Les tatoués de l'Astronarium, troisième édition
14 mars 2051. Matin.
Avec @Diarmuid O'Belt
Avec @Diarmuid O'Belt
Le matin du quatrième jour s’installa sans vraiment demander la permission.
Morgan était déjà éveillée. Elle ne savait pas depuis quand. Le sommeil venait par fragments, repartait sans prévenir. Mais elle n’était plus allongée comme les premiers jours. Plus à l'aise, la sorcière était redressée contre les oreillers, une couverture ramenée autour des hanches, elle fixait la ligne de lumière au sol, au niveau de l’entrée de la chambre.
Elle avait appris à ne pas bouger trop vite. À négocier avec les vertiges. À attendre que le monde suive. Respirer allait mieux. Manger… aussi, en théorie. Son estomac ne criait plus — il grondait, désormais. Moins violent, toujours autant capricieux.
Au-delà de la porte, elle avait perçu la vie circuler. Atténuée, filtrée, mais indéniable. Des pas pressés. Des voix basses. Parfois un rire, étouffé trop tard. Le château avait ses rythmes, ses flux — et elle, elle était encore en marge, coincée dans cet espace intermédiaire où le temps avait repris, mais pas complètement pour elle.
Quatre jours depuis la traversée du portail que lui avait ouvert Elina. L’idée avait encore du mal à se fixer complètement. Comme si une partie d’elle s’attendait à ce que tout se délite d’un instant à l’autre, que le plafond pâle redevienne autre chose — ou rien du tout. Mais non. Chaque matin revenait. Réel.
Morgan passa une main sur son visage, s’attardant un instant sur ses tempes. Encore un mal de tête.
Professeure hRP de DcFM. Présente inRP à Poudlard le mardi après-midi et le samedi matin. Coucou Rapeltout
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
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Les tatoués de l'Astronarium, troisième édition
L'infirmerie avait depuis trois jours, quatre en comptant celui qui commençait, une patiente aussi inattendue que particulière puisqu'il s'agissait d'une adulte. Ce fait bien-sûr n'était pas si incongru en soit puisque ses collègues pouvaient tout à fait tomber malade. Qui s'en étonnerait dans un château remplie d'enfants et d'adolescents? Certainement pas lui. Ni Ruby. Ni beaucoup de monde ayant de l'expérience dans le soin ou les enfants. Mais cette patiente avait la particularité de ne pas vivre à Poudlard, c'était la ce qui faisait toute l'étrangeté de son accueil.
D'ailleurs ils n'étaient pas bien nombreux à savoir pour sa présence. Sarah et Jae, Ruby et lui pour sûr. Certainement les adultes de l'école, au moins ceux qui etai avec elle et Elina dans le fameux Dominion. Il ne se souvenait même plus s'il avait eut l'information à dire vrai. Il devait bien avoue qu'il s'était surtout concentré sur son état de santé. Après plusieurs mois dans cet espace - espace-temps? - dont personne ne savait vraiment comment il fonctionnait ni ce qu'il pouvait bien faire au corps et à la magie après un enfermement aussi long. C'était un tas de question sans réponse. Pourtant leur pensionnaire allait lever une partie de tous ces mystères.
Diarmuid, qui relisait les differentes notes à propos de la femme qui se trouvait dans l'unique chambre individuelle de l'infirmerie - assurant toute la discrétion nécessaire - referma finalement le dossier, le rangea soigneusement et se dirigea dans l'espace d'hospitalisation où il vint frapper de trois coup la porte derrière laquelle se trouvait la brune. Il patiente jusqu'à avoir un accord pour entrer. Et une fois a l'intérieur, la porte close, il observa celle qui était redressée dans le lit. "Bonjour Morgan." Dit-il doucement avant de s'avancer jusqu'à être au pied du lit. "Comment ça évolue?" Demanda-t-il ensuite, il comptait aussi l'ausculter si elle l'acceptait bien sûr. Il fallait dire que Ruby et lui le faisait plusieurs fois par jour, presque à chacune de leur visite. C'était l'unique moyen de savoir quoi lui apporter en terme de soin mais aussi de repas.
D'ailleurs ils n'étaient pas bien nombreux à savoir pour sa présence. Sarah et Jae, Ruby et lui pour sûr. Certainement les adultes de l'école, au moins ceux qui etai avec elle et Elina dans le fameux Dominion. Il ne se souvenait même plus s'il avait eut l'information à dire vrai. Il devait bien avoue qu'il s'était surtout concentré sur son état de santé. Après plusieurs mois dans cet espace - espace-temps? - dont personne ne savait vraiment comment il fonctionnait ni ce qu'il pouvait bien faire au corps et à la magie après un enfermement aussi long. C'était un tas de question sans réponse. Pourtant leur pensionnaire allait lever une partie de tous ces mystères.
Diarmuid, qui relisait les differentes notes à propos de la femme qui se trouvait dans l'unique chambre individuelle de l'infirmerie - assurant toute la discrétion nécessaire - referma finalement le dossier, le rangea soigneusement et se dirigea dans l'espace d'hospitalisation où il vint frapper de trois coup la porte derrière laquelle se trouvait la brune. Il patiente jusqu'à avoir un accord pour entrer. Et une fois a l'intérieur, la porte close, il observa celle qui était redressée dans le lit. "Bonjour Morgan." Dit-il doucement avant de s'avancer jusqu'à être au pied du lit. "Comment ça évolue?" Demanda-t-il ensuite, il comptait aussi l'ausculter si elle l'acceptait bien sûr. Il fallait dire que Ruby et lui le faisait plusieurs fois par jour, presque à chacune de leur visite. C'était l'unique moyen de savoir quoi lui apporter en terme de soin mais aussi de repas.
Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75
Les tatoués de l'Astronarium, troisième édition
Trois coups à la porte.
Morgan ferma brièvement les yeux et laissa échapper un soupir par le nez. Elle savait déjà, à peu de chose près, ce qui allait suivre. Depuis trois jours, ses journées étaient rythmées par les mêmes visites, les mêmes questions et les mêmes examens. Elle aurait pu s’en agacer davantage si elle n’avait pas eu pleinement conscience d’en avoir besoin.
« Entrez. »
Elle attendit que l’infirmier referme la porte derrière lui avant de reporter son attention sur l’homme.
« Bonjour à toi aussi, Diarmuid », répondit-elle, davantage dans un croassement enroué qu’avec sa voix habituelle. Elle se racla légèrement la gorge. Voilà ce que cela donnait lorsqu’on passait plusieurs heures sans faire usage de mots.
La situation avait quelque chose d’étrangement ironique. Avant tout cela, Morgan avait soigneusement évité cet homme pour tout ce qu’il représentait : un ami de sa sœur, qu’elle-même n’avait plus vue depuis plus de dix ans. Une porte ouverte sur une partie de son passé qu’elle s’était appliquée à garder fermée, parce que c’était plus simple ainsi. Et maintenant…
Mais elle n’était plus à un détail près.
Il lui arrivait encore, dans les moments de flou, de s’attendre à voir son père apparaître dans l’encadrement de la porte, telle une manifestation particulièrement malsaine de la Faucheuse venue lui annoncer qu’elle avait finalement passé l’arme à gauche. Parfois, c’étaient des voix bien plus anciennes qui remontaient sans prévenir, des bribes de conversations appartenant à des souvenirs qu’elle aurait été incapable de dater et qui se mêlaient quelques secondes aux sons de l’infirmerie.
« Comme un jet lag spatio-temporel carabiné », finit-elle donc par répondre, faute de trouver une meilleure manière de résumer son état. Elle ramena légèrement la couverture sur ses jambes avant de hausser une épaule, geste qu’elle regretta presque aussitôt lorsque son crâne protesta.
« Ni bien ni mal. Les maux de tête sont toujours là, mais j’ai l’impression que les vertiges diminuent. »
Morgan ferma brièvement les yeux et laissa échapper un soupir par le nez. Elle savait déjà, à peu de chose près, ce qui allait suivre. Depuis trois jours, ses journées étaient rythmées par les mêmes visites, les mêmes questions et les mêmes examens. Elle aurait pu s’en agacer davantage si elle n’avait pas eu pleinement conscience d’en avoir besoin.
« Entrez. »
Elle attendit que l’infirmier referme la porte derrière lui avant de reporter son attention sur l’homme.
« Bonjour à toi aussi, Diarmuid », répondit-elle, davantage dans un croassement enroué qu’avec sa voix habituelle. Elle se racla légèrement la gorge. Voilà ce que cela donnait lorsqu’on passait plusieurs heures sans faire usage de mots.
La situation avait quelque chose d’étrangement ironique. Avant tout cela, Morgan avait soigneusement évité cet homme pour tout ce qu’il représentait : un ami de sa sœur, qu’elle-même n’avait plus vue depuis plus de dix ans. Une porte ouverte sur une partie de son passé qu’elle s’était appliquée à garder fermée, parce que c’était plus simple ainsi. Et maintenant…
Mais elle n’était plus à un détail près.
Il lui arrivait encore, dans les moments de flou, de s’attendre à voir son père apparaître dans l’encadrement de la porte, telle une manifestation particulièrement malsaine de la Faucheuse venue lui annoncer qu’elle avait finalement passé l’arme à gauche. Parfois, c’étaient des voix bien plus anciennes qui remontaient sans prévenir, des bribes de conversations appartenant à des souvenirs qu’elle aurait été incapable de dater et qui se mêlaient quelques secondes aux sons de l’infirmerie.
« Comme un jet lag spatio-temporel carabiné », finit-elle donc par répondre, faute de trouver une meilleure manière de résumer son état. Elle ramena légèrement la couverture sur ses jambes avant de hausser une épaule, geste qu’elle regretta presque aussitôt lorsque son crâne protesta.
« Ni bien ni mal. Les maux de tête sont toujours là, mais j’ai l’impression que les vertiges diminuent. »
Professeure hRP de DcFM. Présente inRP à Poudlard le mardi après-midi et le samedi matin. Coucou Rapeltout
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
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