, cette chose qu’elle croyait ne trouver que dans les contes de fées, et surtout pas dans sa propre vie. Était-elle stupide d’espérer retrouver son amie ? Ce qu’elle savait au contraire, c’est qu’elle avait été stupide de ne pas espérer ces derniers mois, de se laisser tomber au fond du trou comme un vulgaire veracrasse.
Indigne d’une jeune sorcière de Gryffondor, assurément.
Alors, pour la première fois depuis le début de la journée, Lily s’autorisa à espérer.
Et, aux mots de son invitée, elle sut qu’elle avait raison.
Suspendue à ses lèvres, la godrichienne les buvaient, ces paroles hésitantes et non plus emplies d’un rejet catégorique. Peut-être que quoi ? C’était comme si sa vie dépendait de cette réponse - enfin ca, c’était parce qu’elle s’interdisait presque de respirer, malgré elle, en l’attendant.
Et le verdict tomba.
Et ses poumons se vidèrent.
Et un soulagement baigna son visage.
Super ! ne put-elle s’empêcher de lâcher dans un demi-sourire, avant de se reprendre. Euh… j’suis d’accord, on peut pas oublier l’année passée, mais là c’est une toute autre année, donc… oui, on verra bien.
En espérant qu’elle soit aussi tout autre dans son déroulé… mais autant ne pas trop y penser tout de suite. Alyssa, en tout cas, ne voulait pas y songer, et parlait à la place des vacances, de ce séjour forcé qui ne devait pas être trop ennuyeux, selon sa volonté.
Cette fois, un sourire franc se dessina sur le visage de Lily encore rouge des larmes passées.
Et, cette fois, elle avait beau tout faire elle ne pouvait s’en débarrasser.
Dans ces paroles, elle avait cru retrouver l’amie égarée.
C’est vrai, faut qu’on s’occupe ! J’ai c’qu’il faut normalement, enfin… enfin si tu veux. P’t-être que nos parents nous laisseront tranquilles, en plus, s’ils voient qu’on s’amuse…
…ou comment replomber l’ambiance à peine rehaussée en 20 secondes chrono.
@Alyssa Wright tellement que je me suis un peu trop emballée, ce RP me fait faire n’importe quoi
Oui, cette année scolaire avait été traumatisante en ce sens, et jamais elle ne pourrait l’oublier. Toutefois, elle y avait aussi fait de belles rencontres, comme Emma, sa cousine, Mr O’Dea, le garde-chasse ou bien Ernest et Sandra, tous deux forts sympathiques. Et si chacune de ces rencontres s’étaient faites dans un contexte peu glorieux, ou bien si elles avaient été le début ou l’aboutissement de quelque chose de difficile, jamais elle ne voudrait les oublier.
Sauf que, pour ne pas oublier le beau, il fallait se souvenir du douloureux.
Et non seulement ça faisait mal, mais c’était collé à sa peau.
Ainsi Lily comprenait-elle mieux que personne le ressenti d’Alyssa, et ce même si cette dernière s’efforçait sans doute à le nier. À moins qu’elle ne finisse par comprendre, en fin de compte ? Une nouvelle fois, l’espoir gagna la petite châtain, cette chose qu’elle croyait ne trouver que dans les contes de fées, et surtout pas dans sa propre vie. Était-elle stupide d’espérer retrouver son amie ? Ce qu’elle savait au contraire, c’est qu’elle avait été stupide de ne pas espérer ces derniers mois, de se laisser tomber au fond du trou comme un vulgaire veracrasse.
Indigne d’une jeune sorcière de Gryffondor, assurément.
Alors, pour la première fois depuis le début de la journée, Lily s’autorisa à espérer.
Et, aux mots de son invitée, elle sut qu’elle avait raison.
Suspendue à ses lèvres, la godrichienne les buvaient, ces paroles hésitantes et non plus emplies d’un rejet catégorique. Peut-être que quoi ? C’était comme si sa vie dépendait de cette réponse - enfin ca, c’était parce qu’elle s’interdisait presque de respirer, malgré elle, en l’attendant.
Et le verdict tomba.
Et ses poumons se vidèrent.
Et un soulagement baigna son visage.
Super ! ne put-elle s’empêcher de lâcher dans un demi-sourire, avant de se reprendre. Euh… j’suis d’accord, on peut pas oublier l’année passée, mais là c’est une toute autre année, donc… oui, on verra bien.
En espérant qu’elle soit aussi tout autre dans son déroulé… mais autant ne pas trop y penser tout de suite. Alyssa, en tout cas, ne voulait pas y songer, et parlait à la place des vacances, de ce séjour forcé qui ne devait pas être trop ennuyeux, selon sa volonté.
Cette fois, un sourire franc se dessina sur le visage de Lily encore rouge des larmes passées.
Et, cette fois, elle avait beau tout faire elle ne pouvait s’en débarrasser.
Dans ces paroles, elle avait cru retrouver l’amie égarée.
C’est vrai, faut qu’on s’occupe ! J’ai c’qu’il faut normalement, enfin… enfin si tu veux. P’t-être que nos parents nous laisseront tranquilles, en plus, s’ils voient qu’on s’amuse…
…ou comment replomber l’ambiance à peine rehaussée en 20 secondes chrono.
@Alyssa Wright tellement que je me suis un peu trop emballée, ce RP me fait faire n’importe quoi
Une invitée à l'arrivée peu motivée
Bien qu'à nouveau assise dans son fauteuil, Alyssa avait accepté de faire un pas en direction de Lily. Rien qu'un tout petit pas, il ne fallait pas abuser non plus. Et ce n'était pas du tout à cause de la pression des parents ou pour leur faire plaisir, surtout pas par Godric ! La jeune adolescente ne voudrait pas leur accorder cette gloire. Juste... C'était difficile de rester en permanence sur le qui-vive, en conflit, et sans savoir vraiment sur quel pied danser en compagnie de Lily, auparavant une amie en qui elle avait confiance.
Alyssa n'éprouvait aucune certitude quand au retour de cette confiance, mais arrêter d'être fâchée lui convenait finalement bien. Mais pas pour faire plaisir à Lily non plus, hein ! Enfin, celle-ci sembla tout de même plutôt contente. Son "Super !" aurait pu sonner quelque peu inapproprié quand à la gravité de la situation passée mais il ne froissa pas spécialement Alyssa : c'était bien mieux qu'une marque d'indifférence. A la suite des paroles de la châtaine, la blondinette hocha doucement la tête :
- Ouais ça le fait, une nouvelle année.
Pas question d'y penser maintenant, cela dit, les vacances restaient sacrées. Surtout qu'Alyssa n'éprouvait strictement aucune envie de retourner à Poudlard, tant que le Quidditch demeurait incertain. A quoi bon suivre des cours si elle ne pouvait se défouler dans son sport favori ? Seulement... Elle s'ennuyait tout autant chez elle, en fait. Par Merlin, elle ne savait pas quoi faire. Peut-être que passer ces quelques jours chez Lily l'aiderait à se changer les idées, et c'est un peu ce qu'elle formula à voix haute. Son regard s'éclaira rapidement au "J'ai c'qu'il faut" de Lily ; tout ce qu'une jeune fille adorerait entendre en vacances, quand on parle de loisirs.
Alyssa sourit à son tour, plus en confiance, et hocha la tête :
- Ouais j'veux bien ! Enfin ça dépend ce que t'as mais chuis sûre que ça pourra être amusant. Son sourire s'agrandit davantage tandis que sa langue se déliait. On peut faire quoi, là, maintenant ? Puis après ? Et aussi encore après ? A sa propre surprise, Alyssa reprit rapidement du poil de la bête après cette conversation difficile, bien soulagée de partir sur un terrain moins glissant. Mais elle se calma d'un coup. Baissant le ton, posant un doigt sur ses lèvres, son regard se fit légèrement complice : Faut juste pas qu'on parle trop fort au début, c'est nul s'ils croient qu'ils ont tout réussi et que tout est grâce à eux, tu m'suis ? En tous cas choisis la première activité, c'est chez toi et moi j'connais pas du tout ici !
Tout compte fait, les vacances chez Lily pourraient être amusantes. Mais bien sûr, elle feindrait un simple "C'était pas mal." quand ses parents le lui demanderait.
Alyssa n'éprouvait aucune certitude quand au retour de cette confiance, mais arrêter d'être fâchée lui convenait finalement bien. Mais pas pour faire plaisir à Lily non plus, hein ! Enfin, celle-ci sembla tout de même plutôt contente. Son "Super !" aurait pu sonner quelque peu inapproprié quand à la gravité de la situation passée mais il ne froissa pas spécialement Alyssa : c'était bien mieux qu'une marque d'indifférence. A la suite des paroles de la châtaine, la blondinette hocha doucement la tête :
- Ouais ça le fait, une nouvelle année.
Pas question d'y penser maintenant, cela dit, les vacances restaient sacrées. Surtout qu'Alyssa n'éprouvait strictement aucune envie de retourner à Poudlard, tant que le Quidditch demeurait incertain. A quoi bon suivre des cours si elle ne pouvait se défouler dans son sport favori ? Seulement... Elle s'ennuyait tout autant chez elle, en fait. Par Merlin, elle ne savait pas quoi faire. Peut-être que passer ces quelques jours chez Lily l'aiderait à se changer les idées, et c'est un peu ce qu'elle formula à voix haute. Son regard s'éclaira rapidement au "J'ai c'qu'il faut" de Lily ; tout ce qu'une jeune fille adorerait entendre en vacances, quand on parle de loisirs.
Alyssa sourit à son tour, plus en confiance, et hocha la tête :
- Ouais j'veux bien ! Enfin ça dépend ce que t'as mais chuis sûre que ça pourra être amusant. Son sourire s'agrandit davantage tandis que sa langue se déliait. On peut faire quoi, là, maintenant ? Puis après ? Et aussi encore après ? A sa propre surprise, Alyssa reprit rapidement du poil de la bête après cette conversation difficile, bien soulagée de partir sur un terrain moins glissant. Mais elle se calma d'un coup. Baissant le ton, posant un doigt sur ses lèvres, son regard se fit légèrement complice : Faut juste pas qu'on parle trop fort au début, c'est nul s'ils croient qu'ils ont tout réussi et que tout est grâce à eux, tu m'suis ? En tous cas choisis la première activité, c'est chez toi et moi j'connais pas du tout ici !
Tout compte fait, les vacances chez Lily pourraient être amusantes. Mais bien sûr, elle feindrait un simple "C'était pas mal." quand ses parents le lui demanderait.
En même temps, sacré RP ! 
Eeeet c'est une victoire du côté de la réconciliation je crois bien ! A priori c'est mon dernier post, selon les réactions de Lily. Donc au cas où, merci beaucoup pour ce RP, c'était très intéressant à écrire !
Eeeet c'est une victoire du côté de la réconciliation je crois bien ! A priori c'est mon dernier post, selon les réactions de Lily. Donc au cas où, merci beaucoup pour ce RP, c'était très intéressant à écrire !
6A RP | 16 ans | 1m55 | 44 kg | Préfète de Gryffondor | Attrapeuse des Griffes Ardentes | Futur Horcruxe d'Onyx | Color = MintCream
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