Coucou Rapeltout Au diable, la fierté !

George entendit à peine Jane lui redemandait s'il allait bien. Tout ce qui l'importait c'était... C'était quoi au juste ?
Et puis, il sortit LA phrase qu'il ne fallait pas. Celle qui interrogea Jane. Celle qui allait l'embarquer dans un gouffre inconnu.

- Qu'est-ce qu'ils diraient ? Tes yeux.

La voix de la jeune femme resta comme suspendue en l'air. Maintenant, il n'avait plus le choix. Il ne pouvait plus faire marche arrière. Il ne pouvait décemment pas lui lâcher une phrase pareille et se dégonfler. N'était-ce pas Jane qui l'avait trouvé courageux de s'être confié ? Et puis, qu'avait-il de plus à perdre ? Sa fierté ? Il l'avait perdu à l'instant même où il s'était retrouvé à verser des torrents de larmes devant la sorcière.
Et puis, durant la grande majeure partie de sa vie, le sorcier avait dû faire des choses pour rendre fière sa famille. Il avait dû dire des choses pour rendre fière sa famille. Et maintenant qu'il s'était enfin débrassé de la culpabilité de blesser sa famille, de les décevoir, il avait envie de faire des choses pour lui. Il se sentait pousser des ailes comme si les cicatrices s'étaient enfin adoucies en lui.

Il n'avait plus du tout honte de ses émotions. Il n'avait plus honte de pleurer. Était-ce parce que la femme devant lui l'avait accepté comme il est, avec ses blessures ? Elle ne l'avait pas jugé.
Était-ce cela, le véritable Amour ? Avoir l'impression de devenir un homme nouveau à chaque seconde rien qu'en observant la femme qu'on aimait ?
Il avait cru aimer Amanda sincèrement. Mais ce qu'il ressentait en ce moment, n'avait rien avoir avec l'amour qu'il avait porté pour son ex-femme. Cela n'équivalait même pas au quart de ce qu'il ressentait pour Jane.

Cela aurait dû lui faire peur.
Cela aurait dû l'angoisser et l'effrayer au point de prendre la fuite.
Et pourtant, il ne ressentait rien de tout ça.

Au contraire, il réduisit la distance entre lui et Jane. Il marcha à pas lents et réguliers jusqu'à se trouver à quelques centimètres de celle qu'il avait pendant longtemps considéré comme sa meilleure amie. Il dépassait largement Jane mais il n’avait pas besoin de baisser beaucoup la tête pour la regarder. Sa nervosité était clairement palpable, son coeur battait à mille à l’heure, ses mains tremblaient et pourtant, ce fut d’une voix assurée qu’il déclara :

- Si mes yeux pouvaient parler, ils te diraient à quel point tu es magnifique même en pyjama. Si mes yeux pouvaient parler, ils te diraient que tu es une femme rayonnante et qui a un sourire à faire fondre le coeur des gens. Si mes yeux pouvaient parler, ils te diraient que tu es une femme merveilleuse car tu ne te met pas en colère même lorsque c'est amplement mérité. Tu es généreuse, toujours prête à donner au monde qui t'entoure. Tu donnes sans jamais rien demander en retour. Tu es un vrai rayon de soleil qui illumine le monde par sa simple présence. Tu ne gardes jamais rien pour toi ; tu offres sans relâche.

Il prit délicatement les mains de Jane dans les siennes et les caressa doucement à l'aide de ses pouces.

- J'aimerais que tu m'accordes une faveur Jane.

Il attendit sa réponse avec un immense sourire au visage, beaucoup plus confiant et assuré. Une fois qu'il l'eut reçut, il continua :

- Continues de rester la resplendissante jeune femme que je connais. Seulement, laisse-moi te donner ce que les autres ne te donnent pas. Laisse-moi te donner des compliments, d'être au petit soin pour toi comme tu l'es pour les autres, de faire attention à ce que tu ne manques de rien.

George serra un peu plus fort les mains de Jane.

- Tu mérites d’être traitée comme une reine. Tu mérites que quelqu’un prenne soin de toi. Tu mérites d’être aimée pour de vrai, pour la personne que tu es véritablement. Tu te caches de la lumière parce que certains t’ont aveuglé avec elle et tu as peur d’être à nouveau blessée. Mais ce que tu n’as pas encore compris, Jane, c’est simplement que cette lumière, c’est toi. Tu n'as pas besoin de te cacher : tu rayonnes déjà. Laisse-moi être celui qui tte conduit sous les projecteurs. Laisse-moi être celui qui offre pour changer. Laisse-moi faire tout ça parce que... Parce que je...

Les mains de George devinrent légèrement moites, son coeur se remit à tambourinner et sa nervostité reprit le dessus. Cependant, ce fut avec une voix rempli d'amour, de fierté et de joie qu'il déclara enfin, sans prendre le temps de se demander ce qu'en penserait Jane :

- Parce que je suis amoureux de toi, Jane. Je t'aime et je veux que tu le saches. J'ai perdu trop de temps dans ma vie à réfléchir avant d'agir de peur de décevoir le monde qui m'entoure. Mais tu m'as montré à faire ce qui est bon pour moi sans me demander si c'est bien pour les autres. Tu m'as mis en lumière, Jane, moi qui ne connaissais que l'obscurité. Je t’aime ma chère Jane et je n’aurai jamais honte de le dire. Je suis fier d’aimer une personne aussi formidablement et incroyablement extraordinaire que toi.

Et dans un dernier souffle, sans jamais lâcher le regard de la sorcière, il murmura :

- Je t'aime.


@Jane Plogeth J'ai réussi à pleurer en écrivant ce post :cryhappy: :blush: <3
Voilà la décla tant attendu :grin:

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HRP, j'accepte avec joie le tutoiement !

Coucou Rapeltout Au diable, la fierté !
Jane veut comprendre. Elle veut comprendre ce que cache ce regard. Ce que cette bouche ne dit pas. Ce que ce visage décrit qu'elle n'arrive pas à décrypter. Elle veut comprendre. Que dirait ces yeux, s'ils étaient doués de parole ? Néanmoins, elle regrette presqu'aussitôt sa question. La question de trop ? Le visage de George change et rechange. Il se passe énormément de choses dans sa tête, mais s'il ne parle pas, elle ne pourrait rien faire pour l'aider à se dépêtrer.

Finalement, il ouvre la bouche et parle. Il parle. Il la complimente à tout va. Elle se rappelle qu'elle en pyjama, pas maquillée et pas coiffée. En somme, elle ressemble à un gobelin. Ça ne la dérange pas plus que cela de se montrer comme ça devant George, la preuve elle l'avait presque oublié. George est un homme en qui elle voue une immense confiance. Elle lui confierait sa vie. Ce n'est rien du tout de se montrer sous un mauvais jour, en comparaison.

« U-Une faveur ? Je t'écoute. » répond-elle, légèrement distraite.

Son esprit est un peu embué, perdu dans la nuée de compliments qu'elle a reçu. Elle vient de tant recevoir. Son cœur bat un peu plus fort dans sa poitrine et ses joues rosissent légèrement. Bien sûr, ça lui fait plaisir d'entendre de telles choses. Elle ne se décrirait jamais comme il vient de le faire. Mais cela lui réchauffe le cœur.

George lui a pris les mains et lui parle avec tant d'assurance, ou de passion, ou un mélange des deux. Elle le sent presque trembler. Elle a été surprise par ce contact soudain, elle ne peut pas le nier. Elle est encore plus surprise par tout ce qu'elle entend. D'ailleurs, elle n'est pas sûre de tout comprendre. Où veut-il en venir ? Il lui lâche une bombe en plein cœur.

Elle est en pyjama dans son salon. Il lui tient les mains et il... lui déclare son amour ? Alors qu'elle est en pyjama ?! Est-ce réellement en train de se passer ? A mesure qu'elle commence à comprendre ce qu'il se passe, son cœur se met à cogner plus fort dans sa poitrine. Un voile de chaleur s'est posé sur elle. Qu'est-ce qu'elle a chaud !

Il... m'aime ?

Oui, c'est bien ce qu'il lui dit. Mais l'aime-t-elle ? Elle l'a toujours vu comme l'ami de ses frères Puis comme un grand frère de plus, en particulier lorsque Darrel et Joe ont quittés Poudlard. Et plus généralement, George est son meilleur ami. Il compte autant que Beverley. Ils sont tous les deux des sorciers qu'elle aime de tout cœur. Beverley fait officiellement partie de sa famille, depuis qu'elle a épousé Darrel, mais pour George s'est différent. Elle l'a toujours perçu comme un membre de sa famille.

Mais elle ne l'a pas vu comme un homme. Après avoir entendu ces mots, elle le regarde attentivement, elle l'inspecte, presque larmoyante. Cette déclaration, en plus de tout ce qu'il venait de lui partager sur sa vie... Elle n'a pas les mots. Elle est perdue. Mais aussi... elle ressent quelque chose d'indescriptible. Le discours de George l'a tellement touché. Cette déclaration l'a atteinte au plus profond d'elle. Au fond, c'est comme si elle avait toujours attendu ce jour.

Je... l'aime ?

« George. J-Je... » bégaie-t-elle.

Elle libère une de ces mains pour pouvoir essuyer une larme isolée. Comment répondre à une telle déclaration. A mesure que le silence passe, elle sent ses mains et celles de George devenir de plus en plus moites. Elles tremblent légèrement aussi. Ils ont tous deux peur. Lui s'est mis à nu devant elle et attend une réponse. Elle... elle ne sait pas. Son cœur le sait très bien, mais son esprit n'est pas sûr de suivre.

« George... »

Elle renifle. Des larmes de bonheur coulent sur ses joues. C'est bon, sa raison cède enfin à son cœur. Elle a déjà eu quelques relations. Elle a déjà ouvert son cœur à d'autres et partager des choses à deux. Mais aujourd'hui, c'est tout autre chose. C'est George ! La raison la rattrape peu à peu. Elle lui rappelle ses relations passées et là où ça la menée. C'est peut-être pas la solution... si ?

« George... Je... Merci pour toutes ces belles choses que tu m'as dites. On se connaît depuis tellement longtemps et pourtant... » Elle se retient de fondre en larmes. « Il faut que tout ça sorte aujourd'hui. George, je te l'ai dit un millier de fois, mais tu comptes beaucoup pour moi. Tellement que... Je ne pense pas être celle faite pour toi. » Elle a mal. « J'veux dire, je ne veux pas te blesser comme Amanda t'a blessé. Tu connais toute ma vie, ma vie amoureuse est un putain de fiasco e-et... Je ne veux pas briser notre relation pour ça... »

Elle ne veut pas le blesser. Pourtant, elle refuse de le lâcher. Elle a tellement honte de ce qu'elle vient de dire qu'elle voudrait fuir et se réfugier dans sa chambre. Pourtant, ses jambes refusent de bouger. Elle reste statique. Tout ce qu'on entend est le bruit de ses reniflements. Elle a tellement honte et peur aussi, qu'elle n'ose plus le regarder dans les yeux. Et si, sa déclaration venait de mettre un terme à leur relation ?

Le silence continue de s'installer. Elle a l'impression que ça fait des heures et pourtant, ça ne fait que quelques secondes. Soudain, elle se rappelle de sa discussion avec Ciara au Café du Rosier. Avoir des remords ou des regrets ? Telle est la question... Elle lui avait répondu qu'elle préférait avoir des regrets plutôt que des remords. Mais dans le cas présent, elle ne veut avoir ni l'un, ni l'autre. Pas avec George. Alors, dans un élan presque sauvage elle se reprend. Elle lui serre fort les mains, comme pour l'empêcher de partir et ajoute ne le quittant plus des yeux :

« Moi aussi, je t'aime ! Je ne sais pas depuis quand, en vérité je m'en fiche. Depuis toujours tu comptes pour moi, je suis prête à te confier ma vie, George ! Je suis prête à tout pour toi... tout. C'est peut-être idiot, mais même si mon cœur me hurle de rester à avec toi, ma raison m'ordonne de te laisser partir. Pourtant, l'image d'une autre femme accrochée à ton bras... ça me fait encore plus mal... » Elle essuie rapidement ses larmes d'un geste maladroit et conclu : « Je ne sais plus quoi faire, George... »

1090 mots
purée qu'est-ce que c'était dur à écrire, j'en ai encore les larmes aux yeux, @George Cuthbert :cryhappy: <3

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Coucou Rapeltout Au diable, la fierté !
George n'avait toujours pas lâcher Jane du regard. Il lui avait enfin avoué ce qu'il ressentait sans jamais se demander si c'était le bon moment. Et, soudainement, il réalisa ce qu'il venait de dire. Il lui avait dit qu'il l'aimait. Là. Maintenant. A l'instant même.

PAR MERLIN ! Il n'avait pas fait ça ?! Le sorcier commença à paniquer intérieurement prenant en compte de l'ampleur de son discours. Et plus encore face à l'absence de réponse de la jeune femme. L'aimait-elle ? Que ressentait-elle ?
Ce fut au tour de la sorcière de bégayer.

Elle prononça son prénom et cela réchauffa le coeur du sorcier.

Et ce fut à cet instant qu'il les vit.
Les larmes qui commençaient à glisser sur la joue de Jane. Il sentit qu'elle libérait l'une de ses mains pour essuyer une des larmes.
George comprit à l'instant : elle ne l'aimait pas en retour et elle avait peur de lui dire et peur de perdre leur amitié.

Elle prononça à nouveau son prénom et cela déchira le coeur du sorcier.

George la vit renifler. Il voulait essuyer ses larmes mais il ne se sentait pas légitime de le faire. Il la voyait trembler et il voulait la prendre dans ses bras. Mais, à nouveau, il ne se sentait pas légitime de le faire. Alors, il l'écouta, immobile, refoulant les larmes qui menaçaient de couler sur ses joues. Elle le remercia pour ce qu'il venait de lui dire alors qu'il n'attendait pas de remerciements ! Il n'avait pas menti : elle était tout ce qu'il lui avait dit ! Est-ce qu'un jour Jane s'en rendrait compte ?
Elle ne pensait pas être faite pour lui. Elle n'avait pas envie de le blesser comme Amanda l'avait fait. Ce qu'elle ne comprenait pas c'était qu'Amanda ne l'avait jamais aimé. Elle était resté avec George pour quoi au juste ? Il ne l'avait jamais su mais certainement pas par amour. Et à tel point qu'elle avait abandonné leur fille. SA FILLE ! Et Jane se comparait à cette femme ? Et lorsqu'elle mentionna sa vie amoureuse et la peur qu'elle avait de briser leur relation pour ça, George se sentit défaillir.
Il voulait fuir, partir, défier tous - il avait bien dit TOUS - les garçons qui avaient un jour blesser le coeur de la femme de sa vie. Il avait envie de hurler ! Jane se refusait à croire qu'un jour le vrai amour toquerait à sa porte et elle avait raison de le croire ! Même lui, n'y croyait plus ! Seulement, George avait pensé qu'avec lui, ce serait différent.
Enfin de compte, il avait eu tort.

Pour la première fois de sa vie, il avait osé rêver plus grand que la réalité. Pour la première fois de sa vie, il avait cru en ce rêve.
Ce rêve, SON rêve était Jane. Et jamais il ne se réaliserait.
Il avait osé croire aux rêves, il avait écouté Jane mais il s'était trompé. Comment pouvaient-ils croire aux rêves alors que jamais ils ne s'étaient réalisés dans sa vie ?

Les rêves ne façonnent pas la réalité.

Voilà ce qu'un Cuthbert apprenait. Il aurait dû écouter la voie des Cuthbert, pour une fois.
Il voulait partir, quitter cette pièce mais quelque chose l'en empêcha.

Malgré que Jane n'osait plus le regarder dans les yeux, elle ne le lâchait pas. Ses mains restaient fermement attachés aux siennes.
Pourquoi ?
Ça lui faisait encore plus mal que si elle le lâchait.
Pourquoi lui affligeait-elle cette douleur ? Pourquoi rester attaché à lui si elle ne l'aimait pas ?

Et alors qu'il s'était cru mourir, les mains de Jane serrèrent davantage ses mains, la jeune femme leva les yeux vers lui et...

Le coeur de George défaillit.

Avait-il bien entendu ? Ce « Moi aussi, je t'aime ! » avait-il été rêvé ?
Mais non, il ne rêvait pas ! Elle lui confiait ses peurs, ses doutes et son amour ! Elle était honnête et sincère ! Elle semblait maladroite mais il avait face à lui sa Jane.
Encore rongé par la peur et la douleur, le sorcier écarquilla les yeux essayant d'assimiler ce qu'il venait d'entendre.
Il ne put que pleurer à son tour.

Délicatement, il retira une de ses mains et doucement, il vint essuyer les larmes sur les joues de celle qu'il aimait. Il s'attarda un peu plus longtemps tout en disant :

- Jane, tu ne pourras jamais me blesser comme Amanda l'a fait pour moi. En l'espace d'un seul dîner, tu as su aimer Hope comme jamais Amanda a su l'aimer depuis sa naissance. Et la preuve ! Tu as tellement peur de me blesser que tu souhaite garder ce que nous avons sans aller plus loin. Moi aussi, j'ai peur, Jane.

Il laissa tomber sa main.

- Il n'y a rien d'idiot, Jane. Les hommes t'ont tellement blessé, tu as été tellement déçu que tu ne crois plus en l'amour. A tel point que tu ne te rend pas réellement compte de la fabuleuse femme que tu es ! Tout ce que je t'ai dit, Jane, ne sont pas des mensonges ! A quand viendra le jour où tu réaliseras l'effet que tu fait aux gens qui t'aiment ? L'effet que tu me fait ?

Il relâcha la main de Jane qu'il tenait et recula. Il sentait une rage en lui, une colère différente monter en lui. Il ressentait l'envie de frapper tous les hommes qui avaient fait du mal à Jane, ils voulaient leur faire regretter ce qu'ils lui avaient fait. Mais ce n'était pas son genre de réagir comme ça. Il fallait qu'il se calme, qu'il fasse comprendre à Jane qu'ils ne se blesseraient pas l'un l'autre.
Il marcha, serrant les poings et refit les cent pas. Et il laissa sa voix remplir la pièce.

- Je vais te dire, Jane, la vérité. Tu le sais mieux que n'importe qui que je suis quelqu'un qui n'a jamais cru aux rêves quels qu'ils soient. Jamais. A partir du moment où je t'ai rencontré, je me suis permis d'y croire mais qu'aux rêves où j'étais sûr qu'ils se réaliseraient. Aujourd'hui, pour la première fois, je me suis permis de rêver. Sans limites. Et tu sais quel est ce rêve, Jane ?

Il s'arrêta, l'observa droit dans les yeux et attendit un signe de sa part.

- Ce rêve, c'est toi, Jane. Tu sais, au retour du dîner, ma fille m'a dit avoir été surprise que tu n'étais pas au courant de son nom complet. Et elle m'a demandé la raison de pourquoi je l'ai appelé ainsi. C'est bien simple : lorsqu'elle est née, et que l'infirmière a annonsé que c'était une fille, Amanda n'a pas voulu la porter tout de suite - elle a prétexter une grosse fatigue. N'importe quelle mère aurait voulu prendre son enfant même avec une grosse fatigue. Alors je l'ai prise. Hope a d'abord crié pour montrer qu'elle existe puis, sans une seule trace de larme, elle m'a reardé et a esquissé le plus beau des sourires. Et tu sais à qui elle a ressemblé ce jour-là ? A qui ce rayon de soleil qui m'a réchauffé le coeur instantanément m'a fait pensé ?

Il ne lâchait pas Jane du regard mais tout en s'avançant à nouveau vers Jane, il avoua :

- A toi Jane. Hope ne ressemblait ni à Amanda, ni à moi, ni à aucun autre membre de cette famille à ce moment précis. C'était à toi qu'elle ressemblait. Hope Jane Cuthbert ; un nom qui ne sera jamais dû au hasard. Hope car c'est grâce à toi que j'ai appris à croire à l'espoir. Et Jane parce qu'elle a un sourire qui me rappellera toujours le tien. Comprends-tu maintenant que toi et moi ce ne sera jamais un hasard ? Comprends-tu que nous deux, ça a toujours été une évidence ? On avait besoin de se perdre de vue, de vivre nos vies pour ensuite mieux se retrouver.

Il s'arrêta à quelques mètres de Jane.

- Seulement, je ne t'obliges à rien, Jane. Je mets mon coeur à tes pieds, il t'appartient. Toi seule peut décider quoi en faire. Si tu ne veux pas poursuivre ce bout de chemin ensemble, alors on ne le fera pas et saches, que tu ne me perdras jamais. Je comprendrais et je respecterais ton choix. Tu peux faire ce que tu veux de mon coeur. Il est tout à toi. Il a toujours été à toi, Jane.


@Jane Plogeth ils vont me faire pleurer :cute: :cryhappy:

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Coucou Rapeltout Au diable, la fierté !
Jane a très clairement peur. Encore plus lorsqu'elle prend la parole pour accepter ses sentiments mais refuser aller plus loin. Dès que ces mots l'ont atteint, elle sent George se cripser. Ses si chaudes tremblent légèrement et si elle pouvait entendre son cœur, il aurait très certainement manqué un ou deux battements dans sa course effrénée.

Elle regrette ses mots. Elle est en colère contre elle-même. Elle refuse de satisfaire son propre bonheur par peur de perdre l'homme qui compte le plus à ses yeux. Le croît-elle lorsqu'elle lui dit ça ? L'anglaise reprend son courage à deux mains et lui hurle son amour. Pourtant, quelques minutes plus tôt, elle venait de le recaler... Qui la croirait ?

Elle est clairement la proie du Doute. Pourtant, lorsqu'elle le voit pleurer, son cœur s'arrête. Tout ce qu'elle ne veut pas : le blesser. Mais le voilà les joues humides. Les larmes dévalent de plus belle. Elle a tellement peur, s'il savait.

Lorsqu'il lève sa main et l'approche de sa joue, elle se surprend à combler le vide qui les sépare et le laisse essuyer ses larmes. Le contact de sa paume chaude contre sa joue froide l'électrise. Mais sa main part un peu trop tôt. Honnêtement, elle aurait pu rester des heures, son visage envelopper dans ses mains. Des heures et des heures... quelques minutes sont loin d'être suffisantes.

Il a tellement raison dans ce qu'il dit. Quelqu'un d'objectif et d'extérieur le dirait sans hésiter. L'autre jour, après le dîner chez Darrel et Beverley, sa meilleure amie l'a pris à part. Elle était étonnée de voir qu'ils ne sont toujours pas ensemble. Sur le coup, Jane avait rigolé, niant tout sentiment amoureux. Si la médicomage serait là, elle pousserait sa meilleure amie dans les bras de George.

« Pas trop tôt ! » dirait-elle l'air rieur.

Soudain, George rompt le contact physique et se remet à faire les cent pas. Le cœur de Jane ne supporte pas de le voir tourner en rond. Qu'il fasse tout. Tout mais pas ça.

Un rêve ? Elle fronce les sourcils, à la fois curieuse et surprise. C'est vrai que lorsqu'elle lui avait demandé son rêve le plus cher, il trouvait toujours un moyen d'esquiver la question.

« M-Moi ? » répète-t-elle tout bonnement étonnée.

Dans les yeux de sa propre fille, ce n'est pas un membre de sa famille qu'il a vu... c'est elle. Ce n'est pas un hasard s'il lui a donné son nom. Elle a été surprise d'apprendre la nouvelle ce soir-là. Maintenant que les morceaux se collent et que le puzzle prend forme... elle commence à comprendre. Non, elle a compris.

La distance qui les sépare est désormais minime. Mais avec ses mots, George a directement rejoint le coin le mieux gardé de son cœur. Sans une once d'hésitation, elle comble l'espace vide entre eux et se réfugie dans ses bras, pleurant à chaudes larmes.

« T'es qu'un con ! Regarde dans quel état tu me mets ! » rit-elle à travers ses larmes.

La pression redescent. Son cœur ralentit, passant peu à peu d'un magicobus pressé à un de ces moyens de locomotion moldu. Contre lui, elle sent sa chaleur mais elle entend aussi ses propres battements de cœur. Peu à peu, elle sent que leurs deux palpitants se synchronisent. Ils sont clairement faits pour être ensemble. Toujours collé à lui, elle reprend :

« Et si... on y allait par étapes ? Je veux dire, il m'est impossible de refuser mais... au fond de moi, j'ai toujours cette peur. Là. »

Elle prend la main de George et la plaque contre son cœur. C'est comme si cette boule n'était pas prête de la laisser vivre sa vie.

« J'ai déjà eu peur dans ma vie... mais pas autant qu'aujourd'hui. Si ton cœur est réellement mien, je tiens à en prendre soin. George, je ne veux pas te faire de mal ! J'ai beau me dire que si je prends toutes les précautions du monde que ça irait, il y a toujours cette voix qui me hante. »

Elle se tait un instant et enfoui son visage contre son torse. Elle sent son parfum. Ça, ça n'a pas changé. Cette odeur la rassure. Elle se calme un peu, mais pas totalement. Elle relève sa tête pour plonger ses yeux dans les siens.

« Je veux bien essayer. M-mais... si je... Non, tu sais quoi ? Allons-y ! Nous sommes fous, alors allons-y pieds et poings liés, George ! C'est ça l'amour, non ? Se jeter dans l'inconnu aux côtés d'une personne à laquelle on tient plus que tout. Alors je veux le faire avec toi. Je t'aime George. »

779 mots
Hiiiiiii ! Fan girl en puissance ! Fan girl en train de pleurer, mais fan girl quand même @George Cuthbert :lol: :cryhappy:

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Coucou Rapeltout Au diable, la fierté !
George avait tout abandonné aux pieds de Jane. Son coeur, il n'était plus à lui depuis longtemps. Il était à Jane, tout simplement.
Il venait de terminer ce qu'il avait à dire, à lui laisser le choix. Et l'espace d'une seconde, Jane était dans ses bras. Instinctivement, les bras du sorcier entourèrent la taille de la sorcière. Il se sentait bien et encore plus après qu'il venait d'être traité de con.

- Un con, oui, mais un gentil con, ria-t-il à son tour.

Il ferma les yeux, ralentissant les battements de son coeur qui résonna bientôt en harmonie avec celui de Jane. Il se sentait enfin à sa place, là, dans les bras de la jeune femme. Il savait enfin quoi faire, et pourquoi il avait été destiné à vivre. Tout ce qu'il avait vécu jusqu'à présent, c'était pour ce moment.
Tenir Jane dans ses bras, l'aimer indéfiniment et d'être aimé à son tour. Et de donner tout cet amour qu'ils vivaient à deux à Hope.
Il écouta la voix de Jane. Et il n'avait qu'une envie : la rassurer. Et ce qu'elle lui disait rempli à nouveau les yeux du sorcier de larmes. Par Merlin, quand est-ce qu'ils allaient arrêter de pleurer ?
Pourtant, il était heureux comme il ne l'avait pas été depuis la naissance de sa fille. Il se sentait enfin comblé.
Et lorsque Jane plaça l'une de ses mains sur son coeur, George défaillit. Sentir le coeur de la femme qu'il aimait sous sa paume était nouveau mais apaisant. Elle s'arrêta et le sorcier lui laissa le temps de poursuivre. La voir et la sentir enfouir sa tête contre son torse le fit sourire de bonheur. Et alors qu'elle terminait, George ne put s'empêcher de sourire.

Délicatement, il souleva d'une main le menton de la jeune femme vers lui. Et, sans retirer sa main - qui se mit à caresser son menton du pouce - il la rassura :

- Jane, on va prendre le temps qu'il nous faudra. Le temps de se découvrir différemment et surtout, de vivre des choses tous les deux. Ensuite, je refuse que tu prennes des précuations avec moi. On a tous des défauts mais nous apprendrons à vivre avec et à faire des compromis. Et on apprendra à faire taire cette petite voix. On a toute la vie devant nous.

Doucement, du bout des doigts, il fit courir sa main du menton jusqu'à sa joue, sans jamais la retirer.

- Et on est deux dans cet inconnu. Jamais je ne te laisserai. L'amour c'est s'avancer dans un endroit qu'on ne connaît pas mais tant que ta main sera dans la mienne, alors je suis prêt à braver toutes les tempêtes. Toi et moi.

Il marqua un temps d'arrêt et d'une voix remplie de passion et de promesses, il déclara :

- Je t'aime, Jane. Et je te promet de rester à tes côtés malgré les obstacles. Je ne compte pas fuir, ni partir et encore moins t'abandonner. Je ne suis pas un homme parfait mais je n'abandonne pas les gens que j'aime. Toi et ma fille êtes ce qui est le plus précieux dans ma vie et je compte bien le chérir très longtemps.

Bien entendu, il y avait sa filleule et sa nièce qui comptaient aussi pour lui mais elles avaient leurs parents et leurs foyers. Cependant, elles restaient tout aussi précieuses dans son coeur et jamais il ne les abandonnerait. Ce qui lui fit penser à ne pas oublier de voir avec leurs parents pour les vacances qu'il avait prévu.
Mais l'heure n'était pas aux questions d'organisation. Il avait besoin de profiter avec Jane, surtout maintenant qu'ils s'étaient avoués leur amour.
Il caressa la joue de Jane, avant de déposer un doux et long baiser sur le sommet de son crâne. Les yeux fermés, il se laissa transporter par la beauté du moment.

Jamais il n'aurait cru que les choses se finiraient ainsi mais George était heureux. Heureux, comblé et fier d'avoir fait honneur à ses sentiments.


@Jane Plogeth Moi aussiiiiii, je suis une fan girl ! Ce Geogo va vraiment me faire pleurer :cryhappy: <3
@Lily Dawson & @Zenaïda Carter pour la mention <3

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Elle rigole de plus belle. C'est son gentil con. D'ailleurs, elle est la seule à pouvoir lui dire ça. Personne d'autre ne doit lui balancer des insultes. Personne. Jane se fera un plaisir de leur donner une bonne leçon. Pas avec ses poings au vu de sa maigre carrure, mais ça aura le même effet. Elle ne laisserait personne s'en prendre à ceux qu'elle aime et encore moins à George. Qu'ils tentent de lui faire du mal et ils verront.

Elle est confrontée à un mélange de doute et de peur, associé à un soupçon d'excitation. Elle n'hésite plus et lui fait part de ses sentiments, se mettant à nu à son tour, comme il l'a fait en venant ici en larmes. Elle termine son discours avec espoir. Elle tente de se convaincre elle-même.

George ne l'interrompt à aucun moment. Il se montre attentif et à l'écoute. Mais pas comme un grand frère qui veille sur sa petite sœur. Cette fois, le doute est levé. Ce n'est pas un amour fraternel qui les unit, c'est bien plus.

Elle se laisse manipuler et attendrir par sa bonté. Une accolade, une caresse... quoi qu'il fasse, elle tombe allègrement dans le panneau. Le comble ? Ce long et doux baiser sur le haut de son crâne. Il ne le voit pas, mais ses joues ont rapidement changé de couleur. Son cœur bat un peu plus fort. Un geste inattendu mais grandement apprécié.

« Merci George. »

C'est tout ce qu'elle trouve à dire. Mais c'est aussi la seule chose qu'elle peut faire : le remercier. Le remercier pour sa patience et sa bonté. Dans son ventre, elle sent quelque chose de nouveau naître. Elle l'a déjà ressenti auparavant, mais pas aussi intensément. C'est comme si un volcan entre en éruption, ou du moins s'apprête.

Elle ne sait pas quoi faire après tout cela. Comment célébrer ce moment. Mais rester ainsi dans ses bras, debout dans le salon... elle est déjà comblée.

328 mots
@George Cuthbert :love:

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présence réduite — #5b7e49

Coucou Rapeltout Au diable, la fierté !
George se sentait tellement bien. Il n'avait pas hésité à lui offrir ce baiser sur le haut de son crâne. Il n'avait pas voulu la brusquer directement par un autre geste. Elle avait assez peur comme ça et lui aussi, à dire vrai, avait besoin de se rassurer et de se calmer.
Et pour cause, Jane le remercia. Pour quoi au juste ? Le sorcier n'arrivait pas à le deviner. Était-ce pour son geste ? Était-ce pour ses paroles ? Ou était-ce simplement pour ce moment de magie ?

Le sorcier n'en avait aucune idée et il ne savait que répondre à cela. Il se contenta de rester dans les bras de sa dulcinée. Il ne pensait à rien d'autre qu'à Jane. Et rien que la savoir dans ses bras rempli George de bonheur. Il souhaitait la voir heureuse, épanouie et confiante. Il se chargerait de la rendre heureuse, de lui montrer la femme qu'elle est et surtout, de lui faire vivre ce qu'aucun autre homme n'avait pu faire avant pour elle. Il serait là pour elle et ensemble, ils traverseraient toutes les tempêtes et tous les obstacles.

George repensa au voyage qu'ils avaient prévu tous les deux. Hope serait évidemment de la partie car le sorcier ne se voyait pas partir deux semaines sans elle mais elle pourrait se sentir seule. Et si les deux tourtereaux espéraient avoir quelques moments privilégiés à deux, ce serait beaucoup mieux s'il y avait une autre personne pour surveiller. Tout en carressant les cheveux et le dos de la jeune femme, George se mit à penser tout haut :

- Pendant que j'y pense, pour notre voyage à Venise, je me disais que je pourrais emmener Lily avec moi. Elle pourrait surveiller Hope si jamais l'envie nous prenait de vouloir passer du temps ensemble, rien que tous les deux. Et puis, tant qu'à faire, je me dis que ça serait sympa d'emmener Zenaïda en plus.

Il réfléchit quelques secondes avant de reprendre :

- Irène m'a contacté pour me dire que Zen a prévu de réviser les potions avec son oncle potionniste et de s'organiser pour la rentrée prochaine. Je pense que des vacances loin des cours lui feront du bien et ça fait longtemps qu'elle n'a pas vu Hope.

Pourquoi parlait-il de ça maintenant ? Peut-être pour se changer les idées. Essayer d'oublier qu'il tenait Jane dans ses bras depuis un sacré bout de temps.
Mais c'était impossible pour lui d'oublier cela. Il n'avait pas envie de quitter la sorcière. Il voulait rester là où il était quitte à prendre racine dans le sol. Un nouveau chapitre commençait sous ses yeux et il n'était pas prêt à le vooir prendre fin.
Que fallait-il faire à présent ? Comment continuer les choses ? Devait-il faire quelque chose de plus ?
Le sorcier ne prit pas les devants ne sachant pas trop quoi faire. Seulement, il se sentait ouvert à tout. Et il ressentait comme une évidence en lui ; comme s'il savait d'avance que quoique Jane lui ferait, cela lui ferait plaisir.

Avec Jane dans ses bras et à ses côtés, George se sentait un homme nouveau. Il se sentait libre, heureux, confiant et surtout, courageux. Il n'avait pas peur de l'après. L'amour faisait naître en lui un feu ardent qui jamais ne s'éteindrait.


@Jane Plogeth :cute:

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HRP, j'accepte avec joie le tutoiement !

Coucou Rapeltout Au diable, la fierté !
Jane se laisse bercer par ce moment de bonheur. Elle a déjà reçu de longues accolades, des bisous... mais cette fois-ci, les choses semblent plus intenses. C'est comme si son cœur avait toujours souhaité qu'elle se retrouve dans ses bras, qu'elle se fasse attaquer par ses lèvres et qu'ils profitent l'un de l'autre. Son esprit n'en est pas convaincu et hésite, mais son corps a déjà fait son choix.

Lorsque George remet le voyage sur le tapis, les mots de Ciara et Beverley lui reviennent en tête. Venise a une certaine réputation... aurait-il fait ce choix en tout état de cause ? Après tout, il y avait plein d'autres destinations possibles, ou même une autre ville d'Italie. Pourquoi Venise en particulier...?

« Ça pourrait être amusant ! Tu sais, j'ai du mal à croire que tu sois son oncle... par alliances, mais quand même. D'ailleurs, j'ai proposé à Bev de garder les jumeaux pendant les vacances mais, si ça te va, on pourrait les emmener avec nous. Darrel et Bev pourraient souffler et les jumeaux seraient contents ! »

Elle réfléchit et hésite. Peut-être qu'il tient à ce qu'ils passent que des moments à deux... Qui pourrait garder autant d'enfants ?

« Et... je ne sais pas si le nom de Sonia Ross t'évoque quelque chose. Elle est la cousine de Zenaïda justement. Elle a un grand frère majeur. Je me dis qu'ils pourraient nous accompagner et... surveiller Emmy et Liam ? Je ne connais pas très bien Ethan mais Sonia est mature, elle va entrer en quatrième année. » Puis, elle repense à ce qu'il vient de dire sur la jeune artiste. « Attends quand tu parles de l'oncle potionniste, tu parles du père de Sonia ? Dans mon souvenir, il est pas hyper commode... Il est assez méfiant et froid. Je suis sûre que c'est un homme bien, mais je n'irai pas le voir en premier en cas de problème, tu vois ? Mais la mère de Sonia est très gentille ! On était de la même promo, une Serdaigle. »

Quand elle repense à la libraire, elle y voit le sourire de Sonia. Elles se ressemblent énormément. C'est étonnant qu'elle ait rejoint les Gryffondor et pas le Nid des aigles, d'ailleurs. Jane est convaincue que ce voyage pourrait la rapprocher de la jeune fille, elle pourrait en profiter pour apprendre à connaître le jeune Ross. Jusque là, elle a simplement revu Elena, elle n'a vu que des photos du jeune homme. Mais avant de s'imaginer tout ça, il faut que George accepte.

425 mots
@George Cuthbert :cute:

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George était heureux d'avoir lancé un sujet de conversation sur un autre ton que les sentiments amoureux parce que franchement, il ne savait pas du tout comment se comporter. Jane semblait avoir apprécié son geste de l'embrasser sur le sommet de son crâne mais acceptera-t-elle un baiser de sa part autre part ? Sur sa joue par exemple. Ou mieux encore, sur sa bouche...

George gardait Jane contre elle pour le moment, sans penser à autre chose que la réponse que lui offrait la sorcière.

- En vérité, je suis pas vraiment son oncle, seulement celui des quatres premiers enfants d'Irène. Mais il y a quelque chose en Zen qui me fait penser à celui que je suis devenu. En tout cas, c'est une excellente idée pour les jumeaux ! Ils s'entendent très bien avec Hope en plus !

Le sorcier commençait peu à peu à apprécier ce nouveau tournant lorsque la sorcière poursuivit, ce qui ne fit qu'accentuer le sourire de George.

- Bien sûr, Sonia Ross, élève en troisième année ! Une excellente élève, d'ailleurs. Alors c'est elle, la fameuse Soso dont Zen me parle souvent ! Qu'ils viennent sans problème. Comme ça, il y aura des grands dans chaque chambre ce qui nous permettra de filer en douce termina George, le regard malicieux avec un clin d'oeil.

Par contre, la dernière remarque de la jeune femme refroidit complètement le jeune homme. Si l'oncle de sa nièce n'était pas très commode - il croyait volontiers Jane qui ne disait jamais ce genre de remarques à la légère - qu'en était-il du comportement qu'il avait envers Sonia ?

- J'imagine que c'est de lui dont on parle. Et je vois ce que tu veux dire. C'est exactement comme ça qu'Irène l'a décrit. Le truc c'est que Zen recherche à s'améliorer en potion malgré qu'elle ait obtenu un optimal dans son bulletin. Cela dit, c'est sa décision donc elle doit savoir ce qu'elle veut sachant qu'elle connaît son oncle. Par contre, je m'inquiète pour Sonia. Tu sais s'il se comporte de cette manière avec elle ? Je sais que pour l'avoir vécu, le père de Sonia peut se comporter plus "gentiment" avec sa nièce qu'avec sa propre fille. Mai attends ?! Siiiii, je vois ! C'est pour ça que Zen m'a toujours fait penser à quelqu'un mais je ne savais plus qui ! Elle a des traits similaires à ceux d'Elena Carter, la mère de Sonia, si je ne me trompe pas ! Mais la ressemblance est plus frappante entre Sonia et Elena, bien entendu !

George repensa au passage d'examen de Sonia ce qui lui fit penser de prendre un petit temps avec elle à la rentrée pour évoquer ce qui l'empêche d'être pleinement en confiance dans sa matière. Elle excellait en théorie et en pratique, elle maîtrisait les notions mais quelque chose semblait la freiner. Le sorcier espérait que cet entrevu pourrait permettre à la Gryffone de se sentir à l'aise.
Il reporta son attention sur Jane avant de lui répondre :

- En tout cas, qu'ils viennent tous ! Les enfants pourront s'amuser ensemble et nous, on pourra profiter aussi ! On s'éclipsera le soir, comme des ados et on s'amusera ! Je ferai le con, tu feras semblant d'être fâchée, je te complimenterai, tu me retourneras le compli- Non ! Tu ne me retourneras pas le compliemnt parce que tu m'as donné la faveur de me laisser te complimenter sans rien en retour à moins que...

Le regard de George se fit espiègle et très malicieux, cachant ainsi la rougeur qui menaçait de colorer ses joues.

- A moins que tu trouves le moyen de me persuader de te laisser me retourner le compliment lança-t-il à Jane, comme un défi.

Mais osera-t-elle le relever ?


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Jane se sent bien dans ses bras. Elle en est un peu gênée, mais la chaleur qui se dégage de lui la rassure. Elle a déjà connu ce sentiment, certes, mais vivre et ressentir tout ça avec George... c'est différent. Et dire qu'encore la semaine dernière elle parlait d'une amitié entre eux deux... Elle le revendiquait dur come fer auprès de Ciara. Comment réagirait sa collègue en apprenant la nouvelle ? Elle serait sûrement amusée et peu surprise.

La botaniste s'accroche à George. Heureusement qu'il change de sujet, elle n'aurait pas pu poursuivre sur ses sentiments. Ainsi, elle apprend que la cousine de la jeune Sonia est techniquement la nièce de George.

« Filer en douce ? » répète-t-elle sur un ton malicieux.

A-t-il déjà des idées en tête ? Elle a l'impression d'être redevenue une enfant qui s'apprête à faire une grosse bêtise. Ou plutôt vivre une belle aventure. Elle a finalement très hâte d'être le jour J. Partager tout ça avec George...

« Tu te rappelles d'Elena ? » demande-t-elle surprise. « C'est vrai qu'elles se ressemblent beaucoup ! Concernant Julian... quand on était à Poudlard, Elena était vraiment amoureuse de lui et le décrivait comme l'homme parfait. Mais je ne sais pas comment il est avec ses enfants... Je sais que ses parents sont très... durs. Comme les tiens, on va dire. Je suppose qu'il a dû garder certaines choses dans son éducation ? Je sais que Bev se montre hyper laxiste la plupart du temps pour ne pas ressembler à eux... Mais de temps en temps, elle panique et se montre stricte. Je suppose que c'est indépendant de leur volonté... »

Heureusement pour elle, la discussiol redevient plus douce. A mesure qu'il parle, elle rigole s'imaginant parfaitement la scène. Elle se love contre lui et remercie le ciel. Elle le remercie de lui avoir envoyé un George triste et épuisé pour qu'elle puisse le consoler. Elle a appris tant de choses qu'elle ne soupçonnait pas sur lui. Comme ses sentiments pour elle.

« Je gagne toujours, Mis-ter ! Que devrais-je faire pour que tu m'accordes ce droit ? Dis moi, tout... » dit-elle sur ton malicieux.

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