Isn't Lovely ?
pdv de Sonia
Je n'ai pas hésité longtemps. Dès lors que Ray conclu sa prestation, je m'approche de lui pour le prendre dans mes bras. Je le sens m'entourer dans ses grands bras et me serrer à son tour contre lui. Je sens sa chaleur m'envelopper comme une douce couverture. Le son de ses battements de cœur m'apaise. Peu à peu, je sens que mon cœur ralentit la cadence pour rejoindre son rythme. Désormais, nos cœurs battent à l'unisson.
Ou presque.
Lorsque j'entends ma cousine, je me crispe. Je ne suis pas la seule, je sens Ray se tendre à son tour. Le discours de mamie est très encourageant et même si Zen l'écoute avec la plus grande attention du monde, j'ai l'impression que sa parole ne l'atteint pas complètement. Je n'aurai pas dû traîner avec Adrian et accepter son aide... On ne se serait pas rapproché et tout ça ne serait jamais arrivé.
Jamais.
Soudain, j'entends Ray qui nous propose de parler à tête reposée dans la cuisine, autour des cookies de mamie. Ce qui m'interpelle le plus est la suite de son discours : il veut que je lui parle d'Adrian. Non, il est d'accord pour en apprendre plus sur lui. Et en échange, il va s'expliquer ? Je le regarde perplexe. Je ne sais pas s'il dit ça simplement pour se faire pardonner ou s'il le pense vraiment. Techniquement, je dirai qu'il le pense sincèrement. Mais au fond de moi, j'ai l'impression qu'il y a toujours quelque chose, un truc, qui se cache.
Pour seule réponse, j'hoche la tête. Si ça peut me permettre de comprendre ce qu'il leur est passé par la tête, alors je vais faire un effort. J'ai besoin de savoir pourquoi ils se montrent aussi réticent. Et surtout, je veux savoir pourquoi Ray a annoncé à Ethan ce qu'il se passait avec Adrian. Je voulais le faire.
Moi.
Je voulais trouver le moment parfait, lui parler d'Adrian et lui dire ce que je ressens pour lui. Lui dire qu'il est quelqu'un de gentil, doux, intelligent et qu'à force de discuter et traîner avec lui, je crois en être tomber amoureuse. Mais tout ça ne se passera pas. C'est Ray qui lui a tout dit. Et ça se trouve, il lui a raconté n'importe quoi sur lui...
Je me tourne vers Ethan, et je le vois serrer les poings. Mes soupçons se confirment. Ray lui a raconté des trucs pas gentils sur lui, alors qu'il est quelqu'un de très chouette. Ça se trouve, Ethan et Adrian s'entendraient super bien !
pdv d'Ethan
Est-ce que j'ai envie d'entendre ce qu'elle a à me dire sur Adrian. Non. Je ne suis pas comme Ray, je ne peux pas passer outre tout ce que je sais sur lui, juste pour faire plaisir à Sonia. Je l'aime de tout mon cœur, c'est ma petite sœur. La mienne. Je ne la laisserai jamais entre les mains d'un petit con qui se croît mieux que tout le monde !
Lorsque mon regard croise celui de ma sœur, je me fige. Mince, je crois qu'elle a compris. Mais c'est au dessus de mes forces ! D'après Ray, la famille d'Adrian serait contre les moldus et même les sangs-mêlés. Ce sont juste des propos inacceptables. S'il est comme ses parents, alors je ne veux pas que Sonia traîne avec un type pareil. Et il paraît qu'un des membres de sa famille fait parti du Conseil...
« O-Ouais... moi aussi je veux savoir ce que tu penses de lui... » dis-je finalement.
C'est clairement à contre cœur. Mais je le pense. Si cela peut soulager Sonia, alors pourquoi pas. Mais avec Ray, on ne peut pas lui cacher la vérité, il va falloir qu'elle comprenne que ce n'est pas un chouette type et qu'elle s'est faite manipulée par lui. Purée ce que je regrette... Si seulement j'étais encore à Poudlard, j'aurai pu directement aller le voir et en savoir plus par moi-même ! Mais j'ai dû me reposer sur Ray. Et en plus, c'est sa dernière année à Poudlard, Sonia se retrouvera seule. Je ne peux même pas demander aux jumeaux de prendre soin d'elle... Ils sont pas aussi matures que Ray.
« Aller les enfants, venez. »
699 mots
Tu peux considérer que Sonia et Ethan se dirigent à table avec tout le monde, @Zenaïda Carter
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#3E0576 | 4A RP | 3A devoir | rédactrice | fanfariste | choriste - soliste en formation | gérante du Club Théâtre | membre du Fich'tre ! —
Isn't Lovely ?
Point de vue de Zenaïda
Je regarde mon frère, un regard bienveillant dirigé vers Soso. Je vois ensuite les poings de mon cousin se serrer à nouveau. Il semble ne pas être d'accord avec Ray. Il n'a pas l'air de vouloir en apprendre plus sur Adrian.
Comme s'il savait déjà tout.
Soso a l'air déçu de la réaction de son frère. Ou plutôt, elle semble comprendre que les garçons n'ont pas tout dit. Je regarde mamie nous diriger vers la cuisine. Je m'écarte d'elle, m'appuyant contre le mur et je regarde mes cousins et mon frère la suivre.
Puis, mon regard dévie à nouveau vers mon violoncelle.
Un coup, la cuisine. Un coup, mon instrument. Mon coeur bat un peu vite, comme si je devinais que la conversation ne s'adoussirait pas totalement.
Je ne peux pas revoir toutes ces expressions sur leur visage.
Je ne peux pas revoir le regard perdu de mamie qui essaye de comprendre ce qu'il se passe.
Je ne peux plus revoir le regard dans les yeux de ma cousine.
Ce regard qui exprime la trahison et la tristesse.
C'est au-dessus de mes forces. Je suis peut-être une lâche mais je ne peux pas.
Je les entends s'installer. Je ne les suis pas. Je me rue vers mon violoncelle. Je le déballe vite fait bien fait et je m'assois sur la première chose à ma portée : les marches d'escaliers. A l'endroit même où se trouvait Soso, Ray et Ethan. Je ferme les yeux, j'oublie tout et tant pis si je dérange la conversation dans la cuisine.
Je peux pas faire autrement.
Je pose l'archet sur la corde et je joue jusqu'à en perdre mon âme.
Point de vue de Raymond
Le regard de Sonia riva sur le Serpentard. Ce dernier la regardait avec des yeux bienveillants. Par contre, Ethan, lui ne semblait pas du même avis. Comme s'il ne souhaitait pas en savoir plus sur ce Adrian Turner de la bouche de sa soeur. Raymond adressa un regard à son cousin qui affirma le contraire de ce qu'il montrait à sa cousine.
Il se leva lorsque leur mamie les invita à la suivre à la cuisine. Il proposa son aide à Sonia puis suivit mamie accompagné de ses cousins.
Mais alors qu'il s'installait à table, il remarqua l'absence de Zenaïda. Il voulut dire quelque chose mais bien vite un son mélodieux retentit. Raymond posa sa main derrière sa nuque, le regard légèrement fatigué.
Zenaïda venait de s'enfermer dans sa musique et par Merlin, elle n'en ressortirait pas avant un bon moment. Comment la situation avait-elle pu aatant lui échapper à lui et Ethan ?
Il prit sa tête dans ses mains et soupira longuement. Il était fatigué de tout ça. Il voulait en finir une bonne fois pour toute. Il voulait arrêter de croiser le regard douloureux de sa cousine. Il regarda sa mamie et lui demanda :
- Peux-tu mettre deux cookies de côté pour Zelie ?
Puis à l'adresse de ses cousins, il ajouta :
- Je ne me doutais pas que c'était si urgent pour elle de jouer...
Il laissa ensuite un silence s'installer le temps pour eux de réfléchir et de recevoir leur goûter. Il n'y eut que la douce mélodie du violoncelle qui vint briser ce silence. Le septième année regarda son cookie, remercia sa grand-mère d'un sourire puis posa ses mains jointes sur la table. Il nétait pas question de laisser Sonia sans réponses.
- Sonia... Soso. Je suis sincère quand je dis que j'ai envie de connaître Adrian à travers toi.
Il regarda Ethan, soupira et enchaîna :
- Lorsque je t'ai vu danser au bras d'Adrian au bal AMICO, je n'ai pensé à rien d'autre qu'à ressentir ce que j'aurai ressenti si Zelie avait dansé avec un garçon. Ce sentiment qu'ont tous les grands frères qui protègent leurs petites soeurs. Alors j'ai agi comme n'importe lequels de ces grands frères et j'ai cherché à identifier ce jeune homme. Je me suis approché de la piste et sans aucun mal, j'ai su qu'il s'agissait d'Adrian Turner. Un Serpentard. Mon opinion de ce garçon n'a jamais été mauvaise mais qu'il se retrouve dans tes bras, lui, voilà qui m'a semblé étrange. Tu ne le sais sans doute pas Soso mais je connais les élèves de Serpentard et je sais ce qui se dit. J'observe et j'écoute plus que je ne parle. Et j'ai appris...
Il s'arrêta. Il regarda Ethan cherchant son approbation puis Sonia avant de poursuivre :
- La famille Turner est de Sang-pur. Bon, ça a la rigueur, ça ne change rien. Mais ils sont pro-conseil, contre les Nés-Moldus et les Sang-Mêlés. J'ai demandé quelques renseignements à un de ses camarades de dortoirs si tout ce que j'avais entendu était vrai. Il me l'a confirmé me disant même qu'un membre de sa famille fait parti du Conseil... Je n'ai rien fait de plus jusqu'à la Saint Valentin où j'ai vu ce même jeune homme auprès de toi, Soso, à l'heure du déjeuner avec Zelie dans les parages. Le soir-même, j'ai demandé à ma soeur ce qu'il faisait là et elle m'a répondu, toute heureuse, que tu avais obtenu un rendez-vous avec lui. J'ai su alors que quelque chose clochait. Pourquoi soudainement le mystérieux et énigmatique s'était autant rapproché de ma cousine et aussi vite ? Avec toutes les infos que j'avais et n'étant pas ton propre grand frère, j'ai ressenti l'urgence d'en parler à Ethan. Je ne saurai t'expliquer cette sensation qui t'envahit, celle qui te murmure que quelque chose se trame, que la personne que tu protèges est peut-être en "danger"... Je devais faire quelque chose Soso mais je n'avais pas d'autres options. En parler à Ethan, celui qui te connaît le mieux, s'était présenté comme la meilleure option car lui seul pouvait me guider. Je me rends compte que j'aurais pu t'en parler mais j'avais peur que tu te renfermes et t'obstine. C'est complètement idiot et je ne pourrais jamais me le pardonner mais n'est-ce pas là le comportement de toute personne amoureuse ? Être si amoureux, qu'on en devient aveugle au point de s'obstiner et de rejeter nos proches qui essayent de mettre en lumière ce qui ne va pas ?
Le regard de Raymond se perdit dans le vide. Il savait à quel point l'amour rendait aveugle. Il l'avait vécu lui-même, il y a quatre ans de cela. Il avait été si amoureux qu'il ne s'était pas rendu compte à quel point celle qu'il aimait été toxique pour lui. Il en avait d'ailleurs perdu son meilleur ami qui avait essayé de lui ouvrir les yeux. Cela avait mal fini à tel point qu'aujourd'hui encore, ils ne se parlaient plus.
Une larme roula sur sa joue à ce souvenir. Raymond n'en avait pas parlé à sa cousine car de même qu'il avait perdu son meilleur ami, il avait eu peur de perdre sa chère cousine. Il avait eu peur de tout gâcher.
- J'ai eu tellement peur de te perdre Sonia.
Il avait murmuré ces simples mots en séchant la larme.
Sonia ne les comprendrait peut-être pas à leur juste et véritable valeur mais Ethan, lui, pouvait comprendre ce que ces mots signifiaient. Il y a deux ans, Raymond lui avait confié cette histoire. C'était d'ailleurs le seul à qui il s'était confié par rapport à ce souvenir.
@Sonia Ross j'adore
La musique est la langue des émotions
Troisième année RP (PROMO 49/50) - Deuxième année devoir
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Isn't Lovely ?
pdv de Sonia
Lorsque grand-mère nous invite goûter dans la cuisine, mes pas me transportent machinalement jusque dans la pièce. Ray me soutient, c'est comme s'il voulait se faire pardonner et prouver sa bonne foi. Bien entendu j'accepte. Soudain, je réalise que ma cousine n'est pas là. Je me retourne et vois Zenaïda hésiter. Elle semble fixer quelque chose, mais je ne sais pas quoi. Je m'apprête à m'asseoir sur une des chaises quand j'aperçois Zen se ruer sur... son violoncelle ? Je compte me relever et la rattraper mais en la voyant dans cet état, je me dis que ce serait empirer la situation. Les mots de Ray me le confirment.
« C'est comme si c'était fait, mon poussin. Prenez votre goûter tranquillement, d'accord ? Je préparerai quelque chose pour Zélie. »
Je prends place face aux garçons et regarde grand-mère nous servir notre thé et laissé l'assiette de cookies. Je récupère ma tasse et y dépose mes lèvres avant de me relever. C'est trop chaud. J'humecte mes lèvres, mais l'incendie est déjà là. Ma bouche me brûle, mais mon cœur manque aussi d'exploser. Encore plus lorsque Raymond reprend la parole.
Parler d'Adrian à Ethan, c'était mon travail. Je voulais tellement le faire. Je voulais tout lui parler en le revoyant. En face à face. Pas aux travers de lettres dénuées de sentiments ! Surtout si Ray à raconter toutes ces choses à Ethan par écrit. C'est normal qu'il s'inquiète ! Même si je ne savais pas que sa famille est pro-conseil, ça ne change rien à mes sentiments. Ce n'est pas sa famille que j'aime. C'est lui ! Lui et lui seul. Je ne connais ni Caleb, ni Solène. Ce n'est pas comme si je ne veux pas les rencontrer, mais ce n'est pas eux qui m'intéressent. C'est Adrian et personne d'autre.
Mes poings se serrent. Je ne regarde même plus Ray. Je ne suis pas aveugle. Et je ne suis pas obstinée. Je suis têtue par moment, mais je sais ce que je vaux et ce que vaut Adrian. C'est quelqu'un de très gentil et de très attentionné. Il n'a pas hésité une seule fois à m'aider et il ne s'est jamais moqué de moi. Il m'a rassuré et m'a encouragé à avancer et à faire des choix. Ethan n'était pas là pour ça. M'aurait-il compris ? S'il ne veut même pas apprendre à connaître Adrian alors, je ne pense pas.
Lorsque je vois mon reflet dans ma tasse de thé, je prends peur. Mon visage est tellement différent. Je suis triste et dégoûtée par tout ce qui vient de se passer. Mais je suis aussi très en colère. Ray pense me connaître mais ce n'est pas vrai. Il aurait pu m'en parler et je lui aurai tout raconté ! Mais non, il a fallu qu'il bidouille des trucs dans mon dos. Et avec mon propre grand frère. En fait, c'est pas Ethan le fautif, c'est surtout Ray...
« Tu dis ça, mais je te rappelle qu'Ethan et moi sommes officiellement de sang-pur ! Ça te fait peur, Ray ? Tu aurais pu venir me voir après le bal ou au petit déjeuner après la saint valentin ! Je t'aurai tout dit ! Je n'ai rien à te cacher, Ray. J-Je... Je suis juste dégoûtée. J'avais super hâte de revoir Ethan, de lui dire qui est Adrian, à quel point il a été gentil avec moi ! A quel point, il a su m'aider et m'encourager. Je pense que c'est grâce à lui et au club de soutien si j'ai pu progresser en potions. Bref, je voulais l'annoncer moi-même. Moi-même, Ray. Mais ça, tu veux pas le comprendre. Je m'en fiche que sa famille soit pro-conseil ou qu'un membre de sa famille travaille pour eux. Je m'en fous d'eux ! Ray ce n'est pas sa famille que j'apprécie, je ne la connais même pas. Je dis juste que... Je crois que je... Je veux juste dire que j'ai le droit d'avoir des sentiments pour quelqu'un. Adrian est un garçon très gentil, agréable, ouvert d'esprit, attentionné, et je pourrai continuer des heures à le décrire ! »
A bout de souffle, je fais une pause. Je récupère ma tasse de thé et en prends une gorgée. Je manque de me brûler, mais je m'en fous, j'ai besoin de boire. Je sens le liquide brûlant descendre le long de ma gorge jusqu'à se loger dans mon ventre. D'ordinaire, j'aime cette chaleur. Mais pas aujourd'hui. J'ai trop chaud et je veux partir.
« Et puis, vous avez déjà eu des petites amies, non ? Quand j'étais en première année, je sais qu'Ethan sortait avec quelqu'un ou flirtait avec elle, je sais pas trop. Peu importe, pourquoi toi tu peux expérimenter ça et pas moi ? Hein ?! Pourquoi ! »
Je sens les larmes me monter, mais je refuse de les laisser couler. Folle de rage, j'enlève mes lunettes et passe ma manche sur mes yeux. Non, aucune larme ne coulera. Je défie Ethan du regard, mais il semble complètement sonné. Le truc, c'est que je ne sais pas s'il est comme ça depuis que Ray parle, depuis que j'ai commencé à répondre à notre cousin, ou dès que je lui ai adressé la parole. J'en sais rien et je crois que je viens de le blesser...
884 mots
Encore un post dur à écrire @Zenaïda Carter
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Point de vue de Raymond
Raymond regarda sa mamie lui répondre avec un sourire bienveillant. Il hocha doucement la tête avant de se lancer dans des explications.
Le serpentard fut pris d'une quinte de toux lorsque Sonia lui répondit. Il se calma bien vite et l'écouta.
Ce qu'elle disait brisa complètement le jeune homme. Il réalisait de plus en plus qu'en voulant bien faire les choses, il venait simplement de tout gâcher, encore une fois. Il avait eu tellement peur de la perdre. Seulement, maintenant, il la perdait peu à peu. Il ne savait que dire ni quoi faire mais sincèrement, il sentait son coeur se vider.
- Et puis, vous avez déjà eu des petites amies, non ?
Ce fut la phrase de trop.
Raymond n'écoutait plus. Son regard se perdait dans le vide, ailleurs, loin, très loin. Le jeune homme ne parlait pas de lui pour une raison. Il avait du mal à s'ouvrir pour une raison. Il était méfiant pour une raison. Il pensait faire les choses bien pour une raison.
Le son du violoncelle résonnait dans la pièce en harmonie avec le pourquoi remplie de colère, de tristesse et d'incompréhension de sa cousine.
Raymond ne put dire ce qu'il voyait. Il ne sentait pas les larmes descendre en cascade le long de ses joues. Lui qui faisait tout son possible pour ne jamais montrer ses émotions, voilà qu'il ne pouvait plus les retenir. Il en était incapable. Son regard était perdu loin dans ses souvenirs. Souvenirs qu'il avait réussi à enfouir, à guérir.
Mais il avait fallu une phrase de sa cousine pour le plonger à nouveau dans son passé. Il n'arrivait plus à s'en sortir. Il revoyait tout.
Le jour où il avait fait la rencontre de cette fille. Le jour où il se sont mis ensemble. Les petits mots d'amour qu'ils se glissaient entre deux cours. Les mises en garde de son meilleur ami. Les flirts avec d'autres garçons mais qu'elle le rassurait avec des ils sont comme des frères pour moi. Et puis, le jour où il l'avait vu dans le hall, embrassant un garçon. La raison ? Il n'était pas assez bien pour elle selon son père. Cette fille devait fréquenter des hommes de sang-pur, se marier avec des sang-purs. Raymond avait appris un mois plus tard que les flirts qu'elle avait était en réalité des potentiels époux tous de sang-pur. Durant toute sa relation, elle lui avait fait croire à un avenir radieux ensemble alors qu'à côté, elle se cherchait l'époux convenable.
Raymond se leva tel un fantôme, ne sachant plus où il était. Sa voix n'était pas celle du Raymond qu'il était. Sa voix n'était pas la sienne. Il n'était plus le même. Alors que tout son visage exprimait l'effroi, la douleur profonde et la tristesse dans les larmes, il s'exprima étrangement calme :
- J'ai... Tu sembles ne pas comprendre. La vie est loin d'être rose, surtout pour des Sang-pur. Et j'en ai peur, oui. Mais tu sais pas mon vécu, tu sais pas ce qu'ils sont capables de faire. Et crois-moi, leur décision sont capable de détruire tout un coeur sans ménagement. Ils...
Raymond ne pouvait plus rien.
Il se laissa tomber à genoux, prit sa tête contre ses mains et libéra ce qu'il pensait être guéri. Pourquoi diable cetet histoire le rendait-il toujours autant malade ?
Ethan savait. Il savait avec quelle justesse les mots du serpentard étaient choisis. Il savait l'ampleur de la douleur qui s'exprimait en lui.
Lui seul savait.
Et si Sonia venait à l'apprendre, cela l'anéantirait.
Parce qu'il ne voulait pas voir la pitié dans les yeux de sa cousine. Il ne voulait pas la détruire encore plus avec son passé.
Ce ne fut qu'à cet instant qu'il réalisa que Sonia serait perturbée. Et Mamie Grace aussi. Car mis à part Ethan, aucun autre membre de sa famille ne l'avait vu dans un tel état. Lui, le jeune homme qui gardait ses émotions pour lui, qui se contentait d'être là pour les autres sans arriver à s'ouvrir.
Et là, il se mettait littéralement à nu.
Alors oui, il réalisa qu'il y avait de quoi perturber les deux femmes dans la cuisine.
Et un de plus où je n'ai pu retenir mes larmes @Sonia Ross
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Troisième année RP (PROMO 49/50) - Deuxième année devoir
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Isn't Lovely ?
pdv d'Ethan
J'écoute Sonia et à mesure qu'elle parle mon cœur se serre. Elle n'avait pas l'intention de me le cacher. Au contraire, elle avait tellement hâte de me raconter ce qu'elle avait vécu à Poudlard, ce qu'elle a partagé avec lui. Mais il a fallu que Ray et moi nous en mêlons... Je m'en veux.
Lorsqu'elle parle de nos vies amoureuses, mon cœur se resserre un peu plus dans ma poitrine. Certes j'ai déjà eu une vie amoureuse, juste une ou deux filles avec qui j'ai voulu me rapprocher, mais rien de plus. Je ne sais même pas ce que je ressens clairement quand je la voyais. C'est de l'amour ou juste une amitié ?
Mais je sais que pour Ray ce n'est pas le cas. Il aimait passionnément cette fille et elle le lui a très mal rendu. Sonia est quelqu'un de doux et très gentil. Mais elle peut se montrer trop sensible, naïve et têtue. Si ce Adrian a de mauvaises intentions avec elle... elle serait dévastée. Je connais pas ce mec, mais elle semble déjà beaucoup l'apprécier.
Quand je l'écoute parler de lui, mon cœur se resserre dans ma poitrine. Pas parce que j'ai pas envie d'imaginer ma sœur dans les bras d'un garçon. Simplement parce qu'elle l'aime sincèrement et que je ne pourrai rien y changer. Elle semble clairement résolue. Certes je ne le connais pas. Mais la vision de Sonia est différente de celle de Ray.
Je sais que mon cousin veut absolument la protéger. Et je ferai pareil pour Zenaïda. Sans une once d'hésitation, je me placerai devant elle tel un puissant bouclier. C'est ce que Ray fait pour ma sœur.
Ray...
Je le vois s'effondrer et je comprends tout de suite la raison. Il repense à cette misérable fille qui s'est jouée de lui. Je m'abaisse à sa hauteur et pose une main rassurante sur son épaule. J'essaie de le cacher. Il a pris tant de temps pour se forger cette image forte et guérie. Et voilà que Sonia ébranle tous ses efforts sur son passage. Je ne lui en veux pas et je ne pense pas que Ray en lui veuille d'avoir remis ça sur le tapis.
« Elle ne savait pas » murmuré-je à Ray. Puis, je relève la tête vers ma sœur qui semble partagée entre effroi et colère. « Sonia... tu le sais pas mais Ray était amoureux d'une fille. Comme toi, il l'aimait beaucoup. Simplement, elle ne l'aimait pas de la même manière... Elle voyait d'autres mecs et elle n'a pas eu l'honnêteté de rompre avec lui. » J'entends mamie se diriger vers Zenaïda, elle a l'impression d'être de trop ? « Si Ray insiste autant c'est parce qu'il ne veut pas que tu te fasses avoir commd lui. S'il est aussi méfiant envers lui et sa famille c'est... parce que cette fille était guidée par les désirs de sa famille... Je vais passer par quatre chemins : ils voulaient qu'elle trouve un garçon de sang pur. »
pdv de Sonia
Lorsque je vois Ray s'écrouler au sol, je sursaute. J'ai fait une grosse bourde. Purée, purée ! Je ne le regarde pas, au contraire je reste statique, complètement terrifiée. J'aurai dû faire comme Zen et partir très loin. Elle dans la musique et moi... peu importe mais tout sauf ici.
Quand Ethan prend la parole, je sens les larmes couler le long de mes joues. Je sais qu'ils ne pensaient pas à mal. Je le sais bien, mais... au fond je me sens quand même trahie. Lorsque mon frère conclu, je l'entends s'excuser auprès de Ray. C'était un truc secret ? Je comprends qu'il ne veuille pas en parler, cela dit...
« Désolée... pardon Ray » dis-je, à travers mes larmes.
Je suis sincère. Mais ma voix ne veut pas m'écouter. C'est à peine si je me suis entendue... Je veux plus le voir pleurer. La discussion devient de plus en plus dure et l'air étouffant. Je quitte la table, manque de me rentrer dans mamie et Zen et ouvre la porte d'entrée. Je m'assieds sur le seuil et pleure.
679 mots
@Zenaïda Carter
@Zenaïda Carter
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Isn't Lovely ?
Point de vue de Raymond
Raymond ne savait plus où il se trouvait. Plongé dans ses souvenirs, il avait dû mal à discerner le vrai du souvenir ancré en lui. L'ancre qui semblait le ramener à la réalité c'était cette main posée sur lui.
Et cette voix.
La voix de son cousin, de son confident. Celui qui a été là pour lui dans les épreuves. Il ne comprit pas tout ce qui se disait. Il entendit seulement ce pardon prononcé par sa cousine.
Par Merlin ! Ce n'était pas à elle de s'excuser mais à lui ! LUI ! Et voilà qu'il n'arrivait plus à rien. Il se contenta de s'écrouler dans les bras d'Ethan, impuissant.
Point de vue de Zenaïda
Je me sens mieux. La musique a un vrai pouvoir magique pour mon corps. Je laisse mon archet continuer de glisser sur les cordes de mon violoncelle. J'enchaîne les mélodies jusqu'à ouvrir les yeux.
Finalement, je m'arrête un instant et j'entends quelqu'un pleurer. Quelqu'un que je n'entends jamais pleurer.
Mon grand frère.
Qu'est-ce qui se passe dans la cuisine ?
Je vois Mamie se diriger vers moi et je me lève aussitôt. Je l'interroge du regard mais avant qu'elle puisse dire quelque chose, je vois Soso qui manque de nous renverser courir vers la porte d'entrée.
Vite, je retiens la porte et je sors à mon tour.
Depuis que tout s'est passé, j'ai pas adressé un seul mot à Soso. Je l'ai vu dans son regard : elle m'en voulait tout à l'heure. Avant que je m'effondre... Ce regard que jamais je n'oublierai. Je sais pas quoi faire. Je suis pas à l'aise quand il s'agit des émotions. J'ai dû mal à en parler mais je peux pas rester là à rien faire.
Qu'est-ce que je dois faire, d'ailleurs ?
La prendre dans mes bras ? Lui tenir la main ? Lui carresser le dos ?
Je sais pas du tout !
Je peux pas rester les bras ballants. Il faut que je fasse quelque chose.
Alors, je m'assied à côté d'elle.
J'ose pas la toucher, moi qui adore ma Soso.
J'ose pas parce que je le mérite pas.
J'ose pas lui offrir un geste réconfortant parce que j'ai peur qu'elle me repousse.
Je croise juste mes bras autour de mes genoux et je regarde la rue en face de nous. Franchement, je fais peine à voir. J'arrive même pas à consoler une personne que j'aime et que j'admire plus que tout !
Doucement, je romps le silence qui grandit entre elle et moi :
- Je suis désolée... C'est à cause de moi tout ça... Si j'avais pas parlé, les garçons auraient rien dit et p'têtre que t'aurais parlé avant eux...
Je laisse mon regard se perdre sur la rue. Je regarde les passants essayant d'imaginer leur vie. J'essaye de trouver les mots mais ça marche pas. Alors, je laisse juste mon coeur parler comme je le laisse parler à travers ma musique.
- Tu sais, je l'aime bien. Depuis qu'il est dans ta vie, j'sais pas, y'a un truc qui a changé en toi. Comme si tu prends enfin conscience de ta vraie valeur. J'aime bien cette Sonia-là.
Et sans m'en rendre compte, je me livre à Soso. Je le fais pas exprès, mais ça sort. J'aime pas parler de ce que je ressens, Soso le sait mais je sais pas, j'ai comme l'impression que lui confier quelque chose pourrait nous aider à avancer.
- Je connais mon frère : s'il a fait ça, c'est pour la seule raison de te protéger. Ça l'excuse pas mais en tout cas, je veux que tu le saches. Quand il s'agit de protéger quelqu'un qui l'aime, il réfléchi pas : il fonce. Il... C'est à cause de moi s'il est aussi protecteur... Faut pas lui en vouloir... Je suis une bénédiction pour mon père et mes frères mais je leur ai mené la vie dure. Je fais des terreurs nocturnes depuis que je suis toute petite. Et à 4 ans, tout le monde pensait que c'était passé. Sauf que c'est revenu. Et Ray a été là dans les pires moments. Ce qui s'est passé tout à l'heure, c'est rien comparé à ce que Ray a vu. Sa chambre est à côté de la mienne alors c'est lui qui était réveillé en premier. C'est lui qui alerté mes Jake et Jamie, c'est lui qui était là à attendre l'arrivée de mes parents. Et c'est vers lui que j'allais quand ça arrivait. Il sait que je vois des corbeaux quand mes terreurs viennent, ces corbeaux qui m'éloignent de tout ceux que j'aime, ces corbeaux qui me blessent et qui hantent mes cauchemars. Et je sais que Ray a beaucoup souffert parce que lors de mes crises, personne peut rien faire à part m'apaiser. Ray a toujours été impuissant. C'est pour ça qu'il a peur quand il sent le moindre danger : il a peur de voir les gens qu'il aime souffrir et qu'il soit impuissant. Alors il évite l'impuissance et pour ça, il cherche à écarter le danger... Sans réfléchir aux conséquences.
Je m'arrête, les larmes aux yeux. J'aime pas parler de mes sentiments mais j'arrive à cerner les émotions de mon frère.
- Je sais pas pourquoi il est comme ça avec Adrian mais il a une raison qui lui est propre. Je veux pas chercher à l'excuser. Je veux juste pas que tu en veuilles à la mauvaise personne. Ray a mal agi mais s'il l'a fait c'est à cause de moi... Tout ça, c'est ma faute et celle d'aucun de vous.
Je regarde pas ma cousine ; j'ose pas.
Je peux pas la regarder.
- Engueule-moi, Soso ! Frappe-moi ! Hurle-moi dessus ! Défoule-toi sur moi ! Retire cette colère et jette-la sur moi ! Pas sur les garçons ; sur moi ! Vas-y ! C'est tout ce que je mérite ! Je t'ai manqué de respect, j'ai gâché ta manière de vouloir parler d'Adrian, j'ai envenimé toute cette discussion ! Je sens bien que tout le monde est dans un état à cause de moi ! Alors vas-y ! C'est à cause de moi que Ray a su que t'avais un rendez-vous avec Adrian, c'est à cause de ça qu'il a écrit à Ethan ! Tout est MA faute !
Je sens pas les larmes. Je regarde la rue. Ma voix s'est élevée pourtant je ne hurle pas. Je ne vois pas Soso. Je peux pas la regarder, je le mérite pas. Je regarde ce vieux monsieur qui marche dans l'attente d'une baffe, d'une claque, de quelque chose qui me monterait que ma cousine se relâche et libère sa colère.
J'attends.
J'ai besoin de sentir sa colère sur moi, je veux la ressentir sur moi.
Car c'est tout ce que je mérite.
- Dis-le que c'est ma faute.
@Sonia Ross
La musique est la langue des émotions
Troisième année RP (PROMO 49/50) - Deuxième année devoir
Troisième année RP (PROMO 49/50) - Deuxième année devoir
Isn't Lovely ?
Entendre les larmes de mon cousin me fait me sentir encore plus mal qu'avant. Je ne peux pas rester une seconde de plus ici. En vérité, depuis longtemps je voulais m'enfuir et rester seule. C'est mieux de rester seul avec soi-même que de dire des choses qu'on ne pense pas. Même si dans mon cas, je pensais chaque mot de ce que j'ai dit, je m'en veux d'avoir parler sans réfléchir. Je ne savais pas qu'il avait tant souffert. Et cette fille... pourquoi s'engager dans une relation si c'est pour voir ailleurs la seconde d'après. Adrian n'est pas comme ça, pas vrai ? Il m'a toujours aidé et s'est toujours montré très gentil avec moi. Il n'irait pas voir une autre fille en même temps que moi... si ?
Peu importe, ici j'étouffe. Je dois sortir. J'ai besoin d'air frais ! Alors je quitte la cuisine, manque de blesser mamie et par extension Zen et passe la porte d'entrée. Je m'assieds sur le seuil et ramène mes genoux contre moi. Je les serre si fort que j'en ai mal aux mains...
Je crois entendre la voix de mamie mais je ne me retourne pas. J'entends des pas derrière moi, sûrement elle. Et des pas plus hésitants ? Ethan ? Ray ? Non, je ne m'y attendais pas, mais c'était Zen. Dire qu'elle se retrouve mêlée à tout ça à cause de moi. J'ai fait pleurer son frère et je suis en train de tout gâcher par pur égoïsme. Juste parce que je veux connaître l'amour, je me retrouve à... je gâche tout. Père a raison, je suis vraiment inutile. Je n'ai rien apporter en rentrant à la maison. Juste le chaos et la colère.
Soudain, alors que ma cousine s'était assise à mes côtés, plus ou moins dans la même position, elle prend la parole et ébranle tout sur son passage. Comment ça c'est de sa faute ? C'est plutôt la mienne, si je ne m'étais pas rapprochée d'Adrian de cette façon, alors rien de tout ça ne serait arrivée. Zen est innocente dans tout ça. Je l'écoute, mais je suis convaincue qu'elle n'y est pour rien. C'est vrai que si elle n'en aurait pas parlé à Raymond, alors on aurait jamais eu cette discussion. Mais Ray m'a vue avec lui, dans tous les cas il était au courant.
Lorsque Zen se met à crier dans la rue, je me tourne dans sa direction surprise. Les yeux écarquillés je l'écoute. Mon cœur se met à battre tellement rapidement. J'ai mal. Très mal. Au cœur, au ventre et à la tête aussi. Pourquoi elle veut que je l'engueule, bon sang ! Elle n'y es pour rien. Tout ce que je trouve à faire : la prendre dans mes bras. Je la serre tellement fort. Elle aura beau se débattre ou m'éviter, je ne la lâcherai pas. J'ai pas beaucoup de forces dans les bras, mais je suis résignée : je ne la lâcherai pas d'une semelle.
J'en profite pour pleurer contre elle. Je ne veux pas qu'elle me voit dans cet état misérable. Alors je pleure. Je sais qu'elle m'entend pleurer, je ne fais pas grand chose pour retenir mes sanglots, mais c'est pas grave. Lorsque je reprends enfin un peu de contenance, je tente de prendre la parole, mais c'est dur. Ma gorge est tellement serrée. Mais je fais l'effort. Toujours contre elle, je murmure à son oreille ces vagues excuses.
« C'est pas de ta faute, Zen... T'as rien fait. Ray m'a déjà vu avec Adrian, dans tous les cas, ça se serait fini comme ça... Je sais qu'il fait ça pour mon bien, mais... Je me sens quand même... »
Je ne finis pas ma phrase. Je ne sais pas comment la conclure. Alors je soupire. Je serre plus fort contre moi ma cousine. Même si je n'ai pas les mots, je veux lui prouver qu'elle n'a rien à se reprocher. La seule fautive, c'est moi. Personne d'autre. Soudain, j'entends mamie arriver doucement derrière nous. Je tourne la tête en sa direction. Elle m'offre un sourire rassurant et ouvre les bras. Les larmes me submergent de nouveau. Je lâche Zen et attrape sa main. Je l'aide à se relever et je l'entraîne dans ce câlin collectif.
Peu importe, ici j'étouffe. Je dois sortir. J'ai besoin d'air frais ! Alors je quitte la cuisine, manque de blesser mamie et par extension Zen et passe la porte d'entrée. Je m'assieds sur le seuil et ramène mes genoux contre moi. Je les serre si fort que j'en ai mal aux mains...
Je crois entendre la voix de mamie mais je ne me retourne pas. J'entends des pas derrière moi, sûrement elle. Et des pas plus hésitants ? Ethan ? Ray ? Non, je ne m'y attendais pas, mais c'était Zen. Dire qu'elle se retrouve mêlée à tout ça à cause de moi. J'ai fait pleurer son frère et je suis en train de tout gâcher par pur égoïsme. Juste parce que je veux connaître l'amour, je me retrouve à... je gâche tout. Père a raison, je suis vraiment inutile. Je n'ai rien apporter en rentrant à la maison. Juste le chaos et la colère.
Soudain, alors que ma cousine s'était assise à mes côtés, plus ou moins dans la même position, elle prend la parole et ébranle tout sur son passage. Comment ça c'est de sa faute ? C'est plutôt la mienne, si je ne m'étais pas rapprochée d'Adrian de cette façon, alors rien de tout ça ne serait arrivée. Zen est innocente dans tout ça. Je l'écoute, mais je suis convaincue qu'elle n'y est pour rien. C'est vrai que si elle n'en aurait pas parlé à Raymond, alors on aurait jamais eu cette discussion. Mais Ray m'a vue avec lui, dans tous les cas il était au courant.
Lorsque Zen se met à crier dans la rue, je me tourne dans sa direction surprise. Les yeux écarquillés je l'écoute. Mon cœur se met à battre tellement rapidement. J'ai mal. Très mal. Au cœur, au ventre et à la tête aussi. Pourquoi elle veut que je l'engueule, bon sang ! Elle n'y es pour rien. Tout ce que je trouve à faire : la prendre dans mes bras. Je la serre tellement fort. Elle aura beau se débattre ou m'éviter, je ne la lâcherai pas. J'ai pas beaucoup de forces dans les bras, mais je suis résignée : je ne la lâcherai pas d'une semelle.
J'en profite pour pleurer contre elle. Je ne veux pas qu'elle me voit dans cet état misérable. Alors je pleure. Je sais qu'elle m'entend pleurer, je ne fais pas grand chose pour retenir mes sanglots, mais c'est pas grave. Lorsque je reprends enfin un peu de contenance, je tente de prendre la parole, mais c'est dur. Ma gorge est tellement serrée. Mais je fais l'effort. Toujours contre elle, je murmure à son oreille ces vagues excuses.
« C'est pas de ta faute, Zen... T'as rien fait. Ray m'a déjà vu avec Adrian, dans tous les cas, ça se serait fini comme ça... Je sais qu'il fait ça pour mon bien, mais... Je me sens quand même... »
Je ne finis pas ma phrase. Je ne sais pas comment la conclure. Alors je soupire. Je serre plus fort contre moi ma cousine. Même si je n'ai pas les mots, je veux lui prouver qu'elle n'a rien à se reprocher. La seule fautive, c'est moi. Personne d'autre. Soudain, j'entends mamie arriver doucement derrière nous. Je tourne la tête en sa direction. Elle m'offre un sourire rassurant et ouvre les bras. Les larmes me submergent de nouveau. Je lâche Zen et attrape sa main. Je l'aide à se relever et je l'entraîne dans ce câlin collectif.
708 mots
@Zenaïda Carter
@Zenaïda Carter
#3E0576 | 4A RP | 3A devoir | rédactrice | fanfariste | choriste - soliste en formation | gérante du Club Théâtre | membre du Fich'tre ! —
Isn't Lovely ?
Point de vue de Zenaïda
J'attends.
J'attends le moindre signe de colère. La moindre trace de colère.
J'attends.
Ça vient pas.
Au lieu d'une baffe ou d'autre chose, je sens des mains autour de moi. Je sens l'odeur de Soso se rapprocher de moi et me serrer fort contre elle.
Je me rends compte que je pleure.
Je me rends compte que j'étouffe.
Je me rends compte que je veux pas de son câlin.
Je me rends compte que j'ai besoin de sa colère contre moi.
Je me débats, je peux pas faire autrement.
Je tape sur ses bras sans succès.
Soso me serre fort contre elle.
Alors, en me débattant encore et encore, je peux pas m'empêcher de me défendre autrement.
- Arrête ! Arrête ! J'veux pas d'un câlin ! Je veux que tu me cries dessus ! Je veux que tu me dises que tout ça c'est ma faute ! C'est MA faute, t'entends ! MA FAUTE !
J'ai beau hurler, Soso s'en fout.
Elle pleure contre moi.
Elle s'en fout que je crie, elle s'en fout que je me débatte.
Juste, elle est là.
Et elle me dit que c'est pas ma faute. Que Ray avait déjà bien vu le rapprochement des deux. Mais elle a tort : ça se serait fini autrement que comme ça. J'la crois pas.
- TU MENS ! C'EST MA FAUTE ! SANS MOI, JE SAIS QUE ÇA NE SERAIT PAS ALLÉ AUSSI LOIN ET TU LE SAIS ! Arrêtes de me prendre pour une conne ! Je le sais ! Sans moi, y'aurait pas eu tout ça. Me mens pas Soso. J'ai tout gâché et tu le sais. C'est ma faute.
Je pleure à nouveau.
Je sais que c'est ma faute mais personne veut me croire.
Soso pense que c'est pas moi. Je peux pas la croire.
Et puis, je la sens se relever. Je sens la main de ma cousine attraper la mienne et sans que je le veuille, elle me relève.
Je veux pas, alors je me débats. J'essaye de retirer ma main mais ensuite, je sens des bras différents.
Des bras réconfortants, doux, grands et bienveillants.
Mamie.
J'arrêtes de me débattre. Je me love contre elle. J'ai plus envie de la lâcher ; je veux rester dans ses bras. Mamie, celle qui a toujours été là pour moi, dans mes pires moments.
Je veux pas la lâcher alors je la serre fort.
Pourquoi personne veut me croire ? Pourquoi Soso s'acharne à dire que c'est pas ma faute ?
Point de vue de Raymond
Raymond pleurait toujours dans les bras d'Ethan, plongé dans ses souvenirs lorsqu'une voix familière séleva dans l'air.
Brusquement, le serpentard se redressa et revint à la réalité. Il n'était plus à Poudlard, loin derrière.
Il était chez mamie et sa propre petite soeur hurlait !
Mais quand tout ce remue-ménage allait-il cesser ? Quand allaient-ils arrêter de se faire du mal tous ensemble ?
Il sécha ses larmes tant bien que mal et regarda Ethan dans les yeux.
- Comment on a pu en arriver là ? Je suis vraiment qu'un gros con...
Le serpentard se servit de son cousin pour se relever, un regard dans sa direction lui faisant comprendre d'aller voir ce qui se passe. Raymond sortit de la cuisine aux côtés d'Ethan, ouvrit la porte et le tableau l'émouva.
Les filles dans les bras de leur mamie.
Il n'y avait qu'une seule femme au monde capable de rassembler les gens.
Leur mamie.
Il s'avança, posa une main sur l'épaule de Sonia, une autre sur l'épaule de Zenaïda et d'une voix enrouée par l'émotion, il déclara simplement :
- Ce n'est pas ta faute, ma petite Zelie ! Tu n'as rien fait de mal, tu n'as pas mal agi mais tu as voulu agir en faveur de Soso. Et toi, ma Sonia ! Ce n'est pas ta faute non plus ! Tu as le droit d'aimer qui tu veux ! L'amour est une belle aventure à vivre que je te souhaite du plus profond de mon coeur ! Tout ce cirque, c'est ma faute et j'en prends la responsabilité ! Je ne t'ai pas fait confiance Sonia, je ne t'ai pas clairement exprimé ce qui me faisait peur. Je vous demande pardon, à vous tous.
@Sonia Ross
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