Coucou Rapeltout Au diable, la fierté !

Samedi 08 juillet 2051
En milieu de matinée à la suite de ce RP
Avec : @Jane Plogeth


George venait de quitter Auriana Blaze, le coeur plus léger. Il se sentait rassuré par les conseils de la sorcière mais il y avait un poids encore qui subsistait en lui.
Il avait pleuré devant la sorcière mais pas assez pour le faire se sentir mieux. Le sorcier se sentait au contraire, bien trop triste et il était hors de question de retrouver sa fille dans cet état.

Nan. Impossible.
Il se laissa donc guider dans les rues de Godric's Hollow, sans but précis. Mais plus il marchait, plus il laissait le silence s'engouffrer au fond de lui. Et plus le silence entrait, plus ses pensées tournaient dans sa tête.
Et il n'avait qu'une envie : s'effondrer.

Toute sa vie n'avait été que retenue. Il ne devait pas ressentir les émotions trop fort mais juste assez. Il ne devait pas se comporter comme ci, ni faire comme ça. Toute sa vie, il avait contenue sa colère, ses larmes, sa tristesse. Et voilà que maintenant, il ressentait un poids sur ses épaules. Amanda l'avait abandonné, son père l'avait abandonné après son échec matrimonial et surtout, après la naissance de sa fille. Les Cuthbert n'enfantait que des fils premiers-nés.
Pas George.
Il avait une fille qu'il aimait et chérissait plus que tout mais voilà qu'avec elle aussi, il était en échec. Il avait échoué et les larmes qu'il avait tant contenue dans sa vie était sur le point de le faire voler en éclat.

Le professeur était donc sur le point de faire marche arrière et retrouver à nouveau Auriana quand il leva les yeux.
Sans le savoir, ses pas l'avaient mené face à l'appartement de la seule personne dont il ne voulait surtout pas montrer toute SA faiblesse.
Jane Plogeth.
Il était hors de question pour lui, réservé, qui avait eu du mal à s'ouvrir, de se mettre à nu devant celle qui faisait étrangement battre son coeur en secret.

Pourtant, il ne recula pas d'un pouce.
Pourtant, il s'avança et entra dans l'immeuble.
Pourtant, il gravit les marches jusqu'à l'appartement de Jane.
Pourtant, il souleva le loquet et toqua contre la porte.
Et pourtant, il ne prit pas la poudre d'escampette.

Et lorsque la porte s'ouvrit enfin sur la magnifique jeune femme, George sut qu'il ne pourrait pas se contrôler.
Il sut que sa fierté en prendrait un coup.
Il sut qu'il ne se retiendrait pas.

Tout ce qu'il avait à offrir à la sorcière en face de lui, c'était une multitude de larmes qui coulaient sans s'arrêter. George porta une main sur sa bouche sans arriver à contrôler le flot de larmes qui jaillissaient.

Car qui avait le pouvoir d'arrêter 30 ans de larmes jamais versées ?


Jaaaaaaaaane ! Je sais qu'on a une multitude de RPs en cours mais j'ai pas pu résister (comme à chaque fois, me diras-tu :cute: ). Ce RP est vraiment important pour mon Geogo, en espérant que ça te plaise :love:
@Lylas Mistéria pour la mention d'Auriana :cute:

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HRP, j'accepte avec joie le tutoiement !

Coucou Rapeltout Au diable, la fierté !
La jeune femme est lessivée. Elle avait passée la semaine chez son frère Darrel et par conséquent avec ses neveux Emily et Liam. Ce sont de vrais amours, là n'est pas le problème. Le truc, c'est que s'occuper d'eux demande pas mal d'énergie. Entre les petites sorties en famille et leurs devoirs, il y a de quoi faire. Etant donné que Jane était à la maison, Beverley l'a embauché comme « professeure » afin que ses enfants soient prêts pour l'année à venir. Sa rémunération ? Des snacks faits maison ! Difficile de refuser.

Même si elle est plus à même de les aider en botanique que dans une autre matière, Jane a pris au sérieux son rôle de tante-professeure. Elle leur a préparé des petits quizz en s'appuyant sur ce qu'elle se rappelait pour les autres matières. Quant à la botanique et aux potions, les tests étaient un peu plus poussés ; logique, elle s'y connaît.

Jouer les professeure lui plaisait bien, et aider ses neveux encore plus. Simplement ça l'épuise un peu trop rapidement. N'ayant rien de prévu pour ce week-end, l'anglaise a pris une grande décision : se reposer. Surprenant, hein ? Elle s'est couchée relativement tôt et comptait se lever tard. Aussi tard que possible. Mais son corps n'est pas du même avis... A son plus grand désarroi. A force de se lever tôt, son corps a pris le pli. Malgré toutes ses tentatives, elle ne parvient pas à se recoucher.

Elle râle, bien entendu. Mais elle n'a pas le choix. Ainsi, un peu somnolente, elle prépare son thé avant de prendre le chemin de la salle de bain. A peine propre, elle entend la sonnette. Elle n'attend personne pourtant. Parée de son pyjama et de ses cheveux pas super bien coiffée, elle s'approche de la porte et entrouvre le loquet.

« George ? » Aussitôt, elle referme le loquet pour ouvrir la porte en grand. Il a une de ces grises mines... Jane le regarde inquiète. Et là, les larmes coulent. Elles dévalent en cascade. Son cœur se resserre dans sa poitrine. Sans une once d'hésitation, elle s'approche et le prend dans ses bras. Elle lui carresse doucement les cheveux, tentant tant bien que mal de le calmer. « Eh ? Ça va aller, d'accord ? Tu ne veux pas entrer qu'on en discute ? Je préparais justement du thé. » dit-elle d'une voix douce, toujours contre lui.

403 mots
Dis moi si tout est bon @George Cuthbert :cute:
Je mentionne @Émeline Joyner et @Lyam Coyle comme il y a des chances que vos PNJ (et peut-être vos PJ ?) entendent cette courte discussion sur le palier :happy:

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Coucou Rapeltout Au diable, la fierté !
George eut soudain la pensée que c'était sans doute une très mauvaise idée de déranger Jane et qu'il ferait mieux de partir.
Mais la douce voix de la jeune femme se fit entendre sur le palier. Et très vite, au milieu de ses larmes, il sentit la douce chaleur de la jeune femme tout contre lui. Sa main posée sur sa bouche vint se refermer autour du corps de sa meilleure amie bien vite accompagnée par l'autre. Il sentit une main lui carresser ses cheveux et bien vite, sa tête vint se poser sur l'une des épaules de Jane.
Il l'entendit lui proposer d'entrer.

Il avait déjà bu un café, manger beaucoup de macarons et surtout, avait profité de la douce et aimante Auriana Blaze qu'il avait toujours considéré comme une seconde mère. Mais c'était comme si quelque chose manquait.
Il n'avait pas besoin de thé ; ça ne marcherait pas. Le sorcier se sentait juste... Complètement perdu. Il ressentait qu'il ne faisait pas les choses correctement. Qu'il n'était pas ce qu'il devait être. Qu'il n'était pas la personne qu'on attendait de lui. Il se laissa aller, libérant les larmes qu'il avait contenu en lui.
Ce fut seulement après quelques minutes, qu'il ouvit la bouche pour murmurer :

- Je ne suis pas quelqu'un de bien, Jane... Je brise tout ce que je touche...

Y compris toi, voulut rajouter George.
Car oui, il avait brisé un nombre incalculable de personnes. Du jour au lendemain, il n'avait plus donné de nouvelles à Jane. Il ne l'avait même pas invité à son mariage foireux, ni même au baptême de sa fille, ni à rien en fait. Il avait déçu sa famille entière et mainteant, il décevait sa fille. Et alors qu'il n'était à Poudlard que depuis 3 semaines, un élève l'avait déjà vu comme un mauvais père. Il avait déçu un tas de personnes. Il n'avait pas été le George qu'il aurait dû être pour ne pas être une telle déception.
A contre-coeur, il mit fin à ce câlin, bien malgré lui. Il sortit son mouchoir de poche et s'essuya le visage malgré que les larmes ne cessaient de couler. Pour autant, elle coulaient plus doucement ce qui permit à George de pouvoir maintenir une conversation presque normale.

Et ce fut à cet instant précis qu'il remarqua la tenue de la sorcière : pyjama, cheveux décoiffés. Le jeune homme écarquilla les yeux. Jamais il ne l'avait vu dan cet état et le professeur ne la trouvait que plus charmante. Bien entendu, il se maudissait d'avoir cette pensée alors qu'il l'avait très certainement réveillée ET dérangée !

- Je... Excuse-moi d'être venu à l'imporviste et de t'avoir réveillé. A vrai dire, je ne sais même pas pourquoi je suis là. Je...

Les larmes reprirent. Décidément, ellesne s'arrêteraient jamais ! Pourtant, il resta là, devant la porte en murmurant :

- Ça... T'es sûre de vouloir m'écouter ? Parce que ça risque d'être long. Très long...

Et dans le coeur de George, ce fut comme une évidence.
S'il rentrait dans l'appartement de Jane, il lui confirait tout. Pas juste la couverture qu'il lui avait toujours sortit quand il recevait des beuglantes. Pas juste 'c'est la famille, je dois être comme ça parce que les Cuthbert ont toujours été comme ça'.
Non. Il lui dirait tout.
Tout ce qu'il n'avait jamais dit à personne. Toutes ces soirées mondaines, toutes les leçons avec son père, Amanda, sa famile. Il lui dirait tout sans ménagement.

Était-elle prête à entendre tout ce que George avait contenu en lui toutes ces années ? Tout ce qu'il avait retenu afin d'être l'homme qu'il fallait qu'il soit ?

Et lui ?
Était-il prêt à remettre tout ce qu'il retenait dans les mains de Jane ?
Mais Jane n'était pas n'importe qui. C'était sa little sis', sa meilleure amie qui ne lui avait pas reproché de s'être ensui de sa vie du jour au lendemain. C'était la sorcière qui l'avait accueillie à bras ouverts sans lui reprocher de l'avoir abandonnée.
C'était une femme merveilleuse qui ne méritait pas un hommme comme lui. Un homme qui n'était pas quelqu'un de bien.


@Jane Plogeth c'est parfait :love: <3
@Elijah Cooper pour la mention de l'élève

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Coucou Rapeltout Au diable, la fierté !
Jane ne s'attendait clairement pas à voir George sur le palier de sa porte. Pire, elle ne pensait pas qu'elle serait là, à le réconforter devant son appartement. Elle ne pensait pas non plus que sa matinée commencerait avec un flot de larmes ; drôle de petit déjeuner ! Elle l'invite à s'installer dans son salon et à discuter tranquillement dans son canapé, autour d'une bonne tasse de thé — ou de café, il aimait bien ça. Mais il est tellement dévasté...

« Eh, je ne dis pas une chose pareille. Tu es une personne incroyable George. Je te l'ai déjà dit et je ne cesserai jamais de te le dire : tu es un homme bon. Je ne connais pas quelqu'un d'aussi doux et attentionné que toi. »

Elle ne sait pas si sa tentative de le calmer portera ses fruits, mais elle pense chaque mot et chaque syllabe. Tout en disant cela, l'anglaise serre son meilleur ami un peu plus fort contre elle, appuyant son propos. Soudain, il met fin à ce câlin et prend le temps d'essuyer ses larmes. Jane le regarde faire un peu perdue. Elle ferait n'importe quoi pour lui. Mais elle ne sait pas ce qui a provoqué une telle cascade de larmes. Elle ne lui demanderait pas ce qu'il s'est passé. Elle ne le forcerait pas à se livrer. Mais elle restera tout aussi présente pour lui. George reprend la parole pour s'excuser mais les larmes finissent par revenir.

« Tu ne me dérange absolument pas, okay ? Tout va bien, je suis là. » Avec difficulté, il reprend contenance et pose une question qui la laisse sans voix. Bien sûre qu'elle veut l'écouter. Peu importe à quel point c'est long. Mais est-il certain qu'il veut le faire ? « Je... Si tu te sens prêt, alors oui. Je te l'ai dit : je ne te forcerai pas à quoi que ce soit, d'acc' ? Viens, si on doit avoir une discussion sérieuse, vaut mieux l'avoir à l'intérieur. Tu veux que je te prépare quelque chose à manger ? Un café ou des œufs ? »

Jane s'écarte du passage pour inviter George à entrer. Une fois à l'intérieur, elle le guide jusqu'au salon et attend qu'il s'assoit (sur le canapé ou au niveau du comptoir) avant d'aller récupérer la théière pleine de thé. Dès que George aura énoncé sa commande, elle se mettrait aussitôt aux fourneaux.

404 mots
@George Cuthbert :love:

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Coucou Rapeltout Au diable, la fierté !
George entendait à peine les mots prononcés par Jane. Ou du moins c'était ce qu'il avait cru jusqu'à ce qu'il sente le rouge lui monter aux joues. Heureusement que Jane ne pouvait pas voir son visage car il en aurait été bien gêné ! Il tenta de contrôler ses larmes, sa tête contre l'épaule de la jeune femme avant de reculer.
Et puis, voilà que malgré tout ce que George lui avait dit, la sorcière se contenta à nouveau de renouveler son invitation. Malgré qu'il brisait tout ce qu'il touchait en ce moment. Malgré que ce qu'il avait à raconter était long.
Savait-elle au moins que cela remontait jusqu'à sa naissance ? 41 ans d'histoire, c'était très long. Cependant, il ne dit rien, et entra lorsque Jane s'écarta pour le laisser entrer. Il se laissa guider jusqu'au salon. Sachant que la sorcière comptait prendre son petit déjeuner, George décida machinalement de la suivre jusqu'au comptoir.

- Je viens de boire un café et d'engloutir pleins de macarons. Je sors d'une conversation avec Auriana et je ne crois pas que manger m'aidera beaucoup.

Pourquoi expliquait-il tout ça ? En tout cas, il n'expliqua pas à Jane qui était Auriana. Peut-être se poserait-elle des questions mais le sorcier n'en dirait rien de plus. Il leva les yeux vers la jeune femme en demandant simplement :

- Mais un thé au jasmin me plairait bien. Tu sais, celui dont tu avais l'habitude de me faire quand je n'allais pas bien à l'époque...

Il laissa la nostalgie s'installer en lui avant de soupirer. Ses mains posées sur le comptoir, le professeur observa les mouvements de Jane avec une extrême attention. Il attendit quelques secondes, prit une profonde inspiration et commença par le début.

Il allait se mettre à tout raconter, tout son ressenti - pas la couverture qu'il avait toujours montré à Jane, pas les deux/trois rares larmes qu'elle avait pu voir. Il allait lui dévoiler ses émotions profondes, ses cicatrices, ses blessures.
Et Jane, qui disait connaître George, allait découvrir un autre homme.

- Tu le sais, je suis né dans une famille de nés-sorciers. La famille Cuthbert est sorcière depuis de nombreuses générations.

Ça, Jane le savait. En revanche, ce qu'elle ne savait pas allait suivre. Car elle n'avait aucune connaissance du poids familial qui pesait sur les épaules du jeune homme.

- Per Sanguinem, Officium perdurat...

Il laissa planer quelques secondes sans pour autant laisser le loisir à Jane de parler.

- Par le sang, le devoir perdure. C'est la devise de la famille Cuthbert. Je suis l'aîné de ma famille. Je ne me souviens pas de mes premières années de vie. Tout ce dont je garde à l'esprit, c'était des années heureuses, remplies d'insouciance. Mon premier vrai souvenir remonte au 01 janvier 2014. J'avais 3 ans et demi et à mon réveil, mon père est venu me réveiller sans un mot. Il m'a amené à l'hôpital sans un mot jusque devant la porte d'une chambre. Il s'est arrêté et m'a dit que désormais, je suis l'aîné de la famille. Qu'il est de mon devoir d'être un exemple pour mon frère et d'être à l'image du prestige de la famille. De toujours lui faire honneur. Je suis ensuite entré dans la chambre et j'ai fait la rencontre de mon petit frère, Albert. Tout a changé depuis ce jour-là. Mes grands-parents m'ont pris sous leurs ailes en m'apprenant à lire et écrire selon les principes de la famille. Et le jour de mes 6 ans, mon père a pris en charge mon éducation. L'une des premières leçons de mon père a été de me faire apprendre par coeur la devise de la famille. Je me souviens encore de sa colère lorsque je ne la récitais pas correctement... Pause Mon père me terrifiait. Je faisais tout pour qu'il soit fier de moi ce qui se montrait par son regard neutre. Ma mère, quant à elle, était quelqu'un de merveilleux. Seulement... Pause Albert, et mes petites soeurs, Edith et Sophie ont reçu l'éducation par un précepteur. Un fossé me séparait déjà d'eux. Mais aussi, ils avaient cette approche naturelle avec notre mère. Père a toujours était peu présent dans leur vie alors ils se sont vite détournés vers la seule personne douce : notre mère. Elle leur consacrait beaucoup de temps et le peu de temps où je n'étais pas avec mon père, je le passais avec ma mère. Qui généralement était entouré de mon frère ou mes soeurs. Si je n'osais pas montrer mes émotions à mon père, il était impensable de le faire devant ceux dont je devais être un exemple. Mon père m'a appris qu'un Cuthbert ne plie jamais devant la tempête. Qu'il l'affronte et l'endure sans jamais plier, sans jamais un signe de faiblesse. Il était de mon devoir de respecter ce fait et d'être cet exemple pour eux. J'ai appris à enfermer mes émotions, à ne pas pleurer de peur que père m'entende. Et donc, même si ma mère incarnait cette sécurité, il était impensable de me mettre à pleurer devant elle. Et puis, il y a eu mes premières soirées mondaines les jours qui ont suivi ma première manifestation de magie.

George n'avait jamais parlé de ce jour-là. Il l'avait toujours esquivé. Et sa famille avait raconté une autre version des faits. Une version qui n'était pas la réalité.
Car ce jour-là, il avait monté le premier échelon de son échec familial.

- D'ailleurs, c'est à partir de ce jour-là que j'ai commencé à être une déception pour ma famille. Mais bon... J'ai donc été présenté devant les plus grandes familles influentes sorcières. Et c'est dans l'une de ses soirées que j'ai fait la rencontre d'Auriana. Pause Elle a tout de suite remarqué que je n'étais pas à ma place, qu'au fond de moi, quelque chose ne pouvait pas sortir. Et c'est la première personne qui a vu le petit garçon que j'étais et non pas le fils aîné ou le parfait fils aîné d'une famille influente. Auriana a été une seonde mère pour moi.

Si George avait laissé planer un quelque doute sur l'identité de cette mystérieuse Auriana, Jane ne pouvait dès à présent plus avoir de doutes : Auriana n'était pas une potentielle petite amie ou une meilleure amie. Elle avait l'âge d'être sa mère. Ce qui expliqué la douceur avec laquelle il en parlait.

- Elle m'a en quelque sorte sauvé. Sans le savoir d'ailleurs et malgré que nos rapports avaient toujours dûs être conventionnelles. Même si parfois, Auriana avait tendace à les outre-passer afin de me considérer simplement comme un petit garçon lorsque mes parents avaient le dos tourné. En société, ma mère était différente de la maison. Elle se montrait froide, un léger sourire sur le visage comme toutes les autres femmes qui régnaient dans ces salles. Enfin, je te laisse passer les détails. Puis, j'ai fait mon entrée à Poudlard. Bien sûr, le Choixpeau ne serait évidemment pas une surprise puisque tous les Cuthbert s'étaient rendus à Serpentard. Je fut l'exception à la règle et je gravis à nouveau les marches de l'escalier de la déception. Première beuglante. Pause Je me suis longtemps maudit et sentit coupable de ne pas être celui qu'on attendait de moi. Plus je faisais d'efforts et plus ceux-ci retombaient. Je suis entré au Choeur des Grenouilles et j'ai eu droit à une autre beuglante. Je n'avais pas le droit de fréquenter des nés-moldus ou des sangs-mêlés. Car oui, j'ai eu droit à toute une éducation politique des pro-conseil. Chaque fois que je parlais ou riais avec un né-moldu, je recevais une beuglante. Je n'ai jamais su comment ils faisaient pour le savoir mais j'ai apprit que mes parents avaient des yeux à Poudlard. Et puis, j'ai fait la rencontre de tes frères. Ils m'ont montré la vie différemment. Et ensuite, il y eut...

Petit silence.

Toi. Tu es apparu dans ma vie. Toi, le rayon de soleil, rempli de rêves. Je n'ai jamais eu de rêves car pour moi, ils ne façonnent pas la réalité. Jamais je me suis permis de rêver. Seulment, tu m'as montré que rêver ne tue pas. Rêver, c'est nourrir un sentiment que tu m'as apprit à connaître : l'espoir.

Hope. Espoir. Le prénom de sa fille.
Ce n'était pas pour rien que sa fille s'appelait Hope Jane Cuthbert. Non, ce n'était pas un hasard.

- J'ai ouvert les yeux sur ce que j'avais vécu, sur ma famille, sur tout en fait. Et j'ai pu avoir cette nouvelle force pour vivre mes propres rêves que Poudlard m'a donné. Je n'ai pas suivi la voie professionnelle de ma famille. Je ne suis pas devenu médicomage. Je suis d'abord partit en Roumanie pour me défaire des Cuthbert afin de devenir George. Et j'ai finalement suivi la voie de devenir Magizoologiste. Jusqu'au jour où mes yeux ont rencontré Amanda. Nous sommes devenus amis lors d'un de mes voyages avant de se perdre de vue. Je ne ressentais pas cet amour fou mais un lien était né. Et puis, nous nous sommes retrouvés et mon père ne m'a plus vu comme une déception. Car Amanda était en fait Amanda Jones, fille de la famille Jones. Une famille sorcière reconnue dont le fils aîné, Mickael Jones, décédé depuis une dizaine d'années à l'époque, avait été marié avec une française, Irène Carter à présent. Tu connais sans doute mes neveux par alliance, en particulier ma nièce, Zenaïda Carter.

Il laissa une pause un peu plus longue afin de laisser le temps à Jane de digérer l'information.

- Bref, tout ça pour dire qu'Amanda représentait un excellent parti pour la famille. Et nos deux familles nous ont en quelque sorte encouragés à se marier. Moi, j'espérais que cette union me permettrait de regagner les faveurs de ma famille. Et sutout d'assurer une descendance convenable. Car les Cuthbert avaient toujours compéts sur les aînés et chaque fils aîné avaient donnés des fils premiers-nés. Je voulais en faire de même. Et puis, je m'entendais bien avec Amanda, nous étions complices. On s'est donc mariés à Noël 2043. Les premiers mois avaient été magiques, nous nous entendions bien. Mais puis, nos familles nous encouragèrent à concevoir le fameux fils premier-né. Celui qui ferait naître la descendance des futurs Cuthbert. Cela marqua une tension entre Amanda et moi qui voulions encore attendre avant d'avoir des enfants. Au final, Hope est née le 06 juin 2045. Une fille. Je déçus à nouveau ma famille au même titre que ma femme qui m'en voulut pour lui avoir donné une fille. Elle qui voulait un fils afin d'être convenable. Elle s'occupa tout de même de notre fille mais une tension grandissait entre nous à tel point qu'elle demanda le divorce. Moi, je n'ai rien dit pour l'en empêcher car je savais que ça n'allait plus entre nous. Le divorce fut prononcé le 24 décembre 2045, la veille de notre anniversaire de mariage. Et elle me laissa Hope comme cadeau de Noël. Elle me laissa la garde complète. Le divorce marqua plus profondément la déception que je suis pour ma famille. Personne n'a accepté. Je une erreur. Je suis l'échec des fils aînés Cuthbert. Amanda rendu 2-3 visites par an à Hope mais cessa immédiatement à ses trois ans. Elle s'est enfuie sans laisser une lettre ni quoique ce soit à notre fille. Elle s'est volatilisée laissant sa fille derrière elle. J'ai surpris une conversation entre Sophie et Hope quelques jours après le dîner chez ton frère. Elle dit se souvenir vaguement de sa mère, Amanda. Et d'ailleurs, en plus de ce qu'elle t'a dit au dîner, elle a demandé à la nouvelle employée de chez Apothic'herbes si elle voulait bien devenir sa mère !

George termina en appuyant sa tête contre sa main.

- Auriana m'a dit que sur ce point, c'était normal. Elle m'a donné des conseils pour Hope mais au-delà de tout ça, j'ai l'impression de sans cesse échouer. Avec ma famille, mes amis, ma fille. Même pendant un temps, j'ai cru avoir échoué avec toi mais tu ne m'en as pas voulu.

Il chercha le regard de sa meilleure amie et lui demanda :

- Pourquoi tu ne m'en as pas voulu Jane ? Pourquoi tu ne m'as pas crié dessus de t'avoir lâchement abandonnée, de ne plus t'avoir donné de nouvelles ? J'ai rompu la promesse que je t'avais faite, Jane. J'ai failli à ma parole et à toi, en plus. Pourquoi ?


@Jane Plogeth désolée pour ce pavé ! :love: :cute:
@Lylas Mystéria n'hésite pas à me redire pour la cohérence RP !
@Zenaïda Carter & @Sage Matthews pour la mention !

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Coucou Rapeltout Au diable, la fierté !
Jane est heureuse qu'il accepte son invitation. Ce n'était pas ce qu'elle s'imaginait mais c'est toujours mieux que rien. Heureusement qu'elle avait tout rangé avant de passer ces derniers jours chez Darrel et Beverley. Elle laisse George découvrir le salon, le temps pour elle de fermer la porte d'entrée et de l'inviter à manger un petit quelque chose.

George lui explique qu'il a déjà mangé avec une certaine Auriana. Une collègue ? Une amie ? Ou... sa nouvelle petite amie ? Après tout, Hope n'avait pas hésité à faire comprendre qu'elle voulait une maman. Peut-être était-ce un message destiné à George ? Pour qu'ils sortent ensemble ? A cette pensée, son cœur se serre légèrement dans sa poitrine. Elle ne sait pas si c'est cette image d'une Hope triste qui la met mal. Ou si c'est le fait d'imaginer une femme dans les bras de George...

« Je suis sur le coup ! »

Ce thé au jasmin... on pourrait dire que ce n'est qu'une boisson chaude à base de plantes. Mais pour eux deux, cela signifie bien plus. Jane met l'eau à bouillir et sert sa propre tasse de thé. Ce serait mal vu de manger devant lui alors qu'il a quelque chose de très important à lui raconter. D'un autre côté, ce serait encore plus gênant si son ventre se met à gargouiller comme jamais en pleine discussion...

Je sais ! se dit-elle. Elle a découvert que manger les amandes crues c'était bon et les fruits secs en général. Ça lui fera une sorte de pop corn. Elle sort un bol du placard et y verse des fruits secs, grignottant tout en remplissant le récipient. Elle a faim, faut pas trop lui en vouloir.

Elle s'installe au comptoir et écoute avec la plus grande des attention son meilleur ami. Son ton est assez froid, mais aussi mélancolique. Jane comprend facilement que ça ne va pas être une discussion facile à vivre. Cela se confirme lorsque George se met à parler en latin. La botaniste ne le quitte pas une seule seconde du regard, affirmant sa présence à ses côtés.

Elle l'écoute.

Jane ne se serait jamais doutée que son meilleur ami avait eu une telle enfance. Cette Auriana n'est pas une potentielle amante ou une amie. Elle a été bien plus que cela pour lui. Un refuge. Ecouter George lui rappelle sa nièce, Sonia. Son père lui faisait peser certaines choses très dures. Tout comme George. Pourquoi faire subir tout ça à un enfant ? Pourquoi lui pourir son enfance ? L'enfance est le seul moment où on a le droit de vivre dans l'insouciance. Pourquoi ?

L'anglaise serre les poings à la mention des statuts de sang. Un sorcier reste un sorcier. Non, un être humain reste un être humain. Un être de chair et de sang. Pourquoi... Pourquoi mettre des barrières entre nous ? Pourquoi n'aurait-il pas le droit de vivre de sa passion pour le chant ?

Jane se lève pour verser le thé de George mais se retourne surprise à la mention de ses frères. Puis une nouvelle fois lorsqu'il parle d'elle. Elle s'arrête dans ses mouvements, surprise. Surprise d'apprendre à quel point les moments qu'ils ont partagés étaient importants pour lui. A quel point elle l'a changé. Elle prend le temps de comprendre la signification de leurs échanges. Ça la bouleverse. Elle est également surprise d'apprendre qu'il a un lien de parenté avec la jeune Zenaïda. Peut-être qu'il a déjà pu rencontré sa cousine Sonia ?

La sorcière sert distraitement la tasse de George. Elle est surprise par tout ce qu'elle apprend. Tant d'années de silence... et la pauvre Hope qui se retrouve mêlée à tout ça. Qui réclame une maman. C'est normal que George craque. Jane lui fait glisser la soucoupe jusqu'à lui.

Elle aurait aimé lui répondre et lui dire que ce n'est parce que son père voit toutes ses actions comme des échecs qu'il a échoué partout. Mais au lieu de ça, elle le regarde surprise. Elle se sentait presque coupable de ne pas lui avoir hurlé au visage ce jour-là. Bien sûr qu'elle avait été blessée. Bien sûr, qu'elle avait eu peur pour lui quand il est parti en Roumanie. Bien sûr qu'elle ne s'attendait pas à ce que George soit père. Mais elle n'irait jamais lui reprocher tout cela.

Sa vie amoureuse n'a pas été très glorieuse. Depuis Poudlard, en réalité. Elle a eu diverses relations, mais au bout du compte, elle se retrouve célibataire. Seule avec elle-même. On lui a dit que c'est tout aussi bien de s'aimer, de sortir avec soi-même... mais elle n'aime pas ça. Elle a toujours voulu vivre une conte de fée, avoir un mari doux et aimant et lui offrir de beaux enfants. Elle est presque aussi âgée que son meilleur ami et elle n'a pas la moitié de ce qu'il a pu créer.

« J-Je... » Qu'est-ce qu'elle peut répondre à ça ? Sérieusement ? N'importe qui se retrouverait désarçonné. « Oui, ça a été difficile de vivre sans toi et tu m'as beaucoup manqué, mais... Je ne t'en voudrais jamais George. On doit tous voler de ses propres ailes. » dit-elle. « J-Je... Je voulais te remercier. Pour m'avoir partagé tout ça. Ça n'a pas été facile à vivre mais encore plus à raconter, alors merci. Merci George. Je ne te le répèterai jamais assez : tu n'as jamais échoué. Tout ce qui t'a été reproché, ce n'est pas de ta faute, tu ne peux rien faire pour ça. George, tu es un homme merveilleux. Tu es un papa incroyable ! Je sais que Hope t'inquiète, mais tu as tenu bon et tu tiens bon encore aujourd'hui. Sans toi, elle se sentirait encore plus seule. Je... »

Elle fait une pause. Elle ne sait pas quoi dire. Entre tout ce qu'elle vient d'apprendre, Hope et les sentiments confus de George... Elle est perdue.

983 mots
@George Cuthbert, c'était 2000 mots d'émotions :cryhappy:

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George avait suivi les moindres gestes de Jane. Il avait suivit l'entrain avec lequel elle avait préparé sa tasse de thé. Sa façon de grignoter tout en suivant son histoire. Elle avait pu servir leurs tasses respéctives tout en écoutant attentivement le récit qu'il lui apportait. Il remarqua sa surprise lorsqu'il en vint à parler d'elle.

Oui, Jane.
George avait lui-même été surpris de lui dire ces choses-là mais au final, elles étaient vraies. C'était tout ce qu'il avait toujours ressenti et la voir réagir à son propos faisait réchauffer le coeur de George encore plus. Cela ne fit qu'augmenter toute l'affection qu'il avait pour elle. Elle, cette charmante professeure de botanique qui était sa meilleure amie. Celle qui l'avait toujours soutenue, qui ne lui avait pas reproché d'être sortit de sa vie et qui l'avait accueillie à bras ouverts lors de son retour !
Sa Jane, cette merveilleuse sorcière qu'il ne méritait pas.

A la fin de son récit, de ses questions, il but une gorgée du thé que venait de lui servir la jeune femme. Et le goût de la nostalgie reprit le dessus. Ce thé était magique ; il avait toujours eu le don d'apaiser la peine du sorcier ou du moins, de le soulager.
Ce ne fut qu'aux premiers mots de Jane que George réalisa avec effroi le poids et la douleur de son histoire. Il venait de mettre tout ça sur les épaules de Jane ! Par Merlin, qu'est-ce qui venait de se passer dans sa cervelle ? Ce fut totalement logique qu'elle se sentait perdue face à tout ça ! Pourquoi ?
Et puis, outre cette révélation intérieure, il écouta Jane parler et les larmes revinrent. Mais cette fois-ci, c'était de pures larmes d'émotion. Jane était une enchanteresse, une déesse ou quelque chose dans le même genre ! Nan mais sérieux ! Il avait été un vrai c****** avec elle et voilà qu'elle le remerciait ? Elle lui disait des mots que personne ne lui avait dit ! Elle le comprenait mieux que quiconque !

MAZETTE !

S'était-il trompé sur toute la ligne ?
Il sentit son ventre se tordre. Seulement, ce n'était pas comme un mal de ventre avec une douleur insupportable. C'était d'ailleurs, une sensation très agréable.
Était-ce ça, cette senstion qu'il ressentait que Jane avait voulu lui décrire lorsqu'elle lui avait parlé de ces fameux « papillons dans le ventre » ?

- Je ne comprendrais jamais comment j'ai fait pour mériter d'avoir une aussi merveilleuse personne que toi comme meilleure amie.

Il carressa le rebord de sa tasse avant de reprendre :

- Ça m'a fait du bien de parler. Toutes ces années où j'ai dû refouler mes émotions, devoir être parfait et impeccable... Merci à toi Jane, d'être là même quand je ne le mérite pas. Grâce à toi, j'ai...

Les mots se brisa et George s'immobilisa d'un seul coup.
Son regard se perdit dans le vide, devant sa tasse.

Grâce à toi, j'ai brisé mon armure ; celle que je me suis forgée sans jamais réussir à la casser. Jusqu'à toi.

Oui, au-delà de tout ça, un poids venait de se libérer de ses épaules. Il avait cru que ce poids s'elèverait en s'éloignant de sa famille mais en vérité, il venait de s'enlever à cet instant. Il se sentait enfin et véritablement libre. Libre de pouvoir s'exprimer sans honte, sans retenue et surtout, sans jugement.
Et ce n'était ni sa mère, ni son père, si ses grands-parents, ni Sophie, ni Albert, ni Edith, ni sa chère fille, ni même Auriana, ni Joe, ni Darrel, ni Beverly qui l'avaient aidé à briser cette armure.

C'était Jane. Seulement Jane.
En un seul moment, elle avait réussi à apporter toujours cet éternel rayon de soleil. Celui qui avait toujours éclairé ses moments d'obscurité. Celui qui lui redonnait le sourire à chaque fois. Celui qui lui montrait que tout était possible du moment qu'on y croit.
Cela avait toujours été Jane.
Et cela resterait à jamais toujours Jane.

Tout ce qu'il avait traversé, toutes ces années d'errance, Jane avait été là même sans sa présence. A chaque fois qu'il se sentait défaillir, c'était la voix de Jane qu'il entendait. A chaque fois qu'il avait été témoin d'un brin de rire de sa filleule, c'était Jane qu'il voyait. Car oui, sa filleule, sa chère Lily avait ce petit rayon de soleil qui lui rappelait Jane. A chaque fois qu'il croisait le regard doux et rêveur de sa nièce par alliance, Zenaïda, il voyait Jane. A la naissance de sa fille, ce n'était pas son ex-femme qu'il avait vu dans le regard souriant du nouveau-né. C'était Jane. Voilà pourquoi, il avait choisi de l'appeler Hope Jane Cuthbert !
Parce que cela avait toujours été Jane !
Et que cela resterait Jane pour toujours dans son coeur !

Il s'était mis à nu devant Jane, lui avait confié ce que jamais il n'avait osé parler et le voilà maintenant, assis, le regard dans le vide à réaliser que cela avait toujours été Jane ! A réaliser que pour la première fois de sa vie, il avait mis sa fierté et son honneur de côté...

POUR JANE !

Il fallait qu'il bouge, qu'il marche car cette vérité ne lui permettait pas de faire quoique ce soit d'autre. Il se leva d'un bond sans même faire attention à la réaction de sa meilleure amie et se dirigea vers le canapé. Et il commença à faire les cent pas, à tourner en rond sans même faire attention à ce qu'il se passait.
George devait faire face à l'évidence. Toute sa vie n'était que mensonge.

TOUT.

Il n'avait jamais été ami avec Jane. Depuis ce fameux déjeuner, un jour de mars dans la Grande salle où il avait tendu une pâtisserie à Jane. Cela n'avait pas été de l'amitié et cela ne l'avait jamais été. Cela n'avait pas été non plus un amour de grand frère de coeur à petite soeur de coeur ! Non cela ne pouvait être pas possible car sinon, pourquoi avait-il ressenti un pincement au coeur face aux amours passés de Jane et de la colère lorsque ces garçons lui avaient brisé le coeur ? Lui qui avait prit ces mêmes émotions pour de la protection ; en vérité, c'était un pur mensonge !
Toute son amitié avec Jane avait toujours été un mensonge dans son coeur ! Depuis le commencement !
Il avait cru à une amitié alors que pendant tout ce temps...

...

Pendant tout ce temps, il avait aimé Jane.

...

Pendant tout ce temps, il aimait Jane.

...

Pendant 26 ans de sa vie, George n'avait jamais cessé d'aimer Jane Plogeth.
Et ce n'était que maintenant, qu'il se rendait compte à quel point ce n'était pas une amourette. C'était bien plus que cela.

George s'arrêta dans sa marche, se retrouva à quelques mètres de Jane. Il leva les yeux vers elle et ne put détacher ses yeux d'elle.
Son regard brillait de larmes d'émotions pures, vraies, sincères, sans une once de tristesse. Un sourire vint éclairer son visage baigné de ces quelques larmes.

George Cuthbert aimait Jane Plogeth.
George Cuthbert était amoureux de Jane Plogeth.
George Cuthbert était fou d'amour pour Jane Plogeth.

Et cela durait près de 26 ans...
Et aussi fou que cela pouvait paraître après toutes ces révélations, il était incapable de s'imaginer avouer une telle vérité à la jeune femme face à lui.

Car il n'était pas prêt à imaginer la réponse de Jane.
Déjà, elle venait d'être déboussolée face à ce qu'il venait de lui dire alors il n'allait pas en rajouter avec tout ça.
Et puis, tout de même, il devait la ménager ! Elle venait à peine de commencer sa journée !?
Non, George devait arrêter de penser à Jane, et à tout ça.
Il devait se reprendre.
Tout de suite.

Mais c'était que Jane ne lui était pas d'une grande aide ! George n'arrivait pas à détacher son regard d'elle !
Et puis, elle était vraiment belle...


@Jane Plogeth Trop d'émotions :cryhappy: :blush:
Je n'ai, au final, pas pu m'en empêcher :grin: :lol:
Mes chères @Lily Dawson et @Zenaïda Carter pour la mention <3 <3

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Coucou Rapeltout Au diable, la fierté !
A mesure qu'elle parle, Jane voit l'expression du visage de George changer. Elle se mord l'intérieur de la joue en voyant des larmes perler aux coins de ses yeux. Il venait tout juste de se calmer et de se livrer ! Et à cause d'elle, il se remet à pleurer. Puis, elle fronce les sourcils surprise.

Moi. Merveilleuse ? s'interroge-t-elle.

« Pff ! Je n'ai rien de merveilleux George. N'importe qui l'aurait fait. Mais je suis contente si en parler a pu te faire du bien. Ce n'est pas facile de parler, c'est plus courageux qu'on ne pourrait le croire. Tu peux être fier de toi, George. »

Elle le pense sincèrement. N'importe qui avec un peu de cœur ou de jugeote — ou des deux — l'aurait fait. Ecouter ne lui coûte rien, elle ne fait que gagner. Elle se rapproche de l'autre. Elle le découvre et l'aide. George s'est libéré des chaînes de son passé en posant des mots sur ce qu'il a ressenti et vécu. Désormais, Jane comprend mieux certaines actions de la part de son ami. Ce n'était pas évident avant, ils n'étaient que des enfants. Mais ça l'est maintenant.

Soudain, George se lève d'un bond et se met à marcher. L'anglaise porte sa main à sa poitrine, surprise. Pas tant que ça, enfin de compte. Il marchait énormément quand il devait réfléchir. Et il faut le dire : il y a énormément de matière. Tant de choses à analyser et digérer... Jane le laisse marcher et prendre le temps dont il a besoin. Cela lui permet de reprendre tout ce qu'elle venait d'apprendre.

La botaniste savait que George avait une relation compmiquée avec son père. Mais pas tout ça... Son père est un vrai... Malgré tout le respect qu'elle pourrait avoir pour cet homme, elle ne le pardonnerait jamais pour avoir torturer son fils. C'est de la torture psychologique. Il est normal de vouloir apprendre des choses à ses enfants, des valeurs. Mais pas au point de le traumatiser !

Soudain, George se retourne vers elle. Elle se lève et s'approche de lui. Elle passe une main dans ses cheveux, chercher ce qu'elle pourrait lui dire. C'est quoi ce regard ?

« Euh... George ? Tout va bien ? » dit-elle dans un premier temps. « Je sais que ça n'a pas été facile pour toi de me parler de tout ça. Prends le temps dont tu as besoin, je suis toujours là pour toi, d'accord ? Je ne partirai pas. Alors on peut prendre notre temps et en rediscuter quand tu seras prêt. Hmm ? Tu re-veux du thé ? Ou autre chose ? »

441 mots
Purée ce RP est tellement émouvant, @George Cuthbert :cryhappy:

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Coucou Rapeltout Au diable, la fierté !
George n'en revenait pas : Jane ne se trouvait pas merveilleuse ?! Quelle était cette blague ? Jane était une femme extraordinairement merveilleuse et elle ne le voyait pas ?
Et non, justement. Pas tout le monde n'aurait été capable d'avoir la patience et l'écoute de la jeune femme. Il n'y avait qu'elle au monde - hormis sa fille, sa filleule et Sophie - pour lui accorder une telle écoute. Et voilà qu'à son habitude, chaque compliment qu'il lui faisait le lui était renvoyé.

Le sorcier s'était levé, n'y tenant plus. Il avait fait les cent pas car il venait tout juste de comprendre que Jane n'était pas son amie. C'était la femme de ses rêves. Celle pour qui il aurait pu sacrifier sa vie, celle pour qui il est prêt à sacrifier sa vie et celle pour qui il sera toujours prêt à sacrifier sa vie.

Il l'aimait.
Voilà ce qu'il venait tout juste d'observer.

Il l'aimait depuis 26 ans, c'est-à-dire depuis le jour de leur rencontre.
Voilà ce qu'il venait tout juste de réaliser.

Et maintenant, il se trouvait face à Jane, à quelques mètres d'elle et il la regardait le sourire aux lèvres. Franchement, elle était belle même si elle n'était ni habillée pour recevoir quelqu'un, ni même coiffée. Jane resterait toujours incroyablement magnifique.
George manqua un battement lorsqu'il se rendit compte que d'une part, Jane s'était avancée ce qui, pour lui, n'était pas une bonne chose à moins de dire un truc qu'il ne fallait et d'une autre part, elle se sentait légèrement perdue ? embarrassée ? face au regard qu'il lui portait.
Heureusement - ou pas - la sorcière se mit à parler.

Oui, il allait bien. Enfin, mis à part qu'il réalisait que la femme devant lui n'avait plus rien à voir avec la meilleure amie qu'il pensait qu'elle était dans son coeur.
Bien sûr qu'elle était là pour lui. N'était-ce pas ce que les meilleurs amis étaient l'un pour l'autre ?
Elle avait sa manière de proposer à boire ou quelque chose lorsqu'elle se sentait gênée ou surtout, extrêmement perdu face aux expressions des autres.

Par Merlin ! Il devait dire quelque chose !
Oui mais quoi ?
Qu'était-on censé dire à la femme qu'on aime ? Et pire ! Face à sa meilleure amie qu'on est fou d'amour pour elle et qu'elle risque de ne pas partager ce qu'on ressent ? Et lorsque par la même occasion, on vient de réaliser qu'on aime éperdumment cette femme ?
Oh misère ! Dans quelle champ venait-il de se fourrer ?

D'une voix rauque et bagayante - ce qui n'est jamais arrivé face à Jane - il ouvrit enfin la bouche :

- N-Nan... Je vais bien... Je... Merci mais... J-J'ai pas fini ma tasse...

Par Merlin et les ancêtres !!!!
Lui, l'homme qui n'a jamais perdu les pédales voilà qu'il était en train de les perdre tout ça parce que quoi ?
Parce qu'il était complètement nerveux maintenant qu'il savait où était son coeur !
Il devait absolument faire quelque chose mais quoi ?
Il n'avait aucune idée de quoi faire pour lui ni même pour Jane qui devait probablement le prendre pour un fou ! Il était venu pour lui balancer son histoire, briser son armure et maintenant quoi ? Lui déclamer son amour pour se ridiculiser jusqu'au bout ?

Il se massa l'arrière de son crâne, ferma quelques secondes les yeux et en les rouvrant, il sortit la première chose qui lui passa par la tête :

- Tu devrais arrêter de faire ça, Jane. Tu es tellement généreuse que tu en oublie une personne importante à ton regard. Toi-même. Tu as toujours été trop modeste, toujours à renvoyer les compliments que les autres te lancent.

Il ouvrit les yeux, se maudissant intérieurement d'avoir laissé parler son coeur. Mais il n'était plus question de faire machine arrière.

- Accepte les compliments qu'on te fait parce qu'ils reflètent la personne que tu es au quotidien avec le monde qui t'entoure. Ne me dis pas que tu n'as rien de merveilleux car ce serait me mentir ouvertement. Tu es une personne merveilleuse à mes yeux, Jane et c'est pour ça que je te le dis.

Et puis, alors qu'il crut qu'il allait s'arrêter là, il soupira subitement :

- Si seulement mes yeux avaient le pouvoir de parler...

Seulement, George se rendit compte bien trop tard de ce que cette phrase pouvait signifier. Sérieusement, il aurait dû se rendre au Chaudron baveur, louer une chambre et pleurer un bon coup.
Pourquoi ses pas l'avaient attiré ici, devant Jane ?


@Jane Plogeth Bon, a perdu mon Geogo :cryhappy: :grin:

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Jane l'analyse du regard, mais elle n'arrive pas à déchiffrer quoi que ce soit. Pas le choix, il faut lui demander. Il a déjà énormément parler, mais le voir faire les cents pas, puis se figer et rester mutique... ça commence à l'inquiéter. Non pas que le silence la gêne, mais son regard est étrange. Quelque chose ne va pas.

C'est sûr !

C'est plus que certain, ça se confirme ! George bégaie. Elle ne l'a jamais vu dans un tel embarras. Il doit être gêné de lui avoir tout raconté. Peut-être qu'il le regrette ? Oh non ! Il ne faut pas qu'il le regrette, en plus il se sentait soulagé après s'être livré...

« Euh... t'es sûr que tu vas bien ? » insiste-t-elle.

En voyant George se masser l'arrière de son crâne, Jane est sûre d'une chose : un truc ne va pas. Mais il ne dit pas quoi !

Fais comme tout à l'heure et parle-moi ! voudrait-elle lui dire. Lorsqu'il rouvre les yeux, elle retient un sursaut. Arrêter ? Modeste ? Merveilleuse ? Jane n'est pas sûre d'avoir tout compris. Alors elle se repasse chaque mot, un à un, dans sa tête. Tout ce qu'elle y gagne ? Des joues aussi rouges que des pommes bien mûres.

« J-Je... »

Ses yeux ? Parler ? Mais de quoi parle-t-il ? Trop de choses se passent dans la tête de l'anglaise. Elle repense à George qui débarque chez elle, à tout ce qu'elle vient d'apprendre sur lui. Toutes ces choses qu'elle n'avait pas remarqué lorsqu'ils étaient enfants. Elle sent une douleur familière dans son ventre. Son estomac réclame d'être remplie. Mais elle veut avoir des réponses. Que signifient ces regards et ces hésitations ? Son ventre attendra aussi longtemps qu'il faudra.

« Qu'est-ce qu'ils diraient ? Tes yeux. »

Elle veut savoir.

306 mots
Arrête de nous faire languir, @George Cuthbert :lol:

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