Les non dits malentendus
xx juin 2051_____

(Miya, 38 ans)_____
ft. @Rahima Ahmadi__

(Miya, 38 ans)_____
ft. @Rahima Ahmadi__
Qu'est-ce que je fabrique ici. Elle ne veut plus me voir, elle ne veut plus de moi dans sa vie, c'est évident pourtant, alors pourquoi je m'accroche comme ça ? Mon coeur tambourine dans ma cage thoracique, j'ai mal à un endroit de ma poitrine que je découvre. Alors c'est ça, à chaque fois que je vais tomber amoureuse je vais découvrir une facette de mon coeur à briser ? Cette pensée me fait frissonner. Ça ou le fait que je suis figée devant l'appartement de Rahima depuis presque une vingtaine de minutes. Je dois avoir l'air profondément débile à attendre...quoi ? Je sais même pas ce que j'attends en plus. Qu'elle te parle. Déjà la voir ça serait un bon début. Et la prendre dans mes bras, la serrer fort contre moi, m'excuser une énième fois et essayer de ne pas pleurer. Pas pleurer, faut pas pleurer, faut pas pleurer. Je me répète cette phrase alors que j'essaye de me convaincre de lever le bras, de toquer à cette foutue porte. Tout va bien se passer. Sauf que nan, ça va pas bien se passer. Je sais que j'ai à dire, je sais ce que je dois m'avouer, ce que je dois lui confesser. Et ça va faire mal. Putain ça me fait déjà mal, ça me fait si mal.
On se reprend Miya. On inspire. On expire. Reprends-toi bordel, t'es une grande fille. Une adulte même, alors comporte toi en tant que tel. Mais ça veut dire quoi ? Je fais face à ce qui me fait peur. Je reste, je bouge pas. Pas comme la dernière fois. Mais c'était différent, y'avait un enjeu. Ma main agrippe mon ventre avec douleur, mon coeur se compresse entre mes côtes.
L'autre monte vers la porte. Je suspens mon geste une seconde, juste une, juste assez pour me laisser la possibilité de transplaner, de fuir, de retourner me noyer dans la boisson, la nicotine et le filtre calmant. Mais je n'en fait rien, je ne fuis pas. Je ne fuis plus. Tu vois ça Lloyd, hein ? Je fuis plus merde, je reste, je regarde la situation en face. Je le fais pour toi. Je reste et je me bats, je suis responsable, je suis courageuse. Ma main se crispe sur mon vêtement, et des larmes me montent aux yeux. Nan. J'avais dit que je pleurerais pas, j'avais promis. « J'pleurerais pas j'pleurerais pas j'pleureras pas. » Je répète cette phrase à mi voix, autant pour m'encourager que pour me réconforter. Parce que merde...elle est là, elle est de l'autre côté de cette porte. Et j'ai pas le courage de toquer pour lui indiquer ma présence, j'ai pas le courage de lui dire que je suis là, que j'ai besoin de lui parler. Allez. Allez. Faut le faire. Je dois le faire, je dois toquer, je peux le faire.
Mon poing refermé s'abat trois fois de suite sur le battant de bois. Je l'ai fait-
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494 mots
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
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Les non dits malentendus
Lundi 19 juin 2051
Les examens de divination, les matchs organisés par les élèves, les rangements pour l'été, la fin de l'année fêtée de toutes les manières possibles (légales par rapport au règlement de Poudlard ou non)... autant dire que les événements du début du mois paraissaient maintenant assez lointain à Rahima. Pas au point de se dire que c'était totalement derrière elle mais... au moins, elle ne pleurait plus (trop) lorsqu'elle y repensait. Elle avait un trou béant à la place du cœur. Certes. Mais au moins, elle arrivait à ne pas fondre en larmes bêtement lorsqu'elle tombait sur une odeur qui la lui rappelait un peu trop.
La fin d'année venait cependant, certes, avec son lot d'activités pour bien être surchargée de manière à ne pas trop laisser ses pensées vagabonder. Mais lorsqu'elle se terminait pour de vrai... elle laissait surtout avec un vide. Un vide énormissime à combler. Une perte d'activité monstrueuse. Elle était en temps partiel à Poudlard donc elle avait évidemment toujours un autre job à temps partiel à côté. Mais... tout était dans le "partiel" : elle ne pouvait pas redoubler d'efforts en faisant des heures supplémentaires absurdes pour éviter de laisser ses pensées vagabonder, au risque de se faire taper sur les doigts par son employeur parce qu'il ne souhaitait pas la payer plus que le temps partiel sur son contrat (le malotru). Donc elle se retrouvait avec beaucoup trop de temps libre pour elle-même et, puisqu'elle n'avait pas envie de tenir ses potes au courant de ses déboires amoureux... elle avait prévu le coup.
Elle avait réussi à se dégoter le classico classique Red Dead Redemption II, légende du studio Rockstar selon beaucoup trop d'internautes (et aussi accessoirement de la série qui allait au Far West, et non celle des gangsters dont elle n'avait cure), sur PC. Un site sur lequel il y avait une réduction alléchante parce que le jeu était sorti il y a plus de trente ans déjà et hop, dans la poche ! Certes, les graphismes n'étaient pas aussi réalistes que les graphismes d'aujourd'hui mais pour l'époque, c'était vraiment impressionnant, et ça le restait encore aujourd'hui. Et puis, elle traînait honnêtement beaucoup trop dans le monde sorcier pour profiter d'un bon gros classique du jeu vidéo lorsqu'elle le souhaitait. Donc quand elle avait du temps libre et aucune envie de voir qui que ce soit ? C'était le moment idéal.
Elle était donc posée sur son PC, avec un chignon sur la tête, un t-shirt beaucoup trop grand pour elle et un jogging qui ne mettait pas du tout son corps en valeur, à galoper (enfin !) joyeusement dans les magnifiques paysages du Far West (elle venait tout juste de quitter les montagnes et diantre, ce que cette introduction avait été looongue), lorsqu'elle entendit toquer à sa porte d'entrée. Donc soupira longuement.
Pfffff... elle n'attendait personne donc elle savait qui c'était : sa vieille voisine. Elle était sympa, hein. Mais elle allait, encore une fois, devoir la materner en lui disant que non, elle n'avait pas vu son chat. Qu'il était simplement parti faire une promenade et qu'il allait revenir avant la fin de l'après-midi, vous verrez ! Elle avait l'impression d'être un disque rayé devant cette voisine. Elle ne voulait pas être méchante mais... ne pouvait-elle pas déranger quelqu'un d'autre, de temps à autre ? Quoique peut-être que si elle dérangeait aussi souvent Rahima, c'était justement parce qu'elle était la seule à encore lui ouvrir... hmm...
Donc une fois de plus, Rahima ouvrit la porte, blasée, ouvrit la bouche et... la referma aussitôt.
Non, ce n'était pas la vieille voisine. Loin de là. Celle qui lui faisait face était bien plus jeune, bien plus belle et bien plus attirante que sa voisine. C'était... bigre, c'était...
Le sang de Rahima ne fit qu'un tour avant qu'elle ne se jette sur la silhouette qui lui faisait face, enroulant ses mains autour de son visage pour pouvoir enfin reposer ses lèvres sur les siennes. Si chaudes, si douces...
Mais Rahima... elle était en larmes.
Arbitre depuis le 01/09/50, en arrêt maladie à partir du 06/09/51 — Avatar par le ronchon Damon Nikonov
Tutoyez-moi — Des soupçons sur mon compte élève ? 1 chocogrenouille si vous visez juste !
#b5675d — #945149
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Les non dits malentendus
J'attends. Un peu, pas très longtemps, mais suffisamment pour que je puisse disparaitre si j'avais envie. Ouais, je pourrais transplaner autre part, me réfugier dans un bar de Dublin que j'ai pu fréquenter à l'époque. Sauf que je connais pas bien cette ville, le seul point d'ancrage que j'ai c'est chez les River. Mon coeur se serre douloureusement à cette pensée, je me dis que le sort fait mal les choses quand même, parce que quelle est la possibilité que Rahima vive pas loin de la famille de Lloyd ? Faible, pour pas dire minuscule. Nerveuse, je gratte les cuticules autour de mes doigts. Mauvaise habitude, je sais que je devrais arrêter, mais j'ai des vices pires que ça.
Soudain, un bruit. Je me redresse, une boule dans la gorge, et, bêtement, je passe une main dans mes cheveux pour essayer de me donner une allure présentable. Pourquoi ? Elle m'a déjà vue au réveil, elle sait de quoi j'ai l'air quand j'ai l'ai les cheveux en batailles et le visage froissé.
Là. Elle est là. C'est elle. Tout mon coeur explose, se ratatine, prend trop de place dans ma cage thoracique, je ressens trop de choses à la fois. C'est la première fois que je la revois depuis notre soirée gâchée, cette soirée ratée, et je la trouve resplendissante. Son chignon, ce t-shirt qui tombe de ses épaules, ce jogging trop grand pour elle, la tristesse et la surprise dans ses yeux. Je sais pas ce qui se passe dans ma tête merde, comment j'ai pu laisser tomber une femme aussi merveilleuse ? Comment j'ai pu la blesser, lui faire mal comme ça ? Et pour quoi ? Pour Lloyd. Et c'est douloureux, ce rappel à la réalité, ce rappel à notre histoire, à notre passé et ce presque futur, à ce qu'on a vécu. J'ai cette merveilleuse femme debout, face à moi, et je repense à lui. Pourquoi tu sors pas de ma tête, Lloyd ? Pourquoi quoi que je fasse tout me ramène à toi ? J'veux comprendre, j'veux pouvoir lui expliquer ça, lui offrir ce qu'elle mérite. Une reine, et pas une princesse. Oh, Rahima, si seulement tu savais comme je suis désolée.
Elle s'élance, elle s'accroche à moi. Je la rattrape et la serre fort.
Rahima m'embrasse. Un baiser humide, un baiser salé, un baiser pleuré. Elle pleure ma Rahima, elle pleure et c'est de ma faute. Et dès que ses lèvres touchent les miennes, j'oublie tout ce que je voulais lui dire. J'oublie mes excuses, j'oublie mes explications, par tous les dieux j'oublie même mon nom. Plus rien ne compte excepté sa bouche sur la mienne, ses mains autour de mon visage, son corps tout proche du mien. Mes mains glissent, s'arrêtent sur ses hanches, la serrent contre moi. Dieux ce qu'elle m'a manqué. Je l'embrasse en retour, comme si c'était la dernière fois.
Je craque. Je pleure.
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484 mots
Soudain, un bruit. Je me redresse, une boule dans la gorge, et, bêtement, je passe une main dans mes cheveux pour essayer de me donner une allure présentable. Pourquoi ? Elle m'a déjà vue au réveil, elle sait de quoi j'ai l'air quand j'ai l'ai les cheveux en batailles et le visage froissé.
Là. Elle est là. C'est elle. Tout mon coeur explose, se ratatine, prend trop de place dans ma cage thoracique, je ressens trop de choses à la fois. C'est la première fois que je la revois depuis notre soirée gâchée, cette soirée ratée, et je la trouve resplendissante. Son chignon, ce t-shirt qui tombe de ses épaules, ce jogging trop grand pour elle, la tristesse et la surprise dans ses yeux. Je sais pas ce qui se passe dans ma tête merde, comment j'ai pu laisser tomber une femme aussi merveilleuse ? Comment j'ai pu la blesser, lui faire mal comme ça ? Et pour quoi ? Pour Lloyd. Et c'est douloureux, ce rappel à la réalité, ce rappel à notre histoire, à notre passé et ce presque futur, à ce qu'on a vécu. J'ai cette merveilleuse femme debout, face à moi, et je repense à lui. Pourquoi tu sors pas de ma tête, Lloyd ? Pourquoi quoi que je fasse tout me ramène à toi ? J'veux comprendre, j'veux pouvoir lui expliquer ça, lui offrir ce qu'elle mérite. Une reine, et pas une princesse. Oh, Rahima, si seulement tu savais comme je suis désolée.
Elle s'élance, elle s'accroche à moi. Je la rattrape et la serre fort.
Rahima m'embrasse. Un baiser humide, un baiser salé, un baiser pleuré. Elle pleure ma Rahima, elle pleure et c'est de ma faute. Et dès que ses lèvres touchent les miennes, j'oublie tout ce que je voulais lui dire. J'oublie mes excuses, j'oublie mes explications, par tous les dieux j'oublie même mon nom. Plus rien ne compte excepté sa bouche sur la mienne, ses mains autour de mon visage, son corps tout proche du mien. Mes mains glissent, s'arrêtent sur ses hanches, la serrent contre moi. Dieux ce qu'elle m'a manqué. Je l'embrasse en retour, comme si c'était la dernière fois.
Je craque. Je pleure.
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« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
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Les non dits malentendus
TW : Religion
J'm'en fous.
C'est ce que je lui ai dit dès l'instant où elle a commencé à me parler de Lloyd. Dès l'instant où elle a commencé à culpabiliser parce qu'elle avait eu une relation compliquée avec lui. Dès l'instant où, ensemble dans les toilettes du Pitiponk, j'ai essayé de surmonter ses angoisses. Les balayer d'un revers de manche pour prouver que tout ce qui comptait, c'était elle. Ce n'était pas son passé avec Lloyd. Ce n'était pas ce qu'elle a vécu auparavant. C'était elle, et seulement elle. Non, même bien plus qu'elle : c'était nous. Ce qu'elle n'arrive pas à surmonter seule, nous pouvons le surmonter. Ensemble. C'est là toute la force d'un couple, tout le but d'un couple. Surmonter les obstacles personnels de chaque. Et avancer. Ensemble. Toujours.
C'est ce que j'aurais dû lui dire ce soir-là. Plutôt que de l'abandonner en espérant qu'Alden, qui ne connaît à notre relation, puisse la réconforter mieux que moi. C'est ce que j'aurais dû dire. Et ce que j'aurais dû faire, c'était rester auprès d'elle. Ne pas essayer de rameuter son ex vers elle avant de fuir la soirée. Rester. Et lui dire que le lien qui nous unissait était bien plus fort que ça. Bien plus fort qu'une relation qui a continué de pousser comme une mauvaise herbe dans son cœur après toutes ces années. Bien sûr que cette mauvaise herbe s'était retrouvée à être aussi envahissante dans son cœur. Parce que je n'ai pas été assez présente. Je n'ai pas été une assez bonne petite amie, au point de laisser cette mauvaise pousse dégrader le jardin de son cœur. Alors que j'aurais dû y apporter de belles roses pour l'embellir, j'ai juste laissé le lierre l'envahir. Mais je ne le ferai plus. Plus maintenant. C'est hors de question.
J'm'en fous, c'est la réponse à tout. C'est la réponse au passé de Miya, oui. Mais c'est aussi la réponse à ce soi-disant "droit chemin". J'ai fait genre j'étais ok pour que Lloyd arrête de faire ses leçons de morale occidentales. J'avais que ses paroles en tête. J'ai réessayé, les mecs. J'avais que les paroles de Lloyd en tête. Je suis passée à la Mosquée. J'avais que les paroles de Lloyd en tête. J'ai parlé à mon père. J'avais que les paroles de Lloyd. En boucle. Avec Miya qui n'avait de cesse de se mêler à ses paroles.
On choisit pas qui on aime.
J'aime Miya. Point barre.
Je n'ai pas compris pourquoi je pleurais. Je n'ai pas compris si c'était de joie de la voir arrivée sur mon palier. De douleur pour compenser tous ces trop longs moments loin d'elle. De soulagement de voir qu'elle me rend mon baiser, et qu'elle ne s'est pas remise avec Lloyd comme je le redoutais la dernière fois que j'ai vu Lloyd. Ou juste... un trop plein d'émotions. Qui ont juste été totalement foutues en l'air durant ce mois de juin. Des émotions que j'ai essayées de noyer sous le travail. Mais, à la fin, elles nous rattrapent toujours.
J'm'en fous. C'est mon nouveau mantra, à partir de maintenant.
J'ai totalement déconnecté. Je vis juste l'instant-présent. Ces pulpeuses lèvres qui m'avaient tant manquées me rendent ce baiser furtif ? Parfait, je fais en sorte que l'instant-présent ne s'arrête jamais. Je passe une de mes mains dans ces cheveux si lisses, si doux, si satisfaisants avec lesquels jouer. Elle vient tenir la tête composant ces cheveux comme si elle pouvait s'enfuir à tout instant. Mon autre main descend dans ce dos, frissonnante lorsqu'elle épouse ces formes, pour tirer ce corps parfait vers le mien. J'ai besoin de le sentir. Au toucher autant qu'à l'odeur. Cette odeur qui m'avait tant manquée. J'ai la tête qui tourne...
Arbitre depuis le 01/09/50, en arrêt maladie à partir du 06/09/51 — Avatar par le ronchon Damon Nikonov
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#b5675d — #945149
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Les non dits malentendus
Embrasser Rahima maintenant, alors qu'elle pleure, alors que je pleure, alors que mon coeur est en morceaux quelque part dans une ruelle sombre de l'Allée, c'est une mauvaise idée. Une très mauvaise idée, pourtant j'arrive pas à faire autrement j'arrive pas à me détacher d'elle. J'ai besoin de ce contact, j'ai envie de ce contact, de ce baiser. Alors je ferme les yeux et je l'embrasse.
Je l'embrasse avec mon âme, avec mon coeur, entre les larmes qui coulent sur mes joues, entre le coeur blessé, sanguinolant que je cache dans ma poitrine serrée, entre les regrets entre la peur et la souffrance. Je l'embrasse et je m'accroche à elle avec désespoir, avec la force de celle qui sait ce qu'elle va vivre qui connait à l'avance la déchirure la douleur, le sang qui va couler. J'embrasse cette femme avec mon âme, avec tout l'amour que j'ai pu ressentir pour elle, avec tout le vide que j'ai pu ressentir lors de son absence, avec la chaleur qu'elle m'a partagée, avec le confort qu'était son sourire, sa main dans la mienne, son corps près du mien, ses longs cheveux entre mes doigts. Je ne veux plus jamais m'arrêter de l'embrasser, je veux continuer de l'embrasser jusqu'à ce que le ciel se fende en deux, jusqu'à ce que les dieux fassent pleuvoir sur nous une punition, jusqu'à ce que mon coeur cesse d'appeler le seul homme de ma vie. Je veux l'embrasser jusqu'à ce que mes problèmes disparaissent, jusqu'à ce que je ne pense plus à Lloyd. Non, je dois penser à Rahima.
Rahima ma belle irlandaise, Rahima ma joueuse de Quidditch, Rahima ma sportive, Rahima ma merveilleuse inconnue, Rahima. Juste Rahima, je ne veux penser à autre chose. Je veux choisir de qui je tombe amoureuse, je veux choisir à qui je m'attache, de qui je me détache. Je ne veux pas rester coincée dans le passé. N'est-ce pas ? Hein que j'suis prête à passer à autre chose ? Ouais bien sûr que je suis prête. Bien sûr que je ne vais pas aimer Lloyd. Bien sûr que je vais aimer Rahima de tout mon être, de toutes mes tripes, de tout mon coeur. Bien sûr que oui.
Alors pourquoi je finis par la lâcher ? Pourquoi j'écarte mes lèvres ? Pourquoi je doute ?
« Rahima, je souffle, mon front contre le sien. Rahima je dois te parler... Rahima s'il te plait je.. je dois absolument tu parler et il faut que tu m'écoutes, il faut que tu m'écoutes jusqu'au bout.. »
Il ne faut pas que je brise son coeur. Il ne faut pas que je lui dise quoi que ce soit qui pourrait lui faire mal, il ne faut surtout pas que je la fasse pleurer. Parce que si elle pleure, c'est moi qui suis foutue. C'est moi qui vais céder, et elle comme moi on souffrira de cette relation de ce lien. Non, il faut que je sois solide, il faut que j'arrête de pleurer, il faut pas que je l'embrasse. Pas encore.
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507 mots
Je l'embrasse avec mon âme, avec mon coeur, entre les larmes qui coulent sur mes joues, entre le coeur blessé, sanguinolant que je cache dans ma poitrine serrée, entre les regrets entre la peur et la souffrance. Je l'embrasse et je m'accroche à elle avec désespoir, avec la force de celle qui sait ce qu'elle va vivre qui connait à l'avance la déchirure la douleur, le sang qui va couler. J'embrasse cette femme avec mon âme, avec tout l'amour que j'ai pu ressentir pour elle, avec tout le vide que j'ai pu ressentir lors de son absence, avec la chaleur qu'elle m'a partagée, avec le confort qu'était son sourire, sa main dans la mienne, son corps près du mien, ses longs cheveux entre mes doigts. Je ne veux plus jamais m'arrêter de l'embrasser, je veux continuer de l'embrasser jusqu'à ce que le ciel se fende en deux, jusqu'à ce que les dieux fassent pleuvoir sur nous une punition, jusqu'à ce que mon coeur cesse d'appeler le seul homme de ma vie. Je veux l'embrasser jusqu'à ce que mes problèmes disparaissent, jusqu'à ce que je ne pense plus à Lloyd. Non, je dois penser à Rahima.
Rahima ma belle irlandaise, Rahima ma joueuse de Quidditch, Rahima ma sportive, Rahima ma merveilleuse inconnue, Rahima. Juste Rahima, je ne veux penser à autre chose. Je veux choisir de qui je tombe amoureuse, je veux choisir à qui je m'attache, de qui je me détache. Je ne veux pas rester coincée dans le passé. N'est-ce pas ? Hein que j'suis prête à passer à autre chose ? Ouais bien sûr que je suis prête. Bien sûr que je ne vais pas aimer Lloyd. Bien sûr que je vais aimer Rahima de tout mon être, de toutes mes tripes, de tout mon coeur. Bien sûr que oui.
Alors pourquoi je finis par la lâcher ? Pourquoi j'écarte mes lèvres ? Pourquoi je doute ?
« Rahima, je souffle, mon front contre le sien. Rahima je dois te parler... Rahima s'il te plait je.. je dois absolument tu parler et il faut que tu m'écoutes, il faut que tu m'écoutes jusqu'au bout.. »
Il ne faut pas que je brise son coeur. Il ne faut pas que je lui dise quoi que ce soit qui pourrait lui faire mal, il ne faut surtout pas que je la fasse pleurer. Parce que si elle pleure, c'est moi qui suis foutue. C'est moi qui vais céder, et elle comme moi on souffrira de cette relation de ce lien. Non, il faut que je sois solide, il faut que j'arrête de pleurer, il faut pas que je l'embrasse. Pas encore.
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