RP PNJ How to put stars in your eyes ? M.R

22 juillet 2051
Devant l'Astronarium, Godric's Hollow
@Miya Ryuū

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Charles Trenet - Boum

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J’ai eu cette idée en pensant à elle. Rien que ça, ça aurait dû me dissuader d’aller au bout. Les idées du style « ça va sans doute lui plaire », c’est carrément dangereux. Parce qu’après, il faut choisir une date, prévoir un itinéraire, voire, dans les cas les plus critiques, faire quelque chose d’inconcevable : être en avance. Ça transforme une simple sortie en rendez-vous. Non, ce n’est clairement pas un rendez-vous ! On va plutôt dire que c’est une visite culturelle. Ouais, c’est beaucoup mieux.

Une visite culturelle pour laquelle j’ai passé beaucoup trop de temps à réfléchir à la chemise que j’allais mettre. Et surtout, une visite culturelle qui allait m’obliger à retourner à Godric’s Hollow. Et ça, ça relevait vraiment du miracle. Voilà pourquoi, je me retrouve devant l’Astronarium. En même temps, difficile de le louper, un gros bâtiment blanc à l’architecture classique et aux grandes fenêtres, ça détonne clairement en plein Godric's Hollow. Et surtout, difficile de rater l’immense coupole qui attire le regard depuis la rue. C’est là-haut que se trouve le planétarium, qui est la véritable raison de ma présence ici aujourd’hui.

Plus exactement, la deuxième.

Parce que la première n’est pas encore arrivée.

Je reste en bas des marches, les mains plongées dans les poches de mon manteau. Si quiconque prétend que je suis stressé, je le fais taire sur-le-champ. Ce n’est absolument pas le cas. Je suis seulement arrivé cinq minutes en avance, par le plus grand des hasards, et je me retrouve à devoir attendre. Du coup, j’observe les autres visiteurs sortir avec leurs brochures sous le bras. Je vois deux gamins se disputer une planète miniature et, plus loin, une vieille sorcière aux doigts boudinés serrer une constellation de poche contre elle.

J’avais envisagé d’acheter les billets à l’avance, mais ça aurait fait trop suspect, trop organisé. Déjà que le fait de lui donner rendez-vous en plein Godric’s Hollow allait sans doute lui paraître louche, alors, si, en plus, je sortais comme par magie deux billets de ma poche pour l’Astronarium… Je voulais surtout lui faire plaisir. C’est elle qui m’a parlé d’étoiles et de trucs de Moldus l’autre jour, comme ces Moldus qui auraient marché sur la Lune. C’est plutôt cool, non ? Finalement, je regrette un peu de ne pas les avoir achetés à l’avance. Faire la queue, ce n’est clairement pas le meilleur début de soirée pour une sortie culturelle, n’est-ce pas ?

Je pourrais toujours la laisser choisir le parcours qu’elle veut. Même si je n’ai qu’une envie : l’emmener directement au planétarium pour m’installer avec elle sur l’un des canapés et voir si les étoiles du ciel se reflètent dans ses yeux.

Cette pensée est vraiment étrange, d’ailleurs. J’ai le sentiment de devenir un véritable canard en sa présence. C’est bizarre, mais le pire dans tout ça, c’est que je crois que je commence à aimer ça. Cette sensation étrange que je ressens lorsqu’elle est là. Ce petit pincement quand on doit se séparer.

Qu’est-ce que tu m’as lancé comme sortilège ?

Voilà que je me mets à regarder de nouveau ma montre, pour la dixième fois depuis que je suis arrivé. Pourtant, je sais bien qu’elle n’est pas en retard. C’est juste moi qui suis en avance. Ça aggrave d’ailleurs les symptômes du canard dont je souffre. Je range alors ma montre et observe de nouveau la façade, comme si de rien n’était. À travers les portes, je peux apercevoir le hall tamisé et les grands lustres qui occupent l’accueil. Si j’ai bien compris le plan, la première salle est consacrée à la divination et à l’astrologie. Priam, qui s’est bien moqué de moi quand je lui ai parlé de mon idée hier, m’a raconté qu’il y avait un endroit où les visiteurs pouvaient entrer leur date de naissance et découvrir leurs qualités, leurs défauts et même leur compatibilité.

J’ai bien l’intention de l’y emmener. Je ne crois pas qu’elle accorde beaucoup d’importance à ce genre de trucs. Moi non plus, d’ailleurs. Je veux juste m’assurer que les astres sont d’accord sur le fait qu’on est carrément assortis l’un à l’autre. Et puis, je compte bien porter plainte pour diffamation en cas de résultat contraire.

On pourrait ensuite aller observer les vitrines remplies d’instruments astronomiques, ou encore visiter la Grande Bibliothèque des Étoiles, avec ses cartes du ciel et ses gros bouquins poussiéreux. Ça pourrait peut-être l’intéresser. Je lui raconterais n’importe quoi et elle le saurait, mais elle me laisserait sans doute continuer parce que je crois que ça l’amuse.

Merde, je suis déjà en train d’imaginer la visite avec elle.

Je pourrais sentir son bras pressé contre le mien dans l’escalier. J’entendrais son rire briser le silence de la bibliothèque. Je pourrais attraper sa main pour l’empêcher de s’égarer. Ce serait une simple excuse, car il est pratiquement impossible de se perdre ici, mais je suis convaincu qu’elle me pardonnerait cette petite entorse à la vérité.

Ces idées sont carrément pathétiques, mais je n’en retire aucune.

Mes yeux sont immédiatement attirés par une silhouette au loin. Une tempête multicolore reconnaissable entre mille. Sa simple présence me fait sourire, même si elle ne me voit pas encore. Je m’efforce de rester impassible à mesure qu’elle s’approche, mais c’est manifestement raté. Quoi qu’il en soit, j’arrête de simuler mon intérêt pour l’architecture. Après tout, elle va bientôt me reconnaître. J’avais déjà les cheveux roses lorsque nous nous sommes rencontrés il y a deux mois. Mais cette fois-ci, j’ai piqué l’un des manteaux d’Hector au lieu d’enfiler mon vieux manteau usé.

Parce que, ce soir, je veux qu’elle remarque l’effort.

Pas la préparation.

Seulement le résultat.

Je quitte enfin les marches pour me rapprocher d’elle, tandis que mon regard glisse sur sa tenue avec une lenteur délibérée avant de revenir vers son visage. Je l’accueille rapidement au creux de mes bras, en gardant ce sourire un peu niais d’un homme heureux.

Pourquoi, par Merlin, lorsque je sens son corps contre le mien, mon foutu organe vital se met-il à accélérer ?

Je lui offre mon plus beau sourire. Le genre de sourire qui vient annoncer une phrase beaucoup trop sérieuse pour ce qu’elle est.

— J’espère que tu aimes les étoiles, Milady. Parce que j’en ai réservé quelques-unes pour toi ce soir.

Merlin, c’est totalement canard. Ouais je sais, et pour ce soir, j'men fiche finalement.

Je me détache d’elle après quelques instants avant de lui tendre mon bras dans une caricature beaucoup trop évidente de galanterie. Je lui laisse le choix de le saisir ou de se moquer ouvertement de moi avant même que nous soyons entrés.

1105 mots

* Traduction : Comment te mettre des étoiles pleins les yeux

A genius in a foolish disguise - Sir Adidas Vance du Ouin Ouin - Le Gang des Licornes - Toujours partant pour un RP (cf ici)

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22 juillet 2051

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Ellie, 22 ans, #496b74 [PNJ actif]
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Reducio
Identité du/des PNJ (Prénom, Nom) : Ellie "Dash" Clarke
Lien avec le PJ : protégée, petite soeur de coeur
Lien dans le répertoire : portolien
Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? non (PJ absent)
Si "non", impact envisagé sur l'autre PJ : développer la relation Ellie - Léo qui va permettre à Léo d'étoffer le présent de son PJ en plus d'étoffer ses relations et de lui permettre de rencontrer des gens
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C'est pas mon idée. Evidemment que c'est pas mon idée, je déteste cette ville. Je déteste tout ce qui est lié de près ou de loin aux sorciers abrutis qui ont décrété que, parce que mes parents sont pas comme eux, je vaux moins que les autres. C'est des conneries. Et mes parents, ce sont des gens merveilleux qui auraient bien deux trois trucs à apprendre à ces malfrats — surtout en ce qui concerne les règles de politesse de base ou ce genre de trucs. Ouais, c'est tous des purs idiots. En tout cas c'est ce que je me dis tandis que je marche dans cette ville détestable de ce pays détestable de ces sorciers tous détestables. Enfin, disons presque tous détestables. Les battements de mon coeur s'accélèrent alors que l'image d'un certain garçon me vient en tête. Rha arrête ça tout de suite, je me morigène en serrant les dents, essayant en vain de retenir le sourire qui tente d'éclore sur mes lèvres. Je me mords la joue avant d'abandonner. Pff tant pis, je pense, lasse.

Et aussitôt, un sourire abruti nait sur mon visage inhabituellement renfermé. C'est cette ville de malheur, elle me donne envie de m'en prendre aux bâtiments à mains nues. Bon, dans les faits je suis sûre que ça serait une très mauvaise idée et que j'aurais absolument rien à gagner — excepté peut-être une contravention que j'aurais pas les moyens de payer — mais bordel ça ferait du bien.

Y'a bien que pour lui que je ferais ça. Venir ici. Dépenser de l'argent dans cette ville méprisable. Ouais, y'a bien que pour Léonidas Vance que je serais capable de renier mes principes, et ça c'est carrément une mauvaise nouvelle — en tout cas pour mon coeur. Pour ma santé mentale aussi, surtout si notre relation qui n'a pas de nom devient un truc similaire à ce qui s'est passé entre Miya et Lloyd. Elle a fini par me raconter leur passif, et forcément j'ai compris ce que je pouvais pas emboiter correctement. C'était plus drôle d'imaginer qu'elle lui devait de la thune.

Mes pieds foulent le sol avec une régularité presque militaire — chose suspecte venant de moi qui passe quasiment ma vie à sautiller, à ralentir, accélérer et m'arrêter pour regarder trente et un trucs. Mais j'suis pas impatiente. Ben nan. Juste je suis en retard. Ouais. Aucun rapport avec le garçon qui m'attend devant l'Astronarium de Godric's Hollow. Absolument rien à voir. Et y'a pas de rapports avec le fait que j'porte la tenue qui me met le plus en valeur, encore une fois, y'a rien à voir. Nerveuse — sérieux, nerveuse ? —, j'enfonce mes mains dans mes poches. Y'a pas de raison que ça se passe mal. D'ailleurs qu'est-ce qui devrait mal se passer si il se passait rien. "Reste naturelle" qu'elle a dit Miya, mais elle a pas la moitié des infos. Elle sait qu'on crèche chez elle genre soixante-dix pourcent du temps, qu'on est souvent fourrés ensemble et qu'on n'a pas vraiment mis de mots sur notre relation. Bon, c'est vrai que j'ai été vexée qu'il vienne à la soirée de la Fausse Danse avec une autre fille. Parait que c'est un signe plutôt clair. Je secoue la tête.

Je le vois au loin. Mon coeur s'emballe, je prends soin de le faire taire.

« Hey. »

C'est à peu près tout ce que j'ai le temps d'articuler avant de me fondre entre ses bras. Merlin je dois me reprendre, au moins un peu. Je dois préserver un semblant de dignité, juste un peu.

« Milady ? je répète, amusée. Oh, t'es allé me décrocher la lune ? »

Il me présente son bras et mon premier réflexe est de refuser. Je suis de la cambrousse, j'en suis fière, j'aime pas respecter les codes sociaux ni ceux qu'on m'impose, j'aime pas me conformer à ce qu'on aime essayer de me faire croire. Mais...pour lui, je veux bien faire un effort. Alors je prends ce bras qu'il me tend, et je lui renvoie son sourire. Plus timide, certes, mais quand même.


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683 mots

#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage